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7 décembre 2011

Première exposition philatélique de Polynésie

Le président du conseil d’administration de l’OPT, Moana Tatarata, a inauguré ce mercredi 7 décembre, l’exposition consacrée aux 50 ans du timbre polynésien. C’est une première expo philatélique.
J’attendais ce rendez-vous avec impatience et mon attente a été récompensée.
C’est une magnifique exposition en 2 parcours, le premier parcours retrace l’histoire du timbre,
de 1958 à nos jours, le second regroupe les timbres par thématique.

"Les timbres polynésiens sont le reflet de la composition artistique polynésienne" a rappelé Moana Tatarata.
Christian Beslu, le monsieur philatélie de Tahiti, est présent et dédicace son dernier ouvrage.


Les établissements français de l’Océanie (EFO) deviennent TOM le 22 juillet 1957 sous l’appellation de "Polynésie française ". La première série de timbres portant désormais cette dénomination paraît le 3 novembre 1958, soit 53 ans.


En 50 ans, des dizaines d’artistes -graveurs, peintres, ont contribué à la création des timbres polynésiens.
Il y aurait plus d’un millier de philatélistes en Polynésie française, mais aussi beaucoup d’amoureux du timbre de Tahiti de par le monde.
Malgré le développement du courrier électronique, l’affranchissement reste stable, en nombre et en valeur. L’OPT a préparé 15 nouveaux timbres pour 2012, essentiellement orientés autour du thème de la culture polynésienne. Par ailleurs l’OPT réédite plusieurs collections consacrées aux personnages qui ont marqué l’histoire de la Polynésie, comme Henri Hiro.
Au stand de l’office, je retrouve les postières de Mahina et de Papeete, qui me connaissent.


Elles me vendent le tee-shirt souvenir que j'enfile et j’achète des timbres qui me manquaient. La bonne humeur est de mise. Me voici passée dernière le guichet.

La philatélie est une grande famille !
Une très belle exposition à découvrir dans les jardins de la maison de la culture jusqu’à samedi 10 décembre.
Un site agréable à surfer et très bien fait : http://www.tahitiphilatelie.pf/

26 octobre 2011

50 anniversaire du tournage "les révoltés du Bounty" à Tahiti.

Sans attendre l’arrivée de ma réservation philatélique, je me suis précipitée à l'OPT, pour acquérir quelques exemplaires de ce nouveau timbre émis le 19 octobre. Photographié sur ma toile cirée "atolls" de la terrasse, il est superbe.

Voici la présentation du grand spécialiste de la philatélie polynésienne, Christian Beslu.
"Au début des années 1930, la Metro-Goldwin-Mayer achète les droits cinématographiques pour le tournage d’un film sur la très romancée trilogie "Mutiny of the Bounty" écrite par J. Norman Hall et Charles Nordhoff. Une grande partie de cette première verson est tournée à Tahiti avec de grandes vedettes américaines et des milliers de figurants locaux recrutés pour l’occasion. C’est un film hollywoodien, fabriqué sur mesure et qui n’a aucun rapport avec une quelconque vérité historique. Les 3 scénaristes rajoutant à l’envi des scènes d’amour, de violence et d’exotisme.


Une 2 ème version est tournée en 1961 avec Marlon Brando dans le rôle de Fletcher Christian et Trévor Howard dans celui du Capitaine Bligh.


