30 novembre 2008

L’arbre à pain (tumu uru)

L’arbre à pain, dont le fruit est appelé uru, est un arbre magnifique aux larges feuilles vert foncé, brillantes et très découpées.

Il fut rendu célèbre par l’aventure des révoltés de la Bounty.

En effet, en 1787, le lieutenant William Bligh, a été désigné par l’amirauté anglaise pour commander le navire de la Bounty.
Sa mission était de recueillir, à
Tahiti, le plus grand nombre de plants de uru possible et de les transporter aux Caraïbes pour fournir de la nourriture aux esclaves de ces colonies.
Mais un certain Fletcher Christian contribua à transformer ces projets en la mutinerie la plus célèbre de l’histoire maritime.
Après ces péripéties, le capitaine Bligh revint quand même à Tahiti en 1792, à bord de la Providence, pour clore sa m
ission.
Hélas, le uru ne s’acclimata jamais bien en Jamaïque et de plus les esclaves des plantations refusaient obstinément d’en manger car ils détestaient ce nouveau goût qu’ils ne connaissaient pas.
Tout çà pour çà ! les français l'acclimatèrent et il fut cependant introduit avec succès aux Antilles, un peu plus tard en Guyane.

Son fruit, est arrondi de couleur jaunâtre et ressemble à un gros pamplemousse couvert d’une multitude de petites bosses.

L’uru est un féculent, servi cuit avec des bananes rouges, du taro, des patates douces.
Certains en font même des frites. !


Aujourd’hui, le uru possède encore une place dans la nourriture des Polynésiens, mais il a moins d’importance qu’auparavant.
Le uru existe en de très nombreuses variétés (26 dans les îles de la Société).
Les polynésiens arrivent à les distinguées suivant ces critères : hauteur et port de l’arbre, épaisseur des feuilles, couleur des feuilles, nervures des feuilles, disposition, taille, forme, couleur et aspect des fruits

Autrefois, les polynésiens avaient 2 manières de conserver les fruits : OPIO et MAHI. Ils utilisaient ces 2 techniques pour conserver les fruits d’une abondante récolte.

OPIO : les fruits étaient cuits dans un ahimaa (four tahitien - technique de cuisson tahitienne à l’étouffée) pendant 48 h. Ensuite, ils creusaient des trous sur les côtés du ahimaa afin que les familles puissent se servir. Ainsi stockés à l’abri de l’air, les uru restaient comestibles pendant plusieurs semaines.

MAHI : c’était une pâte fermentée. Les uru, arrivés à maturité, était pelés puis découpés en petits morceaux à part le cœur qui était rejeté. Ces morceaux étaient jetés dans une fosse ne dépassant pas 25 m3 de volume.
Les parois de cette fosse étaient entourées de feuille de citronnelle pour protéger les morceaux de uru de la terre. Quand la fosse était remplie les Marquisiens la tassaient avec leur pieds et la recouvraient d’un lit de feuilles de ti.
Ensuite le trou était bouché avec de la terre et des pierres. Il était possible d’avoir 2 ou 3 couches de tas de morceaux de uru qui étaient séparées par un lit de feuilles de uru. Le mahi en forme de boules ou de rouleaux était enveloppé dans des feuilles puis cuit au ahimaa. Les morceaux de fruits se transformaient après fermentation en une pâte pouvant se conserver un an ou plus.

Cependant, elle pouvait provoquer chez certaines personnes des diarrhées et des céphalées.
Le mahi était un aliment de disette. Sa préparation a été abandonnée dès l’ouverture des îles au monde extérieur et avec la disparition de toutes menaces de famine.

De nos jours, le uru se prépare différemment.
En effet, nous pouvons le voir en purée, en frite, cuisson au four.

En œnologie, on sert des frites de uru entre chaque vin dégusté.
La neutralité gustative du uru permet de mieux appréhender la richesse de la palette d’un vin. (les belges trempent bien leurs frites dans la bière ! )
Autrefois, les prêtres polynésiens, tahu’a employaient souvent les plantes, dont l’arbre à pain, pour la fabrication de médicaments.
Différentes parties de cette plante étaient utilisées et mixées avec d’autres ingrédients.
Ces médicaments permettaient de traiter : des entorses, foulures, contusions, toux, bronchites, asthme, angines…. Si j’avais su avant, j’aurais du me faire des cataplasmes début novembre sur ma cheville droite !

Le latex blanc, qui s’écoule lors d’une incision de l’écorce était utilisé à l’état liquide brut avec un peu de monoi, comme cosmétique pour fixer les cheveux.
En outre, ce latex était employé après séparation de la partie aqueuse comme glu pour capturer les oiseaux.
En outre, le bois du tronc était utile pour creuser les pirogues alors que l’écorce des jeunes branches était utilisée pour la confection de tapa. (tissu non tressé issu de l’écorce de certains arbres ).

Il y a plusieurs tumu uru dans ma rue.
Cette photo avec échelle de taille pour Josiane ! (cf commentaires )

27 novembre 2008

Le pays des fleurs parfumées, l'apothéose végétale

Les îles sous le Vent forment un immense jardin tropical aux essences endémiques et importées des plus variées.
Le tiaré rivalise avec l’hibiscus, le frangipanier ou l’héliconia et cent autres encore aux couleurs chatoyantes et aux parfums enivrants.

