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2 février 2012

Les oiseaux d'Apataki

Dans le lagon, nous dépassons le motu manu (île aux oiseaux). C’est très animé et les oiseaux (fous et sternes) viennent à la rencontre du bateau (attention les fientes sur le tau !) Sur le motu Nuutina, où nous avons passé la journée du samedi, il y a beaucoup d’oiseaux terrestres et leurs chants se répand comme une belle mélodie dans les cocotiers. J’ai pu photographier les gros pigeons verts, les upa ;
Très peu sauvages et faciles à approcher.
Il s’agit du Ptilope des Tuamotu, Ptilinopus coralensis, 'O'o Les kaveka (sterne fuligineuse) sont toujours aussi paresseux et faciles à reconnaître avec leur plumage immaculé et leurs grands yeux noirs de panda.

A Apataki, vit le vini bleu, qui est endémique de l’atoll et bien sûr, espèce protégée. L’instituteur a mis une photo en classe,mais pour le photographier, mission impossible car il est petit et vole vite et haut.
Il s’appelle aussi le Tahiti Lorikieet, Lory de Tahitian, Lory bleu, ou Lory indigo.
Nous reviendrons visiter le superbe motu Nuutina, et admirer les mêmes paysages idylliques que ceux que le peintre Henri Matisse a vus en 1930 lors de son séjour à Apataki. Rien n'a changé !
A suivre.

31 août 2011

La perruche Ura de Rimatara

Commençons par une belle légende (source : site de Tahiti Héritage) : Autrefois, la marouette Moho était l'oiseau le plus beau de tous ceux qui peuplaient l'île de Rimatara et tous l'admiraient pour ses couleurs chatoyantes. Son plumage multicolore était rouge, bleu, vert, jaune…
La perruche Ura était grise et terne, personne ne l'appréciait malgré ses cabrioles dans les fleurs de bananiers et ses sifflements aigus.
Le Ura devint triste et jaloux du Moho : sa beauté l'obsédait, il fallait qu'il obtienne d'aussi belles plumes que celles de son rival. Mais comment s'emparer des couleurs du Moho, toujours en éveil ? Il fallait ruser et profiter d'un moment opportun. Guettant le bel oiseau, le Ura attendit que celui ci s'endorme pour sa sieste pendant les heures chaudes de la journée. S'approchant sans bruit il commença par s'emparer du vert des ailes, puis s'enhardissant il subtilisa le jaune du dos. Le Moho ne bougeant toujours pas, il lui prit le rouge de la poitrine. Encore quelques minutes et il volait le bleu de la tète. Mais alors qu'avant d'en finir avec l'orange des pattes, il voulait prendre la couleur rouge des yeux, le Moho sentit le bec du Ura sur sa paupière et se réveilla brusquement. Il vit ce qui lui était arrivé et se trouvant honteux sans son magnifique plumage fila se cacher dans le marécage.
Depuis ce jour le Moho gris, qui a gardé son œil rouge et ses pattes oranges ne se montre plus aux autres animaux et reste terré sous les hautes herbes ne sortant qu'au crépuscule pendant que le Ura batifole haut dans les branches piaillant à tue tête pour attirer l'attention et faire admirer sa beauté.
Il y a plusieurs autres légendes toujours aussi belles. Soyons plus sérieux et parlons de ce Lori de Kuhl.

