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5 mars 2012

Le bout du monde à la presqu'île de Tahiti

Ce lundi 5 mars est férié en raison de la commémoration de l’arrivée de l’évangile à Tahiti Je suis invitée à passer ce long week-end chez mes amis de la presqu’île Carole et Stéphane. Mes langoustes de Ua Huka sont du voyage et n'ont pas déçu .

Quel bonheur de s’endormir en entendant les grondements de l’océan si proche. J'ai adoré cette nuit avec le Moana.
Lundi matin nous allons faire un tour à la marina de Tautira à 5 kms.Je revois le bateau scolaire (toit vert) avec lequel je m’étais rendue en consultation de PMI en février 2009. Le temps passe vite!
Tiens ! le bar du bout du monde. Il existe la même enseigne de troquet au port de Brest, propriété d’un célèbre marin breton qui vit désormais à Moorea. Je me souviens y avoir même déjeuné. Brest est si loin !!! Les ados, Constantin et Hélène, ne souhaitent pas se fatiguer les méninges, aussi nous ne sommes que trois au scrabble.L’océan continue de faire rouler ses grosses vagues et de faire entendre son beau vacarme. Sa présence nous rassure, nous entoure. Constantin a saisi ce moment unique de zen amitié, couleur bleu pacifique. Je me décide de publier mes petites poésies secrètes, car après tout ce n'est qu'un modeste blog parmi tant d'autres. Alors stop aux complexes !

L’océan féroce et noir, meugle, fait le méchant
Les galets de corail rou
lent avec leurs jolis cliquetis.
La lune, presque pleine, orchestre la scène avec poésie
La vague devient caresse, son bruit, tendresse.
En rêvant des îles, je m’endors enfin et pacifiquement.
Fenua Here, je t'aime passionnément.


Pueu, 3 mars 2012 Sylvie Anne en Polynésie .

26 décembre 2010

Les jardins d'eau de Vaipahi à Mataiea

Samedi 25, ce fut Noël au balcon (en maillot et pareo) et un déjeuner sur la terrasse avec des amis.


C’était bien la première fois que je restais 24 h et plus, sans quitter Diva Nui !
Ce dimanche matin, levée tôt, je me rends à la cathédrale de Papeete.
Un orage violent m’avait empêchée d’aller à la messe de minuit vendredi soir, comme je l’avais prévu. J'ai si peur de l'orage.

Le père Christophe officie. C'est un one-man-show théâtral et impressionnant. Pas de photos pendant l’office. Instant de méditation et de spiritualité oblige.

Il est 10 h
. Le soleil est ardent et Papeete est vraiment une ville morte.

Feux oranges et pas un chat, vraiment que dalle ! Pour stationner, c'est extra !
Rien à faire ici ce dimanche, aussi je décide de descendre en Presqu’île.
Le vini fera le reste et c'est avec des amis, que Pistache fait route vers la Presqu’île, pour un dimanche zen.
Je souhaite faire un arrêt aux jardins d’eau de Vaipahi (auprès de Mataiea).
Je suis passée devant des dizaines de fois, mais n’ai jamais pris le temps de m’y arrêter.
Ce site en bordure de route, a été inauguré en 2007 et propose une grande balade dans des jardins paysagers splendides.
Vaipahi signifie eau jaillissante (vai : eau) .
Les roses de porcelaine géantes atteignent les deux mètres de haut.

Les opuhis rouges et roses sont légion.


Les nénuphars bleu et blanc emplissent les bassins.

L’endroit est rafraichissant et verdoyant.
La cascade est magnifiquement éclairée par le soleil du matin dans son écrin de verdure.

Ce dimanche, je ne ferai pas la grimpette sur la colline, par le sentier rocailleux, par respect pour mes petits pieds encore fragiles. Une autre fois.

Pause déjeuner à Taravao chez Remy et Loula. (encore des huîtres de Bretagne ! et de la tête de veau !) .
J’ai très envie d’aller me baigner à Vairao, mais c’est encore un peu tôt pour mes pieds, donc nous restons à discourir de tout et de rien, sous la terrasse ombrée du resto.
Au retour, arrêt à Papara, pour un petit café.
Nous décidons de finir ce dimanche de Noël, au bord du Moana au "Carré" de l’hôtel Méridien de Punaauia.
Prendre un verre entre amis au bord de la piscine, à l'heure où les lumières du jour deviennent magnifiques, et explosent leurs couleurs tropicales.

18 h 15, le soleil commence à faire son spectacle sur le grand Moana.
Avec Fabi et Alain, on clique à tout va.
Au début c’est féérie en rose,
et cela se termine en enfer rougeoyant .

Ces couchers de soleil sont si époustouflants, que même après des dizaines d’années de vie au fenua, Fabi est toujours admirative.
Je suis contemplative et toujours sous le charme. C'est vraiment trop beau !
Un coucher de soleil du Pacifique on le vit, on le respire de seconde en seconde. C’est magique, jamais les mêmes.

