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15 mai 2012

Panne générale d'EDT et...... d'ascenseur.

Après le black-out du 7 mars, une deuxième panne d’électricité, a privé de jus, les habitants du grand Papeete, soit 30.000 abonnés, le tiers des abonnés de toute la Polynésie pendant une heure,  lundi 13 mai à 9 h 30. Un gros câble qui transporte 90.000 volts s’et mis en court jus !
Papeete a connu encore plus de bouchons que d’habitude, étant donné l’absence de feux tricolores.
Embouteillages que je n’ai pas vus, pour la simple raison, que je suis restée coincée 45 minutes dans l’ascenseur de ma résidence. J’étais arrivée au parking souterrain, au niveau moins 1. Il a manqué 30 secondes pour que la porte ne s’ouvre !!
J’ai actionné la sonnette et une femme m’a dit d’attendre, que le technicien allait venir en scooter et serait là dans 10 minutes !!
10 minutes qui se sont un peu prolongées et qui en ont duré 40. Les minutes les plus longues de ma vie.
La température ambiante augmentait avec le stress. Je n’avais pas ma bouteille d’eau habituelle ! l’horreur pour une claustro comme moi.
Enfin j’entends un bruit de clés et les portes s’ouvrent. Je vois le visage d’un jeune tahitien casqué. De lui ou de moi, je me demande encore qui était le plus zombie ! Il a dévalé l’escalier et n’a pas pris le temps d’ôter son casque avant de me libérer. Je ne peux pas l’embrasser en raison de son casque, aussi je lui baise les mains. Il dit en riant : Toi au moins tu es gentille, il y en a qui ne me remercient même pas.
Je lui referais un baiser, pour tous ces malautrus. Mes jambes tremblent. Je suis trempée de sueur. Je remonte les étages et vais me redoucher longuement. Les pompiers se sont déplacer et me demandent si j’ai besoin d’une aide médicale. Ca va aller .
Ce mardi, les quotidiens font une demi page sur la panne, mais bizarrement personne n’évoque mon blocage ! Dites messieurs de l’EDT, le courant de Tahiti est le plus cher du monde, alors de grâce changez les câbles fatigués. Mauruuru roa.
Je savais déjà que la vie est un trésor merveilleux, mais ce lundi 13 mai 2012, j’en ai eu une confirmation, une ènieme certitude.
Depuis, je n’arrive plus à me départir de ma haine pour tout ce qui ressemble à un ascenseur. Je me suis remise à adorer les escaliers.!
J’aurais tout vu, tout connu à Tahiti ! Mais cette expérience là, je m’en serais bien passée ! Merci EDT.

18 avril 2012

Mareva, le urita'ata iti de Bora Bora

Le blog m’a permis d’être en contact avec quantité de personnes, dont des bretons du monde entier et beaucoup de polynésiens de métropole et tous les "toqués" de Polynésie !
Ainsi Mareva est née à Bora Bora d’une maman née à Huahine. Elle est médecin à Paris. Elle m’a adressé ce mail qui raconte une histoire vécue. Son récit, présenté comme une tragédie théâtrale, est vraiment très bien écrit et je lui ai demandé l’autorisation de publier dans le blog. Ce qu’elle a accepté très vite. Voici son texte intégral. C’est une tragédie racinienne qui en respecte les 3 règles : unité de temps, unité de lieu et unité d’action (vieux souvenirs du lycée !) . Bravo à Mareva pour son courage et sa prose pleine de suspense. Ils sont fous ces taote (médecins) de Tahiti qui vivent à Paris ! Pas assez de soleil sans doute !

Ia ora na
Aujourd'hui, j'ai décidé de te faire sourire à travers une de mes mésaventures. Je n'ai pas ton talent de narratrice, mais je vais m'appliquer.
Pour commencer, je dois te dire, que je ne rate jamais une occasion de faire des c.. . Mon père m'avait surnommée: Urita'ata iti (petit singe) car j'adorais grimper aux arbres. A 58 ans, j'ai encore des comportements de gamine. Après un saut en parachute, une méharée (8 jours à dos de dromadaire) dans le grand sud marocain, un 14 Juillet inoubliable en Provence, un stage de conduite de F1 et bien d'autres encore, ma dernière bêtise en date, j'ai testé le saut à l'élastique, le sport le plus vertigineux après la pétanque !

