31 août 2010

Le jeu : Le tour de l’île de Tahiti

J’ai acheté ce jeu lors d’une expo à l’APF en juin dernier.
C’est une sorte de Trivial poursuite polynésien.

Je le destinais à mes motua pour Noël, mais je souhaitais le tester avant de faire l’envoi.
Un dimanche après-midi, chez Fabi au Cigalon de Punaauia, avec des amis, nous y avons joué.
La règle du jeu est simple.
Il faut répondre à une question posée par un autre joueur pour avoir le droit d’avancer avec le dé. Il y a aussi des pénalités.

Nous avons bien rit et nous nous sommes bien creusé les méninges.
Il y a des questions faciles, d’autres beaucoup moins.
Ainsi :
- Combien d’épines dorsales venimeuses possède le poisson pierre, 7, 9 ou 13 ?
- Qu’est le taramea ?
- Qui a découvert les îles Marquises en 1595 ?
J’ai bien répondu à la 3ème mais plantage aux deux autres.
Je vous donnerais les bonnes réponses dans un autre article,
à moins que vous les trouviez avant !
Fabienne est stupéfaite et reconnaît quelques lacunes, même avec 40 ans de fenua.

Résultats du test :
- Que de découvertes encore à faire en Polynésie !
- Mes motua auront d’autres cadeaux et je garde le jeu pour y jouer à Tahiti les dimanches pluvieux ou dans les soirées entre amis.
- Ce jeu reste quand même des plus instructifs et je suis enchantée de mon acquisition.
Je retourne à mes lectures pour perfectionner mes connaissances polynésiennes.
Nana.

Un dimanche à Tahiti

Après une semaine consacrée principalement au travail, c’est toujours un soulagement quand arrive le week-end.
Samedi soir (mahana ma'a po), Nadine avait prévu un barbecue avec des amis tahitiens dans son fare dans les hauts de Papeete.
Les tane se sont occupés de tout et toutes les deux nous avons papoté. Avant les grillades -côtelettes de mouton et ribs (travers de porc)- bien sûr du poisson cru au lait de coco.
Ils ont tout fait même la vaisselle !
Dimanche, (tapati), c’est le tour des vahine de préparer le déjeuner. Ah bon ? les tane sont fiu !
Bon d’accord, je consens à me mettre en cuisine, pour une fois !
Recette bretonne oblige !
Alors je cuisine des coquilles saint Jacques aux queues de langoustines que j’avais au congélo, dans une nage de crème (d’Isigny).
Nadine n’a pas de micro-ondes !
La décongélation se fait au soleil sur le barbecue de la vielle, pendant l'apéro.

C’est une première car j’avais renoncé à la cuisine depuis deux ans.
Les tane ont l’estomac dans les talons et surveillent nos préparations avec intérêt.

Les noix et les langoustines sont ensuite revenues à la poêle, dans une grosse noix de beurre demi sel.
Bien sur faut saler et avec du sel (miti papa'a) de Guérande, c’est mieux !

Très généreuse aussi avec la crème fraîche épaisse, incorporée en dernier.
Le tout aromatisé d’un filet de muscadet. Nadine en a, cela tombe bien .

A parahi mai ! Ua po'ia roa vau . Tama'a maita'i.

(Asseyez vous, j'ai très faim, bon appétit)


Ravie d’avoir retrouvé mes savoir-faire culinaires. Les tane se sont régalés.
Après cette entrée bretonne, arrive le plat de Paru. (poisson du large de la famille des vivaneaux)
Les deux compères l’ont pêché à Fakarava la semaine dernière.
Alors là c’est du top. Vraiment le meilleur des poissons que j’ai dégusté au fenua.
Très proche du bar de ligne par la texture et le goût.
Pour le manger à la polynésienne, faut manger la peau et sucer les arêtes, imposent les tane !
J’ai donc mangé la peau du paru. Nadine s’est débiné.
Jamais trouvé du paru sur les cartes des restos.
Les tane ont mangé aussi leur traditionnel fafaru avec du lait de coco fermenté.
Nadine et moi nous nous sommes éloignées d'un mètre, repoussées par l’odeur pestilentielle de ce poisson fermenté.
Jamais nous n’arriverons à manger ce fafaru polynésien.
Faut vraiment y être habitué depuis l’enfance !
Nous terminons ce déjeuner par une coupe de fruits frais (fraise, banane, ananas), et un petit café avec un soupçon de lait de coco.
Avec Nadine, nous cogitons notre programme de voyage dans les îles pour les prochains mois, avant de nous mettre à la plonge. trop tard, elle est faite ! Mauruuru.
Ce déjeuner fut un beau mariage de la cuisine bretonne et tahitienne in situ .
Ce fut un beau week-end ensoleillé, sous le signe de l'amitié.
Nana

28 août 2010

Lectures Polynésiennes n° 16

Je viens de terminer la lecture de ce livre.

