6 mai 2012
Le Prairial : la frégate de Polynésie.
Le dernier patrouilleur de Polynésie :La Tapageuse
Principales caractéristiques : Longueur 54,80 mètres Tirant d'eau 2,54 mètres - 480 tonnes à pleine charge Propulsion 2 diesels SEMT Pielstick 16-PA4V-200 VGDS, 2 hélices. Puissance 8 000 chevaux Vitesse 23 nœuds - Armement 1 canon de 40 millimètres AA, 1 canon de 20 millimètres AA F22 mitrailleuses de 7,62 millimètres, rayon d'action 4200 nautiques à 15 nœuds.
19 mars 2012
Le Mareva Nui à Takapoto
Avant de rentrer à la pension, nous attendons le Mareva Nui.
Il ne peut pas s’approcher du quai , tout le fret est déchargé par barge. Les enfants qui se baignaient dans l’eau fraîche de la darse, sont priés de laisser place nette illico.
A son bord il y a 12 passagers.
Le Mareva a quitté Papeete il y a 9 jours et sera de retour dans 4 jours, après avoir stoppé dans une vingtaine d’îles. Bon moyen de découvrir les Tuamotu, surtout les îles sans aérodrome, mais à grande vitesse, car en une heure ou deux, pas le temps de rencontrer les habitants ou de découvrir les beautés cachées de l'atoll.
Takapoto est desservi régulierement par 3 cargos: le Taporo, le Mareva Nui et le Marie Stella. Sylvie de la pension Hereatea, préfère le Taporo, car il est direct Papeete Takapoto. Elle peut ainsi recevoir des légumes et des fruits frais tous les 15 jours.
Ce samedi, le Mareva apporte notamment des vélos et un beau matelas neuf. Heureux paumotu qui vont etrenner ce beau matelas sous le ciel étoilé de Takapoto !
9 février 2012
Le Mawhera : naufrage à Apataki, il y a 110 ans.
Il s’agit bien d’un steamer néo-zélandais, le Mawhera qui s’est échoué sur le récif d’Apataki fin mai 1902. Tous les marins furent sauvés. Voici la photo : Il n'a qu'une seule cheminée !
Le Mawhera était un paquebot en fer de 659 tonnes, 53 m de long, 7,60 m de large, 4,50 m de tirant d’eau. Il a été construit à Paisley (Ecosse), à l'ordre de l'Union S.S. Compagnie, en 1883.
C’était un bateau de commerce, principalement de charbon. Un quai de la ville de Greymouth sur la côte Ouest de l’île du sud en Nouvelle Zélande, porte le nom de quai Mawhera. Félicitations à Pierre qui a mené l'enquête avec ténacité. (Allez voir son super blog). Il a même trouvé une photo ! Il mérite son surnom d'archiviste, que lui ont donné les blogueurs de Tahiti Radio Cocotier.
7 février 2012
Le spot de surf secret et le bateau fantôme d'Apataki
Monsieur Jean Tapu, le grand père de Tyrone, né en 1929, se souvient avoir plongé dans l’épave et qu’il s’agit d’un 4 cheminées, sans doute un steamer du style de celui là.
L’épave était à cheval sur le récif. Une grosse tempête l’a brisée en deux et une moitié a chuté dans le tombant dans les hauts fonds. L’endroit s’appelle pahi parari (bateau cassé).Mes recherches dans le Net pour identifier cette épave sont restées infructueuses.
C’est le bateau fantôme.
3 décembre 2011
Le Tuhaa Pae II, poumon des Australes
Le navire appartient à la SNA (Société de Navigation des Australes). Il assure aussi le transport de quelques passagers. À l’origine, en 1980, le Tuhaa Pae II, avait été certifié pour 140 passagers, capacité réduite au fil des ans à 125, puis 24, et simple caboteur, avec 12 passagers en 2005. Le Tuhaa Pae II mesure 60 m de long 12 m de large, a une puissance, 650 chevaux et une vitesse de 10 nœuds en service. Voilà plus de 30 ans que ce bateau dessert les Australes. Mais la relève arrive !
Le Tuhaa Pae IV, presque prêt, est annoncé pour janvier 2012. Il pourra accueillir 100 passagers. (50 en cabines de différentes classes, et 50 en sièges pullman) De Tuhaa Pae II, l’armateur passe à Tuhaa Pae IV, en effet un caboteur de Tahiti a déjà porté, sur une très courte période, le nom de Tuhaa Pae III. Il s’agit de l’actuel Vaeanu.