Le BENJI, OU COMMENT S'ENVOYER EN L'AIR EN PUBLIC ?


Préambule : Pour Noël, mon frère m'a offert ce "cadeau empoisonné". Devant témoins, impossible de me défiler.
ACTE I
Scène 1
. 7h. Je me réveille. Petite angoisse. A 14h je serai lâchée de 90 mètres de hauteur, avec seul ami à ce moment-là, un élastique accroché à mon petit 37 de pointure. Une pensée trotte dans ma tête: "Mais quelle idée à la c... de vouloir sauter!".
Scène 2. 12h. Lorsque nous arrivons sur les lieux de mon exécution, le pont est désert. Pause repas oblige. Tous les futurs sauteurs se restaurent. Comment arrivent-ils à manger? Moi, je ne peux rien avaler.

ACTE II.
Scène 1.
13h. Pesée avant le saut: chaque élastique correspond à une catégorie de poids.
Scène 2. 13h15. Heure de signer les décharges. Gloups! Ca rassure !!!
Scène 3. 14h. Les sauts commencent. Des sauts je n'ai rien vu. Juste entendu les hurlements résonner dans la vallée. De plus en plus rassurant !
J'avale difficilement ma salive. Plus le temps passe, plus je deviens verte et de moins en moins loquace. Adrénaline en ébullition. Je n'ose pas dire que je voudrais abandonner. De toute façon, je ne peux plus reculer.
Scène 4. Me voilà donc partie dans la file d'attente. 10 mn de macération en attendant mon tour, histoire de bien voir les autres douiller avant le saut.
Scène 5. On m'équipe de tout un tas de harnais; impossible de filer à l'anglaise; je suis entravée, prisonnière. Même David Copperfield n'arriverait pas à s'en sortir tout seul!

ACTE III.
Scène 1
. C'est mon tour. Je me positionne sur la piste d'envol. Désormais ma vie est entre les mains d'un morceau de caoutchouc et elle "ne tient qu'à un fil". Dire qu'au départ la vie ne tient qu'à un bout de latex ! La boucle est bouclée ! Pour résumer: tout est la faute des hévéas !
3 moniteurs à mes côtés, 2 caméras, 1 photographe et des dizaines de badauds. Bref, le GRAND show !
Scène 2.
Résignée dans l'attente d'une catastrophe éminente, je n'ose pas regarder en bas. Dernière vérification. Drôle de sensation. Je suis terrifiée, mais c'est trop bon. Dernières recommandations de l'instructeur et consignes de sécurité. Black out total : la sécurité, je n'en ai rien à f... en ce moment. Derniers conseils: "Jette-toi directement dans le vide, sans te poser de questions." (La bonne blague: si je m'étais posée des questions, je ne serais pas ici; si j'avais fait travailler MON neurone, je ne sauterais pas).
Je n'ai pas entendu la suite, parce que, à ce moment-là, je me demandais pourquoi j'ai toujours de telles idées et pourquoi j'aime faire des trucs stupides.


ACTE IV.
Scène 1
. Petit regard en bas. Oh la la ! C'est quand même bien haut ! Pendant 1/2 seconde, le doute m'envahit, la peur face au vide me paralyse. Mais j'entends les gens hurler des encouragements et là...
Scène 2. ... je me lance. Grand plongeon vers des sensations inconnues, la tête à l'envers. Je vole. Enfin ... JE TOMBE !


Tout défile très, très vite. Décharge d'adrénaline puissance infinie. C'est sûr, je vais me croûter par terre, m'écrabouiller dans une mare de sang, rentrer chez moi en kit et finir dans la rubrique "Faits divers". Tous mes organes ont envie de se planquer au même endroit: dans ma gorge !. J'ai l'impression d'être sortie de mon corps.
Scène 3. Premier rebond. Ouf ! Je suis rassurée, le benji a résisté. Je savoure l'instant, quand soudain, une impulsion verticale me renvoie dans les airs comme une poupée de chiffon. Remontée violente et retombée tête la première pour un second saut. 1fois, 2 fois, 3 fois. Je ne suis plus qu'un yoyo, un pantin désarticulé. Tête en bas, pieds en l'air et mains battantes dans le vide. Oubliée la position de sécurité ! Ca bouge dans tout mon corps, mon cœur me joue des tours. Ultra kiffant ! Presque orgasmique!
Scène 4.
Retour sur terre. Libération de mes sangles et remontée, d'une démarche un peu chancelante et déséquilibrée, des 90 m qui m'ont pris 7 secondes à descendre.

