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6 mai 2012

Le Prairial : la frégate de Polynésie.

C’est une frégate de la classe Floréal. 2éme d'une série de 6 frégates de surveillance, commandées en 1989, le Prairial a été construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint Nazaire, selon des normes de construction utilisées pour les navires de commerce. Mise sur cale le 11 septembre 1990, elle est lancée le 16 mars 1991. et est entré en service le 20 mai 1992.
Arrivé à Papeete en juin 1992, le Prairial a la lourde tâche de remplacer les avisos-escorteurs qui se sont succédés sur zone et, tel le regretté Commandant Bory, et qui ont marqué par leur présence l'histoire de la Marine en Polynésie.
Réputée pour être aussi un des ambassadeurs de la culture polynésienne, la "frégate de la Polynésie" a montré qu'elle savait être un instrument précieux pour des missions humanitaires, diplomatiques ou policières.
Le Prairial a pour ville marraine Papara depuis le 11 juin 1993.
Principales caractéristiques : Longueur : 93,50 mètres Largeur maximale : 14 mètres. Déplacement pleine charge : 2950 tonnes à pleine charge.
Le Prairial est équipé de 2 missiles antinavires Exocet MM 38, d'une tourelle de 100 mm, de 2 canons de 20 mm et d'un hélicoptère Alouette III,. (voici la piste)
1 radar de veille 2 radars de navigation.1 détecteur radar. Equipage : 11 officiers, 36 officiers mariniers, 42 QMM (11 hommes pour l'armement de l'hélicoptère).
C’est un navire de surveillance chargé entre autres, de contrôler la zone d'influence des îles françaises de l'océan Pacifique. C’est un navire océanique destiné aux longues patrouilles outre mer.Il peut franchir 10.000 nautiques à 15 nœuds. 
Les navires du même type sont : Le Floréal et le Nivôse basés à La Réunion, le Ventôse à Fort-de-France, le Vendémiaire à Nouméa et le Germinal à Brest.

Le dernier patrouilleur de Polynésie :La Tapageuse

Mis sur cale le 13 août 1985 aux chantiers des Constructions Mécaniques de Normandie à Cherbourg, lancé le 16 février 1987, le patrouilleur La Tapageuse a été admis au service actif le 11 février 1988.
Affectée dans un premier temps à Cherbourg au sein de la flottille du Nord, elle est depuis juillet 1989 basée à Papeete.
Principales caractéristiques : Longueur 54,80 mètres Tirant d'eau 2,54 mètres - 480 tonnes à pleine charge Propulsion 2 diesels SEMT Pielstick 16-PA4V-200 VGDS, 2 hélices. Puissance 8 000 chevaux Vitesse 23 nœuds - Armement 1 canon de 40 millimètres AA, 1 canon de 20 millimètres AA F22 mitrailleuses de 7,62 millimètres, rayon d'action 4200 nautiques à 15 nœuds.
Équipage 30 hommes.  4 officiers 18 officiers mariniers 8 quartiers-maîtres et matelots (aucune femme !)
La Tapageuse est la 10e unité de la série des 10 patrouilleurs de la Marine nationale du type P 400, destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public.
Elle assure des missions de protection, patrouille, contrôle d'embargo, action de souveraineté, transport de commandos…… et des missions de service public : secours en mer, police de la navigation et des pêches. Assistance aux zones isolées..Lutte contre les trafics. Lutte antipollution.
C’est un bâtiment fiable et robuste, capable de conserver une vitesse élevée par mer formée et doté d'une forte endurance. Il dispose d'une grande capacité de transport : un poste de 20 passagers et deux soutes de 35 m3. Sa vaste plage arrière permet des hélitreuillages ou des embarquements de matériels en pontée.
La Tapageuse prépare sa grande traversée :14 000 nautiques, 52 jours de mer, 9 escales, pour son dernier retour vers Brest en vue de son désarmement.
L’équipage du dernier P400 de Polynésie s’active pour régler chaque détail technique de l’organisation du retour. Valider les dernières réparations, approvisionner le ravitaillement nécessaire à une longue traversée dans plusieurs zones climatiques, se procurer chaque carte, préparer chaque arrivée dans les ports d’escales, exprimer les demandes de ravitaillement en gazole… toutes ces tâches sont maintenant les nouvelles priorités de l’équipage. Minutés comme du papier à musiques, les transits entre chaque escale, ne pourront en effet souffrir aucune avarie et aucun contretemps.
Elle n'a jamais fait de si long voyage auparavant en 24 ans de service, (sauf pour son arrivée en 1989).
Bon voyage retour à la Tapageuse.

