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1 février 2012

L'ambre blanc ou blanc de baleine d'Apataki

Tyrone me présente un gros morceau d’ambre qu’il a trouvé sur le récif. Ici on appelle cet ambre blanc "la bave de baleine". Aujourd’hui, on sait que l'ambre jaune est un témoignage des grandes forêts de conifères qui s'étendaient il y a 40 millions d'années sur l’Europe du Nord, et qui furent en partie englouties par les eaux. Ce qui explique la richesse en ambre du littoral de la mer Baltique. Mais attention, il ne faut pas confondre l'ambre jaune fossile, avec l'ambre gris et l'ambre blanc.
L'ambre gris
est une substance rejetée par les cachalots : concrétions intestinales constituées de morceaux de calmars. Cet ambre gris appelé "or flottant" est très recherché, et apprécié en parfumerie. L'ambre blanc, spermaceti, substance huileuse, appelée "blanc de baleine" est retiré d'une poche cérébrale du cachalot. Il est utilisé pour faire des pommades et en cosmétique. L'ambre gris se forme dans l'intestin de 5% des cachalots et en est expulsé lorsque l'animal régurgite. On le retrouve sous une forme cireuse, flottant sur la mer, rejeté sur les côtes, ou dans le cachalot lui-même.
Herman Melville, (qui a vécu aux Marquises- Nuku Hiva- en 1842) et auteur de Moby Dick a écrit :
"L'ambre gris est mou, cireux et si odorant et épicé qu'on l'utilise beaucoup en parfumerie, pour des pastilles, pour des bougies de luxe, pour des poudres à cheveux et des pommades".
Du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XXe siècle, le cachalot a été chassé pour extraire le spermaceti et divers produits cétacés, comme l'huile de cachalot et l'ambre gris.
Pour tout savoir sur le blanc de baleine voir le lien sur le spermaceti. Après la surexploitation dont il fut l’objet, le cachalot a énormément diminué en nombre. On estimait, dans les années 1980, la population mondiale à 500 000 individus.
L'or de la baleine.vaut son pesant d’or en effet. Pour les baleiniers, trouver un morceau d'ambre gris leur assurait un bonus incroyable.
Utilisé comme médicament dans un premier temps, il se révéla ensuite, un précieux atout dans la confection des cosmétiques. L'ambre gris contient de l'alcool non volatile, ingrédient très prisé pour le parfum.

Selon les marins, une fois séchée, cette matière sentirait le vieux tabac. Pour avoir touché et senti ce bloc, je serais assez d’accord avec cette odeur de tabac froid.
Le plus gros morceau jamais retrouvé pesait 635 kg. Difficile de croire que ce "gros caillou" puisse provenir du corps d'un cachalot... pourtant !
C’est à Apataki que j’aurais connu l’ambre blanc pour la première fois. A suivre.

8 décembre 2011

Tohora, baleines de Polynésie

Voici le dernier livre que j'ai dévoré avec bonheur.Téthys Editions, Auteur Thierry Zysman (photo) Photos : pool de 8 photographes tous naturalistes ou photographes confirmés : Eric Leborgne (Raie Manta Club de Rurutu), Michel Begue, Sylvain Girardot, Yves Lefèvre, Fabien Michenet, Christophe Cordonnier, Serge Andréfoüet, Pierre Follin
Tohora veut dire baleine en tahitien.
C’est aussi le titre de ce sublime ouvrage de 320 photographies:“Tohora, les baleines de Polynésie". Ce livre nous invite à une rencontre photographique avec les baleines à bosse (Megaptera).
Après un voyage au long cours de près de 6000 kilomètres, les baleines à bosse arrivent en Polynésie en juillet. Certaines d’entre elles vont s’arrêter aux îles Australes, d’autres vont aller plus au nord et s’égailler dans tous les archipels du pays.
4 à 5 mois durant, ces mastodontes débonnaires, vont s’ébrouer autour des îles. Combats, amours, naissances.