Conclusion : Expérience extrême que je ne recommencerai pas. "Never again" comme disent mes mo'otua.


Je t'embrasse très fort et Fa'aitoito! MAREVA

PS :Mes frères me traitent gentiment de taravana (un peu folle). Aucune importance: moi, je m'amuse. Au diable les paa teve (les casse-pieds) et les moralisateurs.
En fait, je suis très moqueuse et la première victime de mes railleries, c'est moi-même. Donc, no limits ! No tapu. Araua'e. Hoara'a.

14 avril 2012

Les chaussettes de Tahiti

Petit tour à la grande foire commerciale, place Toata. Comme d'habitude ce stand a du succès . Tahiti a froid aux pieds quand le thermomêtre descend à 19 °degrés, en juillet, dur hiver austral ! Pas vu un seul bikini ! Achetez vite vos stocks de chaussettes à la foire.

4 avril 2012

Transport de palmes

Il y a trop de 4 x 4 à Tahiti ? OK , mais comment fais tu pour transporter des palmes dans une twingo ?

Très utile le 4 x 4 à Tahiti, sauf que le vent s'est levé et quelques chapeaux tressés se sont envolés !

16 février 2012

Les filles de l'Ouest !

Incroyable mais vrai. C'est dans le site web tahitien de Tahititoday, que je découvre cette photo insolite publiée dans Ouest-France. ! L'information circule vite et n'a pas de frontières. Très forts à la DDE : 2 files c'est mieux avec 2 "l" !!!! Dans quelle ville de l'Ouest ? Mystère. Trop forts ces bretons qui font rire dans les fare de Tahiti !!!!

13 février 2012

Au Revoir, Kenavo, Adios, et ..... Nana ....Parahi.

J’ai deux grands amis internautes à Tahiti. On se parle et se maile beaucoup, mais on ne se voit que très rarement. Pierre, le gars du Lot arrivé au fenua en 1963, c’est le Montaigne de la côte Est, le blogueur impénitent (parfois, voire souvent, impertinent!). Christian, c’est le pappy de la côte Ouest, qui connaît toutes les îles et tout le Who’sWho polynésien.
Pierre c’est la BPF, (la bibliothèque de Polynésie française), l’archiviste. Christian, c’est plutôt le bottin mondain ! Il ne veut pas alimenter un blog, alors il m’envoie ses sujets du moment. Ainsi ce jour, voici ce que je reçois :

Sylvie Anne
Sais tu que le mot "nana" n'a été employé en Polynésie qu’au début des années 1960.
C'est l'afflux des métropolitains du CEA et CEP qui n'arrivaient pas à prononcer le mot "Parahi" (qui signifie au revoir), que nous polynésiens, leur avons demandé d'utiliser le mot "nana", un mot seulement réservé aux bébés ou pour les très petits enfants.
Parahi est le vrai mot pour dire au revoir. Il est prononcé uniquement par ceux qui partent. On dit nana aujourd'hui seulement, mais pas toujours, en famille ou entre amis et c’est toujours dit par ceux qui partent, pas par ceux qui restent.
Mes locataires polynésiens n’utilisent jamais "nana" en me quittant, cela ferait ridicule, comme si j'étais un bébé.
Ce mot a même deux sens avec la même prononciation, et seul le contexte peut le définir.
Si quelqu'un arrive chez toi et que tu veux qu'il s'asseoie, tu emploies aussi le mot "parahi", (s'asseoir), ou
assieds toi.
Depuis un certain temps, j'ai remarqué que beaucoup de polynésiens, même les jeunes, reviennent à leur langue maternelle et essaient de la respecter. C'est encourageant à condition pour moi aussi de bien parler le français et même l'anglais, ce qui est un plus ……………(
pour le tourisme en Polynésie, je rajouterais) .
Christian

Je savais que Ia ora na ne voulait pas dire bonjour de manière littérale, car bon c’est maitai et jour c’est mahana.

