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1 août 2009

Des chiffres qui interrogent !

J’ai commencé ma carrière administrative aux PTT à Nantes. (Je tairais l’année).
J’ai ensuite intégré le Ministère de l’économie et des finances (sous le Ministère Papon) dont dépendait l’INSEE. Je suis restée 3 ans au CNE (centre national d’exploitation) de Nantes sur diverses fonctions, dans un fameux immeuble de 18 étages bourré d’amiante, qui a été explosé en 2005.
Par la suite le concours d’entrée des IRA (Institut régional d’administration) m’a ouvert les portes du Ministère de la santé avec le concours d’IASS (inspecteur des affaires sanitaires et sociales). J’avais 25 ans.
En 2009, je suis toujours dans ce Ministère, en position de détachement administratif en Polynésie française désormais pour le meilleur ou pour le pire. (A vous d’en juger ! Vos avis m’intéressent ! )
Mon passage à l’INSEE a beaucoup compté.
J’ai découvert l’informatique des gros systèmes de l’époque, et surtout beaucoup appris dans le domaine des statistiques.
Malgré mon penchant inné pour l’écriture et la littérature, j’ai appris à aimer les chiffres et à prendre du plaisir à les analyser, à les faire parler.
Mes récents travaux m’ont amené à travailler avec un autre INSEE, celui de Polynésie, l’ISPf (Institut des statistiques de la Polynésie française) et à manier beaucoup de chiffres. Comme quoi la vie n’est qu’une boucle !
En étudiant les chiffres de la population des îles, j’ai découvert avec stupéfaction, les chiffres suivants sur les petites îles de Polynésie .

Voici les îles les moins peuplées (Recensement de 2007)
en ligne le deuxième nom, l'archipel, l'année de découverte, le nombre total d'habitants

Manuae Scilly ISLV 1773 - 24
Akamaru Gambier 1797 - 20
Maupihaa Mopelia ISLV 1767 - 9
Nengonengo Tuamotu 1767 - 9
Taravai Gambier 1797 - 7
Tauere Te Putua Tuamotu 1772 - 7
Nihiru Nigeri Tuamotu 1820 - 6
Taiaro Maro Taua Tuamotu 1835 - 4
Tetiaroa IDV 1789- 3
Kamaka Gambier ? - 1

IDV : Iles du vent (Tahiti et voisines)
ISVL : Iles sous le vent (Bora Bora et voisines)

Impressionnant ! Si voulez des détails sur la composition des populations allez voir le site www.ispf.pf
Voici quelques photos de ces atolls isolés (photos du net bien sur !) :

Manuae
Tauere Maupihaa
Taravai
Kamaka Nihiru
Imaginez les conditions de vie, de ravitaillement, de santé, de communication …… !
Pas d’électricité, ni de téléphone, et encore moins d’aérodrome.
Ces îles sont à plusieurs heures de bateau de leurs voisines. La vie y est très précaire.
Certaines îles, ne voient un dentiste que tous les 3 ans et encore !
Ce n’est qu’un exemple ! Je vous laisse imaginez le reste !

Plein d'iles de moins de 100 habitants. Un exemple Hereheretue (58 habs) à 20 heures de goélette de l'île la plus proche ! Il y a cependant un poste de secours (rudimentaire). C'est le plus bel atoll de Polynésie, mais il vaut mieux être en bonne santé pour y vivre !

Quelle belle leçon d’humilité !
Cessez de pleurez quand le net, l’EDF, le phone, tombent en rideau ,ou que votre bagnole est en panne. Demandez-vous comment vivent ces polynésiens en plein milieu du Pacifique Sud ? et ce depuis des siècles !

Il reste une bonne soixantaine d’îles inhabitées en Polynésie, ou vous ne connaîtrez plus vos soucis modernes, et qui vous attendent. (pas d’impôts, pas d’huissier, pas de facture, car pas de facteur ! )
Il y a toujours des Robinson Crusoë en Polynésie. Cela donne à réfléchir et à rêver d’une autre vie ! même en 2009 !

