Parmi tous les magnifiques coquillages que l’on peut ramasser sur les plages des atolls de Polynésie, j’ai une nette préférence pour les porcelaines (poreho en tahitien).
J’ai fait quelques recherches pour mieux connaitre mes trouvailles.
Du latin porcella (truie), le coquillage est nommé porcelaine, car il ressemble à la vulve d'une truie. (pas très romantique !)
Le matériau porcelaine tient son nom de sa similitude avec le coquillage (brillance, dureté).
La porcelaine est un mollusque (du latin mollusca = corps mou). C’est donc un invertébré.
C’est un gastropode marin qui respire par une branchie et a un "pied", qui lui sert à se déplacer. Elle se nourrit grâce à une radula, garnie de nombreuses dents râpeuses.
La coquille est construite par l'animal en carbonate de calcium, à partir du calcium dissout dans l'eau de mer. Chaque espèce l'enroule à sa façon, la pare des dessins et des couleurs les plus extraordinaires. Ce sont des cellules spéciales du manteau qui déposeront les pigments de la coquille.
Histoire : L’intérêt scientifique des coquillages n'arriva en Polynésie qu'avec les découvreurs européens. Ils embarquèrent à leur bord des botanistes, qui avaient la charge de récolter et d'étudier les espèces destinées aux musées. Les premières collections quittèrent la Polynésie sur l'Endeavour, navire de James COOK.
En 1823, une corvette bien nommée "La Coquille", jette l'ancre en Polynésie avec à son bord 2 naturalistes: Lesson et Garnot. Ils publieront 9 ans plus tard, de nombreux volumes sur la faune des îles de la Société, et rapporteront une collection de référence maintenant déposée au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. (Il existe aussi une belle collection au musée d'histoire naturelle de Perpignan)
Puis ce fût Dumont d'Urville, et ses naturalistes, Hombron et Jacquinot, puis Du Petit Thouars en 1838, enfin, un nombre important d'expéditions anglaises suivirent.
La famille des Porcelaines s’appelle Cypraeidae, plus simplement les cyprées. La porcelaine est généralement herbivore, mais ne dédaigne pas aller brouter quelques éponges. Les sexes sont séparés, avec parfois une différence de taille notable. Le plongeur la trouvera tapie sous les blocs coralliens, quelquefois avec sa ponte de milliers d'œufs (ne pas toucher !)
Certaines espèces sont endémiques de Polynésie Française.
La plus jolie de toutes est la très rare Porcelaine anneau d'or
J’ai fait quelques recherches pour mieux connaitre mes trouvailles.
Le matériau porcelaine tient son nom de sa similitude avec le coquillage (brillance, dureté).
La porcelaine est un mollusque (du latin mollusca = corps mou). C’est donc un invertébré.
C’est un gastropode marin qui respire par une branchie et a un "pied", qui lui sert à se déplacer. Elle se nourrit grâce à une radula, garnie de nombreuses dents râpeuses.
La coquille est construite par l'animal en carbonate de calcium, à partir du calcium dissout dans l'eau de mer. Chaque espèce l'enroule à sa façon, la pare des dessins et des couleurs les plus extraordinaires. Ce sont des cellules spéciales du manteau qui déposeront les pigments de la coquille.
Histoire : L’intérêt scientifique des coquillages n'arriva en Polynésie qu'avec les découvreurs européens. Ils embarquèrent à leur bord des botanistes, qui avaient la charge de récolter et d'étudier les espèces destinées aux musées. Les premières collections quittèrent la Polynésie sur l'Endeavour, navire de James COOK.
En 1823, une corvette bien nommée "La Coquille", jette l'ancre en Polynésie avec à son bord 2 naturalistes: Lesson et Garnot. Ils publieront 9 ans plus tard, de nombreux volumes sur la faune des îles de la Société, et rapporteront une collection de référence maintenant déposée au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. (Il existe aussi une belle collection au musée d'histoire naturelle de Perpignan)
Puis ce fût Dumont d'Urville, et ses naturalistes, Hombron et Jacquinot, puis Du Petit Thouars en 1838, enfin, un nombre important d'expéditions anglaises suivirent.
La famille des Porcelaines s’appelle Cypraeidae, plus simplement les cyprées. La porcelaine est généralement herbivore, mais ne dédaigne pas aller brouter quelques éponges. Les sexes sont séparés, avec parfois une différence de taille notable. Le plongeur la trouvera tapie sous les blocs coralliens, quelquefois avec sa ponte de milliers d'œufs (ne pas toucher !)
Certaines espèces sont endémiques de Polynésie Française.
La plus jolie de toutes est la très rare Porcelaine anneau d'or
Les autres porcelaines sont :1 - la Porcelaine-tigre Cypraea tigris (Linné, 1758) est la plus commune. Coquille à ravauder à l’île de la Réunion, car elle servait à repriser les bas et les chaussettes. De 7 à 10 cm.
2 - Porcelaine taupe (cypraea talpa) est une porcelaine assez commune. Entre 55 et 75 mm (maxi 105 mm).
3 - Porcelaines-cartes, (Leporicypraea mappa (Linné, 1758). On en trouve beaucoup aux Philippines Elles vivent aussi bien à 2m qu'à 500m de profondeur.
4 - Porcelaine souris : La convention de Berne de 1979, désigne les porcelaines souris, pure poire de Méditerranée, comme espèces protégéesJe pense avoir des exemplaires des 4 premières catégories dans ma collection.
Il y a aussi la porcelaine tête de serpent, porcelaine Pou, porcelaine bossue, porcelaine œuf, porcelaine poire, et la très rare porcelaine Cléopatre
la porcelaine dorée.
La porcelaine monnoie ou cauri.Le cauri (Cypraea moneta) est une variété de coquillages découverte aux îles Maldives et aux îles Soulou (entre les Philippines et Bornéo). Le nom cauri est dérivé d'un mot grec signifiant petit cochon.
Une autre explication pense que le nom viendrait du mot sanskrit kaparda ou kapardika, transformé ensuite par les Anglais en cauri ou cowri. Utilisés comme monnaie, ils continuent aujourd'hui à être utilisés comme décorations et objets de divination.Ce coquillage a été utilisé au cours des âges comme instrument de circulation pré-monétaire. On retrouve des traces de son utilisation en Chine dès la dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.). Pendant la dynastie Zhou (800-300 av. J.-C.), des cauris en jade ou en noyaux d’arbres fruitiers sont utilisés comme monnaie. Répandus par les marins arabes et européens dès le Xe siècle, ces coquillages étaient utilisés comme monnaie dans une grande partie de l'Afrique
J’ai ramassé beaucoup de cauri à Fakarava et à Fakahina. Maintenant je connais leur vrai nom.