Le parfum du Tiaré est particulièrement fort, suave et frais à la fois.
Quant aux Hibiscus, rien que dans la ville de Papeete, j’en ai compté au moins de 8 couleurs différentes, allant du rouge pourpre ou rose en passant par le jaune, l’orange et le violine.

Cette omniprésence de fleurs, qui poussent souvent à l’état sauvage, est à l’origine d’un langage des fleurs très élaboré.
Depuis le port d’une simple fleur dans les cheveux, jusqu’aux couronnes complexes pour les cérémonies, ce sont des milliers de fleurs qui sont cueillies chaque jour.

Sur ces terres généreuses, la gentillesse est un don et le mot maeva (bienvenue) est toujours associé à l’offrande d’un collier de fleurs et le mot nana à un collier de coquillages.

Si les tane jouent de l’ukulele, les vahine tressent des colliers de fleurs depuis leur plus jeune âge.

Les fleurs expriment aussi le langage du cœur.
Portées à droite ou à gauche, les fleurs indiquent un cœur libre ou épris.
Enfin elles sont la sublime expression d’une sensualité lascive qui atteint son paroxysme dans la danse du tapa.

Ce n’est pas un mythe, les femmes polynésiennes ont une fleur dans les cheveux (les caissières des magasins ou l’employée de l’OPT).
Parfois j’en décroche une, assortie à la couleur de ma tenue et cela ne choque personne dans les réunions..
Le frangipanier donne des fleurs jaunes et blanches au pouvoir très odorant.

Les petites fleurs rouges du flamboyant, décorent les vallées des îles. Le jasmin (pitate), l’ylang-ylang, la menthe verte, font aussi partie du paysage olfactif.

Mes amis de Punauia, ont une collection d’orchidées magnifiques.
Quelle félicité de vivre entourée d’orchidées !

Un beau bouquet d'opuhi


J’ai de la chance, car c’est en novembre et décembre qu’il y en a le plus.
Tous les jours en rentrant du bureau, je me fais un bouquet d’hibiscus, cueilli dans les bosquets devant mon immeuble !
J’ai toujours des bouquets de fleurs fraîches dans l’appartement.
Un peu la nostalgie du Clos de la Forge au printemps.

La liste n'est pas exhaustive, je découvre !
Je dédie cet article à Eric, le médecin-soigneur de mon jardin Coste-Armoricain, dans lequel quelles hélébores (roses de Noël) ne devraient pas tarder à pointer leur nez !

Bosser au soleil

Si mes derniers articles, ont pu donner l’impression d’une touriste en Polynésie, je tiens à préciser le cadre !
Je rassure mes ex-collègues et tous ceux et celles qui lisent ce blog.
J’ai vraiment du boulot, beaucoup de boulot ! Mais, comme en Bretagne, plus j’en ai, plus ça me plaît et me motive ! C’est mon mode de fonctionnement perso ! Trop tard pour en changer à mon âge.
Ainsi je passe beaucoup de temps de mes soirées, à préparer des mails aux personnes-ressources en métropole dans le but d’obtenir des renseignements précieux, qui vont me faire gagner, temps et efficience.
Il me faut préparer les nombreuses réunions techniques et prendre connaissance des dossiers très variés et complexes, car deux réglementations parallèles, deux J.O (ici lexpol.pf)

L’ambiance et le décor sont vraiment différents.
Les sages du CESC (Conseil Economique, Social et Culturel –l’ajout du Culturel est spécifique à la PF-), ne viennent pas à l’Assemblée en costume - cravate, mais en chemise à fleurs et en tongs ! (j’en ai vu beaucoup qui enlevaient les tongs sous leurs pupitres), mais les débats sont tout aussi enflammés et sérieux.
Je n’ai plus beaucoup d’ambition carriériste, mais toujours le besoin, l’envie, d’être efficace et d’aider à faire avancer tous les dossiers sous ma responsabilité, dans le but, partagé par toute l’équipe, de donner à la PF, tout ce qu’elle est en droit d’attendre.
C’est un deal ! La Polynésie m’apporte la concrétisation de mon rêve insulaire d’Outre-Mer et je lui dois un retour. Je ne ménage pas mes efforts !
Bosser au soleil, cela aide pour se lever de très bonne heure, par contre à 17 h (parfois 18 h), je suis morte !
J’apprécie la douche froide avant le goûter (papaye et tranche d’ananas très frais )
Ma vie a pris un autre rythme, un autre sens. Je commence à mieux comprendre BREL
Ce n’est pas moi qui découvre la Polynésie, c’est elle qui m’accepte et me guide.

26 novembre 2008

La vanille de Tahiti

La Polynésie regorge de trésors, parmi lesquels la vanille.
Beaucoup d’experts considèrent la vanille polynésienne comme l’une des meilleures au monde. La vanille (vanilla Tahitensis) est une orchidée originaire d’Amérique centrale.
Les Aztèques l’utilisaient pour parfumer leur chocolat.
Elle fut introduite en Polynésie par l’amiral Hamelin en 1848.
Elle prospère dans les vallées et les lieux humides abrités du vent, sous ensoleillement modéré.
On trouve des plantations à Moorea, Huahine, Raiatea, Tahiti, Nuku-Hiva et Tahaa , (surnommée l’île vanille).

