30 septembre 2011

le village fantôme de Punaruku au secteur de Makemo

Mercredi matin, Henri a préparé les glacières et le speed boat. Avec Marere comme pilote, nous partons tous les 5, vers le lointain secteur à 15 kms de la pension par le lagon.
Les bleus sont superbes à cette heure et le temps est chaud et agréable. Nous arrivons sur un motu désert et établissons notre camp.
Cette journée va être pleine de découvertes, mais pour commencer, Henri nous emmène au village fantôme de Punaruku.
Nous marchons quelques centaines de mètres et pénétrons dans le motu.
La visite commence par le petit cimetière.Il y a beaucoup de tombes d’enfants. Chaque tombe est fleurie d’une fleur en plastique. Des pieds d’amidon poussent de ci de là, mais l’ensemble est maintenu propre. Le dernier habitant est décédé en 1927. Henri nous explique que ce village abritait des lépreux. Il y a encore au village de Pouheva, 2 vieux qui ont vécu à Punaruku.
Toutes les constructions en pierres de corail, jointées à la chaux, sont encore bien présentes. Voici la petite chapelle, (1872) la prison avec ses 2 cellules. Un cocotier a poussé dans une cellule. C'est le premier cocotier emprisonné malgré lui !

Les habitations en bois ou en palme, ont laissées place à la végétation depuis longtemps.
Ceci donne à réfléchir à la période dite d’évangélisation qui a pénétré chaque village, chaque secteur des îles et atolls. Les églises (catholique et protestante) n’ont pas épargné leurs efforts.
L’heure n’est pas aux analyses, ni à la méditation, retournons à notre picnic dans ce magnifique motu pas si désert que cela ....... ! chut ! A suivre

Balade sur le récif de Makemo

Mardi après midi, nous décidons d’aller à la pêche aux maua sur le récif. Nous traversons la cocoteraie et nous y sommes. Mercédès part en pêcheAlizée se baigne et moi je prends quelques clichés sous marins.
De jolis bénitiers et des beaux coraux tout roses.
Hormis quelques jolies porcelaines et quelques coquillages, nous ne trouverons aucun maua.
Aita pea pea (pas de problème), Vaitea, le fils de Nadia est allé en pèche et nous a rapporté plein de maua. Henri les a préparés en mousse meringuée ! Avec son Kitchen Aid, il s’éclate avec des recettes 4 étoiles inventives et succulentes.
Au retour, nous découvrons ce tas de nacres abandonnées sous les cocotiers.Ce sont les dernières nacres de la ferme perlière de la pension qui a fermé ses portes. Il y a une dizaine d’années, il restait encore quelques fermes, aujourd’hui plus rien. Henri nous dit que nous pouvons en prendre en faisant attention de ne pas déranger les cent-pieds qui sont en dessous !
Nous nous arrêtons également visiter le poulailler de la pension.

J’avais bien vu quelques baraquements à 300 mêtres de la pension, mais j’ignorais que 400 poules pondeuses y produisaient tous les œufs de l’île. Chaque soir Marere, l’employé, emporte au village à l’épicerie Opakere, 15 plateaux de 30 œufs (38 douzaines), pondus chaque jour. Ainsi Makemo n’a pas besoin d’importer des œufs de Tahiti et a toujours des œufs super frais. Henri s’en sert abondamment au petit déjeuner et dans toutes ses préparations culinaires.
J’ai appris aussi que l’île produisait toutes ses tomates en culture hors sol (un seul producteur). Elles sont rouges à souhait et goutues.
Décidemment Makemo a des allures d’Eden corallien !
Demain c’est bateau lagon et picnic au motu du village fantôme…..
A suivre.

