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22 mars 2012

Grosse dépression cyclonique à Takapoto

Mercredi soir, 21 mars 2012, mes hôtes de la pension Hereatea, Sylvie et Tutu, ont prévu de la langouste au diner. Les préparations de Sylvie sont succulentes. Les tomates gratinées au four pour accompagner les langoustes, de vrais délices !
Un très bon vin accompagne ce diner fabuleux. Moment de partage, de vrai bonheur parfait et inoubliable dans cette pension des Tuamotu, où je me sens si bien depuis samedi.
Il est 21 h lorsque Sylvie m’accompagne à mon fare avec la moripata (lampe torche). Il fait nuit noire et le ciel est chargé de sombres nuages.
Vers 22 h la pluie commence à tomber avec violence. Elle ne s’arrêtera pas jusqu’au petit matin. Vers Minuit, le bruit du vent me réveille. Ca souffle en tous sens et cela s’accélère sans cesse.
J’entends les salons de jardin en plastique, se balader et venir s’exploser sur le mur de l’entrepôt. Je regarde le spectacle au travers de la baie vitrée et je vois les palmes tournoyer en tout sens et les vagues du lagon augmenter en puissance. Il fait nuit noire et sans lune. Il a fait très chaud les derniers jours et les vents étaient bizarrement à l’Ouest. Sylvie avait senti le cyclone et m’avait fait part de ses craintes.
Je me dis que le cyclone est arrivé du moins une énorme dépression tropicale.
Le vini fonctionne et à 1h30, j’appelle Sylvie, qui ne dort pas avec tout ce vacarme dehors. Elle me dit de ne pas sortir du fare sous aucun prétexte et d’attendre. Soit .
La communication est coupée par une stridente explosion du tonnerre, car l’orage s’en mêle. Le vent, je m’en fiche, mais le tonnerre me fait siffler les oreilles. La foudre et tombée pas très loin.
Les baies vitrées du fare se couvrent de brindilles qui volent au vent. Les palmes tombent et les cocotiers secouent leurs têtes en tout sens. Le vacarme mettra plusieurs heures à s’apaiser.
Ce n’est qu’au petit matin, que la pluie cessera et que l’atoll pourra constater les dégâts.
En plus des mobiliers de jardin explosés en morceaux, l’entrepôt de la pension n’a plus de toit. Les palmes jonchent le terrain, la route.
Vers les 11 heures nous allons chez des voisins. Le fare d’â côté est explosé et aplati, une maison flotte dans le lagon dans la baie voisine.


Il y a eu des dégâts.
Ce fare api (tout neuf) venait d’être terminé.Ce matin, les travailleurs font la gueule à trier les matériaux pour reconstruire ce fare qui devait abriter un jeune couple ce week end et qu'ils venaient de terminer.
Au village, c’est l’inondation, les terrains n’absorbent pas, et c’est le lac artificiel sur le terrain de football. Sylvie me dit que si la piste est pleine d’eau, l’ATR ne va pas se poser. Ah super, je vais rester deux jours de plus à Takapoto. Joie de courte durée car la piste est nickel
A l’aérodrome, les conversations vont bon train sur les toitures envolées.
Sylvie est triste et moi aussi. On était si bien toutes les deux à Hereatea, que je ne n’ai pas vu les jours passer. Je déteste ces départs qui m'arrachent à mes nouvelles amies des îles.


Dire qu'à 5 h 30 du matin, le lagon faisait son laiteux, ni vu, ni connu et m'offre ses bleus ouateux et embrumés, ses sables roses, comme si rien ne s'était passé ! L’avion se pose à Faa’a. Il fait un temps de chien. Laurence me raccompagne à l’appart.
Apres quelques échanges téléphoniques avec ma copine de la Dépeche, je lui transmets mes photos de mon Takapoto’s cyclone. Bingo ! Cela va faire la une de La Dépeche vendredi matin.
Oui j’ai eu peur, mais pas très longtemps et me suis bien rendormie, comme une vraie paumotu. Je me prends à penser que cela serait top pour moi une tombe dans un atoll des Tuamotu. Ce n’était pas un méchant cyclone, mais j’ai quand même assez mal dormi !

5 juillet 2011

Grosse houle dans le lagon

Dimanche, une grosse houle fait rouler la grosse vague du récif.

Le lagon de Paea est déchaîné pour le plus grand bonheur des surfeurs.La vague se fracasse sur les pierres et a recouvert la plage de sable noir.Il y a souvent des épisodes de forte houle qui durent quelques jours.