Les 70 kms de route de Tahaa, sont réellement parfumées de vanille dont l’odeur enivrante et légère s’échappe des plantations qui parsèment l’île.
0n dit que plusieurs visiteurs ont profité de leur passage à Tahaa pour arrêter de fumer !
C’est à 32 kms de Bora-Bora. Il faut que j’y aille impérativement.
Plante grimpante, le vanillier s’enroule autour d’un arbre ou d’un tuteur.
Pour obtenir la vanille, il faut procéder au mariage, qui consiste à prélever avec une baguette de bois, la masse de grains de pollen, puis la déposer sur l’unique stigmate pour féconder les ovules.
Après 7 à 8 mois, la gousse atteint 15 à 20 cm, passant du vert pâle, au jaune, puis au marron. On met les gousses dans l’obscurité pendant 5 jours, où elles deviennent brunes.
Après un séchage de 3 à 4 semaines au soleil, elles développent leur arôme et perdent les ¾ de leur poids et peuvent être commercialisées.
On en trouve au marché de Papeete.
Il faut acheter des gousses bien noires et très sèches.
J’ai également acheté une boite de glace à la vanille.
Son parfum est beaucoup plus fort que les glaces fades que l’on trouve en métropole.
Dans les années 50, il y a eu un grand boum de la vanille avec 300 tonnes produites par an, mais l’arrivée de la vanille de synthèse, 50 fois moins chère, mit fin à l’euphorie.
En 1980, la production annuelle n’était plus que de 2 tonnes.
Elle est remontée à 15 tonnes en 1993.
Des plans sont à l’étude pour l’essor de la vanille de Tahiti, qui peut connaître un avenir brillant.
Des petits paquets de gousses fraîches feront partie de mes petits colis de Noël, que je commence à préparer.
En savoir plus

25 novembre 2008

Mes nuits sont plus belles que vos jours

C’est le titre d’un roman de Raphaëlle Billetdoux que j’ai adoré.
Qu’elle me pardonne cet emprunt très temporaire !
Mais ici, c’est de circonstance, puisque je me promène sur les quais de Papeete par plus de 30 degrés à l’ombre lorsque vous dormez en métropole, et quand vous grattez votre pare-brise givré le matin à 7 h je pousse la clim’ à 18h à Tahiti et je reprends une bonne douche avant de dîner !Hormis l’exotisme, le dépaysement total, toutes ces heures de retard sur la métropole, continuent cependant de me perturber ! C’est sans doute cela le plus dur à intégrer au début. Mais pour moi, qui regardais les émissions de fin de soirée à la TV, je suis gagnante car j’ai le journal de la nuit à 19 h, Thalassa le samedi à 20 h et plein d’autres émissions en différé de 24 heures, voire 2 jours, à des heures désormais très convenables. C’est la vie au ralenti, la vie en retard, mais je ne culpabilises pas, ni ne vous envie non plus le métro-boulot-dodo !
Les élections compliquées au PS ne passionnent vraiment personne ici, aucun intérêt et cela ne changera rien et surtout n’empêchera pas le soleil de briller sous les tropiques. La PF c’est le bout du monde, un bout de France pourtant! D’autres chiquenaudes ici, mais moins médiatisées, plus soft, moins passionnelles et pas très télévisuelles! Discrétion et pudeur obligent!
J’avais besoin de prendre du recul dans ma vie. C’est fait avec ces 11 heures de retard sur Paris.
Rennes reste invaincu en football, c’est bien mais très relatif! Que feraient-ils en pirogue ou en surf, ces pros du sport sur gazon, qui se prennent pour des Dieux avec leurs salaires indécents ?
Je perds progressivement mes repères, mes habitudes de la métropole, mais je conserve mes valeurs et mon âme ! Cette Polynésie m’envoûte chaque jour un peu plus, je la sens, je la vis, je la respire, je m’imprègne de toutes ses subtiles odeurs. J’essaies de la comprendre et de me faire adopter. Beaucoup d’erreurs dans les guides qui me disent eau pas très salée». Faux ! archi faux ! et plein de contrevérités que je découvre. Ceux qui ont écrit les guides n’ont jamais quitté Paris! Des erreurs vraiment grossières et beaucoup de clichés surannés! en total décalage!
Les nuits deviennent de plus en chaudes, obligée de climatiser l’appart’ un peu plus de jour en jour! Vivement l’hiver tropical en mars, pour perdre quelques degrés!
Les pluies se font attendre. Oui le climat mondial est perturbé, même ici en plein Pacifique.
En métropole, on a perdu nos 4 saisons, ici il n’y en a que 2, mais elles sont bien perturbées aussi. Peut-être un cyclone bientôt?
C’est la saison. Les militaires ont fait leur exercice annuel.
Le mari de Chantal a beaucoup bossé la semaine dernière!
Je vois à la TV la neige tomber en France, mais cela ne suffit pas à rafraîchir mon atmosphère !

