31 juillet 2010

le petit port de Hakamui et la cascade de Vaiea

Mardi matin mon guide de Ua Pou, me conduit au musée du petit village de Hakamui
Célestine m’y accueille.

Je découvre toutes les collections de son père sculpteur.

Elle m'accompagne ensuite sur le petit port où se prépare la fête du 14 juillet.

Il faut étêter cet arbre qui surplombe le site.
Un garçon s’élance dans l’ascension de l’arbre.

Une marquisienne prépare les tressages de feuilles de cocotier.

Elle m’apprend sa technique.

Sans pratique, je serais bien incapable de refaire et d’avoir sa dextérité.
Nous passons devant cette petite église catholique inondée de ciel bleu.
(Il y a plus d'églises en Polynésie que de calvaires en Bretagne !)

Dans ce petit port j’ai découvert un coquillage étrange et délicieux, le chiton.
C’est pour le prochain article.
Nous allons ensuite à la cascade de Vaiea .
Nous cheminons dans un sentier forestier pour arriver à cette cascade

qui surplombe une belle vasque d'eau claire.
L’eau est très froide et la baignade ne me tente guère.

C’est aussi l’endroit où un groupe de scouts de Polynésie a choisi pour faire son pique nique.

Il fait beau très beau, les pics de Ua Pou sont sans nuage et le ciel est très bleu.

Après le déjeuner aux baraques de Hakahau, la balade à Ua Pou continue.
Les Marquises sont si fascinantes que je prends mon temps pour tout vous montrer.

A suivre.

30 juillet 2010

Plage de Hakahau

Je flane dans le village pour mieux le découvrir.

Ici un pae-pae (base d'une habitation ancienne).



Les manguiers portent de jolis fruits.


Je m’arrête dans une épicerie qui vend aussi de très beaux tissus.


J’achète trois coupons de crêpe très fin (dont les deux en premier plan).

Rosine, ma couturière va bien leur trouver un usage (foulard ou jupe) .
Je déjeune aux baraques.


L’après midi, je fais l’escalade de la colline pour aller à la plage de l'autre côté.


La végétation est très sèche et les acacias manquent d’eau.

Celui ci semble résister en ayant encore quelques feuilles vertes.


Il fait très chaud. Une pancarte toute neuve prévient le baigneur.


Un regard circulaire me démontre en effet qu’il n’y a personne à l’horizon ! Super, je vais pouvoir me baigner en tenue d’Eve car je n’ai pas de rechange de maillot. Les vagues sont fortes, mais c’est irrésistible.


Heureusement que j’ai perché mes affaires car les vagues éclaboussent toute la plage.


En fin d’après midi, je rends visite aux trois sculpteurs de pierre, de bois et ou d’os du village. Je fais quelques petites acquisitions, dont un joli tapa en banian.


Je découvre cet arbre, le grenadinier.


Ces fruits ressemblent à de jolies pommes. Je goûte un fruit très sucré. Du nectar !

La montagne de Ua Pou s'auréole de jaune

et les pics se drapent de ce superbe rose qui précède le soir.


Oui le temps s'immobilise aux Marquises. Ce rythme me convient bien pour des vacances Marquisiennes loin de Tahiti. Demain je vais découvrir la cascade, les sites et les endroits plus reculés de Ua Pou.

A suivre

27 juillet 2010

Envol en Twin Otter pour Ua Pou

C’est la première fois que je vais faire un vol dans ce petit avion, le Twin Otter.
(Photo prise à Hiva Oa le lundi 12-07-10 à 7 h 50)

Il est tout minus à côté de l’ATR 72.
Il appartient à la compagnie Air Moorea.
I
l n’y a qu’un seul appareil qui fait les rotations entre 4 îles des Marquises (Nuku-Hiva, Ua Pou, Ua Huka, Hiva Oa).