Les expériences médiatiques de quelques personnages solitaires, sur-équipés de radio et appareils dernier cri, et tout le toutim médicamenteux, ne m'impressionnent vraiment plus du tout.

Au fait, Clipperton est une île de la Polynésie française ! Le saviez-vous ?
4 mois pour installer le matos de JL Etienne !
Inutile de dépenser tout ce fric, il aurait mieux fait d'aller pêcher à Kamaka, ainsi le Robinson présent aurait eu un peu de visite au moins !
Mais Bof ! TV Buissness oblige ! et Kamaka cela ne sonne pas aussi bien que Clipperton !
Moi j'irais à Kamaka, pas à Clipperton, truffé de caméras !

Par contre si je m'installe à Maupihaa, c'est la fin du blog ! C'est clair !

C'était juste pour vous dire que la Polynésie ce n'est pas que Tahiti et Bora-Bora !
mais une très belle diversité époustouflante à plein d'égards.
Tout ce que les touristes pressés ne voient pas ! Dommage !

Proximité des soins pour tous ? Quel casse-tête insoluble ! Pas en Polynésie ! impossible !
Si vous avez des idées, je suis à l'écoute !

Faites de beaux rêves d'atolls inhabités et de jolies plages désertes !
Elles existent encore en Polynésie ! et vous attendent !

Nana


25 août 2008

La Polynesie

La Polynésie Française se trouve à 17.700 kilomètres de Paris en plein océan pacifique.

Que veut dire Polynésie ? Étymologiquement le nom de Polynésie vient du grec polys et nesos qui signifient les îles nombreuses. La Polynésie côtoie la Mélanésie et la Micronésie.



La Polynésie française c'est 5 archipels constitués de 118 îles, dont : - Les îles de la Société (14) (qui comprennent les îles sous le vent et les îles du vent), - les Tuamotu (77 atolls), les Gambiers, les Australes et les Marquises.


Couvrant une surface équivalente à celle de l’Europe, elle ne représente cependant que 4000 km2 de surface émergée contre 7000 km2 de lagons, qui sont incontestablement les plus beaux lagons du monde.


Un immense collier d’îles aux noms évocateurs et à la sonorité magique de la langue maori , tels que Bora-Bora, Huahiné, Mooréa. Par la diversité des paysages, la douceur de ses vahinés, la gentillesse de la population, la beauté des lagons et des fonds marins, et le mystère des perles noires, la Polynésie offre un patchwork étonnant de clichés superbes et colorés, un univers ou tout est beauté, charme et sensualité.

La subdivision des îles Marquises au Nord-Est de la Polynésie Française (les plus proches au Sud d’Hawaii et à l’Est de Kiribati), composée de deux groupes d’îles distincts :
le groupe Nord, autour de l’île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises, et la troisième plus grande île de la Polynésie Française après Tahiti, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’île de Ua Pou ;


le groupe Sud, autour de l’île de Hiva Oa.

La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée en fait de deux archipels :
l’archipel des Tuamotu,

aussi appelé Paumotu ou îles Dangereuses, aux 84 îles, récifs et atolls de faible profondeur s’étendant du Nord-Ouest (près de Kiribati) au centre et à l’Est de la Polynésie française. L’archipel, immense et faiblement peuplé, se compose de plusieurs groupes d’atolls (certains presque totalement immergés en faible profondeur) et îlots :
les îles du Roi Georges au Nord-Ouest des Tuamotu (dont les atolls de Ahe, Manihi, Takaroa, Takapoto),
les îles Palliser au Sud des précédentes, composées de larges atolls (dont l’atoll de Rangiroa, l’île principale des Tuamotu, le plus grand atoll de Polynésie et le second plus grand au monde, où est également produit le Vin de Tahiti, et les atolls de Mataiva, Tikehau, Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Aratika, Kauehi),
les îles Raevski, au centre des Tuamotu (dont l’atoll de Fakarava, le second plus grand atoll de Polynésie française, les atolls voisins de Raraka, Faaite, Tahanea, Motutunga, Katiu, Makemo, Marutea Nord, Raroia, Takume, et l’île d’Anaa plus au Sud[réf. nécessaire][6]),
les îles du Désappointement, au Nord-Est des Tuamotu (dont les petits atolls de Tepoto, Napuka, et Puka-Puka),
un groupe d’atolls et d’îlots épars, au centre des Tuamotu (dont les atolls de Marokau-Ravahere, Hao, Amanu, et l’île de Vahitahi et ses voisines), et plus au Nord-Est un chapelet d’îles (Fangatau, Fakahina, Tatakoto, Pukarua, Reao, ces dernières étant parfois comptées parmi les îles du Désappointement),
les îles du Duc de Gloucester, de petite taille et quasiment inhabitées, au Sud-Sud-Ouest des Tuamotu (dont l’île d’Hereheretue), administrées depuis Hao.