Non je ne me baignerais pas à Paea ce dimanche.

Je vais en Presqu'île, à Vairao où le lagon est très calme.

La température de l'eau reste fraîche avec 22 ° .

Nana

8 janvier 2011

Orage de nuit sur Tahiti

Chaleurs de l'été austral en ce mois de janvier en Polynésie.
Très souvent le soir et la nuit, des orages éclatent.
Vendredi 7 janvier, en soirée, des éclairs gigantesques ont zébré le ciel noir, accompagnés des grondements du tonnerre très au loin.
Le spectacle était dantesque et a duré plusieurs heures.
J'ai posé mon livre, saisi l'appareil photo et me suis installée sur la terrasse une bonne heure.
.
Furtivement toute la rade s'éclairait et la surface du lagon brillait de mille reflets.
Le paquebot Royal Princess, semblait tout petit au quai d'honneur, sous ce ciel déchaîné.
Prendre en photo, les éclairs et les illuminations fugaces du ciel, exigent patience et attention.
Ainsi sur la quarantaine de vues que j'ai prises, je n'ai bien réussi que ces 2 clichés.
Pas facile d'anticiper sur l'arrivée de l'éclair qui va déchirer le noir du ciel quelques fractions de seconde et de quel côté ? Je suis assez fière du résultat.

27 novembre 2010

Orage violent à Tahiti

Vendredi 11 h 45, ciel bleu, lagon turquoise, soleil radieux. Je vais déjeuner.
12 h : le ciel vire au blanc, puis au gris blanc, puis au gris noir.
Sûr, il va pleuvoir sans tarder.
Le déluge arrive, gigantesque, fracassant et sans prévenir.
Les éclairs, le tonnerre et la foudre qui tombe tout près.
Les mobiles se coupent. On ne s’entend plus parler. Du jamais vu avant!


Pourquoi toutes ces colères du ciel si clément 15 minutes auparavant ?
La Pistache est dans le "parking-piscine". Elle ne sait pas nager la petite !
Mon délicieux couscous a pris l’eau aussi ainsi que la page des mots fléchés de la Dépêche du jour.
La grosse colère du ciel de Tahiti va durer une petite heure.

J’ai toujours eu une phobie de l’orage et le bruit du tonnerre me terrifie.
Je me souviens des nuits d’orage en Bretagne où mon chien Max, le champion des colleys, (sosie de Lassie), tremblait de trouille et venait pleurer dans ma chambre.
Il avait encore plus peur que moi, mais venait me réconforter !

Souvenir fugace que cet orage violent à Tahiti, a brusquement réveillé. Je n'oublierais jamais Max qui a partagé 12 ans de ma vie. Il m'a quittée un soir d'orage pour le paradis des chiens.

La palette de couleurs s’est ensuite très vite inversée, et c’est sous un ciel tout bleu et vitres ouvertes, que la Pistache m’a ramenée au bureau. J'ai rêvé ou quoi ?
3 heures plus tard, je file à Papara pour le salon du livre polynésien, sous un beau ciel bleu.

Tahiti c’est comme la Bretagne, le temps change toutes les 5 minutes, sauf qu’il n’y a pas de saisons et qu’il fait chaud toute l’année.
la météo prévoit un WE très orageux et avec de fortes pluies.

Il va falloir ruser entre les éclaircies pour aller me baigner.

10 août 2010

Le 11 juillet 2010 à Punaauia

Vous parler de l’éclipse totale de soleil du 11 juillet, le 11 août, c’est un peu tard !
Le dimanche 11 juillet j’étais à Hiva Oa et le ciel était nuageux.
L’éclipse n’était que 80 % aux Marquises.

Alain, photographe professionnel à Punaauia
(Photonet, centre Tamanu),
a fait ces clichés.
Ces 6 photos en 13 minutes montrent l’arrivée de l’assombrissement à 8h 30 du matin.

Il était au point de départ des parapentistes, sur la montagne de Punaauia.

Merci Alain de me les avoir confiées pour publication sur le blog.

La Polynésie française prépare un autre événement prévu pour le 6 juin 2012, le transit de Vénus qui se déroule tous les 243 ans.
Le Capitaine Cook l’a observé le 3 juin 1769 depuis la baie de Matavai et avait rebaptisé la plage, la Pointe Vénus.