Les eaux hospitalières de la Polynésie deviennent alors le théâtre d’ébats spectaculaires, vibrant au rythme des mélodies captivantes entonnées par les grands mâles.
Passion, persévérance et souvent même témérité, auront permis aux auteurs de cet ouvrage, tous naturalistes confirmés, de saisir de façon magistrale la splendeur de cette saga sous-marine.
Voyage au cœur de leur monde bleu, poétique et sauvage, cet ouvrage n’est pas qu’un livre d’images : les informations qu’il contient illustrent les dernières recherches effectuées sur les baleines à bosse, autant en Polynésie qu’à Hawaï ou en Australie.
le livre est également riche d’informations sur le mode de vie et les habitudes de migration de ces géantes débonnaires, que j'ai aperçues entre Tahiti et Moorea de nombreuses fois.
Il y a de nombreux et rares clichés dans ce livre. Mais il manque une seule scène, l’accouplement. Personne n’a cette image, personne ne sait d’ailleurs comment ça se passe…
Mystère de la vie des baleines! C’est un superbe livre cadeau pour Noël.

25 octobre 2011

Quatre baleines au milieu des ferries dans le port de Papeete

Extraits de Presse :
Une maman baleine et son baleineau, ainsi que deux mâles, ont été photographiés, samedi dernier, dans le port de Papeete. "Les baleines ont été aperçues au niveau des balises de l’entrée de la passe, vers 8 h 15, puis elle sont entrées dans la lagon immédiatement", explique Michel Fayadat, responsable et guide de la société d’excursions nautiques “Easy Boat”, qui a réalisé ce cliché. "Elles sont sorties du port vers 9 h 25, après s’être promenées vers Motu Uta, le quai du Tahiti Nui, le Vaeanu et le parc Paofai."

Ce n’est pas la première fois que des baleines rentrent dans le port de Papeete, mais cela reste rare. Elles sont restées une partie de la matinée, dans l’indifférence totale du ballet des ferries.

Le comité d'accueil des dauphins de la passe a du en faire une tête, en voyant ces sous marins dans leur territoire !

25 août 2010

Nager avec les baleines de Moorea.

Patrice le big boss de Tahiti Safari expédition, m’a adressé des photos de ses dernières plongées avec les baleines de Moorea, pour vous les faire partager sur le blog.
Il a légendé chaque photo. Je reproduis son texte fidèlement.

Sous-marin espion ? Non ! Simple baleine à bosse de 18/19 mètres pour environ 30 à 35 tonnes : restons calmes !

Le baleineau est juste devant sa maman (arrière plan) et vient me dire bonjour un peu brusquement. Il fait en général de 2,5 à 3 tonnes quand même !

Presque pris une très grosse baffe (à 3 mètres de la nageoire de 5 m de long !)

Plus prêt, ... Pas possible !

Il est fou ce Patrice ! Son ami, Bernard qui pilotait le bateau, le suppliait de s’éloigner.
Mais quand on est fou ..... !

Harold, le patron du Rava IV, m’a adressé ces deux photos.
Elles sont superbes aussi.

Patrice me dit qu’il faut que j’y retourne impérativement et que je nage auprès des baleines.
A condition qu’elles soient stationnaires, car celle de dimanche était visiblement très pressée de retrouver ses copains-copines.
J’avoue que je ne m’y vois pas du tout nageant auprès d’une jubarde de 35 tonnes, et encore moins si elles sont plusieurs !
Mauruuru les fous de Polynésie.
Continuez de les éblouir et de régaler nos touristes du fenua avec vos très belles prestations à Tahiti et Moorea.

23 août 2010

Le tour de Moorea en bateau à la recherche des baleines

Avec Nadine, nous avons décidé un week-end à Moorea.


(carte de Tahiti. traveller)

Nous quittons Papeete samedi matin au ferry de 9 h.
La voiture de Nadine est aussi du voyage.
Le temps est maussade, voire pluvieux.
Nous découvrons les travaux de la nouvelle gare maritime qui avancent bien.

