3 avril 2011

Savoir piquer l'heure

Comment on piquait l’heure à bord
Voici une explication lue au Musée de Saint Malo, que je n’arrive toujours pas à comprendre.

" Lorsque le pilote observait le passage du soleil au méridien, c'est-à-dire à midi vrai, l’usage était de retourner le sablier et de "piquer" quatre coups double à la cloche A la fin de la première demie heure, on retournait à nouveau le sablier et on piquait un coup simple, puis un coup double à la première heure, deux coups double à la deuxième, et ainsi de suite jusqu’aux quatre coups double marquant la fin du quart."


Merci aux marins de me retraduire tout cela en clair.

Midi sonne à la tour de la Douane, la boule du sémaphore tombe, tous les bateaux piquent l'heure (Claudel, Connaiss. Est, 1907, p.98).

Kenavo

8 commentaires:

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,

Mais oui ! il n'y a pas qu'à Saint Malo... à Sète aussi :
En courant sus à un voleur
Qui venait de lui chiper l'heure
A sa montre...
(G.Brassens)

Je suis très heureux de te lire quotidiennement, surtout en ce moment où je suis seul et malade (bof, c'est passager).
Continues et bientôt à Tahiti
Bises,
Pierre

Ne changes pas l'entête de ton blog, cela serait mal vu par Ta'aroa

Anonyme a dit…

Sylviane, le bonjour de Polynésie.
( Je mets Polynésie par ce que tes amis vont au delà de Tahiti )

Garde ton en tête actuel il crée un lien avec ta Bretagne natale.
N'importe comment à ton retour si tu te penches sur ce qui vient de la Bretagne tu verras que ton pays d'origine a bien marqué notre pays. L'avantage de ces échanges c'est que cela nous enrichi tous.
Un exemple : il se transmet de mères en filles chez la famille Ellacott ( mère de mes enfants ) une recette de phare breton , le gâteau,qui est réputé par tout le monde, d'être un délice. Pourtant il n'y a aucun breton dans leurs ascendants.

Christian P Y P

Anonyme a dit…

Toujours un grand plaisir que de passer par ici ;-)
Comment vas tu? Mis à part ta redécouverte de la bretagne?
Bises du tarn où le printemps s'est bien installé.
Nana, à bientôt.
Mélextaravao!

Sylvie Anne a dit…

bonjour Christian. Pour le gateau c'est le FAR et non le PHARE. Cela vient de farz fourn = far au four en breton.
Les mots circulent et se déforment. Ainsi les européens connaissent TABOU sans savoir que cela vient du polynésien TAPU.
Far aux pruneaux c'est le meilleur !

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne, bonjour.

A Tahiti il est fait au raisin sec sans pépins que l'on fait tremper ou aux pruneaux dénoyautés.
Ta as raison pour " far " , on me l'avait déjà dit. Cette erreur c'est que ici , penser "phare " c'est penser navigateurs donc bretons, donc mer, donc phare. Association d'idées. C'est la dérive des mots. La dérive en voyageant.
On dit aussi à Tahiti: Têtu comme un breton. Nos Frères de Ploërmel de Tahiti en étaient la démonstration, avec les petits diables que nous étions c'était nécessaire.

Christian P Y P

Stéphane L. a dit…

PIQUER L'HEURE : Indiquer l'heure en frappant la cloche du bord autant de coup qu'il y a de demi-heures écoulées depuis le commencement du quart.

(merci google)

Anonyme a dit…

Je savais que l'on pouvait " piquer un somme " mais pas " piquer l'heure ".

Christian P Y P

Anonyme a dit…

En vieux français " piquer " est de frapper avec une pique,creuser avec une pique, l'objet qui frappe la cloche ressemble t elle à une pique?
Remuer la terre avec une fourche . Piquer et repiquer des légumes en ayant fait un trou avec une pique.( L'ancien français, Larousse )

Christian P Y P