20 juin 2010

Tahiti sous la pluie un dimanche

Ce dimanche, il pleut beaucoup à Tahiti.
Le vent du sud (maramu) souffle fort et que 22 petits degrés très frais ! Une horreur !
La première fois depuis 2 ans que j’ai vraiment froid à Tahiti !
C’est la Bretagne sous les tropiques, enfin du n’importe quoi !
Avec Nadine et Julien, nous faisons quand même notre tour de l’île comme prévu.

Sur la plage de sable noir de Papara, nobody, sauf un arbre battu par les vagues.

et nous avec nos parapluies et nos kway.

Au retour à Papeete vers 17h, un coucher de soleil (sans soleil ) sur Moorea.
Du jaune, du violet du rose, du bleu et du feu.

Enfin des couleurs dignes de la Polynésie ! Il était temps !
C’était quand même un super dimanche.
Tahiti sous la pluie c’est encore et toujours Tahiti.
Nana

5 mars 2010

Pluies violentes à Tahiti

A 12 heures ce vendredi 5 mars, Il pleut violemment sur Papeete.
Un scooter me dépasse.

Le tahitien est en short et torse nu !
A Tahiti on transpire sous le K-way, alors vaut mieux pas en mettre !

Avec un ami, nous décidons d’aller déjeuner à la marina Taina à Punaauia.
Pas facile cependant de déjeuner trop près de l’eau.

La pluie violente fait un vacarme énorme et nous oblige à crier pour se parler.

L’horizon est dans la brume.
On ne voit pas à 200 mètres sur le lagon.

Pour le retour à Papeete, nous allons moins rire, la RDO (4 voies) est fermée.
Il y a eu des glissements de terrain (la terre de la montagne sur la route).
Obligés de prendre la seule route du littoral par l’aéroport et Faaa.
Pour faire 8 kms, nous mettrons 50 minutes, le tout en première !
On crève de chaud dans la voiture, obligés de mettre la clim, sinon la buée recouvre les vitres.
Pistache est bien contente de retrouver sa place à Santa Anna.

Vite quelques nouvelles de ce déluge tropical.

Le journal La Dépêche a mis un message d’alerte sur son site :

Intempéries : avis de vigilance sur les îles de la Société
(communiqué du haut-commissariat)

Aujourd'hui, vendredi 5 mars 2010, Météo-France a lancé un message de vigilance météorologique pour de fortes précipitations sur les îles de la Société en Polynésie française.
Aucune victime n'est à déplorer mais des glissements de terrain sont à signaler sur Tahiti dans les communes de Faa’a, Punauia et à Maupiti, et des maisons ont été évacuées à Faa'a et Papeete.
Il est recommandé de ne pas circuler.
Des masses d’air instables et fortement chargées en humidité circulent, dans un courant rapide de nord-ouest, dans les îles de la Société où un avis de mise en garde a été lancé.
Il a été recueilli 150 mm de pluie à Faa’a durant les dernières heures.
Les passages pourraient se maintenir durant les prochaines 24 heures.
A proximité des grains, les rafales atteignent 70/80km/h.
Des rivières sont en crues, notamment à la Papenoo et dans la commune de Faa’a.

La cellule de crise du Haut Commissariat a été activée ce jour à 13h.
L
ensemble des services et directions du Pays sont mobilisés.
Ces conditions météorologiques appellent une vigilance accrue de la part de tous, et en particulier des usagers de la route.

Après les alertes tsunami, et cyclone Oli, voilà que c’est le ciel qui nous tombe sur la tête !
La Bretagne sous les tropiques ! C’est fiu quand même !
Ma grand-mère bretonne, ne disait jamais" il pleut", mais "ça mouille".
A Tahiti pas de grenouille, mais pourtant parfois "ça mouille" beaucoup !

27 février 2010

Tsunami : Une vague de 4 mètres à Hiva Oa (Marquises)

"Une vague de 4 mètres a frappé Hiva Oa, une île des Marquises, à 8h20 heure locale, sans faire de victime.
Deux bateaux de pêche ont coulé, mais il n'y a pas de victimes et les dégâts sur les côtes sont peu importants. (Le monde.fr).


Voici la une de la Dépêche du dimanche 28 février

Voici le récit de ma nuit-tsunami.
Comme je vous l’écrivais précédemment, un ami de Raiatea m’a prévenue par téléphone à 4 h du matin. (Merci S..). Encore endormie, la nouvelle m’a inquiétée de suite.
Une demi heure plus tard, le téléphone continuait de sonner.
Les amis de Tahiti sont tous debout, et pianotent sur l’ordi à la recherche d’infos, une oreille sur le poste de radio (RFO) et un œil sur le téléviseur, où des bandes annonces zèbrent le match de rugby qui est diffusé.
Cette alerte, aura démontré, une fois de plus, la très grande solidarité qui unit les habitants, popaa ou tahitiens.
Un appel aussi des Marquises, où la population a déserté le littoral et attend….. La radio diffuse des reportages et des témoignages, la TV une émission spéciale. L’attente est longue.