19 mars 2012

Le Mareva Nui à Takapoto

Samedi après midi, la goélette Mareva Nui est arrivée à Takapoto, 15 minutes après l’avion. Je l’avais vue du ciel, longer le récif, mais j’avais complètement loupé la photo.
Avant de rentrer à la pension, nous attendons le Mareva Nui.

Il ne peut pas s’approcher du quai , tout le fret est déchargé par barge. Les enfants qui se baignaient dans l’eau fraîche de la darse, sont priés de laisser place nette illico. A son bord il y a 12 passagers. Le Mareva a quitté Papeete il y a 9 jours et sera de retour dans 4 jours, après avoir stoppé dans une vingtaine d’îles. Bon moyen de découvrir les Tuamotu, surtout les îles sans aérodrome, mais à grande vitesse, car en une heure ou deux, pas le temps de rencontrer les habitants ou de découvrir les beautés cachées de l'atoll. Takapoto est desservi régulierement par 3 cargos: le Taporo, le Mareva Nui et le Marie Stella. Sylvie de la pension Hereatea, préfère le Taporo, car il est direct Papeete Takapoto. Elle peut ainsi recevoir des légumes et des fruits frais tous les 15 jours.
Ce samedi, le Mareva apporte notamment des vélos et un beau matelas neuf. Heureux paumotu qui vont etrenner ce beau matelas sous le ciel étoilé de Takapoto !

9 février 2012

Le Mawhera : naufrage à Apataki, il y a 110 ans.

Depuis une semaine, j’avais mis tous mes amis blogueurs ou non, sur l’enquête. C’est Pierre (Carabasse), de Papenoo qui a découvert le premier l’identité du naufragé d’Apataki en fouillant dans les archives des compagnies maritimes.
Il s’agit bien d’un steamer néo-zélandais, le Mawhera qui s’est échoué sur le récif d’Apataki fin mai 1902. Tous les marins furent sauvés. Voici la photo : Il n'a qu'une seule cheminée !

Le Mawhera était un paquebot en fer de 659 tonnes, 53 m de long, 7,60 m de large, 4,50 m de tirant d’eau. Il a été construit à Paisley (Ecosse), à l'ordre de l'Union S.S. Compagnie, en 1883.
C’était un bateau de commerce, principalement de charbon. Un quai de la ville de Greymouth sur la côte Ouest de l’île du sud en Nouvelle Zélande, porte le nom de quai Mawhera. Félicitations à Pierre qui a mené l'enquête avec ténacité. (Allez voir son super blog). Il a même trouvé une photo ! Il mérite son surnom d'archiviste, que lui ont donné les blogueurs de Tahiti Radio Cocotier.

7 février 2012

Le spot de surf secret et le bateau fantôme d'Apataki

En nous rendant au motu Nuutina, Marlène me montre une pointe avec une très belle vague. Elle me dit que c’est un spot de surf connu des plus grands surfeurs, mais qui reste secret pour ne pas attirer les foules. La vague est longue et régulière avec un beau tube. De plus la vague est là toute l’année et l’endroit n’est pas dangereux. En longeant le récif, Tyrone ralentit et nous montre une cheminée de bateau qui émerge. Nous distinguons la couleur orange et noire de la cheminée. Il s’agit d’une épave d’un gros navire qui aurait fait naufrage dans les années 1910-1920.
Monsieur Jean Tapu, le grand père de Tyrone, né en 1929, se souvient avoir plongé dans l’épave et qu’il s’agit d’un 4 cheminées, sans doute un steamer du style de celui là. L’épave était à cheval sur le récif. Une grosse tempête l’a brisée en deux et une moitié a chuté dans le tombant dans les hauts fonds. L’endroit s’appelle pahi parari (bateau cassé).
Mes recherches dans le Net pour identifier cette épave sont restées infructueuses.
C’est le bateau fantôme.