C’est une affaire internationale qui mobilise techniciens et artistes venus du monde entier. La réplique du navire qui fait 39 m de long (soit 10m de plus que l’original), est construite en Nouvelle Ecosse et arrive à Tahiti avec un équipage canadien.
6 mois de repérage et pas moins de 200 plans sont nécessaires. Tout Tahiti est mobilisée; 4 grandes pirogues à balancier sont fabriquées et l’on s’assure la participation de plus de 7000 figurants et d’un millier de petites pirogues.
Le tournage s’avère cependant délicat, du en partie aux sautes d’humeur des artistes et aux changements fréquents de scénario. Des évènements imprévus font parfois reculer les prises de vue de plusieurs heures si ce n’est de plusieurs jours.
Ainsi 5000 couronnes de fleurs sont confectionnées un jour mais il faut en refaire autant pour les jours suivants et il n’y a plus assez de fleurs sur Tahiti...
Les logements sont insuffisants et les prix des loyers s’envolent. Durant toute la période du tournage nait un ahurissant besoin de consommation, cette inflation constituant une première à Tahiti. Sur un coût total de production de 24 millions de dollars, 2 millions auront ainsi été déversés sur Tahiti. Beaucoup de rencontres se sont effectuées à cette époque et on dit même qu’il en sorti quelques mariages... "
Ce timbre a une valeur faciale de 500 F CFP (4,19 €). Il sera idéal pour mes colis pour la France. Il a eu un tirage de 40.000 unités en Polynésie et de 20.000 pour la métropole. Seulement 1100 enveloppes "premier jour" ont été réalisées. Produit d’exception que les collectionneurs vont s’arracher dans quelques années. Soyez timbrés Tahiti. Nana.

15 septembre 2011

Les timbres senteurs (suite)

N° 5 Le monoi de tahiti au tiare (sept 2008).
Le Tiare Tahiti
, littéralement, la fleur de Tahiti, est la fleur emblème de la Polynésie française, son parfum en est la signature inoubliable.

Ce parfum puissant et suave, rappelle le gardénia, la tubéreuse avec des aspects de fleurs de pommier. Il enivre le voyageur pour toujours dès l’instant où la hei tiare, cette luxuriante couronne de fleurs blanches, se pose sur ses épaules. Plante endémique de Polynésie française, le Tiare Tahiti, Gardenia Taitensis, est un arbuste de la famille des rubiacées. Ses fleurs régulières d’un blanc neigeux se détachent par contraste sur le vert profond des feuilles vernissées à bord lisses. Mais le Tiare Tahiti n’est pas seulement une fleur de parfum et de beauté. Elle est l’une des plantes les plus importantes du Ra’au Tahiti, la pharmacopée traditionnelle de la culture Maohi. On la mentionne notamment dans la préparation pour le traitement des migraines, des maux d’oreilles, le soin des plaies eczémas… et dans le fameux Mono’i. En Maohi, Mono’i signife huile parfumée ou huile sacrée. Il est obtenu par macération de plantes médicinales et aromatiques dans de l’huile de noix de coco. Le Tiare Tahiti lui confère son parfum, ses adoucissantes et purifiantes vertus. Traditionnellement, les fleurs fraîches ou sèches sont mélangées à du coco râpé. La préparation repose au soleil et progressivement apparaît à la surface une huile fine et délicate, chargée de parfum et de vertus pour la peau et les cheveux.

N° 6 Le fruit de la passion (aout 2009).
Connu sous le nom de fruit de la passion, la grenadille (Passiflora edulis ) est une espèce de plante grimpante.



Cette belle liane assez vigoureuse, est cultivée pour la beauté de ses fleurs remarquables, la saveur délicieuse de ses fruits ainsi que l’ombrage qu’elle peut procurer (tonnelles, pergolas…).
Leurs magnifiques fleurs à la couronne colorée sont riches en nectar sucré et leurs fruits globuleux renferment une pulpe juteuse et légèrement gélatineuse. La saveur des fruits diffère selon les espèces. On compte en réalité une vingtaine de variétés comestibles.
A Tahiti, la grenadille jaune (Passiflora edulis flavicarpa) est très répandue. Ce fruit dont la chair souvent acide, emplie de petites graines, sont ronds et ont une peau jaune clair à jaune doré tandis que les fruits rouge grenat (Passiflora edulis) sont plus doux et se mangent plus facilement.
Le fruit de la passion est utilisé nature, en jus concentré, confitures, sorbets et dans la préparation de cocktails polynésiens.