Il n’y a pas d’hôtesse à bord, alors c’est un personnel au sol qui nous explique les mesures de sécurité. (gilet et autre..) avant de monter dans le twin. Il dit être " hôtesse au sol " !

Notre vol décolle à 8 h. Nous sommes 5 passagers à bord.
(capacité totale 17 passagers) donc beaucoup de sièges vides.
Il durera 40 minutes. C’est du vol à basse altitude. On pourrait même voir les dauphins et les baleines dans l'océan !
Nous voyons les deux pilotes aux manettes, (pas de porte de cabine)
(photo prise de mon siège à l'avant)


et entendons très bien le bruit des moteurs.

L’aérodrome de Ua Pou (ouvert en 1976), est très particulier, sa petite piste est très courte.


Une légère montée et un virage la termine.
Voici le twin à son arrivée à Ua Pou le 14 juillet.

Seuls les pilotes expérimentés s’y posent et parfois, selon les conditions de vent, il y a du sport.

Beaucoup de touristes hésitent, voire refusent, de prendre ce petit avion.
Le dernier accident du twin otter Papeete Moorea qui a fait 20 victimes le 9 août 2007 est encore très présent dans les souvenirs.

Depuis deux ans je ne compte plus les kilomètres parcourus en avion, plus qu’en 40 ans c’est certain.
Je ne ressens aucun stress dans le twin, car je n’ai plus aucun stress lorsque je voyage et surtout aux Marquises, l’archipel que je préfère en Polynésie.
Je reconnais que c’est quand même très impressionnant, aussi bien au décollage qu’à l’atterrissage.
Mon envie de voyager et de tout voir au fenua, l'emporte toujours.

Il y a à peine un mois, un ami tahitien n’a pas pu quitter Ua Pou en twin , et a du faire 2 h 30 de bonitier pour rejoindre Nuku Hiva. (le twin était en panne !)

Ce matin c’est calme. Ouf quand même ! Heureuse d'être arrivée !

Je découvre les pics de Ua Pou,

son petit aéroport et son toit aux 4 pointes de bardeau en référence aux pics bien sur.

L’aéroport de Maupiti (ISVL) était minus mais je crois que celui de Ua Pou bat tous les records.
Zéro touriste sur ce vol, sauf ma pomme.
Le patron de la pension embarque ma seule valise ! On ne peut pas se tromper !

Voici une photo de la plage de l’aéroport avec en 2ème crique au soleil, la baie des requins.

Je retrouverais le petit twin (et les mêmes pilotes) mercredi 14-07, pour aller dans l’île sauvage de Ua Huka et le vendredi 16-07 pour revenir à Nuku Hiva pour mon retour à Tahiti.

Je tenais à vous parler du twin des Marquises, car ses jours seraient comptés selon les dernières actus de la société Air Moorea qui rencontre des difficultés financières importantes.
Sans le twin, restera le bateau Aranui toutes les 3 semaines.
Espérons que le twin des Marquises survivra ou qu'un autre petit avion fera la desserte.
C"était vraiment top ce baptême en twin otter.
A suivre.

26 juillet 2010

Ua Pou, l’île aux douze pics

Ua Pou, à 35 km au sud de Nuku Hiva, est rattachée au groupe Nord des Marquises.
C'est une petite île très montagneuse de 105km² à 1347 km au N/E de Tahiti.

Située à 160 km au nord d’Hiva Oa, Ua pou est la 2 eme île de l'archipel avec ses 2158 habitants contre 2009 pour Hiva Oa (RP 2007-source ISPF).

C’est une île à la fois jeune et ancienne, car elle correspond à deux périodes différentes du volcanisme actif.
Les 12 pics basaltiques de son paysage sont impressionnants de verticalité.
Le plus haut, le mont Oave culmine à 1203 mètres.