Nous avons pris le ferry lent et la traversée prend une heure. On a tout notre temps !
Arrivée à la gare maritime de Moorea.


Nous serons hébergées chez une famille polynésienne très accueillante à Varari (côte ouest). (objet d’un autre article.)
Dimanche matin, nous avons réservé un tour baleines avec Harold et son bateau le Rava IV.


A 8 h 30, nous embarquons sur le Rava IV au ponton du coco-beach.
Le ciel est dégagé, le soleil brille. Il fait chaud.
Harold est prestataire en excursions nautiques : Dolphin et lagoonarium Expédition, à Moorea depuis 1986.
Il est accompagné par Aka, le marin marquisien et Patea, le cameraman de Fakarava (1er plan).

Deux jeunes couples (américain et marseillais) en voyage en Polynésie, sont présents
Harold nous explique le programme de ces 5 heures de mer autour de Moorea.


La priorité c’est la recherche des baleines à bosse, les jubardes.
Nous ne tardons pas à voir un jet d’eau à 100 mètres et une grosse baleine qui nous fait son show.

C’est magnifique ! ça commence très fort.
Elle disparaît dans les eaux. Nous la suivons à vive allure.
Nous la verrons réapparaître à la surface 4 fois.

Nadine s’équipe palmes et tuba, pour aller plonger avec la baleine.


Mais celle ci nous fuit et s’éloigne dans les eaux très agitées à cet endroit.
Impossible de la rattraper.

Infos sur les baleines à bosse : Elles viennent s'accoupler et mettre bas dans les eaux polynésiennes de juillet à novembre. Pendant cette période, elles ne se nourrissent pas. On les nomme baleines à bosse, non pas pour les tubercules qu'elles ont sur la tête mais pour la forme de leur dos lorsqu'elles plongent (donc "bosse" sans s) Leur taille est de 15 à 16 mètres pour les mâles et 16 à 17 mètres pour les femelles avec un poids de 30 à 40 tonnes. La femelle a un petit tout les deux ans. Elle l’allaite pendant 11 mois. Le baleineau accompagne sa mère jusqu’à ce qu’il soit en âge de se reproduire, entre 6 et 12 ans. Les liens entre le petit et sa mère sont très forts. A la naissance, le baleineau pèse 1 tonne. Gavé par plus de 100 litres de lait très riche chaque jour, il grossit très vite : de 60 kg en 24 heures. Mesurant 4 mètres à la naissance, il fera le double au bout d’un an. Par contre, sa mère perd 30% de son poids lors des premiers mois de l’allaitement.

Harold fait surfer le Rava IV
sur les grosses vagues de houle de la pointe temae, avec une dextérité remarquable.
Nous croisons notre ami Larry, qui est en pêche avec un copain de Moorea.


Nous revenons côte Ouest et commençons notre tour d’île.
Je ne l’avais jamais fait et c’est vraiment super génial.
Nous rencontrons un banc de dauphins qui s’amusent dans le grand bleu, s’approchent du bateau et font des cabrioles.

J'ai filmé mais avec les lenteurs du Net en ce moment, impossible de placer une petite vidéo sur le blog sauf à patienter 4 ou 5 heures pour la télécharger !

Harold nous explique tout de la vie des dauphins qu’il connaît très bien. C’est passionnant.
Patea fait le film de la journée.
Après avoir traversé des eaux agitées, dans lesquelles le bateau tapait fort dans les hautes vagues, nous retrouvons les eaux plus calmes du lagon turquoise.

Au loin la masse sombre de l'île de Tahiti.

Nous croisons une tortue verte qui nage avec élégance, telle une gracieuse danseuse.

Vus du lagon les rivages, avec les pilotis des hôtels, sont superbes.

Nous rencontrons Tamatoa, le champion de Polynésie de kite-surf.

Il va très vite avec sa voile et parfois saute à plus de 5 mètres.
Il surfe dans les vagues du Rava IV.

