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14 février 2012

Hermance, doigts de fée à Raiatea

Hermance n’habite pas très loin de Tevaitoa.
Odile avait pris rendez vous et nous rendons chez elle pour admirer son travail artisanal.
Elle découpe et pose les motifs des tifaifai
et sa maman les coud à la main.

Du grand boulot !
A Tahiti, on ne trouve que de pales imitations faites machines et nettement plus chères. En reo maohi, tifaifai signifie raccommoder. Les tifaifai sont toujours vendus à des prix élevés, mais si on compte le nombre d’heures de broderies qui ont rendu cette merveille possible, cela devient plus cher du tout. (Jai fait des broderies pendant plus de 20 ans et je peux comprendre).
Elle nous présente aussi les bijoux en coquillages de sa composition. Superbes.


Nous bavardons. Elle me dit que les touristes discutent de plus en plus. Ainsi, pour un collier à 30 dollars, les japonais (ou les américains) osent n'en proposer que 5 dollars. !
J’ose croire que cette réaction est due à l’ignorance, mais j’avoue ne pas comprendre, comment des touristes hyper informés des tarifs en Polynésie, puissent se risquer à de tels marchandages dégradants. Respect pour nos artisans du fenua Mauruuru.

12 février 2012

Au fil de l'eau à Raiatea

Je suis fiu (fatiguée) d’écrire des articles bien construits (intro, développement, conclusion...) dans le blog ! Envie de changer un peu et d'écrire à la volée. L’île de Raiatea, je la connaissais, le but de ma visite c’était d’abord les amis, aussi je vous mets en partage, quelques photos cliquées au hasard, pour vous redonner une ambiance fil de l’eau, sans but réel.
Voici le petit motu le plus proche d’Uturoa.Il est 6 h, le voisin, François, a pêché des oursins (vana) hier soir sur le récif (période de pleine lune). Il est rentré à plus de 23 heures. Il vient ce matin très tôt, dans le lagon pour nettoyer ses prises.Il s’est confectionné une sorte de machine à laver en grillage, qui nettoie ces échinodermes bien piquants. Il les vendra à quelques restaurants des îles, un bon prix.
Le truck passe de l’autre côté de la baie de Tevaitoa.Michel clique de son deck. Le truck est vide ou presque. C’est cool. (pour le chauffeur et pour Michel !!! )
La vague du lagon est très bruyante ce jour et la petite ferme perlière résiste bien à ses assauts grommelants. J'aime le grondement sourd de cette vague récifale qui rappelle la force et la suprématie du grand Moana.
Le fare des amis est planqué dans les arbres au bord du lagon. Pour vivre heureux....vivons cachés….
Si ma mémoire botanique est encore correcte, je suis devant une superbe ixia géante. L’arbuste peut atteindre 6 mètres de haut si on ne le taille pas.
Au marché nous avons acheté un crabe. Après dégustation avec mayonnaise maison, il se révélera excellent, ce crabe des Iles Sous Le Vent.
Jeudi matin, nous irons chez Hermance. Elle nous attend avec plein de surprises …… Encore un coucher de soleil ! du jaune orange ? Ok je prends.A suivre. Bises polynésiennes pour vous remercier de votre fidélité.

11 février 2012

Le lagon de Raiatea-Tahaa et Uturoa vus du Tapioi

Je suis allée rendre visite 4 jours, à mes nouveaux amis de Raiatea (ISLV), Odile et Michel. Raiatea est située à 210 kilomètres de Tahiti, entre Huahine et Bora Bora. Odile et Michel, me couronnent comme jamais je n’ai été couronnée. Ils habitent à Tevaitoa dans la commune de Tumaraa à 15 kms de Uturoa.
Uturoa
est une ville et une commune au nord de l’île. Elle a 3800 habitants. Le mont Tapioi, surplombe la ville. Raiatea qui signifie "ciel qui s'étend", partage le même lagon que son île-sœur Tahaa.
La Course du mont Tapioi fait 8.5 kms et conduit les coureurs au sommet après une ascension de 300 mètres environ .
Un ami nous fait rencontrer Remy Hart, le propriétaire avec ses frères, du mont Tapioi. Ce charmant papy tahitien de plus de 80 ans, nous emmène avec son 4x4 jusqu’au sommet, au pied des antennes. Le spectacle est fabuleux. Michel a le souffle coupé par l’émotion. Cela fait juste un mois qu’ils ont mis pied à Faaa. Leurs coups de cœur ne font que commencer. Tahaa l'île vanille fait face.
Au loin on devine la silhouette imposante de Bora Bora. En bas on voit le port, la marina, la piste de l’aéroport, enfin toute la ville. Encore une pour la passe. Le temps est particulièrement beau et le lagon étale sans vergogne, toutes ses nuances de bleu Quelle magnifique palette ! On essaie de se coller cette image dans le fond des rétines, pour tenter de la retenir, de la revoir en rêve, pour ne jamais l’oublier. Les couchers de soleil vus de Tumaraa sont gigantesques. Ce soir on fait encore dans le rose et le bleu. Je redécouvre Raiatea avec le regard et l'enthousiasme de mes amis, totalement émerveillés .