Le Lori de Kuhl appelé "ura" est une petite perruche endémique de 18 cm qui appartient à la famille des “lori”. Il a un plumage de plusieurs couleurs : vert, jaune, rouge clair, rouge foncé, violet, une longue queue vert-rouge, un bec jaune foncé et de petites pattes jaunes. C'est pour cela qu'il est appelé «Te Uravaero e te Moho » (voleur de couleurs) espèce endémique menacée qui n'était plus présente en Polynésie que sur l'île de Rimatara, dans l'archipel des Australes, où sa population totale atteint les 1000 d'individus. Le ura n'est jamais seul et se déplace toujours en couple. Les anciennes parures de chefs Polynésiens étaient autrefois en grande partie réalisées en plumes rouges de Ura, cette espèce vivait dans les forêts tropicales des Kiribati, de Polynésie française et des îles Cook, mais dans l'ensemble de la Polynésie, l'oiseau qui les porte avait déjà disparu à l'arrivée des premiers explorateurs européens, au XVIIIème siècle. Il était trop chassé pour ses plumes. Seule, l'île de Rimatara - grâce au respect d'un tabu édicté par sa défunte reine et ancêtre Tamaeva Vahine (1893-1923) – a pu conserver une population de ces oiseaux aujourd'hui classés "en danger d'extinction" sur la liste rouge de l'Union Mondiale pour la Nature (UICN). Cet oiseau fait un bruit du genre chuintement et est essentiellement frugivore et nectarivore. Il se plait sur les fleurs de bananier dont il se régale du nectar. En avril 2007, dans le cadre d'un programme de sauvetage de l'espèce, la Société d’Ornithologie de Polynésie, Manu, avait réalisé la translocation de 27 loris de Kuhl de Rimatara (archipel des Australes) à Atiu (Îles Cook). En juillet 2010, 8 élèves de CM1 et CM2 de Rimatara ont effectué le voyage vers Atiu afin de découvrir le nouvel environnement de ces oiseaux endémiques de Polynésie.
Une plaque gravée commémore cet échange entre les deux îles. Le frère du ura existe à Ua Huka (Marquises). C’est la perruche bleue de Ua Huka, le pihiti.(lori ultramarin). Ua Huka et Rimatara sont les deux seules îles polynésiennes où le rat noir européen, grand prédateur, est absent. (seulement le rat gris polynésien) .
Pour les passionnés, il existe un autre oiseau terrestre endémique à l’île : la rousserolle de Rimatara. Le ura est présent partout dans l'île. Ici sur le bac à déchets,

là sur l'abri-bus scolaire (pour protéger du soleil pas de la pluie !). C'est la fierté des habitants de Rimatara. Avec de tels oiseaux, on sait que l'on habite au paradis.



Pas facile de photographier des oiseaux à contre jour, le plus souvent dans les feuillages !Je dois donc un grand merci à Xavier le barcelonais, présent à Rimarata chez Ue Ue, les mêmes jours que moi, et qui m'a donné quelques photos nettement plus claires que les miennes.( Il avait je crois, un Nikon 700 mm ! ). Vendredi matin il faut quitter Rimatara pour Tubuai (1 h de vol avec escale à Rurutu). Déjà ? Je commençais à m'y sentir très très bien. Je reviendrais. Promis !

23 septembre 2010

l’île aux oiseaux de Tetiaroa

L’arrivée à Tetiaroa est un moment magique.

Le Vehia reste ancré après la barrière et c’est avec le zodiac, que nous franchissons la vague de la passe.
Aujourd’hui, c’est plus calme que le 2 août 2009. Pas de houle, mer plate.
C’est un dernier grain de pluie qui nous accueille sur la plage du motu.
Après 15 minutes de marche, nous sommes à proximité du motu des oiseaux.
Nous franchissons le lagon avec de l’eau à la ceinture (appareil photo sur la tête !)

Olivier nous guide et nous faisons le tour de l’île aux oiseaux.
Parfois nous nous écartons de la plage, en marchant dans le lagon, car certains oiseaux sont en pleine reproduction et il ne faut surtout pas les déranger.

Olivier nous explique que chaque oiseau a son secteur bien à lui. Il ne tarit pas d’explications.
Il en connaît un rayon sur les oiseaux de Tetiaroa le breton de Crozon.

Sur les 11 espèces de fous existantes, 3 sont présentes en Polynésie,

dont 2 se reproduisent à Tetiaroa, le fou brun qui se reproduit au sol.

et le fou à pied rouge qui se reproduit dans les arbres.

Le 3 eme est le fou masqué des Australes.
La mère (oiseau brun) surveille son petit (le doudou blanc).

Il y a trois espèces de sternes, sterne huppée à tête noire, sterne fuligineuse et la petite sterne blanche (sterne commune).
On peut y compter aussi le Noddi noir, cousin de la sterne.

Une des sternes est bien aimée des pêcheurs car elle suit les groupes de mahi-mahi.
Je ne vous dirais pas laquelle. Secret de pêcheur !
Les grandes frégates vivent sur leur motu perso, car elles ne cohabitent pas avec les autres espèces.