La légende veut que Ua Pou constitue les "piliers" de la 'maison Marquisienne'. (pou= pic)
Ces 12 pics sont connus car ils sont sur le billet de 500 CFP (monnaie commune avec la Nouvelle Calédonie) Histoire : Etienne MARCHAND qui effectuait un tour du monde sur son 3 mâts "le Solide", la visite le 21 Juin 1791 (quelques jours après Joseph INGRAHAM qui ne fait qu'en noter la position) et en prend possession au nom du roi Louis XVI.

Les habitants se répartissent dans les 7 différents villages de l'île. Le plus important étant Hakahau.
Photo du port prise de la pension.

Je viens le lundi 12 juillet visiter Ua Pou, pendant 2 jours, et je poursuivrais mon périple Marquisien le 14 juillet sur l’île de Ua Huka.
Après cette présentation, place aux découvertes de Ua Pou.
A suivre.

Le soleil rose d’Hiva Oa

Dès 17 h15, le soleil couvre de rose les nuages et la montagne d’Hiva Oa

Je photographie de la terrasse de mon bungalow.


Lundi matin je m’envole d’Hiva Oa pour l’île de Ua Pou, à 160 kms au Nord.
Cela sera mon baptême de l’air en Twin’otter , ce petit avion qui ne peut prendre que 17 passagers maximum.
Un 20/20 aux prestations de l'hotel Hanakee pearl lodge d'Hiva Oa. Tout était parfait.
A suivre.

25 juillet 2010

Le site Upeke à Taaoa (île d'Hiva Oa )

Dimanche matin, juste après l’éclipse solaire, et à la mi temps du match de coupe du monde, un autre guide de l’hôtel, Dany, me conduit à la pointe de Taaoa, au Nord Ouest de l’île.

Nous pénétrons dans la vallée et accédons au plus grand site archéologique de Polynésie.
Ce site est constitué de plates-formes en étage qui partaient de la mer jusqu’au sommet de la montagne.
Ce site n’a pas encore été découvert dans son ensemble.
Les plates–formes ont été partiellement restaurées.
La végétation a été dégagée pour en permettre la visite.
L’ensemble révèle une architecture remarquable.

Le nombre de Me’ae (autels à sacrifices) et de Pae pae est impressionnant.
Dany le Marquisien, en connaît tous les détails et m’explique les lieux réservés, aux jeunes filles, aux garçons, aux femmes, aux chefs, aux prêtres et aux danses.
Il me montre les lieux de cuisson.

et la prison,
où était maintenu les prisonniers dans un souterrain de pierre en forme de L.
La plate-forme aux pierres rouges était celle réservée aux sacrifices humains.

Il me chante les chants de guerre avec des intonations gutturales fortes et profondes.
Il exécute la danse du cochon et le chant d’accueil Maeve Mae, avec des feuilles d’auti dans les mains.
Deux banians (ficus marquesensis) centenaires dominent le site.

Le banian était un arbre sacré
A proximité, un immense badanier de près de 500 ans est toujours là, avec sa cime bien verte.

Les racines de l’arbre sont immenses et je dois les escalader pour m’approcher du géant.

Les premiers découvreurs ont vu cet arbre à l’ombre duquel tant de rites anciens et de sacrifices humains ont été perpétrer pendant des siècle.
Un grand tiki est érigé à l’endroit le plus élevé.

Dany me présente aussi la végétation.Ici un caféier :

et un avocatier en fleurs.

En visitant ce lieu, ma passion pour l’archéologie polynésienne ne fait que grandir.

Nous allons ensuite voir l’église de Taaoa, en bord de l’océan.

C’est la plus vieille église de l'île.
Sur la plage deux arbres sont remplis de grappes.

L’arbre se nomme "raisin de mer".
Nous irons ensuite aux baraques (restaurants temporaires édifiés que pour le mois de juillet).

Un jeune homme accepte que je photographie le très beau tatouage de son bras.

La finesse et la symétrie des motifs est remarquable.
Nous irons ensuite chez un sculpteur, qui me vendra une flute nasale.
A suivre..