10 décembre 2010

Lectures polynésiennes : Raiatea la Sacrée

Un ami tahitien de Raiatea m'a offert ce superbe ouvrage :






Je le cherchais depuis un moment. St..... l'a trouvé à la librairie de Uturoa (île de Raiatea).

Il s'agit d'une réédition de 2007 (Ed : Haere Po -Tahiti) d'un ouvrage ancien publié à Lausanne en 1902.

L'auteur, PAUL HUGUENIN (1870-1919) est un jeune suisse qui arrive à Tahiti en 1896 avec son épouse Elisabteh.

Il sera directeur des Ecoles des Iles Sous Le Vent de 1896 à 1899.

C'est un artiste et il parcourt Raiatea avec ses pinceaux.

L'ouvrage comporte 24 planches en couleur, reproduction des aquarelles de l'auteur et 8 dessins à la plume.


Il maîtrise la langue tahitienne et apprend à connaître l'âme, les légendes, les chants, l'histoire de son nouveau fenua.

Nostalgique de son île, il publiera en 1902 ce magnifique ouvrage à Lausanne.

En 1912, il publiera "aux îles enchanteresses". Il décède en 1919.


De l'avis unanime, ce livre constitue l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature océanienne, peut-être l'un des livres les plus célèbres jamais écrits sur l'Océanie orientale et particulièrement sur l'antique Havaiki, berceau de la civilisation polynésienne.

J'ai commencé la découverte de ce livre très complet, qui fourmille de détails historiques et culturels passionnants.

Merci S... pour ce magnifique cadeau qui me fait aimer ton île.

5 novembre 2009

Le lagon de Raiatea

Raiatea partage le même lagon que sa voisine Tahaa, sa petite sœur (l’île vanille).

Ce sont les deux îles en Polynésie ayant cette configuration.
Dimanche matin, réveil matinal à 6 h pour aller acheter les firi firi ( beignets tout chauds) du petit déjeuner et le pique nique au magasin chinois à quelques kilomètres.
C’est la tradition en Polynésie. Le petit déjeuner du dimanche est très copieux et acheté au petit matin, jamais la vielle.
Cela peut paraître surprenant d’aller faire les courses à 7 h du matin le dimanche.
Richard m’explique qu’à 7 h 30, il n’y a plus rien et tous les magasins ouvrent dès 5 h.
Nous déjeunons au bord du lagon. La lumière du matin est exceptionnelle.
Un voilier passe sans bruit.
Le ciel, insolemment bleu, fait briller le lagon et les feuilles des grands falcata, (on dit aussi facarata) et de toutes les plantes de la montagne.
Après le petit déj’, Richard prépare le bateau.
Le fare est à 3 mètres de l’eau.
Nous partons sur le lagon vers les motu (les atolls inhabités).

Des oursins énormes dans les patates de corail :

Nous traversons des immensités d’eau verte-bleue. C’est magique.

