Raiatea partage le même lagon que sa voisine
Tahaa, sa petite sœur
(l’île vanille).
Ce sont les deux îles en Polynésie ayant cette configuration.
Dimanche matin, réveil matinal à
6 h pour aller acheter les
firi firi ( beignets tout chauds) du petit déjeuner et le pique nique au magasin chinois à quelques kilomètres.
C’est la tradition en Polynésie. Le petit déjeuner du dimanche est très copieux et acheté au petit matin, jamais la vielle.
Cela peut paraître surprenant d’aller faire les courses à 7 h du matin le dimanche.
Richard m’explique qu’à 7 h 30, il n’y a plus rien et tous les magasins ouvrent dès 5 h.
Nous déjeunons au bord du lagon. La lumière du matin est exceptionnelle.
Un voilier passe sans bruit.

Le ciel, insolemment bleu, fait briller le lagon et les feuilles des grands falcata, (
on dit aussi facarata) et de toutes les plantes de la montagne.
Après le petit déj’, Richard prépare le bateau.


Le fare est à 3 mètres de l’eau.
Nous partons sur le lagon vers les motu
(les atolls inhabités).




Des oursins énormes dans les patates de corail :

Nous traversons des immensités d’eau verte-bleue. C’est magique.

Cette couleur de l’eau est indescriptible. Chaque île a une palette de couleur différente.
Celle du lagon de Raiatea est vraiment superbe.
Il fait très chaud. Le vent et le soleil vont encore me dorer à vitesse grand V.
Nous arrivons au motu préféré de Richard.
Les mots me manquent pour décrire les sensations.



Richard attache le bateau à un petit pied de cocotier.
Le motu fait à peine 600 m2, comme mon jardin breton.
Je ramasse de très grosses coquilles de bénitiers et je fais mon petit prélèvement de sable pour ma nouvelle collection.
Les coquillages courent sur le sable, car les Bernard l’ermite sont des rapides. Je n’avais jamais vu un bigorneau à pattes qui coure aussi vite !
Pas un seul bateau à l’horizon. Sensation d’être des Robinson, seuls au monde !
Nos deux appareils photos sont en action.

Bien sur trempette dans l’eau transparente qui doit être à 28 °c, voire plus.

Pendant le bain, j’avais laissé mes tongs à un mêtre du bord de l'eau . En quittant ma jolie baignoire verte, plus de tongs ! Richard rit aux éclats et prend en photos mes tongs
(semelle en liège) qui dansent le tango sur les eaux cristallines.
Précision : C'est Flo qui a fait le commentaire sur la photo, je suis trop nulle en logiciel photo !
Comme dans le Vendée Globe, j'ai ma routeuse en Bretagne, ma secrétaire de blog, ma technicienne photo.
Flo c'est la mama de mes tiki, margouillats parfois, quand ils ne sont pas sages. Nous décidons d’aller voir d’autres motu un peu plus loin .
Richard connaît bien son lagon et surfe entre les patates de corail comme un as.
Voici le motu de
Diana Ross
Un autre motu sauvage :

Nous rentrerons au fare avec du bleu plein les yeux et le cuir des épaules et du dos un peu rouge doré pour moi surtout.
Dans quelque heures, l’oiseau qui voyage
( manureva , manu : oiseau, reva : partir, voyager) va me ramener à Tahiti.
Je reviendrais sur le petit motu de Raiatea. C'est certain .
Dans quelques jours un autre article sur le
faapu (potager) de Raiatea.
Vendredi 6 novembre, à 6h du mat, le bel oiseau de fer va m'emporter aux Iles Australes, à
Rurutu . Nana