Elles sont sur le motu qui a un point d’eau douce, dont elles ont besoin.
Tetiaroa a cette particularité d’avoir certains motu avec des points d’eau douce.

Par chance on peut observer le chevalier errant.
Cet oiseau vient de l’Alaska jusque dans les îles du Pacifique sud pour se reproduire. Il y séjourne 6 mois environ le temps d’élevage de ses petits.
On peut observer aussi le pluvier, mais très rarement, ainsi que des hérons.

Le soleil est bien revenu et les bleus du lagon s’illuminent. C’est cela le miracle de Tetiaroa.
L’heure du pique nique arrive enfin !
Sortons vite les boites plastique du sac à dos ! J’ai faim !
Nadine avait préparé une quiche et moi une salade de coquilles saint-Jacques (la même qu’en 2009, avec en plus cette année, de la vinaigrette avec de la moutarde aux salicornes de Guérande).
Toutes les deux avions pensé au petit flacon de Tahiti drink sans nous être consultées ! Manuia ( à la votre).

Une petite salade de fruits maison que j’avais concocté la veille (ananas, banane, mangue), a clôturé notre pique nique sous le soleil ardent de Tetiaroa.
Une longue baignade en guise de café.
L’eau est encore un peu fraîche pour la saison.
Je me suis habituée aux grosses chaleurs et c’est devenu délicat de se baigner dans une eau à moins de 22° désormais.
Une brise, un courant d’air, et on a vite la chair de poule :
Je ne suis pas fan des pique-nique, mais ceux de Tetiaroa resteront dans mon souvenir comme des instants de bonheur parfaits.
Pas besoin de prendre l’avion pour s’évader de Tahiti une journée.
Je voulais revoir Tetiaroa et me refaire des couleurs. Malgré les grains, challenge tenu.

De retour au port de Papeete, affamées par l'air du large, avec Nadine nous partageons une barquette de frites au Rétro à 18 h 30 avant de rentrer.
Un peu d’huile de tamanu sera la bienvenue pour calmer les coups de soleil.
Temps gris lourd et pluvieux sur Tahiti, ce dimanche.
Alors, les collègues de bureau me demandent lundi matin dans quelle île je suis encore allée me faire dorer.
A Tetiaroa tout simplement et en catamaran.
Déjà envie d’y retourner au plus vite.
Nana.

13 septembre 2010

Les oiseaux de Polynésie

Pour célébrer ses 20 ans, la société d'ornithologie de Polynésie, Manu (oiseau en tahitien) organise du mardi 14 au vendredi 17 septembre, le mini festival du film ornithologique, pour faire découvrir les oiseaux de Polynésie à travers les plus beaux films et documentaires réalisés, mais aussi des photographies, des conférences, des contes.


Je vais essayer d'aller y faire un tour. Pour ceux et celles qui ne peuvent s'y rendre, je vous conseille de découvrir le site Manu.pf , un vrai régal.
Il y a des pages spéciales pour les enfants. (clin d'oeil aux tiki bretons)

Le martin pêcheur de Niau (atoll des Tuamotu)

Voici quelques généralités :
L'avifaune terrestre polynésienne compte seulement trente trois espèces. Cette petit nombre masque cependant un taux d'endémisme élevé : ainsi à l'exception de l'aigrette sacrée, du héron strié, de la marouette fuligineuse, du canard à sourcils et de l'hirondelle de Tahiti, espèces présentes ailleurs dans le Pacifique sud, toutes les formes sont endémiques : on ne les rencontre qu'en Polynésie française.

Le monarque de Tahiti :


Par contre avec 28 espèces d'oiseaux de mer nicheurs, la Polynésie française est l'une des régions tropicales les plus riches en oiseaux marins. La majorité d'entre eux sont pas tropicaux, mais neuf espèces se reproduisent seulement dans le Pacifique et une, le pétrel de Murphy, est endémique à la Polynésie orientale. En outre, trois sous-espèces sont endémiques à la Polynésie française.


Le mot avion se dit Manureva en tahitien (prononcer manourèva) : Manu : oiseau , reva : partir voyager.........
Quand on vit dans une île on a très souvent l'envie de s'envoler comme un oiseau et de partir sur d'autres îles...... Je prépare trois voyages d'ici la fin de l'année. ...... chut !

