La journée s’étire nonchalamment au soleil.
Balades et baignades s’alternent.
Nous ne sommes pas seuls au motu car un groupe de copraculteurs est présent depuis le matin.
Ils vont rester dormir quelques nuits. Ils rentrent le 2eme bateau sous les arbres. 
Ils vont construire un abri de feuillage pour la nuit. Ils ont tout prévu, lampes et bouilloires.
Ils ouvrent les cocos sur place, ainsi cela sera moins lourd à transporter par bateau. Le bateau jaune est le ravitailleur qui ira chaque jour chercher la nourriture et l’eau au village.
Les grands bateaux cigares des Tuamotu sont en bois et construits sur place. Seuls les potimara en alu ou en polyester proviennent de Tahiti.
Marere est un pêcheur exceptionnel. En moins d’une heure avec son filet,
il rapporte une dizaine de gros perroquets.
Il fera 2 heures de pêche et c’est avec une glacière pleine de poissons que nous rentrons à la pension.
Cuisinés en papillotes, les filets de perroquets préparés par Henri sont du velours dans la bouche ! et je suis difficile !!
Pendant que Marere pêche, Henri tresse des palmes, histoire de s’occuper un peu après sa sieste.
Marere est un pêcheur exceptionnel. En moins d’une heure avec son filet,
Pendant que Marere pêche, Henri tresse des palmes, histoire de s’occuper un peu après sa sieste.
Je ne voulais pas en parler dans le blog car je trouve cela trop monstrueux, mais finalement il faut le faire savoir. Ceux qui polluent les océans sont souvent ceux qui sont si fiers de les parcourir. Chercher l’erreur. Cette civilisation plastique va nous étouffer !!
Au retour, nous faisons un détour à proximité de l’ancienne ferme perlière de la pension,
Avant le diner, un dernier coucher de soleil à Makemo, car demain c’est le retour…..
3 commentaires:
Sylvie-Anne
Je connais très bien le monde de la mer, les navigateurs. Ils sont les plus respectueux de l'océan. C'est toute leur vie.
Ce que l'on trouve le long des plages côté océan vient du .....monde entier. En général ce sont les déchets rejettés par les rivières et les fleuves. C'est un désastre écologique mondial.
Regarde de près ces objets, il y a toutes les langues de la terre. C'est incroyable. Pour passer de l'hèmisphère nord à l'hémisphère sud ces ordures mettent environ dix ans.
Quand à une époque je me rendais à Tetiaroa, le week-end avant d'aller sur les motu, Marlon Brando nous donnait des grands sacs plastiques pour nettoyer les plages; on aurait pu monter un musée.
Le danger ? par exemple, les sacs plastiques s'ont pris pour des méduses par les tortues, cela les étouffe. Les oiseaux de mer ont les même problèmes , on les trouve parfois sur la plage, morts et en décomposition. On voit leurs jabots pleins de débris de plastique.
Pauvre civilisation.
Christian P Y P
Sylvie-Anne
Une remarque:
" Henri qui se met à tresser"
C'est une particularité bien polynésienne de tresser ou de faire quelque chose d'utile pendant un moment de repos. Tresser un chapeau pour le soleil, un panier pour mettre le poisson ou des fruits. Tresser des cordelettes pour un usage quelconque. Faire une nappe avec des feuilles de "purau" pour poser la nourriture. En tout cas de puiser autour de soi dans la nature des matériaux pour faire quelque chose qui va rendre service en général dans le temps qui suit.
Que cette Polynésie là ne puisse ne pas changer ! !
Christian P Y P
Magnifiques photos !!
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