N° 7 : La mangue : (Aout 2010)
D’origine indo-birmane, c’est en 1848 que la mangue (vi popa’a) fut introduite en Polynésie et très vite adoptée par la population. Après la banane, la mangue est le fruit tropical le plus produit dans le monde. Aujourd’hui, on recense au moins 300 espèces cultivées. Excellente source de vitamines A et C, elles sont très abondantes du mois de décembre à février. Sur les marchés on rencontre plusieurs variétés : la mangue atoni (fruit très parfumé et fibreux), opureva (fruit violet), tutehau, huehue, painapo, carotte, dont les tailles, goûts et formes sont très différents. Certaines variétés sont consommées vertes par les Polynésiens (en rajoutant du sel et du vinaigre).
L’amande, l’écorce, la résine, les feuilles et la peau du fruit ont de nombreux usages thérapeutiques en médecine traditionnelle. Par contre, il faut savoir que les fleurs du manguier peuvent provoquer des problèmes d’allergies respiratoires et la sève des dermites irritatives.
Quant au bois de couleur clair, il est souvent utilisé en menuiserie.

N°8 : L’orchidée : (Aout 2011)
Les orchidées de Tahiti, comme les autres grandes familles de plantes des îles, proviennent dans leur grande majorité de l’extérieur. Grâce à un climat très favorable, la Polynésie est une terre d’accueil rêvée pour les orchidées et elles sont fréquentes dans les jardins polynésiens.
L’appellation orchidées de «Tahiti» désigne tout simplement celles qui ont été adoptées par les nombreux amateurs locaux. On retrouve des espèces originales mais aussi des hybrides (croisement entre espèces et entre genres).
En Polynésie, on recense plus d’une trentaine d’espèces locales parfois endémiques. Elles n’en demeurent pas moins menacées et sont, pour la plupart très fragiles.
Dans le monde, on considère qu’il existe plus de 30 000 espèces d’orchidées.
Elles possèdent des caractéristiques biologiques spécifiques qui font d’elles des fleurs bien à part : 80% d’entre elles sont parfumées et durent plus longtemps que les autres fleurs, même coupées. Quel super cocktail ces timbres ! Mauruuru l'OPT.

Les senteurs de Tahiti dans les timbres

Je vous ai parlé de ces timbres senteurs en janvier 2011. A l'occasion de la sortie du n° 8 je reprends l'historique. Beaucoup d'entre vous m'ont en effet adressé des mails à ce sujet.
La réalisation de ces timbres "senteur " nécessite un procédé singulier, consistant à déposer sur le timbre des micros capsules de parfum. Une légère friction du timbre permet la destruction des capsules et en émane les effluves de fleur ou de fruit. La senteur est prévue pour durer quelques mois. Ces timbres sont destinés à affranchir le courrier à destination de la métropole.

Voici les timbres dans l'ordre de parution :

N° 1 la vanille (aout 2004) : fut le premier timbre senteur commercialisé N° 2 L’ananas (sept 2005).


N° 3 Le frangipanier (aout 2006).
Le frangipanier fait partie des plus beaux arbres tropicaux à fleurs. C'est une fleur parfumée et médicinale.
Son nom vient d'une légende du XIIème siècle. Un italien nommé Frangipani fabriqua ainsi un parfum fort apprécié. C'est alors que 4 siècles plus tard, des voyageurs européens découvrirent aux Caraïbes cet arbre au parfum similaire.
Faisant partie de la famille Apocynaceae, il peut atteindre 10 m de haut et ses feuilles 30 cm de longueur. Sa fleur mesure environ 2,5 cm de large, et est tantôt de couleur rouge, rose, pourpre, blanche ou jaune. Il fleurit au début de la saison des pluies.
En Polynésie, le frangipanier supporte aussi bien les terres riches des îles hautes que les sols salés des atolls. Cet arbre est présent dans toutes les îles de la Polynésie. Sa fleur est le symbole de la fraîcheur et de la beauté des femmes. A ce titre, elle est employée pour composer des colliers au parfum délicat et décorer les chevelures. Les huiles essentielles qu'elle contient, riches en actifs purifiants et hydratants, sont utilisées pour nettoyer la peau.


N° 4 Le Coco (mai 2007).
Jusqu’en 1618, on appelait ce fruit uniquement "coco", il s’est transformé en "noix de coco" et demeure le terme que l’on utilise aujourd’hui.