C’est une simple salutation, qui peut se dire aussi le soir, puisque les termes bonsoir ou bonne nuit, n’existent pas.
Mais alors pourquoi ne m’avoir rien dit pour "Nana" ?
En 2009, j’ai fait 6 mois de cours du soir de tahitien (à raison de 2 heures par semaine). J’ai abandonné en raison de la difficulté et de l’abondance des devoirs du soir ! J’aurais du persévérer.

Pierre a ajouté : voici 2 dessins de Jean-Paul Lieby : iaorana et nana, pour ton article (voir infra). Nana veut aussi dire troupeau, bande et Parahi signifie "siège ou chaise". On pourrait penser que l'au-revoir très poli parahi, prendrait le sens de "ne quittez pas votre siège" (ne vous levez pas), lorsqu'il est dit par celui qui quitte l'assemblée. Dans ce cas, "parahi" a une conotation de respectueuses salutations, que n'a pas ce babillage nul de "nana".
Ce cours de vocabulaire tahitien, a bien fait rougir les tuyaux de Mana (notre Net tahitien, le mail.pf ! ) et m'a surtout confirmé que le réo tahitien a autant de nuances que le bleu des lagons. Mauruuru mes internautes !
Mais si vous observez bien, les vrais tahitiens parlent souvent avec les yeux, pas avec des mots. Désormais je ne parlerais que…… breton ! Na ! Kenavo

11 février 2012

Les bananes de Rimatara

Ce week-end du 11 février se tient à Pirae, le salon du tourisme dans les îles. C'est un rendez vous à ne pas manquer. Je ne vais pas y acheter mes prochains voyages, mais rencontrer tous les hotes qui m'ont accueillie dans leurs pensions. La liste est longue et je passe ma journée à faire des bises et à donner des nouvelles. Georges de la pension UeUe à Rimatara, en fait partie. Son stand est joliment décoré et il a apporté des bananes assez incroyables. ! Je les avais vues en novembre à Rimatara, mais elles sont devenues énormes ! Je ne connais pas le nom de ces bananes monstrueuses. Bananes bio (à cuire) et sans OGN ! Si quelqu'un a une idée de leur nom .................


Réponse : Pierre l'archiviste, a trouvé le premier le nom de banane Maohi. Georges junior précise Mai'a Maohi. Voici le lien pour trouver un document complet, sur le site du ministère de l'agriculture polynésien. (page 63). http://www.mae.gov.pf/sites/default/files/politique.agricole.pdf

30 octobre 2011

La belle Jeep Renegade

Cette super jeep trônait devant la mairie de Punaauia dimanche matin.
Magnifique !
Un peu d'histoire : La marque a traversé de nombreux propriétaires, à commencer par Willys , qui a produit la première Jeep civile (CJ) en 1945 et ensuite :
• 1953-1964: Kaiser-Jeep (se faisant appeler "Willys Motors»)
• 1964-1970: Kaiser-Jeep
• 1970-1987: Américan Motor (Renault contrôle la production en 1986)
• 1987-1998: Chrysler
• 1998-2007: Daimler Chrysler AG
• 2007-2009: Chrysler LLC
• 2009-présent: Chrysler Group LLC
Le premier modèle Renegade est apparu en 1970, soit plus de 40 ans. Elles ont été construites jusqu’en 1983.

Le numéro d’immatriculation très ancien de celle-ci, pourrait en effet se situer dans les années 1970. A Tahiti les voitures se conservent très bien !

24 octobre 2011

Des PV insolites

Ce lundi après midi, vers 15 h 30, j’ai la chance de trouver une place sur la contre-allée du boulevard Pomare, en plein centre, devant la galerie de Fare Tony. Je cherche le parcmètre, sans succès.
Tant pis, je vais à l’agence de voyage à deux pas, chercher mon billet pour lundi prochain pour Fakahina. Il est prêt et payé. Cela ne devrait pas durer.
No problème. J’ai le billet. C’est un billet manuel, aucune trace électronique. Je n’ai pas intérêt de l’égarer !
J’ai envie d’un bon jus frais et je m’assois à la Terrasse Api. 50 cl de jus d’orange frais, en faisant les mots croisés des Nouvelles, voilà qui me permet une bonne pause.
Je réalise à 16 h 30 que la twingo est sans paiement ! Je file et voici le spectacle :
Des fleurs roses plein le capot et le pare brise ! Quels charmants PV ! Il faut dire que je suis juste sous l’arbre. Cette image me fait sourire. C’est du pur Tahiti. On ne verra pas cela à Paris fin octobre.
Merci Tahiti.

