Depuis un mois, la route (ou plutôt la piste), qui traverse l’ïle de Tahiti a été ré-ouverte sur plus de 11 kilomètres.
Après le relais de la Maroto, de grands travaux de consolidation, avaient maintenu fermé ce tronçon pendant de longs mois.
Après le relais de la Maroto, de grands travaux de consolidation, avaient maintenu fermé ce tronçon pendant de longs mois.
La météo prévoit 34°C pour samedi 4 juillet. Alors vite un phone à Tahiti Safari, vendredi, et c’est bon pour une balade en montagne le samedi.
Certes je connais la première partie du voyage, pour l’avoir fait déjà 3 fois cette année, mais aller toujours plus loin et plus haut, quel suspense !
Pas très nombreux les touristes en cette période, un couple d’anglais, de retour du Canada et un couple de parisiens en vacances, partagent cette journée.
Eric, le puamotu, est le pilote de notre équipage.
Premier arrêt photo au col pour admirer la vue sur Papeete. Au loin la masse bleutée des montagnes de Moorea.
Il est 10 hs.
Certes je connais la première partie du voyage, pour l’avoir fait déjà 3 fois cette année, mais aller toujours plus loin et plus haut, quel suspense !
Pas très nombreux les touristes en cette période, un couple d’anglais, de retour du Canada et un couple de parisiens en vacances, partagent cette journée.
Eric, le puamotu, est le pilote de notre équipage.
Premier arrêt photo au col pour admirer la vue sur Papeete. Au loin la masse bleutée des montagnes de Moorea.
Il est 10 hs.

Nous bavardons géologie et minéralogie devant toutes ces roches amoncelées. Basalte en grand nombre, mais aussi d’autres minéraux très curieux. Je consacrerais un article complet prochainement à ce sujet passionnant de la géologie et de la minéralogie de Tahiti.
Eric et moi bavardons en anglais avec le "canadien" '(ils ont vécu 2 ans à Vancouver), qui s'intéresse beaucoup à ce sujet.
Nous poursuivons notre voyage, sous le soleil.
C’est mon quatrième passage, mais je découvre toujours plein choses nouvelles. Ainsi cette belle plante verte géante nommée Oreille d’éléphants (alocasia odora).


Arrivée au relais de la Maroto, déjeuner à la terrasse. Il fait chaud et ma robe de plage, très légère, est de circonstance.
Après le déjeuner, c’est le suspense, irons nous jusqu’au lac Vaihiria ou pas ?Car il y a eu des éboulements jeudi soir et le vendredi c’était barrière fermée (et cadenassée comme le 12 mai) pour interdire tout passage.
Eric se renseigne et est confiant. On va passer ! Super, je suis venue pour ces 11kms que je ne connaissais pas encore !
Hourra la barrière est ouverte ! Un peu plus loin nous voyons les traces de l’éboulement.
Nous grimpons, nous grimpons.
Nous nous rapprochons des crêtes et des cimes, qui se détachent nettement dans le bleu du ciel. C’est magnifique.
Par contre les a'pics sont à couper le souffle et me rappellent ceux des Marquises. La piste est bétonnée par endroits, mais c'est raidillon !
puis très caillouteuse.Nous sommes chahutés dans le véhicule, mais si gais et si heureux d’être passés et de gravir les cimes de Tahiti.
Eric nous fait un arrêt « framboises ».
Depuis quelques semaines la nostalgie de mes framboises de Bretagne me titillait, comment est-ce possible que les framboises me poursuivent à ce point ?
Et si, des framboises, bien rouges, pas très sucrées (car gorgées d’eau), mais un goût, un parfum qui est bien celui de la framboise. Je me régale et je cueille à pleines mains !

Nul ne peut comprendre à quel point, retrouver et toucher des framboises, me remplit d’un grand bonheur. Eric fait ces quelques photos. Merci Eric.Depuis quelques semaines la nostalgie de mes framboises de Bretagne me titillait, comment est-ce possible que les framboises me poursuivent à ce point ?
Et si, des framboises, bien rouges, pas très sucrées (car gorgées d’eau), mais un goût, un parfum qui est bien celui de la framboise. Je me régale et je cueille à pleines mains !
Le silence de la montage verdoyante est très reposant. Nous grimpons à pieds sur une centaine de mètres et Eric nous suit avec le 4 x 4. Seuls, libres et heureux ! Le chemin devient très mauvais, on se dépêche de remonter dans notre bolide !
Quelques vinis (oiseaux), et des paille en queue, tournoient dans le bleu du ciel.
Nous stoppons pour admirer un u’upa, un pigeon vert. Cet oiseau d’un vert brillant est l’objet de beaucoup de légendes.
Le volatile s’est posé dans des arbres de la même couleur que son plumage, et mes photos ne donnent rien du tout ! dommage il est très beau cet oiseau vert !
Les choses se corsent, les pentes sont de plus en plus raides, et chacun se cramponne comme il peut dans le véhicule.
Nous arrivons au point de non retour, l’entrée du tunnel.