Comme on l'aime le soleil des îles, même s'il nous cuit la peau au fil des jours !
Aux faranis de métropole qui grelottent sous leur manteau neigeux, j’offre ces images de fraîcheur de Vaipahi et ces folies du ciel de Tahiti, côte Ouest, ce dimanche 26 décembre 2010, où la chaleur est parfois si étouffante, mais tellement délicieuse aussi.
Pas besoin des colis de l’OPT (bloqués aux USA, dès fois qu'ils seraient piégés), pour envoyer ces petits cadeaux de Noël.

Puisse tout ce soleil de Tahiti, faire fondre la neige et le verglas de métropole !
Bonne semaine. Nana.

25 avril 2010

Images de Tautira en presqu’île de Tahiti iti.

Samedi, j’ai rendu visite à une amie blogueuse en presqu’île de Tahiti Iti (65 km de Papeete )
Avant le déjeuner, nous nous promenons sur la plage au pied de son fare.

Je l’appelle la plage des porcelaines, car il y en a toujours, ainsi que des coquillages introuvables ailleurs.
Ensuite, c’est parti pour une petite balade à Tautira, ce village tranquille de la presqu’île, qui a des allures de bout du monde car la route s’arrête là.
L’église de Tautira est grande, et perdue dans son immense pelouse.

Je clique sur ces trois arbustes fleuris plantés côte à côte. Trop beaux !

Ils ressemblent à des ixoras, mais j'en suis pas si sure.
Un petit tour sur la plage de sable noir déserte, pour une petite trempette avant de rentrer.

Cela faisait un bail que je n’étais pas retournée en presqu’île.

Quel plaisir de la retrouver, mais teinté de nostalgie quand même, puisque mon amie et sa petite famille, rentrent en métropole début juin.
On a fait le plein de souvenirs pour cette journée d'adieux.
Bonne chance.
Nana

Poissonnerie ambulante à Tahiti Iti

Ce samedi 24 avril, en presqu’île de Tahiti Iti, du côté de Tautira.
C’est poissonnerie ambulante.

Devant chaque fare, la camionnette ralentit et klaxonne.
Deux thons frais à vendre.

Mon amie Mélanie est au volant, et pas facile de doubler.
j'en profite pour cliquer sur l’Olympus.

La presqu’île a le goût des îles à 60 Km de Papeete.
Nana.

18 octobre 2009

Tautira sauvage

Ce dimanche matin, je file par la côte Est jusqu’au bout de la route, jusqu’à Tautira, en presqu’île de Tahiti Iti. (70 kms de Papeete).
Je suis invitée chez des amis.
Trop belle cette côte, je fais de nombreux arrêts photos, pour admirer ces deux couches de bleu qui font mal aux yeux.

Arrivée à Tautira, Jo m’indique au vini la route à suivre.
- tu prends le chemin de terre qui longe l’océan sur 3 kms, tu passes la rivière et tu y es, c’est le bout de la route .
- Mais c’est plein de trous, j’ai pas pris un 4x4 !
- Vas doucement, pas de souci.

Pistache peine dans les ornières. On reste en première, c’est plus prudent.

La rivière se présente enfin ! Mais il n’y a pas de pont !

Jo vient à ma rencontre. Il veut que Pistache passe.
Je refuse, j’ai de l’eau jusqu’aux genoux !
Jo porte mon panier et me voici arrivée à fenua aihere, (pays de la brousse).
L’endroit est calme et sauvage.

Une petite plage de sable noir en bordure du fare.

Le fare est simple et coquet. Notez le tronc d'arbre dans le toit !

Jo va le raser pour en construire un plus grand.
Après les présentations avec les amis(es) de Jo, j’aide à préparer le poisson cru et le sashimi.
Bien sur on commence par une baignade.

Un jeune me propose de faire un tour avec sa pirogue (vaa'a monoplace).

J’hésite. Il paraît que les requins tigres viennent souvent par la passe. Une autre fois promis.
Rinçage dans la rivière au milieu des anguilles ! L'eau est plus froide, mais rafraîchissante.

Jo prépare le barbecue au bord de la plage. Poisson grillé à la sauce huitres, au menu.

Jo est marquisien (avec une origine française lointaine). Il vit et travaille à Tautira.
Le chien de la maison fait sa sieste sans complexe, au soleil sous la table de pique-nique.

Après notre déjeuner sous les cocotiers, petite balade digestive sur la plage, à la recherche de jolis coquillages.

Le chien m’accompagne.
Nous remplissons un sac de porcelaines et de troca.
Le petit chien gratte les cailloux et s’assoit devant les porcelaines qu’il a trouvées.
Pas bête l’animal ! Je le baptise Porcelaine, évidemment. Il est fier. Il se prête aux caresses, visiblement heureux de l'intérêt que je lui manifeste.

On bavarde, on rit, on se rebaigne. Dimanche cool.