12 septembre 2011

Air Tahiti :Les consignes

J’ai photographié ces infos à l’aéroport de Tubuai, car un mur était truffé de consignes. En voici quelques unes :

Pour les animaux :

la chèvre et le cochon (même petit de moins de 8 kg ?) n’ont pas le droit à la cabine, et le pittbull et le rotweiller doivent apprendre à nager ou se faire tout doux sur un bateau. Si le chat est à côté du poussin, bonjour l’ambiance de vol !
Pour les colis de fret : où achète t’on le rouleau de tape (tapé ) ? Le scotch fait l’affaire ? ah bon d’acc alors !
Exception pour les couronnes : 2 kg autour du cou, multipliés par 75 passagers c’est 150 kgs de surcharge et une heure (ou plus) de vol parfumé ! Que du bonheur !
2 kg de perles sur ATN pour aller à Paris, cela ne va pas le faire ? Dommage ! J’aime lire ces petites affiches dans les lieux publics. C’est le petit plus qui me rappelle si besoin en était, que la Polynésie est unique et ses habitants si attachants.

6 mai 2011

Les palourdes perlières et perles d'eau douce

Aux Sables d’or, je visite la boutique d’un jeune souffleur de verre et découvre les palourdes perlières.
Ces palourdes géantes viennent de Chine principalement et produisent des perles d’eau douce très jolies. Il crée des bijoux, bagues, colliers avec ces perles nacrées.

Quelques recherches m’apprennent que les huitres n’ont pas le monopole de la perle, ainsi les moules, les palourdes peuvent créer des perles, ainsi que tout mollusque bivalve qui produit de la nacre.
La plupart des perles d'eau douce qui sont produites aujourd'hui viennent d'une espèce de mollusque appelée "moule' ou " Hyriopsis Cumingi" de forme triangulaire.

Cette espèce donne des perles de plus belle qualité que le mollusque " C. Plicata" utilisé jusqu'à la fin des années 1980.
La moule Cristaria Plicata vit dans les rivières et les lacs de Chine, du Vietnam, Japon et Corée. Elle a été à l'origine du large volume de perles d'eau douce chinoises produites dans les années 70 et 80. Les perles sont plus petites de l’ordre de 4 à 11 mm et il y a peu de perles parfaitement sphériques (2%). Les perles ont une croissance de 2 à 6 ans.
Les perles d'eau douce couvrent une très grande variété de couleurs et de dimensions, par rapport aux autres types de perles.
A l'origine, ces perles étaient considérées comme des perles de basse qualité, une alternative aux perles d'Akoya à des tarifs plus bas.

Mais depuis les années 1990, la culture des perles d'eau douce a fait d'énormes progrès et les perles peuvent être bien rondes avec un lustre brillant.
Car à l'opposé des perles de culture d'eau salée, les perles d'eau douce ne sont pas nucléonnées avec une bille ronde et les perles sont donc moins rondes. A la place d'utiliser un nucléon rond, on insère de petits morceaux du tissu du manteau d'un mollusque donneur, dont la nacre est exceptionnelle de qualité, et on l'insère dans le mollusque récepteur afin de susciter la formation des perles.
Cette technique unique de culture donne des perles d'eau douce entièrement composées de nacre. Les perles d'eau salée sont nucléonnées, elles ont beaucoup moins de nacre que les perles d'eau douce.

Chaque moule peut produire jusqu'à 40 perles, quand un mollusque produisant les perles d'eau salée en produira une ou deux tout au plus.

Eau douce ou eau salée, je suis une fana des perles de culture.
Les bijoux avec des perles mettent en valeur la beauté de la femme qui les porte.

9 février 2011

Une grue sur la RDO

L'autre jourà PK 10, en rentrant de Paea vers Papeete, un bouchon à une heure inhabituelle.
Que se passe -t'il ? Accident ?
Enfin une grande grue orange apparaît devant la passerelle métallique.