Cette couleur de l’eau est indescriptible. Chaque île a une palette de couleur différente.
Celle du lagon de Raiatea est vraiment superbe.
Il fait très chaud. Le vent et le soleil vont encore me dorer à vitesse grand V.
Nous arrivons au motu préféré de Richard.
Les mots me manquent pour décrire les sensations.
Richard attache le bateau à un petit pied de cocotier.
Le motu fait à peine 600 m2, comme mon jardin breton.
Je ramasse de très grosses coquilles de bénitiers et je fais mon petit prélèvement de sable pour ma nouvelle collection.
Les coquillages courent sur le sable, car les Bernard l’ermite sont des rapides. Je n’avais jamais vu un bigorneau à pattes qui coure aussi vite !
Pas un seul bateau à l’horizon. Sensation d’être des Robinson, seuls au monde !
Nos deux appareils photos sont en action.
Bien sur trempette dans l’eau transparente qui doit être à 28 °c, voire plus.

Pendant le bain, j’avais laissé mes tongs à un mêtre du bord de l'eau . En quittant ma jolie baignoire verte, plus de tongs ! Richard rit aux éclats et prend en photos mes tongs (semelle en liège) qui dansent le tango sur les eaux cristallines.

Précision : C'est Flo qui a fait le commentaire sur la photo, je suis trop nulle en logiciel photo !
Comme dans le Vendée Globe, j'ai ma routeuse en Bretagne, ma secrétaire de blog, ma technicienne photo.
Flo c'est la mama de mes tiki, margouillats parfois, quand ils ne sont pas sages.

Nous décidons d’aller voir d’autres motu un peu plus loin .
Richard connaît bien son lagon et surfe entre les patates de corail comme un as.
Voici le motu de Diana Ross

Un autre motu sauvage :

Nous rentrerons au fare avec du bleu plein les yeux et le cuir des épaules et du dos un peu rouge doré pour moi surtout.
Dans quelque heures, l’oiseau qui voyage ( manureva , manu : oiseau, reva : partir, voyager) va me ramener à Tahiti.
Je reviendrais sur le petit motu de Raiatea. C'est certain .
Dans quelques jours un autre article sur le faapu (potager) de Raiatea.
Vendredi 6 novembre, à 6h du mat, le bel oiseau de fer va m'emporter aux Iles Australes, à Rurutu . Nana

4 novembre 2009

Le tour de l’île de Raiatea

La route de 98 kms qui fait le tour de l’île est goudronnée, mais les petites routes internes n’ont que des sentiers en soupe de corail.

Il y a encore une vingtaine d’années, la route n’était qu’une piste et ne faisait pas le tour complet. Les habitants se déplaçaient en bateau. (sic Richard)
Route littoral, sur laquelle la vitesse est souvent limitée à 40 kms/h, en raison des nombreux virages. Cela permet de mieux apprécier.
Ici un joli fare dans son nid de verdure .

Des arbres aux belles fleurs roses

Nous stoppons à la marina d’Uturoa ou des très beaux yachts attendent les touristes locataires.

Nous contournons la rivière Faaroa, la seule rivière navigable de Polynésie.

L’île possède peu de plages, mais un charme authentique , celui de la richesse de son histoire.
Ici une église adventiste :


Au Sud de l’île se trouve le marae Taputapuaeta, dans le village d’opoa.
Ce marae est le plus grand et le plus sacré de toute la Polynésie. Il était dédié au dieu Oro, dieu de la guerre.
Une seule photo de cette pierre sculptée, car des trombes d’eau m’empêchent de sortir l’appareil photo pour vous présenter le marae (allez voir le lien).

Il fait très chaud ! J'ai faim ! Nous faisons un stop déjeuner dans cet hôtel

La plage de cet hôtel fait très carte postale. Le soleil est revenu en force. Il refait très chaud.

Nous poursuivons notre route sans jamais quitter les vues sur le lagon et ses nuances de bleu qui ravissent les yeux . (Même ceux de Richard , le polynésien ! )

En quatre heures de route avons nous croisé 4 véhicules ? même pas sur ! (alors parfois voire souvent, on oublie de remettre la ceinture !)
La végétation est dense, verdoyante, les opuhi bordent les fossés.

Nous roulons au ralenti et nous nous arrêtons souvent
Richard m’a donné tous les noms de lieux en tahitien, mais je n’ai pas noté.
Donc prochain achat, un dictaphone.
Comme c’est agréable de visiter Raiatea avec un guide né ici, qui connaît l'île comme sa poche
Une route traversière existe aussi. Cela sera pour un prochain séjour.
Dimanche, c’est balade bateau sur les motu déserts du lagon de très bonne heure.
Après les verts, les bleus …. !
C’est pour la suite.
Nana