Dimanche soir vers 17 h 20, Paul me dépose sur le quai. J’attends le coucher du soleil.
Il sera magnifique.
Je range les petits paquets de porcelaines entre les shorts. Je me déleste de deux paires de tongs et de toute ma pharmacie pour faire de la place. (j’avais prévu plus dans ce but), car Annick tient à me donner une coquille de pahua géant ! Cette demi-coque de bénitier pèse près de 5 Kg et mesure 38 cm de long !
Certes je n’ai plus les bonbons et le chocolat du départ, mais je crains le dépassement de poids. Le beechcraft n’est pas plein et 2 sièges sont occupés par des enfants, donc il y a de la marge au niveau poids, me dit la chef d’escale.
A l’arrivée j’ai étalé mes trésors de Fakahina sur la table de la terrasse.
Le départ se rapproche et c’est la première fois que je me sens si triste de partir.
J’ai le cœur serré, la gorge nouée et je sens les larmes venir lorsque je quitte Annick.
Un arrêt à Makemo pour faire du carburant me permet de voir Henri de la pension et de lui apporter des citrons de Fakahina, de la part d’Annick.
Ensuite c’est 2 heures de vol dans notre petit beechcraft pour rejoindre Tahiti. On se range entre 2 gros ATR. On ressemble à une mouche. Les passagers de l’ATR nous regardent avec curiosité. Non pas des VIP, mais des Puamotu de Fakahina tout simplement.