Le Tahitian Princess

Ce magnifique bateau fait des croisières d’une semaine dans les plus belles îles polynésiennes.
Je l’ai vu arrivé au port le mercredi 19 et repartir le jeudi 20 en fin de journée.
Mon appareil photo, qui ne me quitte pas, s’est régalé et je vous offre ces quelques clichés qui font rêver.

Cet ancien navire de la flotte renaissance peut emporter 600 passagers.
Il a été r
ebaptisé à Papeete en 2002 «Tahitian Princess».
Je trouve le n
om très musical et élégant.

L'architecture d'intérieur impressionne de par son élégance et son raffinement et a été étudiée jusque dans les moindres détails, afin d'offrir aux passagers un cadre digne des plus grands palaces.
Les cabines spacieuses sont meublées dans des teintes bois foncé. La cuisine est non seulement raffinée mais aussi variée (d’après les brochures !
).

Alors que les origines britanniques de Princess Cruises, en font une compagnie à l'esprit, au service et à l'ambiance européenne, les croisières d'exception Princess, attirent une clientèle anglophone internationale.
Mais la crise économique commence à se faire sentir sur le tourisme de luxe en Polynésie !

Equipements : 2 Restaurants, salons, piscine et Spas, centre fitness, steackhouse Grill, boutiques, discothèque, casino, librairie, 342 Cabines dont 62 suites, longueur 181 m, largeur 25.5 m, tirant d'eau 6 m, vitesse 20 nœuds. Membres équipage 373.
Il me tarde de connaître les tarifs ! C’est très motivant de bosser pour pouvoir s’offrir un jour cette croisière inoubliable ! Alors au boulot la tahitienne !

23 novembre 2008

Pas facile de blogger sans le net à l'appart'

Ce dimanche 23 novembre, je squatte un point cyber à Papeete, bd du port, pour tenter de me connecter !
Il fait très chaud. Les rares et brèves pluies ne suffisent pas pour rafraîchir l'atmosphère !
Des difficultés pour avoir des nouvelles de France.
La consultation de mon blog semble aussi poser problème parfois.
Je n'arrive pas à localiser les raisons de ces étrangetés totalement intermittentes et passagères. J
'espère que cela marchera mieux dans quelques jours, lorsque j'aurais mon Net (Mana) à l'appartement.
Toutes les photos insérées sont des photos perso, je n'arrive pas encore à créer des liens sur d'autres sites web, aussi je vous invite à faire preuve de curiosité par vous-même.
Je vous donne les noms magiques, les sésames à vous de poursuivre le rêve !
Tous les lieux magiques dont je vous parle, je vais aller en fouler le sol, en respirer l’air et plonger dans les eaux cristallines des plus beaux lagons du monde !
J’ai parfois l’impression d’avoir gagner au loto, sans avoir jamais jouer ! Sure de ne pas perdre !
Mais certaine d’avoir gagner ! A ce propos, il y a ici la Pacifique des Jeux (avec loto, et autres tickets à gratter), et les polynésiens sont très joueurs.
En face de moi, magnifique et majestueux, le ferry Paul Gauguin est à quai, avant de repartir vers les îles Tuamutu ou Marquises. Patience !Lundi matin c'est la DS et le DPOS qui m'attendent !

Je vous envoie un peu de soleil tropical, pour réchauffer notre Bretagne et faire rougir les dernières framboises du jardin du Clos de la Forge.

21 novembre 2008

Vie Chère à Tahiti

La Polynésie Française est un pays riche.
Se positionnant au même niveau que l’Australie en termes de PIB par habitant.
Mais il ne faut pas confondre niveau de vie et PIB. En effet si tout coûte plus cher à Tahiti, les salaires sont doublés.

Le CEP (centre d’expérimentation du pacifique) pour les expérimentations nucléaires a constitué de 1963 à 1996, un apport économique considérable pour la Polynésie.

En stoppant définitivement les essais nucléaires en 1996, la France a prit l’engagement d’aider financièrement la PF pendant 10 ans.

Si le tourisme reste un atout majeur, le GIE des perles se porte mal, la vanille et le monoï subissent des revers, et seul le secteur pêche très modernisé se porte bien.
La seule monnaie ayant cours local est le franc pacifique (CFP : cours du franc pacifique) dont le code international est XPF. Il n’existe aucune fluctuation entre l’euro et le franc polynésien puisque le taux de change reste constant : 1 € = 119,3317 CFP.
La monnaie comprend des pièces de 1, 2, 5, 10, 20, 50, 100 CFP, les billets sont de 500, 1000, 5000 et 10000. Les billets sont de véritables œuvres d’art avec cocotiers lagons et vahine.


J’ai encore des problèmes avec les pièces qui se ressemblent toutes.

Par contre j’ai abandonné les Euros définitivement. Je sais que quand je retire 10.000 XFP au distributeur, cela me fait 83 € en poche.

Mais le mieux c’est d’oublier, et de compter qu’en francs.
J’ai ouvert un compte dans une banque polynésienne pour pouvoir y virer mon salaire et indemnités.

J’ai conservé quelques tickets de caisse pour comparer les prix : les clopes : sont vendues aux caisses de l’hypermarché.

Le choix n’est pas énorme, pas de JPS. Aussi j’achète des Royales, ou des Marlboro ou des Benson à 675 CFP le paquet 5,65 E. Mais comme je fume beaucoup moins, ça passe.