3 décembre 2011

Le Tuhaa Pae II, poumon des Australes

L'article suivant a été publié dans le journal La Dépêche le dimanche 4 décembre 2011 :
Les textes en italique et en police marron, n'ont pas été publiés faute de place ! C'est un plus pour les lecteurs et lectrices du blog qui ont 16 photos au lieu de 3.



RIMATARA : Desserte du cargo mixte.

Le Tuhaa Pae II apporte un souffle de vie.



"Samedi 26 novembre, la goélette cargo mixte Tuhaa Pae II, est arrivée au large du quai de Rimatara à 4 h du matin. Le navire doit repartir pour Papeete en direct dans l’après midi. C’est un jour important où toute l’île est mobilisée. Tout un chacun attend avec impatience son fret, espéré depuis de longues semaines.


30 ans d’îles Australes
Le navire appartient à la SNA (Société de Navigation des Australes). Il assure aussi le transport de quelques passagers. À l’origine, en 1980, le Tuhaa Pae II, avait été certifié pour 140 passagers, capacité réduite au fil des ans à 125, puis 24, et simple caboteur, avec 12 passagers en 2005. Le Tuhaa Pae II mesure 60 m de long 12 m de large, a une puissance, 650 chevaux et une vitesse de 10 nœuds en service. Voilà plus de 30 ans que ce bateau dessert les Australes. Mais la relève arrive !
Le Tuhaa Pae IV, presque prêt, est annoncé pour janvier 2012. Il pourra accueillir 100 passagers. (50 en cabines de différentes classes, et 50 en sièges pullman) De Tuhaa Pae II, l’armateur passe à Tuhaa Pae IV, en effet un caboteur de Tahiti a déjà porté, sur une très courte période, le nom de Tuhaa Pae III. Il s’agit de l’actuel Vaeanu.

Le ballet incessant des baleinières
Le quai de Rimatara se trouve à 2 kms du village principal d’Amaru. Dès 4 h, c’est le défilé des 4 x4 sur la route qui longe le littoral jusqu’au quai. Le jour n’est pas encore levé.
Le bateau ne peut pas venir à quai, car la passe n’est pas assez large (moins de 80 mètres),aussi dès le lever du jour, ce sont les deux baleinières du Tuhaa Pae qui feront toute la journée d’incessants allers retours dans la passe sur une mer très agitée. J’ai vu ce bateau à quai à Tubuai en août 2011, mais le déchargement par baleinières à Rimatara, est un spectacle beaucoup plus impressionnant.
L’arrivée du bateau se prépare la veille. Ainsi la mairie transporte sa grosse drague (pelle mécanique) sur la darse (1). L’engin avance sur des chenilles et met 2 heures pour faire les 2 kms qui séparent Amaru du quai de l’île. Dès 7 h 30, je suis au quai et j’y passerais la matinée.
La vieille, le quai était désert. Là, c’est une armée de 4 x4, venus des trois villages de l’île, qui a pris place. Ils se sont rangés en respectant une bonne distance de sécurité pour les opérations de manutention de la pelle élévatrice. Les consignes sont connues et respectées.
Toute une foule gaie et colorée s’agite. Les gendarmes sont également présents, ainsi que des employés communaux qui assurent les manœuvres à quai. Les hommes consultent les listes que le subrécargue (2) leur a remis et qui contiennent la description de leur colis. Une roulotte a pris place et vend sandwichs et boissons fraîches. Les baleinières sont pas mal secouées dans la passe et le navire gite pas mal. Les fûts d’essence (drums) vides, sont embarqués par la baleinière.Ils ne sont pas remontés dans le bateau, mais directement remplis à la pompe dans la baleinière. Un 4 x 4 dans la baleinière
Georges, chef des services technique de la commune, me dit de bien surveiller, car un véhicule va être débarqué sur la baleinière. C’est le seul pour aujourd’hui. Je vois le 4x4 gris, sortir du bateau et se balancer au dessus des vagues, pour se poser dans la baleinière, où il a tout juste sa place. Georges m’explique que les baleinières ont été conçues selon cette longueur.
Au-delà de cette dimension, c’est le bateau Tahiti Nui, qui apporte les gros engins et les débarque sur la pente du vieux quai. La voiture est ensuite attachée aux chaines de la pelle élévatrice, qui va la déposer en douceur sur le quai, à la grande joie de son heureux propriétaire
.Celui ci a apporté de nombreuses couronnes de fleurs et de beaux paréos pour les sièges, pour fêter son arrivée. Les curieux applaudissent. C’est la fête, tout s’est bien déroulé. Les marins du Tuhaa Pae II sont vraiment des pros et ils se jouent des grosses vagues et de la houle.
Le ballet des baleinières se poursuit sans interruption de nombreuses heures encore. C’est le tour des denrées, caisses de boissons, électroménager, matériaux…. etc.