.
Bizarre. A quoi sert'elle ?
Une fois arrivée un peu plus près, j'ai compris que les ouvriers repeignaient la passerelle dans une nacelle suspendue.
.
La grue semble démesurément haute pour ce travail situé quelques metres au dessus de la voie. Sans doute était-ce la seule disponible ce jour là ?
A Tahiti, il ne faut pas se poser ce genre de questions, qui de toutes façons, resteront sans réponse. C'est ainsi. C'est Tahiti.
Ce qui est sûr et certain c'est que ça bouchonnait sévère et cela c'est rituel. C'est une île.

29 janvier 2011

L'oursin tortue du récif d'Ahe

Nous traversons la forêt de Pisonias géants pour rejoindre le récif coralien en bordure d'océan.

Le rose du paltier tranche avec le bleu des vagues et le blond du sable.

Le vent dépose une écume de mousse sur la plage.

Le calme des récifs cohabite avec le vacarme des lames.


J'aime ces bords d'océan, toujours agités et venteux, car ils m'évoquent mes longues balades sur les plages du pays pagan à la pointe extrême du Finistère Nord.

L'océan règne en maître absolu.

Nous trouvons quelques oursins piquants violets,

que nous saissisons avec précaution, avant de leur reposer à leur même place.

Puis soudain, une colonie de petits domes avec des écailles: les oursins tortues.



Nous en observons un de plus près. C'est bien un oursin, mais il ne pique pas et est recouvert de fines écailles.


Cet oursin, animal préhistorique et endémique du nord des Tuamotu fait bien partie de la famille des Echynodermes et est comestible.

Ici, il est appelé oursin tortue ou oursin casque ou encore oursin bonnet de prètre,(colobocentrus pedifer, dixit le DIP) .

Nous ne ramasserons pas ces petits oursins, préférant les laisser prospérer dans leur milieu naturel .

Ce week-end à Ahe est des plus instructifs. Les pisonias et l'oursin-tortue méritent le déplacement.

Il reste encore la visite, non pas d'une ferme perlière, mais de l'usine à perles d'Ahe.

A suivre.

9 janvier 2011

Stationnement insolite à Punaauia

Il était 18 h. Un fracas énorme nous fait quitter la table du Cigalon.
Pas de blessé mais de gros dégâts.

Scène de ménage dans la petite tuture. La jeune vahine a voulu se garer sur le bord de la route !
Le poteau du restaurant a arrêté net sa course.

Les motoi (police municipale) viennent très vite.
Marc constate l’état de la murette et Fabi cherche sa belle monette jaune absorbée par la voiture.
Le tane est fort mécontent : "Chérie, tu as tout cassé ma voiture ! ".

Le Cigalon mérite un arrêt certes mais dans le grand parking !

24 décembre 2010

Les huitres de Cancale à Tahiti

Ce vendredi matin, c'est la cohue, la folie, dans les quelques grandes surfaces de Papeete.
Parkings saturés et files interminables aux caisses des 3 hyper.
Enfin c'est la folie de Noël, période pendant laquelle les cartes bancaires et les portefeuilles explosent. Janvier sera plus morose !
Faire ripaille devient le leit-motiv.
Les caddies débordent, comme si on était à la veille d'une guerre mondiale ou d'un cataclysme épouvantable.
Je n'ai jamais compris cette folie consommatrice sans limite pour un seul jour.
Une fête religieuse ?
Oui, peut-être, Il y a xx années, quand je chantais la messe de minuit en grégorien dans l'église de ma petite paroisse.
En 2010, Noël c'est avant tout du commercial.
J'aurais préféré manger du poisson grillé à Mataiva, contempler les myiades étoilées du ciel des Tuamotu, plutôt que d'être coincée dans les bouchons de la circulation à Papeete. Pas de bol !
Il y a moins de monde au petit Champion de Paofai. Il reste quelques bourriches fraîches d'huitres de Cancale. Je craque.

8100 CFP les 1,5 kg (4 douzaines de numéro 4) soit 68 euros.
Mais c'est juste une fois par an et pour faire plaisir à mes amis.
Le vini fonctionne. C'est OK , dac ramènes des huîtres pour le déjeuner.
Faut faire vite, ne pas rompre la chaîne du froid, elles sont déjà fait assez de kilomètres les huitres de Cancale pour arriver à Tahiti.
Clim à fond dans la Pistache et pas de soleil sur mes huitres !
Il est minuit en métropole, 13 h à Tahiti.