Un groupe d’îlots et d’atolls au Sud-Est des Tuamotu (dont les atolls de Moruroa et Fangataufa Marutea Sud et les îles du groupe Actéon) en cours de rétrocession par l’État français à l’administration civile polynésienne)
les îles Gambier au Sud-Est (les plus proches des îles Pitcairn britanniques), dont la plus grande île est Mangareva (qui est le siège de la commune de Rikitea, le chef-lieu des Gambier),
les 3 autres grandes îles étant Aukena, Akamaru et Taravai, toutes cernées par le même récif corallien d’où émergent une dizaine d’îlots.


L’archipel de la Société, à l’Ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
-La subdivision des îles Sous-le-Vent, la partie Ouest-Nord-Ouest de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
Bora-Bora et Maupiti au Nord, les plus proches des îles Cook ;
Huahine ;
Raiatea, la plus grande des ces îles, sur laquelle se trouve le chef lieu Uturoa ;
Tahaa, située dans le même lagon que Raiatea ;
les atolls Motu One, Maupihaa, Manuae et Tupai.

-La subdivision des îles du Vent, la partie Est-Sud-Est de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
-Tahiti, la plus grande île, mais 8 fois plus petite que la Corse est la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par 2 volcans reliés par l'isthme de Taravao.
Le Mont Orohena culmine sur la partie Nord-Ouest Tahiti Nui, la grande Tahiti , qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française (la partie Sud-Est de l’île est Tahiti Iti, «la petite Tahiti ») ;
- l’île proche de Moorea, aussi appelée «l’île sœur», formée par le volcan du Mont Toheia et cernée d’une barrière de corail. Mais aussi les îlots de Maiao et Mehetia et l'atoll de Tetiaroa.


La subdivision des îles Australes, dans le tiers Sud de la Polynésie française, composée de 2 archipels :
-les îles Tubuaï se formant au Sud-Ouest (du nom de sa plus grande île Tubuaï et de sa commune chef-lieu Mataura comprenant aussi les communes associées de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s’étendant de l’île Maria) à l’île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu, à l’Est de la partie principale (australe) des îles Cook ;
-les îles de Bass, dont fait partie l’île de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa » (à ne pas confondre avec l’île de Pâques aussi appelée Rapa Nui «grande Rapa» très isolée et située bien plus loin à l’Est vers le Chili, mais qui aurait été colonisée depuis les Gambier) et les îles Marotiri (les plus méridionales de toutes les îles de la Polynésie française, et les plus isolées).

Polynésie française

Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.
Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de "points chauds" situés à l’intersection de failles sismiques.
Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner, ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints.
Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses).
Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune - Tahiti - située au sud-est de l’archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raïatea ou Bora Bora - situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.

L'exiguité des terres émergées fait que nombre des atolls sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.
Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages.
Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches.
Sur les parties émergées par contre, le manque, ou parfois l’absence totale d’eau douce, donne une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés sont habités de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.


À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens.
Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques.
Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de la Toussaint).
Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (
à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle).
I
l permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. I
Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.
En revanche aux Marquises dont la formation géologique est plus récente, les volcans sont faiblement érodés et offrent un paysage montagneux abrupt, traversés de vallées étroites, des plages courtes aux eaux profondes.
Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.
Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant semée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux.
La richesse de ces îles a été prisée depuis l’antiquité, et les Marquises recèlent de sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes les plus anciennes
.