18 avril 2011

Petit dictionnaire de cuisine de Dumas

Quel bonheur de retrouver mes livres !
Souvenirs attendrissants comme de vieilles photos qu’on avait oubliées.

Je retrouve le Petit dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas et j’ai envie de vous en conter l’histoire


En 1847, Dumas qui gagne de plus en plus d’argent avec ses livres, va se ruiner dans une entreprise démentielle.

Il fait construire un château pour y recevoir ses amis. Il aménage aussi un zoo, un parc à l’anglaise, deux pavillons (un de style gothique lui sert de cabinet de travail).

Dans le château la cuisine occupe tout le sous sol. Ses amis en profiteront et ils seront nombreux. Dumas ne s’inquiète jamais de savoir qui est installé chez lui et la faillite ne tardera pas.

Après un bref exil à Bruxelles, où il retrouva Victor Hugo, il finira sa vie à Paris et mourra chez son fils en Bretagne, à Roscoff, non sans avoir réalisé son rêve de gastronome : écrire un dictionnaire de cuisine.

L'auteur des Trois Mousquetaires était un incomparable cordon bleu et un fou de cuisine.

Il passait son temps à mitonner des petits plats pour ses maîtresses.

"Je vois avec plaisir, écrivait-il quelque temps avant sa mort, que ma réputation culinaire se répand et promet bientôt d'effacer ma réputation littéraire. Dieu soit loué ! Je pourrai donc me vouer à un état honorable et léguer à mes enfants, au lieu de mes livres dont ils n'hériteraient que pour quinze ou vingt ans, des casseroles et des marmites dont ils hériteront pour l'éternité."

Le Petit Dictionnaire de cuisine est le plus grand roman de cape et d'appétit jamais écrit.

Toute sa vie, Dumas avait noté des recettes, demandé aux plus grands chefs de son époque les secrets de leurs spécialités.

Il avait recueilli des anecdotes sur la grande et la petite histoire de la cuisine.

C'est cette somme de connaissances et de bonheurs culinaires qu'il nous livre ici.

Au total, près de quatre cents pages de recettes et de curiosités, comme son becfigue à la Charcot ou sa célèbre tête de veau en tortue.

La guerre de 1870 retardera la publication de ce livre et Dumas mourrut avant d’en voir le premier tirage.

Ce livre se dévore à belles dents et c’est un bonheur d’écriture et de lecture.

C'est toujours le grand mariage de la fourchette et de la belle plume.

3 commentaires:

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,
J'ai enfin compris pourquoi les 3 mousquetaires (+1) tenaient toujours une broche à la main... :-)

Sylvie-Anne a dit…

Reste a soumettre cette théorie à la sagacité des historiens ou des gourmets ! Nana.

Anonyme a dit…

Je découvre ce blog extra. J'apprends des tas de choses et j'ai du plaisir à lire vos articles super bien écrits. Quel bonheur ! Je parle de votre blog autour de moi car il mérite d'être connu. Bravo encore belle bretonne de Tahiti.