Le retour vers Papeete
Je reviens après le déjeuner pour assister au chargement cette fois.
Les fûts bleus remplis de noni, sont chargés dans la baleinière qui rapporte des futs vides pour la prochaine fois. On embarque des régimes de bananes et des sacs de taro qui seront vendus sur le marché de Papeete. Le bateau rentre en direct à Papeete, sans escale (36 h de mer minimum), les habitants en profitent pour envoyer des glacières à la famille de la grande île de Tahiti (citrons, poissons, taro, carottes, rouleaux de pandanus…), car le fret est beaucoup moins cher que par l'avion. Peu à peu le quai se vide et le bateau s’en ira sans bruit. Les trois épiceries de l’île vont se remplir durant la nuit. Avec bonheur, dès dimanche matin, les habitants iront voir les nouveautés et les étagères bien garnies.
Les constructions en attente de matériaux vont pouvoir reprendre dès lundi. Le Tuhaa Pae a apporté comme un grand souffle de vie dans l’île.
(1) La darse est un bassin dans le port
(2) Le subrécargue est la personne qui représente à bord d'un navire, le propriétaire de la cargaison (le chargeur) ou l'armateur ou encore l'affréteur à temps. Il a autorité sur tout ce qui touche la cargaison: son chargement, son suivi durant le voyage
.

30 novembre 2011

Le naufrage du Tahiti Nui IV au large de Rimatara

Le caboteur Tahiti Nui IV, (ex Meherio II) a fait naufrage le mardi 2 septembre 2003 au large de Rimatara, avec à son bord de grosses pelles mécaniques pour la construction de l’aéroport. Ce naufrage a coûté la vie à 7 personnes tandis que 14 hommes ont été repêchés.
Le capitaine du navire Victor Lenoir, 56 ans, le maître d’hôtel Ioane Kapikura, 50 ans, et Carl Tauru 42 ans, marin du GIP, n’ont pas survécu au naufrage. On repêchera leurs corps le jour même.
4 hommes ont disparu, 2 membres du GIP, le lieutenant, Jean-Pierre Maraetefau, 50 ans, le cuisinier du bord Mathias Teagai 47 ans, ainsi que deux salariés de l’entreprise Le Caill, Serge Ena, 28 ans et Samuel Richmond 29 ans. La société venait de remporter le marché pour la production d'agrégats. Le chantier n'avait pas encore commencé. Un premier envoi de matériel avait été réalisé sur Rurutu par le Tuha'a Pae quelques semaines avant.
La logistique pour ces travaux était compliquée. En raison de l’absence de débarcadère à Rimatara, les bateaux doivent 'beacher', (sauter sur la passe), alors il était prévu que le Tahiti Nui IV, fasse des allers-retours entre Rurutu et Rimatara.
À bord du Tahiti Nui IV, se trouvaient entre autres une grosse pelle pour l'extraction, un concasseur primaire et du matériel neuf spécialement conçu en Nouvelle-Zélande pour ce chantier.
L'entreprise Le Caill devait être présente sur le site pour une durée d'un an avec un roulement de 10 à 15 personnes pour la production de cailloux coralliens pour la future sous-couche et l'enrobé de la piste de l'aérodrome.
Les travaux préliminaires pour cette piste ont été lancés en juillet 2001. Ce chantier fut difficile, il a fallu écrêter les féo (concrétions calcaires), qui couvraient 70% de la surface.
La piste de l’aérodrome mesure 1.400m de long sur 30 m de large et son coût global a atteint les 1,5 milliard CFP (12,6 millions d'euros), pris en charge par le territoire à hauteur d'environ 87% et par l'État.
L’état du Tahiti Nui IV, chaland de transport et de débarquement de la flottille administrative, vieux de 22 ans, a fait l’objet d’un rapport d’expertise accablant, en janvier 2005, de la part du BEA mer. Les conditions d'utilisation du navire et son état, ont été passés au peigne fin. Les mots pour le décrire sont très forts : “un panier à salade”, “une poubelle”, “une véritable passoire”. Les différentes expertises et témoignages font état d'un piteux état du chaland de transport. “On pouvait voir le ciel à travers le pont”, a déclaré un marin. Des trous de 15 à 30 cm ont été relevés, sans parler des ballastes remplies d'eau et des pompes fonctionnant 24 heures sur 24.
Le tribunal mixte du commerce a jugé, le 27 novembre 2009, la Polynésie française responsable de la perte des marchandises de l’entreprise JB Le Caill & Cie, qui se trouvaient à bord du Tahiti Nui IV, en raison des manquements dans l’entretien du navire.
Le Pays a du payer plus de 88 millions de Fcfp à l’assureur et s’acquitter des intérêts légaux depuis 2004.
La commune de Rimatara est en train d’ériger une stèle commémorative à proximité du parking de l’aéroport. Ce monument est composé de 2 pierres. La face supérieure est polie. Une plaque de granite sera gravée avec les 7 noms des marins, et boulonnée sur cette face polie. L’ensemble est constitué entièrement de pierres extraites du feo. En février 2012 le mémorial sera terminé.
Le souvenir de ce naufrage meurtrier est encore très présent dans le souvenir des Rimatariens.