Une pancarte conseille le demi-tour ! Ah non surtout pas. !
Le volatile s’est posé dans des arbres de la même couleur que son plumage, et mes photos ne donnent rien du tout ! dommage il est très beau cet oiseau vert !
Les choses se corsent, les pentes sont de plus en plus raides, et chacun se cramponne comme il peut dans le véhicule.
Nous arrivons au point de non retour, l’entrée du tunnel.

Ce tunnel est à 887 mètres d’altitude et fait 111 mètres de longueur. Il traverse la crête.Un arrêt pour admirer le paysage grandiose.
Au loin dans le creux des crêtes on voit la mer (côte Est). Nous sommes à plus de 30 kilomètres du littoral, dans le cœur de Tahiti !
Nous nous engageons dans ce tunnel empierré, très humide, décoré de fougères et lianes suspendues.
Au beau milieu du tunnel, la douche ! Une vraie passoire ce tunnel. !
Bien sûr, Eric ne nous avait pas prévenu et il se marre comme un gosse qui a fait sa farce.
Belle ambiance. Nous remettons chapeau et casquette illico presto.
La sortie du tunnel est encore plus secrète que l’entrée. Admirez ce camouflage végétal !
La sortie du tunnel est encore plus secrète que l’entrée. Admirez ce camouflage végétal !

De l’autre côté nous sommes dans l’ubac (à l’ombre) c’est plus frisquet. Mais quel bonheur de l’avoir passé ce tunnel tant attendu !
Nous descendons désormais sur des sentiers caillouteux et dangereux. Ce genre de chemin serait interdit en métropole. Çà chahute vraiment dans le Ford 4x4, et je commence à avoir le dos en bouillie et ma voisine a des nausées, dues au mal des montagne. Moi j'ai les oreilles bouchées ! Altitude !
Dans la descente vers le lac, nous croisons un véhicule ! Obligés de reculer pour respecter la priorité montante.
Un 4x4 de rando (mato-nui), avec des marquisiens remonte du lac. Enfin nous ne sommes pas seuls sur ces cailloux et au milieu de Tahiti ! les deux chauffeurs bavardent gaiement en tahitien.

Sur la photo la mer paraît plus haute que le lac qui est pourtant à 473 mètres. (la mer c'est le petit fond de bleu dans le creux du V des cimes, en haut à droite, il y avait trop de lumière sur la photo !)
Le final valait vraiment de se rompre le dos en 4x4. Un pur bonheur !Ce lac naturel, dans son écrin de végétation sauvage et silencieuse, est tout simplement un joyau admirable.
Grande leçon d'écologie et respect devant cette nature sauvage bien préservée.
Le soleil est au rendez-vous et pas toujours facile de prendre des photos! Dans beaucoup de photos, on se méfie des contre-jour,à Tahiti, mais parfois ils sont inévitables !Les anguilles à oreille peuplent le lac. Elles peuvent atteindre 2 mètres de long et sont dotées d'une telle force qu'elles se propulsent sur le sol, sans difficulté.
J'en ai vu dans le lac du grand radier, mais ici, c'est pas facile de s'approcher.
Certes, elles sont comestibles, mais leur commercialisation est strictement interdite (dixit Eric) . Elles peuvent cependant être pêchées, mais juste pour une consommation personnelle. Dommage ! J'adore les anguilles ! J'en avais vu chez Yvonne à Nuku Hiva aux Marquises
Il est temps de rentrer. Nous reprenons la piste dans le sens inverse et repassons dans le tunnel. Zut on a oublié les casquettes et re-douche !
Pas pour moi qui suis à la place du co-pilote cette fois, pour ménager mon dos.
Nous retrouvons le grand soleil.
Pas pour moi qui suis à la place du co-pilote cette fois, pour ménager mon dos.
Nous retrouvons le grand soleil.

