29 juillet 2009

La pointe Outuaraaraea à Faaa

Faa’a est la commune voisine de Papeete sur la côte Ouest, face à Moorea.
C’est sur cette commune qu’est situé l’aéroport international de Tahiti, porte obligée de la Polynésie française.
Avec 29 851 habitants, Faaa est la commune la plus peuplée de Polynésie, devant Papeete (26.050 hab). Le mot Faa’a signifie «brûler» en tahitien.

J’y ai ma boite postale à l’OPT. Deux ou trois fois par semaine, je prends la route de ceinture en bord de mer (la RDO en 4 voies est plus haute sur la montagne) pour aller chercher mon courrier (5 minutes suffisent).
Ce mercredi il était 17h 40 et je me suis arrêtée à la pointe (otué) Outuaraaraea

pour admirer ce superbe coucher de soleil sur l'île de Mooréa.

j'ai bavardé avec un vieux polynésien, assis sur un banc. Il vient ici chaque jour pour y prendre "le mana du jour qui s'en va et celui de la nuit, le noir, qui suit le jour". Il complète en précisant "le noir est une couleur du jour".
Après ma journée au job, je réaligne mes neurones et je l'écoute.
Référence au temps, la nuit est la suite du jour, tout est dans la continuité ! Belle et simple philosophie de la vie.

A cette pointe, trône un magnifique flamboyant, que je ne manquerais de photographier, lorsque qu’il sera couvert de fleurs rouges en novembre prochain.
Ce soir c’était le ciel qui «brûlait» et rougeoyait à la pointe au nom à rallonge, que je n’arrive pas prononcer. (et vous ?)
C'est quand même bien agréable d'aller relever sa boite postale, le soir en sortant du bureau ! Je ne m'attendais pas à discourir sur cette notion de temps sous ce magnifique flamboyant ! Sans cesse j'apprends.
Toutes ces couleurs me mettent de bonne humeur, si besoin en était !
Ce sont les couleurs de mon bonheur de vivre à Tahiti.

28 juillet 2009

Un mariage

Celui de ma seule fille Nadège le 8 août 2009 en Bretagne !
Pour des raisons professionnelles, je ne serais pas présente le 8 août prochain, ni à la mairie de Léhon (22), ni à la salle des fêtes de Plouer sur Rance (22).
J’ai reçu ce faire-part il y a quelques jours. Il ne me quitte plus.

Je n’ai pas encore vraiment réalisé que je vais manquer une journée qui va compter dans leur deux vies, mais aussi dans la mienne.
Parfois je m’en veux d’être partie si loin, de ne pas pouvoir aider Nanou dans tous les nombreux préparatifs. C’est leur journée, ils vont l’organiser dans les moindres détails, j’en suis persuadée, cependant, c’est vraiment dur pour moi de rater un tel événement.
Je me console en me disant que Nadège a eu le bonheur et la chance de connaître la Polynésie en mai (Tahiti, Mooréa, Huahine, Bora-Bora, Rangiroa). Elle a beaucoup aimé et le mana polynésien l’accompagne désormais.

Vie d’expat ! Bonjour les conséquences affectives ! On ne peut pas mesurer avant le départ.
Le samedi 8 Août à 18hs (en France ce sera le 9 à 6 hs du mat’ !), j’assisterais à la messe du père Christophe à la Cathédrale de Papeete en leur honneur.
Le hasard a conduit ma vie à Tahiti à 18.000 Kms de ma Bretagne.
J’aurais pu faire plus près ! mais non c’est tout moi : les extrêmes sinon rien ! Un sentiment étrange me dit que telle était ma destinée. Je réalise des rêves d'enfance que j'avais négligés.

Tous mes vœux aux futurs mariés.
Une maman expat à Tahiti

27 juillet 2009

Antoine de retour à Tahiti

Un beau bateau jaune nommé le Berhval est stationné au port devant le catamaran Veiha (celui que je prendrais pour aller à Tetiaroa) ;
C’est Antoine qui pilote ce joli bateau. J'ai fait quelques photos dimanche 26 juillet, vers 17 hs.