Jean des îles
René Garenne - Editions Au vent des iles -1999-

Ce livre est un beau témoignage.
Fuyant une vie provinciale étriquée et la blessure profonde d'un premier amour perdu,
Jean s'en va reconstruire son existence sur les rivages méditerranéens.
Sa vocation d'enseignant le conduit de Djerba jusqu'en Polynésie, dans les années 1960 et c'est à Raiatea qu'il retrouvera enfin le bonheur d'être au monde.
C’est un roman magnifique, ou plutôt un récit qui semble être autobiographique (?) croustillant de détails sur la vie quotidienne en Polynésie.
J’ai aimé, adoré, savouré.

25 août 2010

Nager avec les baleines de Moorea.

Patrice le big boss de Tahiti Safari expédition, m’a adressé des photos de ses dernières plongées avec les baleines de Moorea, pour vous les faire partager sur le blog.
Il a légendé chaque photo. Je reproduis son texte fidèlement.

Sous-marin espion ? Non ! Simple baleine à bosse de 18/19 mètres pour environ 30 à 35 tonnes : restons calmes !

Le baleineau est juste devant sa maman (arrière plan) et vient me dire bonjour un peu brusquement. Il fait en général de 2,5 à 3 tonnes quand même !

Presque pris une très grosse baffe (à 3 mètres de la nageoire de 5 m de long !)

Plus prêt, ... Pas possible !

Il est fou ce Patrice ! Son ami, Bernard qui pilotait le bateau, le suppliait de s’éloigner.
Mais quand on est fou ..... !

Harold, le patron du Rava IV, m’a adressé ces deux photos.
Elles sont superbes aussi.

Patrice me dit qu’il faut que j’y retourne impérativement et que je nage auprès des baleines.
A condition qu’elles soient stationnaires, car celle de dimanche était visiblement très pressée de retrouver ses copains-copines.
J’avoue que je ne m’y vois pas du tout nageant auprès d’une jubarde de 35 tonnes, et encore moins si elles sont plusieurs !
Mauruuru les fous de Polynésie.
Continuez de les éblouir et de régaler nos touristes du fenua avec vos très belles prestations à Tahiti et Moorea.

23 août 2010

Le tour de Moorea en bateau à la recherche des baleines

Avec Nadine, nous avons décidé un week-end à Moorea.


(carte de Tahiti. traveller)

Nous quittons Papeete samedi matin au ferry de 9 h.
La voiture de Nadine est aussi du voyage.
Le temps est maussade, voire pluvieux.
Nous découvrons les travaux de la nouvelle gare maritime qui avancent bien.

Nous avons pris le ferry lent et la traversée prend une heure. On a tout notre temps !
Arrivée à la gare maritime de Moorea.


Nous serons hébergées chez une famille polynésienne très accueillante à Varari (côte ouest). (objet d’un autre article.)
Dimanche matin, nous avons réservé un tour baleines avec Harold et son bateau le Rava IV.


A 8 h 30, nous embarquons sur le Rava IV au ponton du coco-beach.
Le ciel est dégagé, le soleil brille. Il fait chaud.
Harold est prestataire en excursions nautiques : Dolphin et lagoonarium Expédition, à Moorea depuis 1986.
Il est accompagné par Aka, le marin marquisien et Patea, le cameraman de Fakarava (1er plan).

Deux jeunes couples (américain et marseillais) en voyage en Polynésie, sont présents
Harold nous explique le programme de ces 5 heures de mer autour de Moorea.


La priorité c’est la recherche des baleines à bosse, les jubardes.
Nous ne tardons pas à voir un jet d’eau à 100 mètres et une grosse baleine qui nous fait son show.

C’est magnifique ! ça commence très fort.
Elle disparaît dans les eaux. Nous la suivons à vive allure.
Nous la verrons réapparaître à la surface 4 fois.

Nadine s’équipe palmes et tuba, pour aller plonger avec la baleine.


Mais celle ci nous fuit et s’éloigne dans les eaux très agitées à cet endroit.
Impossible de la rattraper.

Infos sur les baleines à bosse : Elles viennent s'accoupler et mettre bas dans les eaux polynésiennes de juillet à novembre. Pendant cette période, elles ne se nourrissent pas. On les nomme baleines à bosse, non pas pour les tubercules qu'elles ont sur la tête mais pour la forme de leur dos lorsqu'elles plongent (donc "bosse" sans s) Leur taille est de 15 à 16 mètres pour les mâles et 16 à 17 mètres pour les femelles avec un poids de 30 à 40 tonnes. La femelle a un petit tout les deux ans. Elle l’allaite pendant 11 mois. Le baleineau accompagne sa mère jusqu’à ce qu’il soit en âge de se reproduire, entre 6 et 12 ans. Les liens entre le petit et sa mère sont très forts. A la naissance, le baleineau pèse 1 tonne. Gavé par plus de 100 litres de lait très riche chaque jour, il grossit très vite : de 60 kg en 24 heures. Mesurant 4 mètres à la naissance, il fera le double au bout d’un an. Par contre, sa mère perd 30% de son poids lors des premiers mois de l’allaitement.