Voici la pancarte dans le sens de la descente à la sortie du tunnel :
No problème pour les radiers ce samedi 4 juillet, c'est bien différent du 14 mars 2009 !
Une heure de descente environ, et nous retrouvons les rivages de la côte est.
Les nuages roses annoncent la fin du jour. Nous longeons la côte.Le soleil a déjà décliné sur Papeete et le boulevard Pomaré.
Quelle belle journée !Vite faire quelques courses, rentrer pour trier les photos, rédiger l’article à chaud et vous faire partager ce beau samedi 4 juillet, presque in live !
Le 4 est un chiffre porte-bonheur pour moi, aujourd’hui ce fut encore le cas. Je m’en doutais !
Vivement que pour mon 5 ème voyage, je puisse descendre jusqu’à Mataeia, de l’autre côté de Tahiti, sur la côte Ouest.
Maruuru roa à Patrice le big boss de Tahiti-Safari, et à Eric son pilote très professionnel, car sans eux, pas de lac Vaihiria ce samedi 4 juillet et pas de framboises de Tahiti !
Je vous invite à découvrir la légende du lac Vaihiria en cliquant sur ce lien : le prince du lac Vahiria. Encore une belle histoire d'une princesse et d'une anguille, qui va plaire à mes petits tikis en vacances sur le littoral Atlantique.
Longue vie à Tahiti-Safari.com, car je leur dois mes plus belles émotions à Tahiti.
Nana
Encore deux ou trois articles en préparation et prévus cette semaine. A suivre donc !
Mauruuru .
Je vous invite à découvrir la légende du lac Vaihiria en cliquant sur ce lien : le prince du lac Vahiria. Encore une belle histoire d'une princesse et d'une anguille, qui va plaire à mes petits tikis en vacances sur le littoral Atlantique.
Longue vie à Tahiti-Safari.com, car je leur dois mes plus belles émotions à Tahiti.
Nana
Encore deux ou trois articles en préparation et prévus cette semaine. A suivre donc !
Mauruuru .
8 commentaires:
un enorme MERCI a vous de nous faire partager vos balades et recis .grace a vous j apprends a decouvrir milles monts et merveilles de ses iles .
je parles de vous dans ma famille comme le petit reporter de polynesie et je pense que ce petit surnon vous va a ravir
continuer a nous faire vivre passions et plaisirs de decouvertes
a tres vite sur votre blog ( enfin pour moi c plutot la belle polynesie par monts et par vaus vus par sylvie anne)
grosses bises du nord de la france
Belles photos,beaux commentaires et belle balade en ta compagnie (même si le 4 ne sera jamais mon chiffre porte-bonheur...)
Malheureusement, il ne me reste plus bcp de temps et je resterai sur les beaux souvenirs passés de la Maroto et de ses environs.
A bientôt de te lire.
Philippe
Merci Dominique. Ravie de vous faire voyager en Polynésie.
La passion philatélique qui nous a réunit est sans frontières.
Mon bonjour à Dunkerque et aux tchimis.
Nana et merci Dominique.
A chacun son chiffre ! Je suis née un 4 ! No problème Philippe, la Polynésie sera ton cœur à Angoulême.
Bises
Bonsoir SA,c'est avec grands bonheur et plaisir que je n'avais plus vu Vaihiria depuis un bail (30 années en fait et que de beaux souvenirs!!!)
Merci pour l'enthousiasme,la sincérité et le coeur avec lesquels tu réalises ces magnifiques reportages "nature et humains" qui nous permettent de découvrir ou redécouvrir notre beau fenua.
Tu as raté ta vocation!
Bien cordialement à toi,bises
Jean-Marc
Merci Jean Marc- Tes compliments me touchent beaucoup. Bises.
bonjour sylvie-anne, je te lis depuis quelques temps et j'apprécie beaucoup tes articles, tu as un vrai talent pour faire partager tes émotions , tes découvertes, j'arrive dans quelques jours à tahiti et lire ton blog m'a fait patienter ces derniers mois avant de retrouver mon mari qui est déjà sur le fenua, j'espère que j'aurais le plaisir de te rencontrer ....
Merci Leila et maeva à Tahiti. Je suis allée voir ton blog - très sympa-
Au plaisir et bon voyage
nana
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