21 novembre 2011

Un lance missile américain dans le port de Papeete

Lundi 21-11 15 h 30 : Un bateau militaire au quai d’honneur? Bizarre. En plus il est enrubanné aux 3 couleurs nationales. Intriguée je stationne sur le parking des ferrys. Il arbore pavillon américain et s’appelle le USS CHUNG HOON. Toutes les forces de police, nationale, municipale sont présentes et assurent un barrage sécuritaire. Un barrage flottant entoure aussi le navire sur le plan d’eau.

Mal placée pour prendre des photos, je confie mon appareil à un gentil policier au travers des grilles. Il s’éclate et me prend de très belles vues. Il m’explique que ce destroyer lance-missiles est arrivé ce matin en provenance de la base navale de l’île de Guam, via les Samoa et repartira vendredi. Que fait-il à Papeete ? Mystère ou plus tôt top secret. Les autorités civiles, militaires et politiques de Polynésie, sont venues l’accueillir dès 8 h 30 ce matin, comme il se doit, et les américains étaient en faction mitraillette au poing !


Ce navire mis en service 2004, mesure : 153.92 m x 20.40 m x 6.10 m (tirant d'eau). Sa vitesse est de 32 nœuds. Il est équipé de : 2 lanceurs (96 missiles SM-2, SM-3, ESSM RIM, Tomahawk et Asroc), 3 canons, 4 mitrailleuses de 12.7 mm, 6 tubes lance-torpilles, et de 2 hélicoptères Seahawk .


Ironie de l’histoire : le Chung-Hoon porte le nom de l'amiral Gordon Pai'ea Chung-Hoon (1910-1979), illustre rejeton d'une famille chinoise émigrée à Hawaï. A l'automne 1945, ce héros a contribué avec son navire à la destruction d'une vingtaine d'avions japonais. Ce fait d'armes contre l'ancien ennemi nippon devrait attirer au navire américain une certaine sympathie des marins chinois... (lire la suite).
Le dernier destroyer américain que j'ai vu à Papeete, c’était l’USS O’Kane en décembre 2009. Espérons que les marins américains fassent quelques achats à Papeete pour leurs vahine américaines ! Thanks .

20 octobre 2011

Le Westerdam en Polynésie

Après, Raiatea, Bora Bora et Moorea, cet immense paquebot est arrivé mercredi soir à Papeete. Il est reparti jeudi après midi pour les Marquises à Nuku Hiva.
Ce navire c’est 1916 passagers et 817 personnes d’équipage.

Une réception polynésienne a été donnée jeudi matin, sur le quai d’honneur avec orchestre de danseurs marquisiens et ventes de produits locaux (perles, vanille, monoï, pareo… ).

J’ai vu un touriste qui voulait absolument toucher les noix de coco qui font office de soutien titi à la jeune danseuse. Plus dur et plus joli que le silicone n’est-ce pas ? Il riait comme un fou. Le mythe Tahiti fonctionnera toujours. !

