Odile avait pris rendez vous et nous rendons chez elle pour admirer son travail artisanal.
Elle découpe et pose les motifs des tifaifai
Du grand boulot !
A Tahiti, on ne trouve que de pales imitations faites machines et nettement plus chères. En reo maohi, tifaifai signifie raccommoder. Les tifaifai sont toujours vendus à des prix élevés, mais si on compte le nombre d’heures de broderies qui ont rendu cette merveille possible, cela devient plus cher du tout. (Jai fait des broderies pendant plus de 20 ans et je peux comprendre).
Elle nous présente aussi les bijoux en coquillages de sa composition. Superbes.
Nous bavardons. Elle me dit que les touristes discutent de plus en plus. Ainsi, pour un collier à 30 dollars, les japonais (ou les américains) osent n'en proposer que 5 dollars. !
J’ose croire que cette réaction est due à l’ignorance, mais j’avoue ne pas comprendre, comment des touristes hyper informés des tarifs en Polynésie, puissent se risquer à de tels marchandages dégradants. Respect pour nos artisans du fenua Mauruuru.
8 commentaires:
Sylvie-Anne
L'origine des "tifaifai" date de l'arrivée des premiers missionnaires protestants américains. Leurs épouses confectionnaient du linge avec des chutes de tissus. Tout simplement.
Christian P Y P
Sylvie-Anne
Quand ces bateaux de touristes parcourent le Pacifique ils accostent dans des îles où le Smic est extrêmement bas et même où certain de ces petits États n'ont même pas de Smic. Leur coût de la vie très bas est ridicule à côté du notre.
Christian P Y P
Certes Christian, mais ils le savent pour avoir payé déjà très cher leur croisière. De marchander autant, c'est quand même nul et irrespectueux de la part de ces touristes qui ne sont pas dans la misère, loin de là !!
Sylvie-Anne
J'ai de nombreuses fois assisté à ces marchandages, c'est honteux. Il y a même des touristes qui jettent un billet de mille francs pour une course de deux mille cinq cent francs, ceci au visage du chauffeur de taxi. Il y a un mois des touristes ont obligé le chauffeur d'un taxi a accepter le montant de la moitié de la course, il leur a dit: OK. Puis à mi chemin il les a débarqué , laissés au bord de la route et leur a dit en repartant: Vous en avez pour votre argent ! Ce sont des amis qui ont des taxis qui me l'on raconté.
Christian P Y P
Enfin du tifaifai....quelle merveille.
Comme tous les travaux d'aiguille, impossible de calculer son prix au prorata du nombre d'heures nécessaires à leur réalisation.
Merci pour ces beaux reportages, ces découvertes et le partage.
sujet colliers de coquillages
les Polynesiens on fait des progres fantastiques en la matiere comparer il y a 30 ou 40 ans. Cette annee au mois de juillet j'ai vu (exposer par les artisans) a la Mairie de Papeete des colliers absoluments "FABULEUX" de veritables pieces de bijouterie un travail de recherche dans la composition des couleurs et des coquillages eux meme decoupes et travailles et montes avec un gout artistique incroyables je ne mentionnerais pas le prix qui avait beaucoup de zeros mais a mes yeux etaitent inestimables car unique au monde! J'ai parler longuement a l'artiste qui m'a expliquer le travail.resultat FABULEUX!!!
Pour moi c'était au Mois de Mai dernier, que j'ai pu admirer le salon du Tifaïfaï à Papeete. C'était un condensé de merveilles à des prix vertigineux. Difficile d'évaluer en argent sonnant un travail manuel de longue haleine, délicat et de surcroît fait main. J'ai essayé quelques points avec les Mama's du salon,c'était une vraie partie de bonheur avec elles : la TV locale était justement en train de filmer l'évènement !
Georges d'AKL
Votre remarque est pertinente. Il est exact que l'artisanat a évolué considérablement depuis 30/40 ans, aussi bien pour le travail du bois, des coquillages, de la nacre et de la perle. La production s'est diversifiée et s'est raffinée. Le seul produit qui n'a pas changé par ce qu'il était arrivé depuis long temps à la perfection ce sont les chapeaux, surtout ceux des australes. Par contre ce travail en général ne rapporte même pas le smic.
Christian P Y P
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