Je préfère rester sur le fenua, car il y a beaucoup de houle en cette période.
nana.

Oh la vieille Bagnole !

Les numéros d’immatriculation des véhicules en Polynésie française sont tout simplement séquentiels. Donc on peut avoir une idée de l’âge du véhicule grâce à son numéro.
Pour info, ma twingo pistache qui est d’octobre 2006 porte le numéro 180188 .

J’ai vu une Pontiac immatriculée 25XXX;
Mais cette Mercédès 280 SE, stationnée dans le parking de l’hôtel Hilton bat tous les records ! de longévité ! 1871 P. !

Cette voiture (très restaurée et entretenue) a un âge canonique !
Selon mes recherches rapides sur le Net, ce modèle lancé en 1970 a été arrêté en 1976. Donc elle aurait environ 39 ans !
Les anciens véhicules ont conservé des plaques noires, désormais elles sont jaunes à l’arrière, blanches à l’avant.
Si vous voulez voir d’autres bizarreries sur ce sujet, je vous ai mis 2 liens.

25 juillet 2009

Les Marae

Un marae est un ancien lieu de culte, un sanctuaire.
Ils sont édifiés en plein air. Ils sont sacrés et étaient destinés à la célébration sociale et religieuse.
Les Marae servaient à honorer et invoquer les dieux, des sacrifices humains y avaient lieu parfois.

Un marae est entouré d'une vaste plateforme entourée d'arbres tropicaux (cocotiers, manguiers, badaniers, arbustes de tiare). Les arbres qui entouraient le marae étaient sacrés, tel le banian.
Plusieurs sortes de Marae existent. : les marae de petites tailles étaient ceux des familles, et les plus grand pouvaient être des marae royaux.

J’ai vu les marae de fare Happe en montagne lors des mes sorties avec Tahiti Safari, mais je ne connaissais pas encore les marae du littoral à Punaauia et Paeia.
J’ai remédié à cette lacune et suis allée visiter le marae Taaha ( PK 20) et celui d'Arahurahu, (à Paea, PK 22,4).

1 - le marae de Taaha



2 - Marae d'Arahurahu :

Lieux de culte, et préservation du site, il ne faut pas marcher sur les pierres du marae

Quelques tikis surveillent l'entrée

Un Marae est constitué de blocs de basalte et de dalles de corail, constituant une esplanade sacrée (tapu), parfois entourée d'un mur de pierres sèches, dont l'accès était uniquement réservé aux prêtres et aux chefs (arii).


Sur cette terrasse, se trouvait l'endroit le plus sacré, un vaste autel (ahu) qui servait à déposer les idoles.
Il existe plusieurs niveaux pour l'ahu, ils peuvent s'élever en pyramide pour certains. (à Tahiti, pyramide à degrés). Il y a aussi des des "pierres-dossiers" et un présentoir à offrandes.

A l'extérieur de l'enceinte, se trouvaient de simples petits bâtiments (fare) dont un servait à exposer les morts illustres, tandis qu'un autre abritait la pirogue du dieu.
Les dimensions du marae sont de l'ordre de 50 m de long sur 20 m de large.
Bien qu'il y ait plusieurs sortes de Marae suivant les îles, ils sont tous rectangulaires et non couverts.

La commune de Punaauia, foisonnait de marae. Les premiers missionnaires les ont démantelé et ont pris les pierres pour construire leurs églises.
Donc la plupart a été détruite, désormais par les bulldozers, sacrifiés une seconde fois au nom de l'urbanisme moderne.
Les marae les plus prestigieux et, par conséquent, les plus chargés d'histoire, qui ont survécu, sont les marae de Tahiti et de Taputapuatea (île de Raiatea). Ce sont 2 marae dédiés et consacrés au dieu Oro.

Le marae familial était consacré à un dieu ou une déesse dont on s'attirait les grâces en lui présentant des offrandes.
Le marae communautaire, symbole social des membres d'une tribu, était le théâtre des grandes cérémonies dédiées à un dieu majeur.