Les légumes : carottes des Australes : 310 XFP le Kg , 2,60 €.Les bananes : 140 XFP le Kg, 1,17 €. Le café : 2 paquets de Carte Noire : 795 XFP, 6,66 €. 250 g de beurre de Guérande: 260 XFP, 2,18 € (soit 8,71 € le kilo).

La viande : faux filet de bœuf de Nouvelle Zélande : entre 10 et 20 € le kilo.

Le poisson : le thon rouge frais : 7,50 €. Le porto Tawny : 2240 XFP 18,77 €.

Bon Ok, c’est quand même un peu plus cher, mais les aliments essentiels, viande, poisson, fruits et légumes restent très accessibles.

Seul l’alcool est très cher. Difficile de trouver une bouteille de vin français à moins de 1500 XPF (12 €) ! On a l’eau de coco et le vin californien.

Mais il y a aussi des vins rouges, blancs et rosés cultivés sur l’atoll de Rangiroa (archipel des Tuamotu). J’ai goûté le rosé chez des amis. Il est super bon et pas trop cher. Mais sa commercialisation est très secrète, et c’est très difficile d’en trouver !
Selon l’avis de métros qui sont installés depuis des dizaines d’années, ils s’estiment gagnants, car il faut cuisiner et manger polynésien et surtout guetter les promos dans les magasins.


Les loyers sont également élevés, il faut compter 1000 € pour un studio , 1200 € pour un F2 et 1800 € pour un F3 ( du moins à proximité de Papeete)
Pour les voitures, c’est comme en métropole. A partir de 12.000 € pour une neuve et de 6000 € pour une bonne occasion récente. J’attendrais la paie pour faire mon choix !
Car je veux garder mes francs pour les voyages dans les îles et notamment l’île de Pâques. (Mon rêve depuis l’âge de 12 ans !), mais aussi la Nouvelle Zélande, le Japon et la nouvelle Calédonie, en sachant que les voyages avion sont très chers !

Donc ici aussi la maîtrise des dépenses s'impose !

Mes horaires tahitiens en semaine.

5 h 30 : le réveil sonne, mais bien souvent je suis réveillée avant par les chants des nombreux coqs, mais aussi par la chaleur du matin.
5 h 45 : douche (presque froide, pour rafraîchir) pendant que la cafetière gargouille.

6 h : petit déjeuner complet (jambon, œuf, fruits frais-mangue- ananas-, café corsé, -j’ai mis 2 gousses de vanille dans ma boite de café moulu, c’est super- biscottes beurrées) sur le balcon, et en petite tenue, car il fait déjà chaud. Mais les jours sans vent, c’est pas tenable sur le balcon et je me planque à l’ombre dans le salon. La baguette de pain est à 50 CFP (0,42 €), et est très bonne.

Mais hélas difficile à conserver plus d’une journée. Rien d’intéressant à cette heure à la TV, je mets la radio.

6 h 30 : Habillage (c’est vite fait !) et préparation des mails pro et des messages blog.

7 h 15: petite ballade par le front de mer pour aller au bureau, avec arrêt pour acheter le journal, la Dépêche de Tahiti -150 CFP (1,25 €) ou les Nouvelles (j’alterne ) et les clopes ! Je lis également un mensuel économique Tahiti Pacific très intéressant.

Le magasin Champion du coin est déjà ouvert, et il y a du monde !

7 h 30 : arrivée au bureau. Mise en route de l’ordi et de la clim, 1ere pause café. (toujours une cafetière de prête à toute heure)

Prendre ma bouteille d’eau perso au frigo du secrétariat.

7 h 40 : début de l’arrivée des collègues. Bises obligatoires, jamais de poignées de mains. Au début cela fait vraiment drôle d’embrasser son directeur-adjoint, le dir-cab du Ministre, ou le président du conseil de l’ordre des médecins ; Je n’ai pas encore l’habitude !

9 h : première réunion de travail.

Pour le déjeuner : 3 possibilités :

1 - à partir de 11 h 15 : déjeuner à la cantine du Ministère (voir photo), c’est un fare sans porte, ni fenêtre. On y mange très bien. Ainsi pour 900 CFP (7,50 €), j’ai mangé l’autre jour une belle assiette de poisson délicieux au riz (du mako je crois, donc du requin !) et une grande assiette de fruits frais (ananas, papaye, banane, raisin, kiwi, mangue). A la limite les fruits m’auraient largement suffit ! Retour au bureau pour le kawa.

2 – déjeuner au resto, vers 12h30 ou 13hs, si réunion trop longue, (car à la cantoche il n’y a plus rien après 12 hs ! ). 3 ou 4 restos dans les parages. Pour plat + dessert + café, il faut compter 2100 CFP (17,50 €). C’est plus cher mais toujours très bon et copieux. J’y vais de temps à autre, quand nous voulons parler boulot avec les collègues médecins.

3 – déjeuner à l’appart : formule la moins chère et qui me permet de regarder le Soir 3 à 13 h sur Télé Polynésie et de faire une petite sieste sur le balcon !

