9 février 2012

Le motu Nuutina ou motu Matisse à Apataki

Samedi c’est la surprise de la famille Tapu. Nous partons sur le lagon pour une journée …… au paradis. Nous approchons d’un joli motu sur lequel on distingue deux fare.


Le motu Nuutina appartient à la famille de Jean Tapu qui l’a acheté à la famille de François Hervé (administrateur des Tuamotu et précurseur de la perliculture moderne dans les années 1970). En 1930, Henri Matisse y séjourna. Ce motu resté inhabité, présente un décor de rêve, dans un cadre verdoyant époustouflant. (photos suivantes sans aucune retouche).
Inhabité, pas vraiment, car depuis 4 mois, Moana, le frère de Tyrone, s’y est installé avec son épouse Vicky. Ils ont quitté les galères de Tahiti et font du coprah à Apataki.

Ils sont heureux de vivre sur le motu, sans TV et sans Internet. Les besoins sont différents, le bateau a remplacé la voiture 4x4. Tyrone et Marlène viennent très régulièrement passer un jour ou plus, avec eux, car un des fare est leur petite résidence secondaire. Les enfants adorent venir ici. Henri Matisse a séjourné sur ce motu en 1930. Le décor est inchangé et on se croirait dans une véritable aquarelle. Il y a beaucoup de upa et de vini bleu sur le motu. Comme une ambiance d'un autre monde. Je me baigne avec Kali dans cet éden. Tyrone (ou Moana) vide le parc à poissons tous les 2 jours à l'aide d'un grand filet. Nous le faisons avant de rentrer au village de Niutahi. C’est prodigieux, le nombre de mulets, rougets et autres poissons de belle taille, qui sont ainsi pêchés. En arrivant au village, à 4, nous trions, vidons les poissons pendant plus d'une heure. Ils seront ensuite congelés puis expédiés à Tahiti par la goélette, pour être donnés à des associations caritatives. La solidarité inter archipels existe. Matisse aurait apprécié ce geste d’entraide entre polynésiens. Mon séjour à Apataki se termine. J’espère vous avoir fait découvrir cet atoll dans toutes ses belles différences et avoir donné aux résidents de Tahiti, l’envie d’aller y séjourner bientôt.
A suivre pour un court séjour à Raiatea et Tahaa sous le soleil des Iles Sous le Vent.
PS : un article dans le journal la Dépêche du dimanche 12 février.

9 commentaires:

Laurence a dit…

Quelle chance d'avoir tous ces beaux poissons frais!
Quelle etait tes impressions apres les avoir deguste?

Laurence& Mathieu
Londres

Sylvie-Anne a dit…

Marlène m'a donné des rougets et des mulets qui sont encore dans mon congélo à Papeete. Je n'ai pas dégusté cette pêche, car nous l'avons préparée pour la donner aux personnes qui sont dans la misère à Tahiti. La crise a atteint Tahiti et il faut s'entraider.

Océanna a dit…

Encore une fois Merci Sylvie-Anne pour ce beau reportage haut en couleurs et en partage.
Comme Matisse j'aurais été très inspirée avec mes pinceaux devant tant de beauté sans artifice.
Vous êtes aussi magnifique !

Sylvie-Anne a dit…

Mauruuru. C'est si beau que parfois je ne prends même plus de photos, je mets tout dans mes yeux et dès fois aussi des larmes (de bonheur sans doute) coulent sur ma peau gorgée de ce soleil polynésien qui me fait vivre. Je pense qu'il faut vivre très écolo désormais pour protéger cette terre et ces paradis polynésiens très vulnérables. Mauruuru Roa.

une cop de Bretagne a dit…

Cela va faire 4 ans que tu me fais pleurer avec ton super blog !Prends soin de toi surtout. BATS TOI ENCORE ET TOUJOURS. OK ? BISES

Anonyme a dit…

Plus de mots (ils serraient si superflus)...

Jacqueline C a dit…

Bonjour Sylvie Anne
Que de beaux moments nous pouvons partager avec vous .En ces périodes de froid nous venons chercher de la chaleur et c'est vrai que votre blog n'en manque pas . Prenez bien soin de vous et profitez de tous ces bons moments que vos tikis vont être heureux de vous revoir. Et vos enfants quelle chance ils ont d'avoir une telle maman exceptionnelle!!!! Bises affectueuses

Stéphane L. (29) a dit…

Rien à ajouter ! tout a été dit.
C'est tout simplement magnifique.... quand en plus tu nous parles de "soleil de plomb", ça nous donne le cafard !

Christian a dit…

Sylvie-Anne
Mille fois merci de nous faire revivre ce Tahiti d'autre fois. Ce Tahiti encore de la fin des années 1950.
Fa'aitoito.
Christian P Y P