Dans ce décor silencieux et devant ces constructions imposantes, le respect s’impose et on se retrouve très vite immergé dans les cultures polynésiennes anciennes.

Il n’y avait personne. J’étais dans une sorte d’église en plein air et seule dans ces lieux sacrés qui invitent à la médiation en pleine nature. J’y suis restée scotchée un bon moment.

Une tahitienne dans son fare, à l’entrée du marae, proposait quelques fruits, des chapeaux, des pareos.


Je suis repartie avec un chapeau de lianes et 2 kg de bananes. Et surtout, satisfaite de cette belle visite dans l'histoire rituelle du Tahiti des temps anciens.
Que des pierres, mais pourtant, un endroit ou règne une grande paix. Un endroit à revoir plusieurs fois.

La maison de la reine

La dernière reine de Tahiti, épouse de Pomaré V, la reine Marau Taaroa, a vécu dans un modeste faré, qui existe encore à Papeete.

Cette modeste maison de bois est blottie entre deux immeubles, à deux pas du front de mer (en face l’immeuble de l’OPT).


Ce fare en plein cœur de Papeete, résiste encore au temps. Aucune pancarte ne signale son ancienneté et sa royale occupante. Et il faut vraiment compulser x guides pour le deviner.
Il faut dire que le Mac Do, situé en face, accapare tous les regards !
Le Mac Do, roi de l’obésité mondiale, a occulté l’histoire d’une vraie reine ! Quel outrage ! Quelle dérision !
Je suis allée à l’OPT ce vendredi et j’ai pris quelques clichés pour rendre hommage à la dernière reine de Tahiti et à son joli fare en bois.
(au premier plan, un papayer)


Longue vie au fare de la reine et haro au roi du ketchup qui a bouleversé sans crier gare, les modes alimentaires traditionnels des Tahitiens.
Ce "crime sanitaire" a hélas un prix, et son impunité me révolte !
L'obésité et le diabète ont atteint des taux affolants à Tahiti. Merci oncle Sam !
Oui ça m'énerve !
Nana !

24 juillet 2009

Hier et aujourd'hui

C'est fou comme le temps change d'un jour à l'autre à Tahiti !
Ce vendredi matin , je me réveille avec le grand bleu.
Oubliée la grisaille chaude et humide du jeudi !
Quelques photos pour en juger !

C'est bon de retrouver nos crêtes, nos lignes d'horizon !
J'ai remarqué qu'ici personne ne parle du temps, de la météo. Ce n'est vraiment pas un sujet de conversation. (sauf pour aller à Tétiaroa !)
En Bretagne, on ne peut saluer les gens qu'en parlant du temps !
Mon Dieu quelle perte de temps !
Il y a tellement plus important à se dire !
Cette insousciance, à Tahiti se traduit par des sourires permanents.

Plus jamais je ne me plaindrais du temps de Tahiti. C'est promis !
Nana

23 juillet 2009

Temps breton à Tahiti

Ce jeudi 23 juillet, le soleil ne s’est pas levé sur Tahiti.
Un ciel gris, un plafond nuageux très bas (300 mètres) qui cachait les montagnes. (toutes les photos suivantes ont été prises vers 17 hs ce jeudi 23 juillet )

et enveloppait l’île de Mooréa.
Et en prime, un crachin toute la journée avec un petit vent frais, voire très frais.
Voici une photo prise de mon bureau ce jeudi :

et un autre jour de grand bleu :

L’océan aussi c’était mis au gris. On se serait cru à Brest !

et un jour bleu pour comparer !

Mooréa à 17 hs vue de Papeete

Et les jours de grand bleu :

Bon soit, on supporte encore les tenues d’été et les tongs, mais ce matin à 7 h 30, j’aurais bien supporté une petite laine sur mes épaules !
Il ne fait que 25 ° et on a perdu 10 ° en 5 jours.
Les tahitiens ont ressorti les polaires et les bonnets ! Je vous jure que c’est vrai !