14 h : nouvelles réunions ou boulot sur dossier. Dans quelques jours je vais faire des inspections des transports sanitaires dans l’île de Tahiti avec Denis (cadre de santé IDE).

Entre 16 h et 17 h 30, départ du bureau, cela dépend des jours, et de ce que j’ai à faire, car la plupart des services administratifs ferment à 16 hs.

Le mercredi 19 et le jeudi 20, j’ai filé à l’OPT et chez Mana, pour acheter des timbres et accélérer ma connexion Net. Puis j’ai fait un tour au marché qui ferme à 17 hs, pour acheter un gros bouquet d’Opuhi. Je prends mon petit caf’ au «Retro» sur le port et je rentre par le Bd Pomaré, en bord de mer, pour profiter de la brise marine.

18 h environ : je suis à l’appart, la nuit commence à tomber. Vite une douche ! Ensuite, je prépare un petit dîner léger (poisson, légumes et fruits) et je regarde les infos polynésiennes à 19 h. Pas de courrier à ouvrir, car tout arrive au boulot !

19 h à 21 h 30 : je bosse 2 heures sur l’ordi, soit à l’écriture de mon blog, soit sur mes dossiers professionnels. Jeudi 20, mon proprio, est venu m’apporter un salon pour le balcon et un miroir sur pied pour la chambre. Il est venu à 18h30, de Punauia (à 18 kms) car avant, il faudrait une heure à cause des bouchons sur la route du littoral. C’est un grossiste en meubles. Il s’envole demain matin pour Nouméa pour 2 semaines pour son business.

Ensuite c’est massage des jambes et des chevilles, et dodo avec juste un drap, pas de couverture ! Je suis morte ! Je n'entends plus les coqs chanter au beau milieu de la nuit.

Les jours se ressemblent, mais passent vite. Le week-end arrive très vite.

Au fait je n’ai pas encore vu un seul moustique, et les margouillats ne montent pas jusqu’au 4eme étage ! J’en ai vu 2 (ces petits lézards) sur le mur du bureau de la DRH l’autre jour. Ces petits espions se faufilent partout !

20 novembre 2008

Tetiaroa, l’atoll de Marlon Brando

Mon amie Liliane habite dans les hauts de Mahina, 10 kms à l’Est de Papeete.
De son
fare, on a une vue magnifique sur la pointe Vénus, l’océan et au loin sur l’atoll de Tetiaroa.
L’île (dont le nom signifie «qui se tient à distance», s’appelait jadis Teturoa ou Tetuaroa (la haute mer).
O
n y cultivait le taro.
A 42 km au Nord-Est de Tahiti, rattaché à la commune d’Arue.
C’est le seul atoll des îles du Vent, un simple atoll, parfait portrait de
carte postale, avec sable blanc immaculé et lagon cristallin.

13 motus (îlots), dont un seul est habité (tiaraunu), cerclent un lagon de 7 km de large, 30 m de fond, pour former une parcelle de paradis terrestre, où la nature n’a pas perdu ses droits.

Le lagon est plus tiède que partout ailleurs, et des raies grises y glissent silencieusement.

Le lagon de l'atoll fait partie du domaine public maritime du Pays, alors que les terres émergées sont toutes propriété privée.

Pourtant proches de Papeete, ces quelques 6 km2 de terre à peine émergés (de 3m maximum) des fonds abyssaux, ont une riche histoire.

Tetiaroa fut successivement résidence d'été des ari'i (grands chefs) de Arue (commune de Tahiti) et de la famille royale Pomare jusqu'à son abandon par la reine Pomare IV.

Selon la légende, Tetiaroa aurait servi de cache pour les trésors royaux.

L’île a eu depuis deux propriétaires prestigieux. La famille royale a d’abord offert l’atoll en 1904 au Dr Johnston Walter Williams (1874-1937), seul dentiste de l'île de Tahiti et consul d'Angleterre de 1916 à 1935. Il y exploita la coprah puis y décéda en 1937.

En 1965, lors du tournage hollywoodien des Révoltés du Bounty, la passion de Marlon Brando pour la Polynésie, le poussa à se porter acquéreur de l’atoll, ou plutôt locataire pour 99 ans, peut-être en souvenir des quelques mutins du Bounty qui y vécurent un temps.

Il fit construire une piste d'aviation sur le motu Onetahi ainsi qu'un hôtel géré, à l'époque, par son épouse tahitienne Tarita, héroïne à ses côtés des Révoltés de la Bounty.

Un hôtel de 14 bungalows fut discrètement implanté sur le motu Onetahi.

Depuis la mort de Marlon Brando en juillet 2004, les acquéreurs se sont montrent impatients. Aujourd’hui le petit hôtel ne fonctionne plus.

Il est dit que le groupe Intercontinental Resort veut y élever des villas somptueuses d’un luxe intense, pour attirer les rois, les vedettes internationales et tout le gratin des gens bien nantis. Cet ensemble s’appellerait The Brando !

Un motu, s’appelle Tahuna iti, l’île aux oiseaux,

Véritable sanctuaire d’oiseaux de mer unique en Polynésie (c’est là que se réfugie Jean Paul Belmondo dans le film Itinéraire d’un enfant gâté ).

