1 octobre 2011

Balade sur le motu de Punaruku et le récif

La journée s’étire nonchalamment au soleil. Balades et baignades s’alternent.
Nous ne sommes pas seuls au motu car un groupe de copraculteurs est présent depuis le matin. Ils vont rester dormir quelques nuits. Ils rentrent le 2eme bateau sous les arbres. Ils vont construire un abri de feuillage pour la nuit. Ils ont tout prévu, lampes et bouilloires. Ils ouvrent les cocos sur place, ainsi cela sera moins lourd à transporter par bateau. Le bateau jaune est le ravitailleur qui ira chaque jour chercher la nourriture et l’eau au village.

Les grands bateaux cigares des Tuamotu sont en bois et construits sur place. Seuls les potimara en alu ou en polyester proviennent de Tahiti.
Marere est un pêcheur exceptionnel. En moins d’une heure avec son filet,
il rapporte une dizaine de gros perroquets. Il fera 2 heures de pêche et c’est avec une glacière pleine de poissons que nous rentrons à la pension. Cuisinés en papillotes, les filets de perroquets préparés par Henri sont du velours dans la bouche ! et je suis difficile !!
Pendant que Marere pêche, Henri tresse des palmes, histoire de s’occuper un peu après sa sieste.


Nous décidons une balade sur le récif de l’autre côté du motu. Henri nous conduit par des chemins connus de lui seul. Ici il me montre le niveau atteint par la houle (présence d’algues dans les buissons de miki)
Nous découvrons une grande pointe très ventée, mais dont la plage de galets de corail, offre un drôle de spectacle : une vraie poubelle ! A perte de vue ce sont des milliers de filins, objets en plastique, déchets, jetés par-dessus bord par les navigateurs. Ceux là même qui s’arrêtent dans les îles parler d’écologie et de sauvegarde de l’océan ! Des bidons d’huile, des savates, des OFP (objets flottants en plastique). Avec Henri nous récupérons un seau api, des cordes, mais il faudrait plusieurs camions pour nettoyer 200 mètres de plage.Côté lagon, il n’y a rien de tout cela, mais côté océan, les plastiques déclinent leur nationalité par leurs inscriptions. Je peste et hurle contre ces aventuriers des mers, qui ne respectent rien du tout et en mer, c’est ni vu, ni connu, on ne va pas s’encombrer, le bateau est petit !
Je ne voulais pas en parler dans le blog car je trouve cela trop monstrueux, mais finalement il faut le faire savoir. Ceux qui polluent les océans sont souvent ceux qui sont si fiers de les parcourir. Chercher l’erreur. Cette civilisation plastique va nous étouffer !!
Au retour, nous faisons un détour à proximité de l’ancienne ferme perlière de la pension,

construite sur un platier et démolie par la houle. Toute la partie arrière s’est écroulée. Henri nous dit qu’il est question de la restaurer en 2012.
Avant le diner, un dernier coucher de soleil à Makemo, car demain c’est le retour….. A suivre.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Je connais très bien le monde de la mer, les navigateurs. Ils sont les plus respectueux de l'océan. C'est toute leur vie.

Ce que l'on trouve le long des plages côté océan vient du .....monde entier. En général ce sont les déchets rejettés par les rivières et les fleuves. C'est un désastre écologique mondial.
Regarde de près ces objets, il y a toutes les langues de la terre. C'est incroyable. Pour passer de l'hèmisphère nord à l'hémisphère sud ces ordures mettent environ dix ans.

Quand à une époque je me rendais à Tetiaroa, le week-end avant d'aller sur les motu, Marlon Brando nous donnait des grands sacs plastiques pour nettoyer les plages; on aurait pu monter un musée.
Le danger ? par exemple, les sacs plastiques s'ont pris pour des méduses par les tortues, cela les étouffe. Les oiseaux de mer ont les même problèmes , on les trouve parfois sur la plage, morts et en décomposition. On voit leurs jabots pleins de débris de plastique.
Pauvre civilisation.

Christian P Y P

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Une remarque:
" Henri qui se met à tresser"
C'est une particularité bien polynésienne de tresser ou de faire quelque chose d'utile pendant un moment de repos. Tresser un chapeau pour le soleil, un panier pour mettre le poisson ou des fruits. Tresser des cordelettes pour un usage quelconque. Faire une nappe avec des feuilles de "purau" pour poser la nourriture. En tout cas de puiser autour de soi dans la nature des matériaux pour faire quelque chose qui va rendre service en général dans le temps qui suit.
Que cette Polynésie là ne puisse ne pas changer ! !

Christian P Y P

Mel84 a dit…

Magnifiques photos !!