La noix de coco est le fruit du cocotier (cocos nucifera), un des représentants de la famille des palmiers (ou Arécacées). Un cocotier adulte peut porter entre 50 et 500 noix de coco à la fois. Il peut atteindre une hauteur de 25m, et sa base gonflée se termine par une couronne d’immenses feuilles en forme de plumes : les palmes.
On considère la noix de coco comme l’une des bases de l’alimentation polynésienne. La récolte peut intervenir sur les fruits verts, directement dans l’arbre, ou par ramassage des noix mûres tombées à terre. Le fruit complet comporte un extérieur lisse de couleur vert clair lorsque le fruit n’est pas mûr, tirant sur le brun à maturité. En dessous il y a une épaisse couche, brune et résistante, de fibres ligneuses caractéristique habillant le fruit. Cette couche est destinée à protéger la chair de coco, partie interne du fruit, blanchâtre et comestible, et le liquide qu’elle contient, appelé eau de coco lorsqu’elle n’est pas encore mûre et lait de coco lorsque la pulpe de la partie comestible est broyée.
L’eau de coco constitue une boisson rafraîchissante, consommée quotidiennement dans les îles de la Polynésie. Quant au lait de coco, il s’utilise dans de nombreux plats locaux pour accompagner les poissons, les sauces au curry, les desserts… L’huile de coco, obtenue à partir du coprah, est beaucoup utilisée pour la fabrication des savons et des cosmétiques (mono’i). Elle est excellente pour obtenir un bronzage des îles ! La suite demain ....... !

Timbres oiseaux de Polynésie

En ce moment je suis souvent chez des amis marquisiens à Mahina. Mes amis se sont pris de passion pour le scrabble et nous y consacrons quelques soirées. Pas facile cependant de réfléchir en marquisien ou en tahitien, et de devoir écrire en français, d'où de grands fous rires et des mots insolites.

Mercredi matin j'accompagne Yolinda au bureau OPT de Mahina. J'en profite pour aller rendre une visite au guichet philatélique (le seul pour la Polynésie). Je me renseigne sur les dernieres parutions et les timbres sur le Ura de Rimatara.

Le premier timbre Ura date de 1991 et est épuisé, mais un carnet avec 12 oiseaux est sorti récemment. J'en fais provision.


Le corps de l'oiseau est brillant et en léger relief. J'ai découvert d'autres jolis timbres senteurs dont je vous parlerais prochainement. Nana

11 janvier 2011

Les timbres "senteur" de Tahiti

En fin d'après midi, à la sortie du bureau, je file à l'OPT (office des Postes et Télécommunications), de la recette principale de Papeete.
C'est le seul bureau de poste qui ferme à 17 h, tous les autres c'est 15 h 30.
Je dois acquitter le prix annuel de ma boite postale obligatoire à Tahiti.
C'est 2250 CP (18,90 € environ) pour le petit modèle. C'est un rituel en janvier.
Chouette il n'y a pas d'attente.
J'en profite pour prendre le temps de refaire mon stock de timbres postes (de collection bien sûr).
L'employé tahitien me propose diverses pochettes, que l'on ne m'avait encore jamais proposées auparavant.
Les timbres sont regroupés par thèmes (mer, vahine, senteurs...) et même par année complète. J'achète de suite 2 pochettes de l'année 2008. (une pour offrir, l'autre pour ma collect)

L'année 2010 sort prochainement me précise-t'il.

La pochette "senteur" m'interpelle.

- les timbres n'ont pas de senteur, ni d'odeur. dis je interrogative, au guichetier, et curieuse de sa réponse.
- Ceux là, si. Tu grattes le timbre, et ça sent ce que l'image représente.

- Expliques moi s'il te plait.

- Grattes et tu sens. Ca sent pendant au moins 2 semaines.