On y voit des frégates, des sternes noires, des fous bruns à pieds rouges, des pétrels, gannets, paille en queue…viennent s’y reproduire.

Le lagon est magnifique et d’une richesse exceptionnelle.

Il fait régulièrement l’objet d’analyses et d’observations de la part des étudiants en océanographie.

Un projet de station d’étude des écosystèmes marins seraient à l’étude.

De nombreux sites archéologiques ont été découverts sur cet atoll : une dizaine de marae (lieu de culte traditionnel), des paepae (plate-forme), dont une plate-forme d'archer notamment, des enclos, des fosses à taro.

Avec le temps, de moins en moins de traces doivent subsister de ces vestiges.

Il est possible de visiter Tetiaroa. Au départ de Papeete, certains catamarans proposent une journée de ballade pour 13.000 CFP (109 €),

Avec pique-nique sur un motu. (voir plus loin Tetiaroa )

Il est possible aussi de faire un survol en hélicoptère.

livre à dévorer : Marlon Brando, mon amour, ma déchirure de Tarita Teriipaia. (Ed Pocket)

18 novembre 2008

La perle, l’or des lagons.

Née de Oro, Dieu de la fécondité et de l’arc en ciel, la perle de Tahiti est un don du ciel.

Aux temps anciens, les Polynésiens connaissaient déjà les perles et s’en servaient à des fins ornementales, mais n’y attachaient pas une grande importance.
La perle noire
est aujourd’hui l’orgueil de la Polynésie.
La perliculture est
devenue une
industrie florissante, indispensable à l’économie Polynésienne.
J’ai pris un peu de temps pour aller visiter le musée de la perle qui se trouve en face de mon bureau ! (photo prise de l'entrée de mon immeuble du job )


Ce n’est qu’en 1965 que Jean Domard, chef du service de la pêche, réussit avec l’aide de techniciens japonais, la greffe perlière sur l’huître à lèvres noires (pinctada margaritifera). La première ferme fut créée en 1966 sur l’atoll de Manihi.
En 1974, Tahiti Perles, créée par Robert Wan, entama ses premières greffes d’huîtres sur l’atoll de Mangareva.
Aujourd’hui on compte plus d’un millier de fermes perlières réparties surtout dans les atolls des Tuamotu et des Gambier, mais aussi dans les récifs barrières des îles sous le Vent.(ISVL)
2ème ressource économique de la PF, cette industrie regroupe 7000 emplois soit presque 10% de la population active.
Mais la crise mondiale des industries du luxe après le 11 septembre 2001, a frappé de plein fouet la perliculture polynésienne alors en plein essor.

Le gouvernement polynésien a alors mis en place des mesures draconiennes pour réglementer la production et augmenter la qualité.
Les perles prennent l’appellation de perles de Tahiti, celles qui disposent d’une couche continue de nacre sur plus de 80 % de leur surface, sans percevoir le noyau (nucléus) et qui répondent à tous une série de critères établis par les professionnels.
Du vert irisé, la perle de Tahiti, passe par diverses teintes pour atteindre un gris lunaire réellement magnifique.
Elles peuvent être aussi toutes blanches ou gris métallisé.

Les magasins de vente ne manquent pas à Papeete, mais il faut être très vigilant dans ses achats. J’ai la chance de connaître un ami perliculteur de longue date, qui va me guider dans mes choix. Il me tarde d’avoir quelques perles autour du cou et de faire quelques colis pour la France !

Unique par ses couleurs et son lustre naturel elle ne peut que rehausser la beauté d’une femme. La perle naît dans la douleur de la greffe, car la nacre tout comme la femme, porte en son sein, le fruit d’un travail de souffrance et de patience qu’elle couve amoureusement pendant des mois. C’est la personnalité de la femme, douceur, grâce et discrétion.

La perle de Tahiti est un joyau rare et précieux. Toute femme est unique et toute femme mérite sa perle.

17 novembre 2008

Les gens des îles

La Polynésie est un modèle d’intégration réussie, ou toutes les communautés vivent en bonne entente. Elle est composée de 4 ethnies qui se partagent inégalement le territoire : les polynésiens d’origine maorie 66 % de la population, les demis 17 % environ. Ce sont les enfants issus du métissage entre les Maoris, les chinois et les européens. Les chinois 5 % Ils constituent un pilier de l’activité économique des îles malgré leur petit nombre. Les Européens, ou les Popaa, (12 %) forment les contingents de fonctionnaires, professions libérales, cadres commerciaux, enseignants, militaires et retraités. De 80.000 habitants en 1960, la population a triplé pour atteindre 264.000 habitants en 2007. Mais on constate un infléchissement : baisse des naissances, allongement de l’espérance de vie, sous les effets de l’occidentalisation inévitable. Cependant la tendance n’est pas encore inversée, puisque 46 % de la population a moins de 25 ans.

Le tiare, fleur emblême de Tahiti

Vendredi 14 novembre, je suis allée avec Chantal, à la maison de la culture (300 mètres de mon appart’) au salon du Monoï.

Le salon s’appelle Monoï here, que l’on peut traduire par Monoï mon amour

Visite délicieuse et parfumée.

J’ai acheté des eaux de toilettes au coco et au tiare, des savons, des produits au monoï en quantité ! (du vrai et pas cher !)

