Sa tâche principale est d’assurer l’étanchéité du navire, c’est pourquoi il fréquente les chantiers navals, mais autrefois, il embarquait aussi à bord.
Afin de combler les écarts et les fentes du bordage, le calfat applique l’étoupe (fabriquée à partir de vieux cordages) en utilisant des fers de différentes formes, qu’il frappe à l’aide de son maillet.
Afin de combler les écarts et les fentes du bordage, le calfat applique l’étoupe (fabriquée à partir de vieux cordages) en utilisant des fers de différentes formes, qu’il frappe à l’aide de son maillet.
Le fer simple lui permet d’enfoncer l’étoupe entre les planches, le fer double et triple de rajouter des épaisseurs sans sectionner les fibres végétales, le fer à clous à entourer les têtes de clous et chevilles plantés par le charpentier de marine.
Ensuite, il enduit de brai gras (sorte de goudron préparé et chauffé dans des pots), les coutures de la coque qu’il vient d’étouper avec une sorte de pinceau brosse appelé gulpon.
Le bordage est ainsi protégé, mais la résistance à l’eau de la coque est aussi réduite.
Lors du carénage, le calfat dispose d’autres formes de fers pour extraire la vieille étoupe (=bec de corbin), gratter la coquer, écarter les bordés.
Lors du carénage, le calfat dispose d’autres formes de fers pour extraire la vieille étoupe (=bec de corbin), gratter la coquer, écarter les bordés.
Il inspecte les dégâts et répare au moyen de plaques métalliques et comble les trous de tarets, puis recommence si nécessaire l’étoupage.

Rangés dans une boite à outils transportables, les outils du calfat n’ont guère changés au fil du temps.
Je voulais juste rendre hommage à tous les calfats du monde, qui ont permis aux hommes de parcourir les océans sur leurs embarcations grandes et petites.
2 commentaires:
Sylvie-Anne , bonjour.
Mon commentaire s'étant évaporé il y a quelques jours je le refais.
On retrouve à Tahiti des charpentiers de marine dont certains sont des descendants de bretons.
En Polynésie la presque totalité des goélettes étaient construites à " Fare ute ". prés du port de Papeete. Gamins nous allions trainer dans les chantiers de marine. Tous les outils décrits dans ton blog y étaient utilisés. Il y avait aussi l'odeur du goudron chauffé, on y utilisait la filasse et aussi une pâte blanche à base d'oxyde de zinc. Tout cela était très odorant. Sans compter l'agréable odeur du bois raboté ou scié. Ces charpentiers de marine polynésiens étaient les descendants d'européens ayant pris femmes en Polynésie.
Le monde est bien petit.
Christian P Y P
Merci Christian de ton témoignage toujours très précis et émouvant.
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