Harold fait surfer le Rava IV
sur les grosses vagues de houle de la pointe temae, avec une dextérité remarquable.
Nous croisons notre ami Larry, qui est en pêche avec un copain de Moorea.


Nous revenons côte Ouest et commençons notre tour d’île.
Je ne l’avais jamais fait et c’est vraiment super génial.
Nous rencontrons un banc de dauphins qui s’amusent dans le grand bleu, s’approchent du bateau et font des cabrioles.

J'ai filmé mais avec les lenteurs du Net en ce moment, impossible de placer une petite vidéo sur le blog sauf à patienter 4 ou 5 heures pour la télécharger !

Harold nous explique tout de la vie des dauphins qu’il connaît très bien. C’est passionnant.
Patea fait le film de la journée.
Après avoir traversé des eaux agitées, dans lesquelles le bateau tapait fort dans les hautes vagues, nous retrouvons les eaux plus calmes du lagon turquoise.

Au loin la masse sombre de l'île de Tahiti.

Nous croisons une tortue verte qui nage avec élégance, telle une gracieuse danseuse.

Vus du lagon les rivages, avec les pilotis des hôtels, sont superbes.

Nous rencontrons Tamatoa, le champion de Polynésie de kite-surf.

Il va très vite avec sa voile et parfois saute à plus de 5 mètres.
Il surfe dans les vagues du Rava IV.

Il va plus vite que nous et nous double tranquille. Sa vitesse sur l'eau est prodigieuse.
Nous approchons du motu.
D’autres kite-surf sont en action. Ils volent sur l’eau tels des mouettes.

Arrivés au banc de sable, Aka va nourrir de quelques sardines, les raies pastenagues qui s’agglutinent contre lui.

Nous descendons nager avec les raies.

Les oiseaux disputent aux raies les morceaux de poisson.
Il est 13 h.

Après tous ces arrêts baignade et superbes spectacles marins, un petit encas est le bienvenu. Harold prépare les verres de punch et le plateau de fruits (banane, ananas, papaye, mangue, pamplemousse) que nous trempons dans le coco râpé.


C’est top. Le punch est délicieux et servi et resservi copieusement ! Oups !
Il est 14 h quand le Rava IV nous dépose au ponton du coco beach et nous retrouvons la voiture de Nadine à l’ombre des manguiers.
Toutes les deux nous sommes enchantées de ce tour d’île de Moorea et tout ce que nous avons vu.
Les heures ont trop vite passées, et nous avons bien caramélisé.


Harold est un pro de l’excursion nautique et un fin connaisseur de Moorea et de son milieu aquatique.
Je ne peux que le féliciter pour son grand professionnalisme et lui faire une belle publicité.

Je vous invite à découvrir son site
pour le phone c’est 78 42 42.

Si vous venez en Polynésie, c’est toute l’année qu’il fait le tour de l’île
et en saison les baleines (de juillet à fin octobre).

On a eu une belle chance d’en voir une ce dimanche matin, car cette année elles se font très discrètes. Les autres bateaux d’excursion n’ont rien vu !
J’y retournerais prochainement pour avoir le grand frisson de plonger auprès des baleines et des baleineaux.
Un week-end fabuleux à une heure de ferry de Tahiti.
A suivre.

17 août 2010

Polynésie: rêve de Philatéliste

Deux jours après mon arrivée au fenua, en 2008, j'étais au comptoir philatélique de l'OPT de Papeete pour ouvrir ma réservation de timbres de Polynésie.
J'ai été initiée à la philatélie à l'âge de 8 ans et cette passion m'a ouvert des horizons lointains et certainement donné ce goût de l'insularité ultra marine, avec tous les jolis timbres des îles lointaines.
Elle ne m'a jamais quittée et j'ai contaminé mes enfants.
Tous les deux mois l'OPT de Papeete, m'adresse par courrier recommandé, les nouvelles parutions.
C'est toujours un bonheur de découvrir ces petites merveilles dentelées.
Je n'ai pas toujours le temps nécessaire pour m'occuper de ces petits trésors, mais c'est toujours avec plaisir que je leur consacre du temps parfois.
Dernièrement, j'ai reçu ces nouveautés 2010.

J'adore ces timbres sur le tatouage.

Ceux sur les découvertes en plongée dans le Moana sont aussi très beaux.

Les timbres poste sont le reflet en miniature d'un pays, d'un territoire.
Tous mes colis pour la métropole, bardés de 50 ou 100 timbres sont toujours bien arrivés aux destinataires et parfois dans des délais records (moins de 8 jours ! ).
C'est beau un colis de Tahiti avec de jolis timbres, pour les grands et les petits.
Un colis sans timbres, ce n'est que du fret sans âme.
Les timbres poste c'est du rêve en plus.
J'ai pas mal de timbres en double (voir triple ou plus) de Polynésie française désormais.
Écrivez moi pour les échanges.
La philatélie est une passion qui se nourrit de l'échange et du partage et que l'on peut commencer à tout âge.
Une timbrée de Polynésie.
Nana