Le quai de Rimatara se trouve à 2 kms du village principal d’Amaru. Dès 4 h, c’est le défilé des 4 x4 sur la route qui longe le littoral jusqu’au quai. Le jour n’est pas encore levé.
L’arrivée du bateau se prépare la veille. Ainsi la mairie transporte sa grosse drague (pelle mécanique) sur la darse (1).
La vieille, le quai était désert. Là, c’est une armée de 4 x4, venus des trois villages de l’île, qui a pris place.
Toute une foule gaie et colorée s’agite.
Georges, chef des services technique de la commune, me dit de bien surveiller, car un véhicule va être débarqué sur la baleinière. C’est le seul pour aujourd’hui. Je vois le 4x4 gris, sortir du bateau et se balancer au dessus des vagues,
Au-delà de cette dimension, c’est le bateau Tahiti Nui, qui apporte les gros engins et les débarque sur la pente du vieux quai. La voiture est ensuite attachée aux chaines de la pelle élévatrice, qui va la déposer en douceur sur le quai, à la grande joie de son heureux propriétaire.
Le ballet des baleinières se poursuit sans interruption de nombreuses heures encore. C’est le tour des denrées, caisses de boissons, électroménager, matériaux…. etc.
Le retour vers Papeete
Je reviens après le déjeuner pour assister au chargement cette fois. Les fûts bleus remplis de noni, sont chargés dans la baleinière qui rapporte des futs vides pour la prochaine fois. On embarque des régimes de bananes et des sacs de taro qui seront vendus sur le marché de Papeete. Le bateau rentre en direct à Papeete, sans escale (36 h de mer minimum), les habitants en profitent pour envoyer des glacières à la famille de la grande île de Tahiti (citrons, poissons, taro, carottes, rouleaux de pandanus…), car le fret est beaucoup moins cher que par l'avion.
Peu à peu le quai se vide et le bateau s’en ira sans bruit.
Les trois épiceries de l’île vont se remplir durant la nuit. Avec bonheur, dès dimanche matin, les habitants iront voir les nouveautés et les étagères bien garnies.
Les constructions en attente de matériaux vont pouvoir reprendre dès lundi. Le Tuhaa Pae a apporté comme un grand souffle de vie dans l’île.
(1) La darse est un bassin dans le port
(2) Le subrécargue est la personne qui représente à bord d'un navire, le propriétaire de la cargaison (le chargeur) ou l'armateur ou encore l'affréteur à temps. Il a autorité sur tout ce qui touche la cargaison: son chargement, son suivi durant le voyage.
30 novembre 2011
Le naufrage du Tahiti Nui IV au large de Rimatara
Le capitaine du navire Victor Lenoir, 56 ans, le maître d’hôtel Ioane Kapikura, 50 ans, et Carl Tauru 42 ans, marin du GIP, n’ont pas survécu au naufrage. On repêchera leurs corps le jour même.
4 hommes ont disparu, 2 membres du GIP, le lieutenant, Jean-Pierre Maraetefau, 50 ans, le cuisinier du bord Mathias Teagai 47 ans, ainsi que deux salariés de l’entreprise Le Caill, Serge Ena, 28 ans et Samuel Richmond 29 ans.
La société venait de remporter le marché pour la production d'agrégats. Le chantier n'avait pas encore commencé. Un premier envoi de matériel avait été réalisé sur Rurutu par le Tuha'a Pae quelques semaines avant.La logistique pour ces travaux était compliquée. En raison de l’absence de débarcadère à Rimatara, les bateaux doivent 'beacher', (sauter sur la passe), alors il était prévu que le Tahiti Nui IV, fasse des allers-retours entre Rurutu et Rimatara.
À bord du Tahiti Nui IV, se trouvaient entre autres une grosse pelle pour l'extraction, un concasseur primaire et du matériel neuf spécialement conçu en Nouvelle-Zélande pour ce chantier.
L'entreprise Le Caill devait être présente sur le site pour une durée d'un an avec un roulement de 10 à 15 personnes pour la production de cailloux coralliens pour la future sous-couche et l'enrobé de la piste de l'aérodrome.
Les travaux préliminaires pour cette piste ont été lancés en juillet 2001. Ce chantier fut difficile, il a fallu écrêter les féo (concrétions calcaires), qui couvraient 70% de la surface.