Que faire à 5 heure du matin ?
Me rendormir ? non impossible.
Toutes ces sirènes qui annoncent l’alerte, plongent Papeete dans une atmosphère étrange. Le jour se lève timidement. La ville est plongée dans le silence.
Les bateaux quittent le port pour gagner la haute mer (bateaux militaires et ferrys).
Un grand café finira de me réveiller, mais ne trompera pas mon inquiétude pour toutes ces populations du littoral.
Tiens, je vais bloguer. A 5 h 30 ? et alors, pourquoi pas ?
Peut-être que le fait d’annoncer notre situation d’attente, était une façon inconsciente de tromper mes angoisses et mes inquiétudes.
Avant 6 h, un journaliste français, qui avait lu mon article de blog, m'adresse un mail pour me demander mon numéro de phone.
Je lui donne par mail. Quelques minutes plus tard, il m’appelle.
Bonsoir Paris. Cela fait du bien de parler en pareil cas !
Certes l'AFP est la source officielle, mais il voulait avoir le ressenti des habitants avec cette alerte en pleine nuit.
Quelques heures plus tard, cela me semble si incongru d’être au phone avec Paris à cette heure aussi matinale, et pourtant ce fut ainsi.
Une amie de Mahina (côte est) m'a écrit : "Nous sommes partis à 4h nous réfugier dans les hauteurs de Mahina (collège professionnel), où le collège était le centre de crise…. .
Avec de jeunes enfants, cela ne doit pas être si évident de quitter son fare à cette heure matinale.

Je me lance dans mes cartons de déménagement. J’emballe les livres, la déco. Cela me fera de l’avance et permet de tromper l'attente interminable.
A partir de 7h 30, les enfants se connectent MSN comme d’hab le week-end.
A tous les deux, je leur apprends la nouvelle.
Mon fils me dit : « maman si tu étais restée à Bretagne tu n’aurais jamais connu cela…. Mais les tempêtes …..ça souffle beaucoup ce soir"
C’est en effet ma 3 eme alerte rouge (tsunami, Oli, tsunami).
Pas encore rentrée en métropole une seule fois. J'ai parfois l'impression d'être à Tahiti, depuis des années.
C'est la Bretagne, qui va m'apparaître étrangère, lors de mes congés fin mai !

La saison cyclonique est loin d’être finie, si en plus, les séismes sous-marins s’y mettent, on en a pas fini !
Ce n'est pas le réchauffement climatique qui fait exploser les plaques sous-marines au large du Chili. Je lis du n'importe quoi sur le Net, cela m'énerve !

L’alerte rouge a été levée à 10 h sur Tahiti.
A partir de 11 h, quelques magasins ouvrent leurs portes avec 4 à 5 h de retard.
Je sors enfin !
Tous les rythmes quotidiens sont chamboulés.
Après le déjeuner en ville, une sieste s’est imposée. Besoin de récupérer !

Le ciel est gris, et bien bas. Le soleil n’a pas pointé son nez ce samedi 27 février. D'après la météo, il va prendre son temps avant de revenir, le voyou ! Même sans lui, il fait chaud et lourd.

Les nouvelles du Chili ne sont pas bonnes. Des vies ont été enlevées. Quelle horreur !
Après Haiti, la terre se fâche encore une fois de plus….
Les Marquises ont eu très peur ..... 4 m c'est balaise quand même ! Ici on a pas les remparts de Saint Malo.
Kenavo.

Complément du 28-02. Aucune photo (TV ou presse) de cette fameuse vague .
Bizarre Bizarre ! Polynésie terre de mythes et légendes ?

Alerte au Tsunami à 4 h du matin en Polynésie

4 h du matin: le téléphone sonne. Un faux numéro, une blague ?
Non un ami de Raiatea m'informe de l'arrivée du tsunami entre 7 et 8 h samedi matin en provenance du Chili.
Vite la radio, internet.... Pas beaucoup d'infos encore....
Puis un concert de sirènes hurlantes en ville et des annonces par hauts parleurs.
Je glane les infos sur le Net. Paris le savait avant nous.