Il va plus vite que nous et nous double tranquille. Sa vitesse sur l'eau est prodigieuse.
Nous approchons du motu.
D’autres kite-surf sont en action. Ils volent sur l’eau tels des mouettes.

Arrivés au banc de sable, Aka va nourrir de quelques sardines, les raies pastenagues qui s’agglutinent contre lui.

Nous descendons nager avec les raies.

Les oiseaux disputent aux raies les morceaux de poisson.
Il est 13 h.

Après tous ces arrêts baignade et superbes spectacles marins, un petit encas est le bienvenu. Harold prépare les verres de punch et le plateau de fruits (banane, ananas, papaye, mangue, pamplemousse) que nous trempons dans le coco râpé.


C’est top. Le punch est délicieux et servi et resservi copieusement ! Oups !
Il est 14 h quand le Rava IV nous dépose au ponton du coco beach et nous retrouvons la voiture de Nadine à l’ombre des manguiers.
Toutes les deux nous sommes enchantées de ce tour d’île de Moorea et tout ce que nous avons vu.
Les heures ont trop vite passées, et nous avons bien caramélisé.


Harold est un pro de l’excursion nautique et un fin connaisseur de Moorea et de son milieu aquatique.
Je ne peux que le féliciter pour son grand professionnalisme et lui faire une belle publicité.

Je vous invite à découvrir son site
pour le phone c’est 78 42 42.

Si vous venez en Polynésie, c’est toute l’année qu’il fait le tour de l’île
et en saison les baleines (de juillet à fin octobre).

On a eu une belle chance d’en voir une ce dimanche matin, car cette année elles se font très discrètes. Les autres bateaux d’excursion n’ont rien vu !
J’y retournerais prochainement pour avoir le grand frisson de plonger auprès des baleines et des baleineaux.
Un week-end fabuleux à une heure de ferry de Tahiti.
A suivre.

11 octobre 2009

Les baleines sont à Tahiti,

Les baleines arrivent vers la fin juin à Tahiti, et repartent fin octobre.
Environ 400 à 500 baleines, souvent accompagnées de leur baleineau, sont donc visibles durant cette période, autour de Tahiti et de Moorea.
13 h30, notre frêle embarcation quitte le port de Papeete.
Notre pilote a vu 2 grosses baleines au Sud à la hauteur de PK 20 ce matin vers 11 h.
Nous y allons.Tout en scrutant la mer, je clique sur les paysages du littoral toujours superbes vus de l’océan.

Nous croisons un autre "bateau baleines", il appelle Michel notre pilote.
« les baleines étaient entre Papeete (fare ute) et la pointe Vénus, il y a moins d’heure ! «
Demi tour, et cap au nord à vive allure.

J'en profite pour cliquer sur les belles déferlantes sur le récif aux couleurs toujours magiques.

Arrivès au spot indiqué, les geysers sont là, donc baleines dans le coin.

Il s’agit de 2 très gros spécimens. Elles nagent en surface, sans jamais sauter et sans trop se montrer. Toutes les 5 minutes on voit le geyser de leur respiration.
Elles surgissent à gauche, à droite du bateau, mais leur sortie ne dure que quelques secondes.
Faut faire très vite avec le clic-clac !
Une masse sombre avance dans l’eau à 1 mètre de profondeur, puis un dos rond sur la mer.
La baleine passe en dessous de notre bateau, pour réapparaître furtivement 50 mètres plus loin de l'autre côté.Mon appareil n’a pas tout suivi, par contre mes yeux si ! et c’est le principal !
Il faut un appareil avec moteur pour être sur de tout prendre.

Je vous conseille le site de baleinomane. net pour écouter des chants de baleines et sur les autres sites vous trouverez des photos que je n’ai eu la chance de faire ce dimanche.
Mais j'ai vu les baleines de Tahiti.
Très bel après-midi en mer, où les épaules ont encore noircies !
Bon surf baleines.