14 mars 2010

Les tourterelles de Tahiti

En janvier, j'ai mis une mangeoire sur le balcon pour les petits vini du quartier, qui ont mis un peu de temps à la découvrir.
Quel bonheur de voir venir tous les jours sur mon balcon, ces minuscules oiseaux des iles.
Mais depuis 15 jours, je ne voyais plus les vini venir se régaler le matin.
Ce dimanche matin, j’ai découvert les intruses qui avaient fait fuir les vini.
Les tourterelles grises !

Une des effrontées était même couchée dans la demi coque de coco, pleine de graines ! Ben voyons donc !

Ma table pour le petit déjeuner dominical était pleine de fientes !
Profitez en bien les filles, car dans 15 jours c’est fini la cantine de Santa Anna !

Originaire d'Australie ou de Malaisie, la tourterelle striée (Géopélie zébrée) a été introduite dans les années 1950 à Tahiti, et est désormais présente dans toutes les îles de la Société.
On en voit partout en ville.
Quelles chipies quand même !
Clin d'œil à Florence qui excelle dans l'art de l'oisellerie en Bretagne, du côté de Brocéliande.
Nana.

12 septembre 2009

Les perruches de Tahiti

Voici les images des perruches de Tahiti envoyées par un ami.
Merci Pierre.Les recherches sur le Net indiquent la disparition de cette espèce depuis plus d'un siècle.
Bizarre ????
Nous sommes 8 à avoir vu ces deux perruches et ce n'était pas des pigeons !
Les mêmes que celle de cette gravure.

Une bouteille de blanc moelleux pour 8, n'a pas pu altérer à ce point notre vision, ni créer une hallucination collective.
C'est un scoop : la perruche de Tahiti est revenue au mont Marau.
Momo me suggère une hypothèse : Serait-ce un coup de Pierre Perret qui a ouvert la cage aux oiseaux !

17 novembre 2008

Les oiseaux, (manu)

Les oiseaux peu nombreux ont longtemps été utilisés pour les parures des chefs. Certains passent toute leur vie sur la même île, d’autres sont migrateurs. Les espèces courantes sont :



le vini (nom donné au téléphone mobile), mignon petit piaf à tète grise. Le pigeon d’origine européenne (essentiellement en ville) Le buzard de Gould et la Salangane de la Société sont en montagne. Les frégates, fous de Basan, pétrels, sternes, échasses, aigrettes, petits pélicans virevoltent au dessus de la mer et sont utilisés par les pêcheurs comme guides. Le Kaveka, (sterne fuligineuse) se concentre par centaines de milliers sur certains îlots des lagons des Tuamotu ou aux Marquises, où l’on fait d’ailleurs d’excellentes omelettes avec leurs œufs ! Le merle des Moluques : C’est une variété d’étourneau originaire de l’Inde, haut sur pattes au plumage noir, au bec jaune vif à l’œil souligné de jaune et au tempérament querelleur. Il a toutes les audaces y compris celle de vous piquez votre petit déjeuner le matin, dès que vous avez le dos tourné ! (ça m’est arrivé, disparue ma biscotte beurrée !) Mais quand il est bien disposé, son sifflement mélodieux est bien agréable tôt le matin. Le bulbul à ventre rouge : Commun dans les jardins, il est reconnaissable à sa taille moyenne, son plumage noir veiné de marron, rouge vif à la base de l’abdomen. Il devient vite un familier de la maison et se sédentarise facilement si l’environnement lui convient. Curieux de nature, il vient vous tenir compagnie et vous observer ! Comme tous les oiseaux diurnes, il se couche très tôt (17hs) et n’aime pas être dérangé. S’il y a trop de lumière ou de bruit, il s’énerve avec des pépiements de reproche ! Il y a une colonie qui dort dans un arbuste de ma voisine sous mon balcon ! Les paresseux : Ce sont des petits passereaux qui font penser à des oiseaux mouches ! Ils sont de couleur très variées. Les tourterelles grises : Plutôt petites et courtes sur pattes, elles picorent les graines dans les jardins. J’ai rédigé ce descriptif à l’attention particulière de Florence qui aime tant les oiseaux. J’espère qu’elle viendra un jour voir ceux de Polynésie. Je lui offre ces photos de mes petits compagnons de balcon.