Je reste perplexe, mais il a l'air si convaincant et sérieux, que je lui achète deux enveloppes "senteur". Je ne les ai pas dans ma collection et la pochette est ravissante.
Après m'être délestée de 9.000 CP (75 €), je quitte son guichet l'humeur joyeuse, comme à chaque fois que j'ai en poche ces magnifiques vignettes qui font des philatélistes, des timbrés ! et j'en suis une à vie !
Dans l'escalator de l'OPT, j'entends le charmant préposé, rire comme un bossu avec sa collègue.
Immédiatement je pense que je me suis faite bernée.
Les tahitiens sont très persuasifs et convaincants, quand ils vous racontent un bobard.
Goût inné de la plaisanterie et du rire qui n'est pas dénué d'humour la plus tard du temps.
Dans la Pistache, (très mal garée !) je ne peux m'empêcher de faire le test de vérité.
En plus c'est même pas noté sur la pochette qu'il faut gratter, ni où ! Sûr, je me suis fait eue !
Je gratte donc le coeur de la noix de coco du premier des 4 timbres.... et je hume.
De suite, une odeur subtile de coco emplit mes narines. Ca fonctionne !
Je n'ose pas continuer le test sur le fruit de la passion, le frangipanier, et l'ananas, pour ne pas mélanger les odeurs. Mais ça sent très bon !

A propos, le frangipanier doit son nom à un italien Frangipani, qui fabriqua un parfum très agréable avec la fleur de cet arbre, un des plus beaux arbres tropicaux à fleurs.
Je pense de suite "article de blog", en me disant "ils vont penser que j'ai pris un coup de soleil de trop à Moorea".
J'ai rendez vous avec mes amis ce mardi soir. Ils vont pouvoir tester et confirmer.
Ils confirment en effet que le timbre "coco" sent très fort le coco et se marrent de ma découverte insolite.
Quelques rapides recherches sur le site de Tahiti-philatélie, m'apprend qu'il existe deux autres timbres senteur : la banane et la mangue.
Le catalogue Yvert et Tellier parle bien de "timbre parfumé".
L'OPT n'a pas osé mettre en vente le timbre au fafaru ! (poisson fermenté à l'eau de mer )

Je vais retourner très vite à l'OPT acheter d'autres enveloppes senteurs, car ce sont des tirages limités. (ex: le timbre mangue fut édité à 180.000 exemplaires pour la Polynésie et 20.000 pour la métropole, ce qui est fort peu comparé aux millions de tirage des timbres de métropole).

.
J'ai acheté aussi quelques jolis carnets dont un sur les oiseaux de Polynésie.


Je souhaite aussi en faire profiter tous mes lecteurs, et mes amis de métropole, philatélistes ou pas : m'envoyer un mail avec votre adresse postale, ou m'écrire à BP 8252, 98702 Faa'a centre-Tahiti-PF.

Avec le Net, on ne peut pas encore tout faire, mais avec L'OPT de Polynésie française ....... on peut sentir l'odeur qui correspond à l'image du timbre !
Existe t'il en métropole des timbres parfumés au muguet ou au lilas ? J'aimerais bien savoir ... et sentir .... !
Cet article est le 500 ème du blog.
Nana.

17 août 2010

Polynésie: rêve de Philatéliste

Deux jours après mon arrivée au fenua, en 2008, j'étais au comptoir philatélique de l'OPT de Papeete pour ouvrir ma réservation de timbres de Polynésie.
J'ai été initiée à la philatélie à l'âge de 8 ans et cette passion m'a ouvert des horizons lointains et certainement donné ce goût de l'insularité ultra marine, avec tous les jolis timbres des îles lointaines.
Elle ne m'a jamais quittée et j'ai contaminé mes enfants.
Tous les deux mois l'OPT de Papeete, m'adresse par courrier recommandé, les nouvelles parutions.
C'est toujours un bonheur de découvrir ces petites merveilles dentelées.
Je n'ai pas toujours le temps nécessaire pour m'occuper de ces petits trésors, mais c'est toujours avec plaisir que je leur consacre du temps parfois.
Dernièrement, j'ai reçu ces nouveautés 2010.

J'adore ces timbres sur le tatouage.

Ceux sur les découvertes en plongée dans le Moana sont aussi très beaux.