Une coupette pour fêter Noël à la même heure qu'en métropole est la bienvenue.
Jean Mi a préparé le vinaigre aux échalottes et le citron.
Elles étaient délicieusement iodées les mignonnes qui ont bien voyagé.
Il manquait cependant le beurre demi sel, (inconnu du Cigalon), le bruit, l'odeur de l'océan atlantique.
Les huitres de Bretagne sont quand même meilleures à Dinard, Saint Malo ou Cancale, sublimes au Conquet ou à Ploudalmézeau.
La Polynésie et le Pacifique Sud c'est si loin et si différent de l'Europe eneigée.
Je ne mangerais plus jamais d'huitres de Bretagne en Polynésie, car elles sont le goût amer de l'expatriement à l'autre bout de la terre. Quoique ......
L'année prochaine, pour Noël, je prévois une semaine ou deux à Rapa, l'île la plus australe de Polynésie française. Pas question de rester à Tahiti à Noël !
Je me souviens qu'à pareille heure il y a un an, je goûtais les charmes de l'île de Pâques, en plein milieu du Pacifique. Comme 2010 a vite passé !

6 tonnes de courrier bloqués aux USA, et mes colis partis le 15 novembre de Papeete, où sont t'ils ? Pas top les communications postales en ce moment. Galère !

Noël sans neige, sans sapin et sans colis, ce n'est pas vraiment Noël à Tahiti.

20 décembre 2010

Mes petits sabots de Noël

Samedi, Fabi a décoré son resto.
Le bonhomme de neige a retrouvé sa place sur la tablette auprès des oiseaux du paradis.
Il a un joli tiare au bras.
Le Père Noël trône sur le comptoir. Des oiseaux le fleurissent aussi.
Attention fumeurs ne pas s’approcher des bons hommes.
Est-ce vraiment Noël bientôt ? Il fait si chaud.
Un peu de neige nous ferait du bien ! les ventilos brassent que de l’air chaud !
J’étrenne une nouvelle robe faite par Rosine.
Encore des hibiscus pour ne pas changer !
Je cache mon pied gauche derrière la plante verte, car il y a un petit souci.
Ces dernières semaines, j’ai fait 4 heures hebdo d’aqua-gym dans une eau bien chlorée et je n’ai pas pris au sérieux une petite mycose plantaire qui s’est bien épanouie dans la piscine, en même temps que je sculptais la silhouette et renforçais les abdos.
Une visite chez le pédicure n’a rien arrangé (voire empiré) la chose, pas plus que les ra’au tahitiens (médicaments ). Trop tard pour l’huile de tamanu !
Vu l’état de mes doigts de pieds, j’ai du renoncer à une sortie bateau et baignade dans le lagon dimanche avec les amis. J’ai enragé.
Lundi matin, y avait urgence et je suis restée 3 heures en soins infirmiers à la clinique proche de mon bureau.
Il m’a bien grondée mon taote (médecin).
Tous les symptômes de la maladie Pied d’athlète, à son niveau le plus critique.
L’infirmier a mis 2 heures à me soigner les potons.
Je suis ressortie de la clinique en chaussons de bloc et mes savates tahitiennes dans un sac !
Attention aux graviers ! pas facile de débrayer avec de tels sabots aux pieds !
J’avais ma robe rouge hibiscus. Il ne manquait plus que le bonnet de mère Noël .
Interdiction de marcher et je dois garder les pieds en l’air pendant au moins 2 jours et avaler plein d’antibiotiques.
Arrêt de travail obligatoire, alors je bosse chez moi les pieds sur la table.
J’ai déjà fait deux vilaines entorses du pied droit à Tahiti, aujourd’hui c’est surtout le gauche qui m’enquiquine sévère.
Qui a dit que Tahiti c’était le pied ? Pour moi c’est les deux !
Dans trois jours je m’envole en vacances dans les îles et sur mes 2 pieds, y a plutôt intérêt !
33 ans que je bosse au Ministère de la santé ! mais les cordonniers …… vous connaissez la suite .