Pouheva, unique village de Makemo

Henri nous conduit au village. Il va faire ses courses. Mercédès, Alizée et moi, empruntons les vélos des employés du magasin Opareke et partons découvrir le village. Nous commençons par le phare : construit en 1936, il est est situé à l’extrémité de la voie principale du village qui coupe transversalement l’atoll et au bord de la grande passe Nord. Tant par sa situation privilégiée, que par son rôle important dans un atoll, ce phare est un élément fort du patrimoine de Makemo. Le linteau concave et l’entourage de l'œil de bœuf du phare était à l’origine dotés de magnifiques moulures torsadées tricolores. Ces moulures ont malheureusement disparu lors de la surélévation réalisée en 1998 par le service de l’Equipement.
Le temple est assorti d’une petite chapelle. En face se trouve l’infirmerie et le CED, l’internat semi-professionnel de l’enseignement catholique. Le collège est flambant neuf à l’entrée du village. L'effectif est de 191 élèves à la rentrée 2011 dont: 73 externes et 118 internes. A côté du collège, de grandes éoliennes repliables, couchées sur leur pied attendent des vents plus favorables.
La supérette Opareke de Jean Claude et Nadia, est toujours très bien achalandée. Chaque jeudi ce sont 300 Kg de fret en frais qui arrivent par l’avion. (fromages, fruits, légumes, viandes….).
Je déjeune dans le petit snack de Nadia (de délicieuses tomates farcies) en compagnie des 4 pilotes d’Air Archipel (Un deuxième avion est venu livrer la pièce au premier qui est en panne depuis dimanche). Il y a aussi une belle petite pizzeria qui est ouverte en fin de semaine.
La boulangerie de Makemo fait un excellent pain. Dans cette ruelle nous découvrons l’arbre à Kava. Petites cerises vertes délicieuses.
Voici une des plus vieilles maisons de Makemo. C’est celle d’un danois Otcnacek, qui est venu dans les années 60 et a fait descendance.
Nous allons sur le grand quai face à la mairie. Le ponton a été reconstruit récemment. La pêche aux perroquets est abondante. Ainsi une 20 ne de beaux poissons du lagon ont été pêchés au filet, en 2 heures par ce pêcheur.
L’après midi, nous allons à la pêche sur le récif. Cela sera pour un autre article.
Voici le coucher du soleil lundi soir à la pension.
A suivre.

28 septembre 2011

La pension Teanuanua et le secteur de Makemo à vélo

La pension Teanuanua a été créée il y a une dizaine d’années. Elle est à 24 kms du village au bout de l’île, au secteur. Vue du salon :12 kms de piste de corail très caillouteuse jusqu’à l’aéroport et ensuite 12 kms de piste bétonnée jusqu’au village de Pouheva situé au bord de la passe Nord. C’est l’unique route de l’île. Quel plaisir de retrouver les gentils chiens gardiens de pension. Observateurs discrets et très silencieux qui sont indispensables dans une pension. Henri est le grand responsable à la pension.



Je découvre à 9 h du matin ce lundi 19 septembre une jolie pension au bord du lagon. Les bungalows en dur sont gentiment meublés et offrent une vue imprenable sur le bleu. Voici une vue de mon bungalow. La salle de restaurant est décorée de milliers de coquillages. Henri officie en cuisine. Je suis dans la plus gastronomique des pensions des Tuamotu, mais cela on verra au dîner. Henri a un robot Kitchen Aid (comme le mien) donc c’est bon signe !
Je suis la seule vacancière, mais je ne tarde pas à connaître et à sympathiser avec la sœur d’Henri, Mercédès et sa fille Alizée, venues toutes les deux de Papenoo (île de Tahiti) pour une semaine de vacances chez l’oncle Henri.
Il y a aussi 3 missionnaires du CED (Centre d’Enseignement et d’Education) en tournée d’inspection annuelle. Ainsi que 2 pilotes et un mécano de la compagnie Air Archipels qui dessert avec des Beechcraft de 10 places, les petits atolls des Tuam dont la piste est inférieure à 900 mètres. Un de leurs appareils est en panne (joint de culasse) et bloqué à Makemo.
Bonne ambiance à la table d’Henri pour le dîner.
Malgré le réveil à 4 h du matin et les 2 heures de vol, je décide de pédaler jusqu’au village.
Le domaine de la pension s’étend sur 21 hectares et un petit pont a été construit pour éviter de prendre le bateau pour franchir le petit hoa (bras de mer). Il fait chaud et bleu malgré le vent.
Les copraculteurs sont encore nombreux à Makemo et ils restent plusieurs jours au secteur pour faire le coco. Ils dorment dans ces abris de niau (palmes de coco).Le chemin est caillouteux et plein de trous. J’abandonne, le dos vermoulu, à 1 km de la belle piste bétonnée dont j’ignorais l’existence ! Le vent est chaud et brûlant. Je m’arrête souvent alternativement côté lagon ou côté récif. J’aime cette solitude des îles, en maillot 2 pièces sur mon vélo, noyée sous le soleil ardent et le regard hypnotisé par les bleus, jamais les mêmes et toujours magnifiques. Dès les premières heures passées à Makemo, j’ai su que j’allais aimé et que ces 4 jours allaient passer trop vite.



Le jour se lève plus vite qu'à Tahiti. Voici mon premier lever de soleil et mon premier bain matinal (sans maillot) . Il est 5h 15 mardi 20.


Ce mardi, nous allons au village de Pouheva. A suivre