Les timbres poste sont le reflet en miniature d'un pays, d'un territoire.
Tous mes colis pour la métropole, bardés de 50 ou 100 timbres sont toujours bien arrivés aux destinataires et parfois dans des délais records (moins de 8 jours ! ).
C'est beau un colis de Tahiti avec de jolis timbres, pour les grands et les petits.
Un colis sans timbres, ce n'est que du fret sans âme.
Les timbres poste c'est du rêve en plus.
J'ai pas mal de timbres en double (voir triple ou plus) de Polynésie française désormais.
Écrivez moi pour les échanges.
La philatélie est une passion qui se nourrit de l'échange et du partage et que l'on peut commencer à tout âge.
Une timbrée de Polynésie.
Nana

27 février 2009

27 février 2009 : une date-clé dans ma vie de philatéliste !

Depuis l’âge de 8 ans (peut être même avant), la philatélie a pris une place très importante dans ma vie, et m’a toujours procuré de très grandes joies.
J’ai partagé ces joies, ces petits bonheurs, avec mes deux enfants, dès leur plus jeune âge.

Nos années passées à Montpellier, nous ont laissé des souvenirs philatéliques impérissables. Nous en reparlons encore aujourd’hui avec beaucoup d’émotion.
En octobre 2008, lors de ma période «valises pour Tahiti», il m’a fallu prendre des décisions. Depuis le temps, je m’étais spécialisée, et ne suivais que 3 collections : La France (en neuf et oblitérés) car abonnée depuis 1982 au service de réservation des PTT, puis la Nouvelle Calédonie et la Polynésie française. (je vous expliquerais plus tard pourquoi ce choix)
La collection de France est désormais entre les mains de ma fille, celle de la Nouvelle Calédonie chez mon fils.
Bien sur, j’ai emmené celle de Polynésie, avec la ferme intention de la compléter, de l’enrichir. Impensable de vivre heureuse sans une collection de timbres à portée de main ! (Timbrée à vie même à Tahiti !)

Et alors le 27 février 2009 ? J’y arrive ! Comme tous les vendredis, vers les 17 heures, j’ai mon point de chute sur le front de mer de Papeete, pour aller savourer un bon jus de fruit (ananas, pamplemousse, le plus souvent) et lire mon livre du moment.

Une heure de pause bien méritée, de douce moiteur polynésienne.
Je jette un coup d’œil sur le quotidien la dépêche de Tahiti, histoire de me donner des idées pour organiser mon week-end (sorties, expos….)
Chouette un marché aux puces à Arue (banlieue de Papeete) demain samedi !
ok je note l’endroit.
Dans la rubrique «collections» des petites annonces, je tombe sur une annonce qui m’interpelle «vends livres de cuisine, timbres poste, disques classiques …. etc ».
Je saisis mon vini (mon mobile vert olive, presque pistache ! ) et je me renseigne.
La dame me donne l’adresse, c’est à 500 mètres de chez moi. !
Elle peux et veux me recevoir de suite !
J’avale vite mon jus de fruits et 20 minutes plus tard, j’y suis.
Un faré au bord de l’eau. Le nom de la servitude (nom donné aux impasses qui mènent à la mer et desservent 3 ou 4 fare) m’avait intriguée.
Trop de similitudes avec l’auteur du livre dont je termine la lecture en ce moment, à savoir :
«Les histoires d’Odette, Tahiti belle époque ». (suspense !)

Une dame âgée, en jeans et chemise à fleurs me reçoit.
Sous la terrasse, elle me montre tous les livres qu’elle souhaite vendre. De magnifiques ouvrages dont certains très anciens.
Elle me parle de sa vie.
On sympathise très vite. Le temps, une fois de plus, à Tahiti s’arrête.
J’hésite pour les livres. Certes, j’ai de la place dans l’appartement, mais je pense au container qu’il faudra pour les ramener en France un jour !
Je me limite donc à regret, aux seuls livres de cuisine. (j'en ai déjà plus de 400 en Bretagne)
Je lui achète donc un premier livre sur les recettes du pays cajun en Louisiane.

Vous noterez peut-être la super faute d'impression : louisanasie au lieu de Louisanaise ! Ce genre de détail me fait acheter un livre sans même l'ouvrir !
Il est écrit en deux colonnes : anglais et français.
Elle insiste sur un superbe ouvrage sur les orchidées. (splendide). Je ne résiste pas très longtemps !