Le site météo m’indique qu’il fait 12° le matin et 19° en journée à Rennes avec un ciel très nuageux. Donc finalement je préfère encore le crachin de Tahiti, d’autant que la météo annonce 32° dimanche 26-07 et 34 le dimanche 2-08 .
Enfin des températures plus tahitiennes !

Insolite : le téléphone à roulettes de l’OPT

Je connaissais le téléphone «mobile» que l’on nomme ici vini (qui veut dire oiseau), du nom du seul fournisseur d’accès (filiale de l’OPT) en Polynésie française, mais je ne connaissais pas le téléphone à roulettes !

Je trouve cela très ingénieux.

Ainsi ces quatre cabines publiques peuvent être installées sur les lieux des manifestations (ici place toata, en raison des fêtes du Heiva i Tahiti) et déplacées facilement et rapidement d’un bout à l’autre de Tahiti.
Le principal étant d’avoir un peu de francs dans les poches ! pacifiques s'entend. Avec des euros cela ne donne rien du tout !

OPT : Office des Postes et Télécoms ( ici la poste est toujours mariée aux Télécom, idem en Nelle Calédonie )

21 juillet 2009

Sur les hauteurs de Mataiea

Après le défilé militaire et la garden party au haussariat, cette merveilleuse journée du 14 juillet, à Tahiti, s’est poursuivie avec des collègues de métropole, venus en mission une semaine. (2 de Rennes, 2 de Moulins et 2 de Limoges), accompagnés de collègues locaux.
Après un déjeuner sympa en bord de mer au snack de Papara, (avec un magmum de champ quand même), Patrick, le mari d’une collègue locale, a proposé une grimpette en 4x4 sur les hauteurs de Mataeia, tandis que l’autre moitié du groupe allait visiter le jardin botanique.
Je suis partante pour les hauteurs ! 4 pour les hauts, 4 pour le jardin.

Nous empruntons un chemin de terre très pentu, une servitude privée qui ressemble plus au lit d'un torrent à sec qu'à un chemin !
Du jamais vu pour les chaos ! Pour atteindre, après 20 minutes d’ascension acrobatique, un fare en construction (celui du jeune associé de Patrick), sur le plateau Juventin.
Pas d’EDT, donc tout en solaire (avec groupe électrogène au cas où), pas d’eau ! (donc citerne de 50 m3 enterrée pour récupération eaux pluviales).
Mais alors la VUE imprenable !

C'est la baie de Mataiea, là même où Paul Gauguin a vécu 2 ans, de 1891 à 1893.

Vue également sur la presqu’île au loin. (à gauche sur la photo)

Sensationnel ! Il faut être jeune et courageux pour vivre si haut et en totale solitude. Montée et descente impraticables en cas de fortes pluies ! Une petite famille avec jeunes enfants, va pourtant bientôt s’y installer. La maison est presque terminée.

Vue également sur les arrêtes de la montagne d'en face.


Visite des plantations : bananes, ananas, manioc, ..... etc

Découpe des bananes semi mures ( j'en ai encore dans le frigo)

une jeune fleur d'ananas :

Un jeune pied de manioc :


Et le clou du spectacle !

Ce sont les toilettes des ouvriers qui ne redescendent qu’en fin de semaine dans la vallée .
Ces toilettes provisoires sont au ras de l’à pic et la vue est ouverte sur 180° ( photos précédentes )
A défaut de lecture dans cet endroit, la contemplation de la vue, mérite qu’on s’y attarde ! Jamais trône ne peut rêver d'un panorama aussi grandiose !

Des nuages roses nous donnent l'heure : à peu près 16 h 30. Il est temps de redescendre et d'aller tous ensemble nous baigner dans le lagon de Papara au soleil couchant, avant de rentrer à Papeete à 40 Kms.
Moments fabuleux ! mais pas de photos de baignades dans le blog ! (tapu)

Je n'oublierais jamais ce super 14 juillet 2009 à Tahiti. C'est sur et certain !

Nana.