Le soleil décline. Il est temps de quitter le paréo et les tongs de plage, pour la tenue de ville, car deux heures de route m’attendent.
Porcelaine traverse la rivière avant moi et s’installe devant Pistache.
J’ai compris son souhait, mais je lui explique que c’est impossible. Il part bouder sur la plage, tout penaud.

Je rentre par la côte Ouest. Il y a de la circulation, comme tous les dimanches soirs.
Du côté de Mataeia, contrôle de gendarmerie. C’est la première fois depuis un an.
J’obtempère. Deux jeunes gendarmes très souriants, regardent mes papiers.
A la lecture de mon permis de conduire, le gendarmeau me dit :
- Bretonne ? - oui - vous êtes d’où ? - de Dinan - moi aussi.......... Ah bon ?
Et patati et patata …… C'est parti pour une petite causette.

Je lui donne ma première carte de visite (celles que je suis allée chercher samedi matin à l’OPT de Faa’a)
C'est la première fois que je laisse ma carte à un gendarme !
Avant de repartir de mon arrêt, je prends le temps de photographier le magnifique coucher de soleil, en face sur l’océan. Je n'ai pas osé prendre les gendarmes en photo !

Par la suite je rencontrerais 3 autres contrôles sur les 50 kms qui me séparent de Papeete, qui ne s'intéresseront pas à la Pistache.
Les dimanches en presqu'île sont toujours de belles journées.

6 octobre 2009

Un dimanche d’octobre en presqu’île de Tahiti iti

Il fait grand soleil ce dimanche matin.
Cela fait longtemps que je ne suis pas descendue à Taravao et à Teahupoo, en presqu'île.

Deux amis polynésiens m’accompagnent, Eric et Sydney. il fait chaud. Le maramu nous épargne la pluie.
Nous faisons un premier arrêt à la source de la rivière Vaima.
(Vaima, est le nom d'une résurgence dans le basalte qui forme une rivière ; c'est en partie le nom d'une eau en bouteille prélevée à la source de Paepari, reconnaissable par son étiquette façon Gauguin).

La végétation est luxuriante et sauvage. C’est vert, c’est nature, c’est calme ! Les amis plongent dans l'eau claire.
Un jeune enfant pêche l’anguille et avec succès !

Il éclate de joie. Un plus grand l'aide à sortir l'animal qui se débat avec vigueur.

Il la remet à l’eau, le jeune pêcheur proteste, puis reprend sa pêche, fier de cette première touche avec sa frêle canne de bambou encore vert.
Quel bel endroit baigné de calme et de sérénité.

A Taravao, nous déjeunons chez Myriam.

Les tane mangent de bon appétit, le ma’a tahiti,

accompagné de poisson fermenté à l’eau de mer. Un truc avec une odeur pestilentielle ! le tout trempé dans du lait de coco fermenté ! le fafaru .
Ils aiment, adorent, se régalent. Je tente mais non et non j’y renonce vraiment !
C’est encore plus repoussant que le lait riboté et caillé, que ma grand-mère mettait dans les galettes ! Mais là c'est une très forte odeur d'ammoniaque qui se dégage. Les jeunes tahitiens ne mangent pas ce poisson à l'eau fermentée.

Je me contente de mes chevrettes à l’ananas avec un parfait gratin de uru.
Je termine avec mon désert favori «bananes flambées au lait de coco» que nous partageons.
Les irish coffee vont clôturer ce déjeuner entre amis de très belle manière.
Je n’ai jamais bu d’aussi bons Irish Coffee qu’à Tahiti !

Sydney me fait répéter mes cours de tahitien. Je n'aspire pas assez les h et ne roule pas bien les r. Ils reconnaissent que j'ai acquis pas mal de vocabulaire, mais il faut faire attention aux homonymies, le distinguo ne se fait que par la phonétique.

Eric nous conduit chez Poema, (perle noire), sa petite sœur faamu, qui habite un joli fare au bord de la baie de Phaeton.

Les jeux de lumière et d’ombre sont prodigieux.

Je me régale avec mon Olympus, vissé au poignet.

Poema m'offre un joli coco sculpté , fait par un de ses élèves.

Elle est professeur au centre des métiers d'art à Papeete.

Puis nous filons en bout de presqu’île à Teahupoo, là ou la route s’arrête.
Le soleil décline sous nos yeux, pour se noyer dans l’océan mordoré.

Magnifique ce coucher de soleil que nous partageons en silence, éblouis, jamais blasés de ces couleurs du soir.Quand le soleil rencontre l’océan, le silence est de mise pour ne pas ternir la vision.
Les images pénètrent, s’incrustent en nous, dans notre souvenir et nous rendent différents.
Puissance de l’astre solaire, qui laisse sa place à la lune avec sa cour d’étoiles.
Un parfait moment de bonheur.

Nous rentrons à Papeete.
C’était un très beau dimanche d’octobre, où j’ai compris que le bonheur simple existe, aussi simple et beau qu'un coco sculpté.
Maurruru mes amis, mauruuru Tahiti.