L’état du Tahiti Nui IV, chaland de transport et de débarquement de la flottille administrative, vieux de 22 ans, a fait l’objet d’un rapport d’expertise accablant, en janvier 2005, de la part du BEA mer. Les conditions d'utilisation du navire et son état, ont été passés au peigne fin. Les mots pour le décrire sont très forts : “un panier à salade”, “une poubelle”, “une véritable passoire”. Les différentes expertises et témoignages font état d'un piteux état du chaland de transport. “On pouvait voir le ciel à travers le pont”, a déclaré un marin. Des trous de 15 à 30 cm ont été relevés, sans parler des ballastes remplies d'eau et des pompes fonctionnant 24 heures sur 24.
Le tribunal mixte du commerce a jugé, le 27 novembre 2009, la Polynésie française responsable de la perte des marchandises de l’entreprise JB Le Caill & Cie, qui se trouvaient à bord du Tahiti Nui IV, en raison des manquements dans l’entretien du navire.
Le Pays a du payer plus de 88 millions de Fcfp à l’assureur et s’acquitter des intérêts légaux depuis 2004.
La commune de Rimatara est en train d’ériger une stèle commémorative à proximité du parking de l’aéroport.
Le souvenir de ce naufrage meurtrier est encore très présent dans le souvenir des Rimatariens.
21 novembre 2011
Un lance missile américain dans le port de Papeete
Mal placée pour prendre des photos, je confie mon appareil à un gentil policier au travers des grilles. Il s’éclate et me prend de très belles vues. Il m’explique que ce destroyer lance-missiles est arrivé ce matin en provenance de la base navale de l’île de Guam, via les Samoa et repartira vendredi. Que fait-il à Papeete ? Mystère ou plus tôt top secret. Les autorités civiles, militaires et politiques de Polynésie, sont venues l’accueillir dès 8 h 30 ce matin, comme il se doit, et les américains étaient en faction mitraillette au poing !
Ce navire mis en service 2004, mesure : 153.92 m x 20.40 m x 6.10 m (tirant d'eau). Sa vitesse est de 32 nœuds. Il est équipé de : 2 lanceurs (96 missiles SM-2, SM-3, ESSM RIM, Tomahawk et Asroc), 3 canons, 4 mitrailleuses de 12.7 mm, 6 tubes lance-torpilles, et de 2 hélicoptères Seahawk .
Ironie de l’histoire : le Chung-Hoon porte le nom de l'amiral Gordon Pai'ea Chung-Hoon (1910-1979), illustre rejeton d'une famille chinoise émigrée à Hawaï. A l'automne 1945, ce héros a contribué avec son navire à la destruction d'une vingtaine d'avions japonais. Ce fait d'armes contre l'ancien ennemi nippon devrait attirer au navire américain une certaine sympathie des marins chinois... (lire la suite).
Le dernier destroyer américain que j'ai vu à Papeete, c’était l’USS O’Kane en décembre 2009. Espérons que les marins américains fassent quelques achats à Papeete pour leurs vahine américaines ! Thanks .
20 octobre 2011
Le Westerdam en Polynésie
Ce navire c’est 1916 passagers et 817 personnes d’équipage.
Une réception polynésienne a été donnée jeudi matin, sur le quai d’honneur avec orchestre de danseurs marquisiens et ventes de produits locaux (perles, vanille, monoï, pareo… ).
Il a fait beau et les touristes sont repartis avec des couleurs et des images plein les appareils photos dans leur immeuble flottant. Au passage, je clique sur le joli kiosque à musique de la place Vaiete.
28 août 2011
L'Espéranza de Greenpeace à Papeete
Ce bateau appartenait à la Russie. C’était l'un des 14 bâtiments de lutte contre les incendies, construits à Gdansk entre 1983 et 1987. (Ancien nom: Echo Fighter)
Il a servi dans de nombreuses campagnes dont un voyage de 14 mois autour du monde visant à mettre en évidence les dommages subis par les océans.
L'Esperanza a été équipé d'équipements de surveillance sous-marine, comprenant un engin télécommandé Remote Operated Vehicle (ROV), qui peut filmer jusqu'à une profondeur de 300 m, et une caméra capable d'atteindre des profondeurs de 1000 m.
Greenpeace a ajouté une webcam sur l'Esperanza en 2006. Elle est située sur la partie avant du navire et envoie une nouvelle image toutes les minutes sur le site de Greenpeace.
Cliquez ici : la web de l'Espéranza.