14 avril 2011

Le navire La Pérouse

Tout comme à Papeete, j'aime venir voir les nouveaux bateaux qui font escale au port de Saint Malo. Ce bâtiment de la Marine nationale, a fait escale au port le week-end dernier .

. Basé à Brest, lancé en 1988, La Pérouse effectue des travaux hydrographiques au profit du Service océanographique et hydrographique de la Marine (SHOM), tout étant rattaché organiquement à la Force d’action navale.


Il a pour mission principale de sillonner les chenaux, afin d’obtenir une cartographie précise des fonds et des obstacles qui s’y cachent. Il participe ainsi à la surveillance des fonds marins.

Commandé par le Lieutenant de Vaisseau Pierre-Yves Dare, le bâtiment a un équipage de 45 ma rins dont 15 spécialistes en hydrographie.

Ce navire mesure 59 mètres de long et peut emporter 950 tonnes à pleine charge.

Il navigue au profit de la mission hydrographique de l’Atlantique et opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique pour effectuer des sondages bathymétriques, des recherches d’épaves et d’obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Il effectue habituellement ses missions dans les eaux françaises, mais aussi dans des zones plus éloignées comme les côtes de l’Afrique de l’Ouest et notamment le Golfe de Guinée.



La mission du bâtiment est principalement scientifique mais ces navires restent des bateaux militaires.

Ainsi lors de leurs déploiements, les BH (bâtiments hydrographiques) peuvent être confrontés à des situations sensibles : rencontrer des pirates, répondre à des menaces terroristes, assurer une évacuation de ressortissants ou, encore, assurer le sauvetage de marins en détresse.

Une des missions du La Pérouse fut par exemple de cartographier l'épave de l'Erika, après son naufrage, mais également de cartographier en 2004 le détroit de Bab el Mandeb et différentes zones aux abords de Djibouti.

Son équipement scientifique comprend un système de localisation, des sondeurs et une chaîne de traitement de l’information bathymétrique recueillie.

Outre le matériel hydrographique de mesure (sondeurs, sonar, magnétomètre, bathysonde), il comporte un PC scientifique et deux salles de traitement informatique.

Lundi c’était trop tard pour les visites du bord. Dommage ! Kenavo

5 commentaires:

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,
J'ai signalé ton excellent article sur le La Pérouse au forum des "Anciens de la Royale".
Il y aura peut-être des commentaires, voire des rectifications... :-)

Le Cordonnier a dit…

Bonjour Sylvie-Anne. Bien content de lire cet article. Le Lapérouse, pas celui-ci mais l'ancien fut une ancienne affectation. J'ai cru un instant à un article sur ce fameux aviso F 750.... Rien à dire ou redire, la technique et les missions de ces bases hydrographiques ont été revisitées et s'orientent plus sur l'océanographie dans son ensemble, alors que nous, à notre époque, hors relevés des fonds et l'élaboration des cartes en salle de dessin, nous n'abordions que la bathythermie de surface et faisions en plus quelques prélèvements à 10 mètres.

Pierre-Paul a dit…

Bonjour Sylvie-Anne, j'espère que vous allez bien. Je continu toujours de vous suivre sur votre blogue mais, ça fait un bon bout de temps que je n'y ai pas laisser de commentaires. Eh bien me voilà !

J'ai beaucoup aimer votre article sur ce Bobby Holcomb. Ce récit de sa vie et de son oeuvre m'a beaucoup touché, étant un artiste moi-même (photographie et peinture à l'huile), d'ailleurs, j'ai coché la case passionnant pour cet article.

C'est la même chose lorsque vous parlez de bateaux, étant né sur le bord de la mer en Gaspésie, les bateaux ont toujours fait partie de ma vie et m'intéressent.

J'adore visiter votre Bretagne natale avec vous, ça me fait penser à ma Gaspésie avec ses magnifiques paysages marins.

Bisous.

Pierre-Paul

Caro de Mahina a dit…

Coucou ma belle,
Sympa ton article, que mon chéri (Marin) et moi-même avons lu avec attention. La Pérouse est un nom célèbre chez les "nouz'aut" de Calédonie (histoire très riche), et ce navire fait partie de l'histoire des navires de la flotte française, de moins en moins nombreux, il faut le dire. Merci pour cette petite histoire passionnante. Biz :)

Sylvie Anne a dit…

On a décidé de Caro de Mahina, pour ne pas confondre avec caro de Moorea. Finalement cette appellation va te rester Caroline, car elle te va très bien et je trouve que pour une Nelle Calédonienne, tu l'aimes beaucoup notre fenua Tahiti. Bises au Marin et à la poupée.