Depuis des millénaires, le peuple maohi cultive une harmonie profonde avec la nature. Il a appris à maîtriser le Mana, cette force qui nous environne et fait le lien avec le monde. De cet art, procède un formidable sens du bien-être, un instinct inné pour la beauté et la grâce.

La fleur de tiare (prononcer tiaré) est un don de Tane, dieu de la beauté.

Sa blancheur neigeuse est symbole de la pureté, son parfum suave et envoûtant, celui de Tahiti et de ses îles.

Fleur offerte en signe de bienvenue aux voyageurs, elle est une invitation au bien-être.

Cette fleur à 6 ou 8 pétales possède une odeur capiteuse et envoûtante qui se retrouve partout.

Ce tiaré mythique (terme générique pour fleur), appelé Gardenia Tahitensis (famille des rubiacées) est tellement célèbre qu’on lui a consacré un jour de fête : la journée du tiare.

L’arbuste couvert d’une masse de feuilles vert foncé et luisantes atteint facilement 1 à 2 mètres de haut.

En faisant macérer ses fleurs dans l’huile de coco, on obtient le monoï.

Enivrante fragrance du tiare qui fleure si bon l’exotisme !

Quand je me parfume au tiare, exit la fonctionnaire expatriée, je me sens femme et rien qu’une femme enveloppée de volupté.

Tous les matins les femmes de ménage disposent une coupelle de fleurs fraiches les pieds dans l'eau dans les lavabos de chaque étage de nos bureaux. J'en accroche une à mon corsage !

Ce tiare n’aurait-il pas des pouvoirs secrets ? Je vais devenir vite dépendante je le crains au parfum de tiare.

Les oiseaux, (manu)

Les oiseaux peu nombreux ont longtemps été utilisés pour les parures des chefs. Certains passent toute leur vie sur la même île, d’autres sont migrateurs. Les espèces courantes sont :



le vini (nom donné au téléphone mobile), mignon petit piaf à tète grise. Le pigeon d’origine européenne (essentiellement en ville) Le buzard de Gould et la Salangane de la Société sont en montagne. Les frégates, fous de Basan, pétrels, sternes, échasses, aigrettes, petits pélicans virevoltent au dessus de la mer et sont utilisés par les pêcheurs comme guides. Le Kaveka, (sterne fuligineuse) se concentre par centaines de milliers sur certains îlots des lagons des Tuamotu ou aux Marquises, où l’on fait d’ailleurs d’excellentes omelettes avec leurs œufs ! Le merle des Moluques : C’est une variété d’étourneau originaire de l’Inde, haut sur pattes au plumage noir, au bec jaune vif à l’œil souligné de jaune et au tempérament querelleur. Il a toutes les audaces y compris celle de vous piquez votre petit déjeuner le matin, dès que vous avez le dos tourné ! (ça m’est arrivé, disparue ma biscotte beurrée !) Mais quand il est bien disposé, son sifflement mélodieux est bien agréable tôt le matin. Le bulbul à ventre rouge : Commun dans les jardins, il est reconnaissable à sa taille moyenne, son plumage noir veiné de marron, rouge vif à la base de l’abdomen. Il devient vite un familier de la maison et se sédentarise facilement si l’environnement lui convient. Curieux de nature, il vient vous tenir compagnie et vous observer ! Comme tous les oiseaux diurnes, il se couche très tôt (17hs) et n’aime pas être dérangé. S’il y a trop de lumière ou de bruit, il s’énerve avec des pépiements de reproche ! Il y a une colonie qui dort dans un arbuste de ma voisine sous mon balcon ! Les paresseux : Ce sont des petits passereaux qui font penser à des oiseaux mouches ! Ils sont de couleur très variées. Les tourterelles grises : Plutôt petites et courtes sur pattes, elles picorent les graines dans les jardins. J’ai rédigé ce descriptif à l’attention particulière de Florence qui aime tant les oiseaux. J’espère qu’elle viendra un jour voir ceux de Polynésie. Je lui offre ces photos de mes petits compagnons de balcon.

Les Trucks

Le truck est une des nombreuses icônes de la Polynésie Française.
Véritable institution, le truck est un camion aménagé en bus, flanqué d’une plate-forme en bois couverte aux couleurs pastel, doté de bancs qui peuvent accueillir de 15 à 40 usagers. Les vitres en Plexiglass coulissent aisément.

Avec ses fenêtres toujours ouvertes et ses petites lampes multicolores, on croirait partir pour Disneyland ! Au niveau du plafond court un cordon électrique ou, de place en place, de simples interrupteurs permettent de sonner le conducteur pour qu’il s’arrête.

Une particularité : on paie à la descente ! une fois sorti, il faut payer au conducteur par la fenêtre !
Il nous transporte aussi bien à Papeete que dans les îles.
Les trucks sont un véritable service de transport public, aux tarifs modiques, et bien souvent de petites entreprises familiales.
La publicité dit «le truck, un bon truc pour se déplacer». Toutefois certaines lignes de bus modernes ont déjà fait leur apparition. Je préfère prendre le truck c’est trop sympa, sauf que les horaires sont souvent aléatoires. Vaut mieux ne pas être trop pressés.