Il a fait beau et les touristes sont repartis avec des couleurs et des images plein les appareils photos dans leur immeuble flottant. Au passage, je clique sur le joli kiosque à musique de la place Vaiete.

28 août 2011

L'Espéranza de Greenpeace à Papeete

Après 24 jours de navigation sans escale, le M/S Espéranza, dernière recrue de la flotte de Greenpeace, est arrivé samedi matin 27 aout 2011 dans le port de Papeete. Le navire qui a pour port d’attache Amsterdam, compte 18 membres d’équipage avec un commandant argentin. Ce navire au nom symbolique «d’Espoir» quittera la Polynésie samedi 3 septembre.
Ce bateau appartenait à la Russie. C’était l'un des 14 bâtiments de lutte contre les incendies, construits à Gdansk entre 1983 et 1987. (Ancien nom: Echo Fighter) C’est aujourd’hui un navire d’expédition et de recherche (72 m de long) qui a pour atouts majeurs sa vitesse (17,5 nœuds) et sa grande résistance à la glace.
L'Esperanza est d’ailleurs classé brise-glace, ce qui lui donne la capacité de travailler dans les régions polaires
Il a servi dans de nombreuses campagnes dont un voyage de 14 mois autour du monde visant à mettre en évidence les dommages subis par les océans.
L'Esperanza a été équipé d'équipements de surveillance sous-marine, comprenant un engin télécommandé Remote Operated Vehicle (ROV), qui peut filmer jusqu'à une profondeur de 300 m, et une caméra capable d'atteindre des profondeurs de 1000 m.

Je suis allée dimanche matin voir si on pouvait visiter hélas non !

Mais ......
Greenpeace a ajouté une webcam sur l'Esperanza en 2006. Elle est située sur la partie avant du navire et envoie une nouvelle image toutes les minutes sur le site de Greenpeace.
Cliquez ici : la web de l'Espéranza.

Si vous allez faire un tour sur ce lien vous verrez en direct le port de Papeete et au loin le grand bâtiment de la future gare maritime. Bonne Balade à Papeete. Nana.

14 avril 2011

Le navire La Pérouse

Tout comme à Papeete, j'aime venir voir les nouveaux bateaux qui font escale au port de Saint Malo. Ce bâtiment de la Marine nationale, a fait escale au port le week-end dernier .

. Basé à Brest, lancé en 1988, La Pérouse effectue des travaux hydrographiques au profit du Service océanographique et hydrographique de la Marine (SHOM), tout étant rattaché organiquement à la Force d’action navale.


Il a pour mission principale de sillonner les chenaux, afin d’obtenir une cartographie précise des fonds et des obstacles qui s’y cachent. Il participe ainsi à la surveillance des fonds marins.

Commandé par le Lieutenant de Vaisseau Pierre-Yves Dare, le bâtiment a un équipage de 45 ma rins dont 15 spécialistes en hydrographie.

Ce navire mesure 59 mètres de long et peut emporter 950 tonnes à pleine charge.

Il navigue au profit de la mission hydrographique de l’Atlantique et opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique pour effectuer des sondages bathymétriques, des recherches d’épaves et d’obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Il effectue habituellement ses missions dans les eaux françaises, mais aussi dans des zones plus éloignées comme les côtes de l’Afrique de l’Ouest et notamment le Golfe de Guinée.



La mission du bâtiment est principalement scientifique mais ces navires restent des bateaux militaires.

Ainsi lors de leurs déploiements, les BH (bâtiments hydrographiques) peuvent être confrontés à des situations sensibles : rencontrer des pirates, répondre à des menaces terroristes, assurer une évacuation de ressortissants ou, encore, assurer le sauvetage de marins en détresse.

Une des missions du La Pérouse fut par exemple de cartographier l'épave de l'Erika, après son naufrage, mais également de cartographier en 2004 le détroit de Bab el Mandeb et différentes zones aux abords de Djibouti.

Son équipement scientifique comprend un système de localisation, des sondeurs et une chaîne de traitement de l’information bathymétrique recueillie.

Outre le matériel hydrographique de mesure (sondeurs, sonar, magnétomètre, bathysonde), il comporte un PC scientifique et deux salles de traitement informatique.

Lundi c’était trop tard pour les visites du bord. Dommage ! Kenavo