17 décembre 2010

Les embarras de la circulation à Papeete

Sauf périodes de vacances scolaires, les embarras de la circulation à Papeete sont permanents de 7 h à 17 h avec des heures de pointe aux heures d'entrée en classe (de 6 h 45 à 7 h 30) et de sortie (11 h à 11 h 30 et 15 à 16 h 30). C'est un classique.
On essaie d'éviter ces créneaux pour se déplacer, mais ce n'est pas toujours évident. Alors on s'y fait et on patiente.
Vitres ouvertes si on veut profiter du soleil, vitres fermées et voiture climatisée, si on souhaite rester au frais. Moi c'est vitres ouvertes car la clim me file le rhume !

Je suis retournée faire un tour à la grande foire de Noël à Toata (ne pas confondre avec le salon de Noël à Pirae !).
Une voiture décapotable rouge m'intrigue.

Je m'approche. C'est la voiture spéciale "bouchons"

. C'est comme en avion, chacun a son écran !peut lire les mails, regarder un film, ...... !
Même le conducteur a son écran !
Sauf que dans un avion il y a un pilote qui ne regarde pas la TV !
Je demande au vendeur si cette voiture est télécommandée ?
Vexé par mon impertinence, il me répond "mais c'est une vraie voiture !".
Je venais de découvrir la cyberbagnole !
Conduire en surfant c'est autorisé dans le code de la route ?
Le progrés va plus vite que la législation, mais est-ce vraiment raisonable ?
Je ne vous dirais pas le prix de cette cybervoiture, et de ses cyber équipements installés gratos, car c'est du n'importe quoi !
Un ordi au bureau, un autre à la maison, ah non pas d'ordi dans ma Pistache !
J'écoute Radio One ou Tiare FM et cela me suffit !
Comme j'aurais voulu connaître les années 1930 ou les bagnoles étaient encore très rares à Tahiti.!
Nostalgie du Tahiti d'antan !

28 novembre 2010

Ascenseur à Tahiti: mode d'emploi

Au moins deux fois par mois, l'ascenseur, ou plutôt le funiculaire de la résidence Diva Nui à Faaa, se met en grève. C'est devenu une habitude.
Quand c'est pas le câble, ce sont les cartes électroniques des portes ou inversement.
C'est toujours quand j'arrive avec les courses, que la jolie cage en verre a mis son petit panneau bien connu désormais "HS".
Depuis un mois, c'est une histoire de portes, alors pour prendre l'ascenseur faut déjà lire le mode d'emploi.

Les résidents sont habitués, mais pour les visiteurs cela peut surprendre.
Les portes dites "manuelles" doivent être refermées après la sortie.
Alors parfois on entend crier dans l'escalier "La porte SVP", quand le dernier utilisateur n'a pas bien lu le mode d'emploi et oublié de refermer les portes.
Résultat : je me suis habituée à faire souvent les 7 étages à pinces. Mais c'est l'occasion de parler aux voisins que l'on ne connaissait pas avant.
En plus du sport, il y a toujours du positif avec un ascenseur sous le soleil de Tahiti.
Nana

22 novembre 2010

Repeindre la piscine

C'est la piscine du restaurant le Cigalon à Punaauia.
Marc a décidé de repeindre la margelle.
Dur métier de peintre dans le bain à Tahiti !
Sur sa demande, je publie la scène car, me dit'il " J'aime peindre à Tahiti".
Ce bain forcé lui a ouvert l'appétit . C'était l'heure du déjeuner.

1 novembre 2010

Accident d'une pelleteuse à Papenoo

En allant à Tiarei, nous avons vu cette pelleteuse en mauvaise position à flanc de montagne.
Des travaux d'agrandissement de la route de ceinture de la côte Est au PK 19 sont actuellement en cours.
Lundi 25 octobre, le conducteur de cette pelleteuse a vu la terre et les arbres déracinés lui arriver dessus et il a eu juste le temps de sauter de son engin.

La pelleteuse est désormais prisonnière de l'éboulement.

Une autre pelleteuse essaie de la dégager car cet engin vaut plusieurs millions.
Mais huit jours après l'accident la pelleteuse est toujours là, incrustée dans le pan de montagne.
Ce n'est pas très rassurant de circuler juste en dessous.