"La présidente chilienne a annoncé qu'une vague géante, mais pas un tsunami, avait submergé la moitié basse de l'île de Robinson Crusoé, située à 700 km au large de Santiago et peuplée de 750 habitants. Deux navires, deux hélicoptères et un avion ont aussi mis le cap vers l'archipel de Juan Fernandez, dans lequel se trouve l'île.................Le Chili a d'ailleurs pris ses dispositions en ordonnant l'évacuation partielle de l'île de Pâques" (Le figaro).

Il est 5 h 30, une heure un peu particulière pour bloguer...... La ville encore dans la nuit, se réveille en silence. La circulation est interdite depuis 5 h.... L'attente longue et angoissante a commencé. .... fa'aitoito !

6 février 2010

le cyclone Oli a dévasté Tubuai.

La vie reprend à Tahiti et dans les îles.
Le soleil a atteint les 34 degrés à Papeete ce vendredi 5 février et a chassé la grisaille.
Mais le lagon est toujours en colère et balayé par de fortes houles.
Baignades encore dangereuses.

Dès 5 h du matin vendredi le parc Hokulea (jardins de Paofai) était en cours de nettoyage et dans la matinée, les gros engins étaient sur place pour remettre tout en ordre sur la plage de sable noir.

Mais les plaies sont là, encore béantes, dans certains zones (Papara).

Mais c'est surtout l’île de Tubuai (Australes), sur laquelle l’œil du cyclone a passé plus d’une heure, qui a le plus souffert.

Photo du site : www. tahititraveller.com

Tubuai est située à 640 km au sud de Tahiti.
C'est l'île la plus peuplée des Australes -Tuhaa Pae en tahitien- avec 2049 habitants
Les images à la TV sont tragiques.
Oli était un vrai cyclone pour Tubuai

Je vous invite à aller visiter les liens de cet article.

4 février 2010

Après Oli

Papeete était désert ce jeudi 4 février.

Encore une grosse houle à 18 h à Papeete
Le lagon charrie boues et déchets .

Les nôtres évidemment.

Oli , ou à la poubelle, la belle carte postale bleue de Tahiti.

Le soleil se couche sur Tahiti,
Il est triste et gris
Tahiti n’aime pas le noir
Demain, le soleil rapportera l’espoir
Ainsi va la vie à Tahiti.

Nana.

3 février 2010

Le cyclone OLI arrive sur Tahiti

Papeete, Mercredi 4 février 2010,

Il est 17 h 30.
A 12 h, ordre nous a été donné de quitter les bureaux et de rentrer.
A 18 heures, nous passons en alerte rouge, avec couvre feu et interdiction de sortir et de circuler à 21 h.
Le cyclone OLI est sur Bora Bora avec des vents à plus de 100 km/h ce mercredi.
Il sera dans la nuit sur Tahiti.
Je me hâte de bloguer tant que l'EDT tient encore.
J'ai préparé la radio et les piles, cuit le maa (repas) de ce soir et mis les bougies en évidence.
De 14 à 16 heures je me suis baladée sous la pluie et j'ai vu le lagon se démonter méchamment.
Il fait chaud et beaucoup de vent en rafales, de la pluie, et de l'orage.
L'alerte devrait durer encore demain.
Plus d'avion, plus de bateaux, ............
Mardi matin j'étais à l'inauguration du parc Hokulea (parc Paofai).(voir article précédent)

Avec les 5 photos suivantes, vous comprendrez mieux ce qui se prépare à Tahiti pour les prochaines heures.

Le port piroguier mardi 3 - 10 h

le même mercredi 4 -14 h

Le fare plage mardi 3 -10h

Mercredi 4- 14 h

Mercredi 17 h .

12 décembre 2009

Grosses chaleurs sur Papeete le 12 décembre

Samedi 12 décembre, je tombe du lit à 6 h du matin. Je me prépare avec empressement.
7 h 15 : il fait déjà plus de 30 ° au thermomètre du balcon.
A l’intérieur, 25 ° mais avec les deux climatiseurs en marche depuis vendredi soir.
Je souhaite aller prendre un bon bain dans le lagon du côté de PK 15.
C’est entre 7 et 10 h que la plage est agréable.

Sur le parking de la plage Toaroto, Pistache a une place de choix à l’ombre du très beau flamboyant jaune.

Je m’installe en dessous de ce grand tipanier.