Gras ItaliqueMariée à un militaire corse récemment décédé, elle a beaucoup voyagé. Elle parle beaucoup.
Je l’écoute avec respect et gourmandise.
Sur la mer, à deux pas, le soleil se couche doucement.
Elle me montre ensuite les fameuses collections de timbres et là je succombe !

Une pleine valise de timbres d’albums, des boites à chaussures pleines de timbres encore sur leurs bouts d'enveloppe, plus d'une centaine d’enveloppes premiers jours de Polynésie!

Il s’agit de la collection de gamine de sa fille, qui date des années 70-80. ! Magnifique !
Sa fille désormais, vit en France avec mari et enfants depuis plus de 25 ans .
Je m’assure qu’elle ne veut pas garder cette collection pour ses petits enfants.
Non et non c’est très clair, plus personne n’en veut ! Elle veut vider et trier !

Elle passe 4 mois en France (dont un mois en Corse) tous les 2 ans, en alternance avec la famille de sa fille qui vient à Tahiti. Elle part de juin à septembre 2009, et loue sa maison pendant ces 4 mois. Elle se prépare déjà, heureuse de retrouver ses tikis.
Elle m’annonce le prix de la valise complète de timbres.
Impossible ! je proteste car pas assez cher ! Elle ne veut pas remonter son tarif.! A cet instant, j’ai compris que j’allais rentrer chez moi avec une valise pleine de milliers de timbres !

Comme je lui ai acheté 2 livres et la valise de timbres (dont 4 albums bien remplis), elle me donne en cadeau, un paquet de recettes écrites à la main par elle, sinon me dit-elle, je vais les brûler !

Je comprends qu’il ne faut pas la vexer et j’accepte en remerciant.
Elle n’est pas pressée, me fait visiter son faré, me montre sa collection impressionnante de coquillages polynésiens.
Je m'arrête devant de très belles gravures et portraits anciens sur les murs.. Ses parents nés en 1890, et sa cousine Odette, celle du livre ! Quelle coïncidence étrange ! Je m'en doutais ! Tahiti est une île de familles et de souvenirs. Elle me montre une photo de sa maman en robe "mission".
Une amitié soudaine et sincère est en train de naître entre nous.Liste numérotéeJe réalise que je vis un moment inoubliable, exceptionnel !
Elle me donne son prénom, me fait la bise, insiste pour porter la valise dans le coffre de Pistache et glisse dans la valise une jolie nacre d’huître.

Cadeau, me dit –elle « car tu es bien ici toi, et cela se voit, reviens me voir » !
Je me risque à lui demander son âge après lui avoir dit le mien. Ma nouvelle amie tahitienne a 82 ans ! Je lui en donnais que 60 et encore !
2 heures merveilleuses, magiques, inoubliables !
Et moi, de remonter la lourde valise à l’appartement, j’en ai oublié de faire mes courses (trop tard ) et d’acheter mes clopes !
Qu'importe ! il y a cette valise au milieu du salon désormais ! et du taf ! beaucoup de taf !

En Bretagne, je passais mes dimanches pluvieux et parfois des nuits blanches, sur mes collections de timbres. Ici impossible ! Il n’y a pas d’hiver !
Aussi je vais faire un premier tri rapide, et solliciter encore mes enfants et leurs tikis, si la philatélie les fait encore rêver. Faire des colis OPT pour leur envoyer mes trésors.
La philatélie nous a toujours réunis et en 2009, aucune raison pour que cela change.

Finalement, je me demande si mes collections de timbres d’Outre-Mer, n’ont pas guidé mes pas jusqu’à Tahiti.
Chaque jour désormais, je le vis, je le sens, je le respire, le décor du timbre des tropiques, qui m’a fait tant fait rêver lorsque j’étais enfant.
C’est exceptionnel d’être ici , de réaliser le rêve de mes 8 ans ! Merci Tahiti ! Merci la philatélie!
Quel bonheur de barder de jolis timbres, (dessus, dessous, sur les cotés) mes colis pour la Bretagne, la plus belle région de métropole ! celle de mes racines.
Mais force est de constater que la philatélie me poursuit jusqu'à Tahiti. Car telle je suis partie, telle je resterais malgré tout.