J’apprécie l’immersion dans l’eau déjà chaude du lagon à cette heure matinale.
Des enfants pêchent les petits crabes dans les patates de corail.
Je prends mon livre, mais le calme de l'endroit et la chaleur m’endorment doucement.
20 minutes de repos sous le soleil ardent.
Pas question de continuer à lézarder, j’ai un rendez-vous à 10 h 30 avec le tatoueur.

Je reviens en fin d’après midi pour un dernier bain. Il a fait très chaud ce samedi.
J’attends le coucher du soleil.
De gros nuages gris obscurcissent le ciel et donne une couleur argentée à l’océan.

IL est 18 h40. Puis soudain, le nuage s’en va et le ciel s’enflamme.

C’est magique.
Je rentre par la route de bord de mer de Faa’a.
Je ferais encore 2 autres arrêts, car c’est un festival.

Le ciel redevient clair et rose, comme si le jour ne voulait pas laisser sa place à la nuit et rallumait ses couleurs.

J’avais déjà remarqué ces courtes récidives de lumières du jour, alors que le soleil était déjà tombé dans l’océan.
Coucher du jour ou lever de lune ? je ne sais pas comment s’appelle cet étrange phénomène.

Le boulevard Pomare a allumé ses grands arbres avec les lumières de Noël.

Les rues se vident.
Il est 19 h , il est temps de rentrer prendre une bonne douche glacée et de rester cool sous la clim mise à fond.
En écrivant ces lignes, je regarde le Soir 3 de minuit, en France.
Une nuit glacée est annoncée avec des températures négatives.
Je préfère mille fois les 34 ° prévus pour dimanche sur Tahiti.

23 novembre 2009

Pluies tropicales à Tahiti

Dimanche 22 novembre : la situation météo a empirée
Les cocotiers sont vraiment secoués !

L’océan est déchaîné ! Il est 14 H 30 à la pointe de pêcheurs (Punaauia).
Mes photos semblent être en noir et blanc.

Photo prise au même endroit le 12 juillet 2009 :


Le gris du ciel se confond avec le gris de la mer et il pleut, il pleut toujours et encore !

Malgré tout il y a des couleurs, celles des buissons de fleurs détrempées.

Le flamboyant jaune des hauts de Tapuna, reste impassible,

le vent traverse son feuillage si mince et délicat
Regardez la ligne blanche sur la mer en contre-bas, c’est la barrière du lagon si bleu d’ordinaire.

Lundi c’est encore bien pire ! La saison des pluies est bien partie et celle des cyclones aussi.
Les prévisions à 10 jours ne sont pas très optimistes
C’est un temps tropical .

21 novembre 2009

Tahiti blues sous la pluie

Ce samedi 21 novembre 2009, il a plu toute la journée sur Tahiti !
De très grosses pluies tropicales qui inondent les routes ! C'est fiu ! (fatiguant, rasant etc ... )
Beaucoup de manifestations ont été annulées.
Pas beau le lagon quand il pleut !
Pourtant le petit garçon sous le parapluie, reste là au bord de l'eau, à la marina Taina.

A 16 heures enfin un peu de répit.
Le flambloyant de la pointe de Faa'a a encore bien rougi cette semaine.


Saison des pluies, saison des cyclones, saison de l'abondance.
Dimanche matin les rayons du soleil vont faire éclater des millions de fleurs et les verts gorgés d'eau prendront leur revanche sur les bleus ! (qui a pensé foot ? pas moi en tout cas ! ).
Il fait chaud quand même, voire très chaud.

1 octobre 2009

Alerte du 29 septembre 2009 à Papeete

Journée très particulière ce mardi 29 septembre 2009 en Polynésie française.
Je ne ferais aucun commentaire, ni polémique.
Les médias vous ont déjà tout dit en long et en large.
Juste quelques photos étranges que j'ai faites ce mardi matin.

Mon bureau est à 20 mètres du boulevard du front de mer.

A 12 heures, l’alerte n’est pas encore levée.
Je vais faire un tour place Toata (à 300 mètres).
Les 5 restaurants du bord de mer sont tous fermés.


L’ambiance est sinistre.
Le front de mer est désert. Circulation interdite depuis 10 heures.

Curieusement on entend les piaillements des oiseaux dans les grands arbres.
D’habitude à 12 h, la circulation est très dense, voire saturée.

3 minutes plus tard l’alerte est levée.
Les bolides s’élancent sur ce grand boulevard.

Je retourne à mes activités. Une réunion à préparer.

Le bilan s’alourdit aux Samoa et à Sumatra.
Le plus grand océan de la terre est aussi le plus cruel ! et pas toujours si Pacifique.