Après mon déjeuner de rêve au Coco's de Punauia à PK 13, ce lundi de Pâques, je décide de pousser jusqu’à PK 34 pour me baigner à Papara.
C’est une première. En ce moment les vagues atteignent les 2 m.
Pistache ne se fait pas prier. Quand il fait chaud, elle préfère foncer sur la route du littoral,, plutôt que de se dessécher sous la maigre ombre d’un cocotier ! moi aussi d’ailleurs !
15 minutes plus tard, voici l’installation de la dame sur la plage au PK 34.

Je me repose bercée par le bruit de l’océan. Le soleil est vif. Très vite, je sens que je suis en train de cuire tout crue ! Il faut aller dans l’eau.
Les vagues m’impressionnent. J’y vais, j’y vais pas ? J’hésite dans 50 cms d’eau.
Pas vraiment le temps d’hésiter, car soudain l’océan me happe, m’aspire, m’avale, me roule sur les galets !

Je me relève pour mieux retomber à la suivante qui suivait de près !
De suite, je sens que je me suis bien vrillée la cheville droite, et mon genou gauche est égratigné par les coquillages. Ah tu veux que j’y ailles ? Ok j’y vais.
Je nage sur 30 mètres dans les remous, pour me retrouver au sommet de la vague.
Belle lurette que je n’ai plus pied !
Et tout s’apaise comme par magie. L’océan me berce et me caresse, m’enveloppe de sa douceur aquatique.
Surprise par cette force, heureuse de me faire cajoler par cette eau si bleue, pleine d’écume moussante.
Je n’aurais pas du rester sur le bord.
L’océan s’est vexé que je ne vienne pas le saluer de suite !
Dans ce genre de vagues, il faut foncer et se fondre très vite dans la crête de la vague.
L’océan est comme un amoureux qui vous saisit et vous emporte brusquement dans un tourbillon.
Le Pacifique m’a prise dans ses vagues, comme un amant dans ses bras.
Impossible de m’échapper !
Tourbillon de caresses voluptueuses, je ne voulais plus le quitter.
Je ne sentais plus la cheville vrillée.
J’ai nagé plus vite que d’habitude, sans jamais me faire engloutir par les grosses déferlantes, car le Pacifique me protégeait et me portait. Il avait gagné le bougre, et je lui appartenais.
Je me rapproche du bord, il me rattrape à nouveau.
L‘océan est joueur et ne veux pas que je le quitte !
J’y parviens cependant. Enfin allongée sur mon carré de verdure, la cheville devient douloureuse très vite et commence à enfler.
Je savais que les vagues de Papara étaient violentes mais pas à ce point !
Je décide de rentrer sur Papeete.
J’arrive chez un ami avec une cheville très enflée.
L’ami se fait infirmier, pourtant ce n’est vraiment pas son métier, mais il a les mains très douces !
Je vais soigner cette cheville fragile, promis, car après les cocos de Pâques c’est moi qui joue à cloche-pied ! Quelle cloche !
J’ai compris qu’il ne faut pas hésiter à entrer dans l’océan comme dans la vie.
C’était le message des vagues de Papara, ce lundi de Pâques.
Le mien est un peu plus codé, je le reconnais, mais on ne peut pas tout dire sur un blog !
Lundi 16 h30 : diagnostic médical : belle entorse sur même ligament que celle du 2 novembre, moins douloureuse cependant.
Atelle-chaussette cette fois, à garder 2 semaines.
Le toubib (aussi blond que l'infirmier) , me dit en souriant "enfin Sylvie-Anne, il y a d'autres façons de prendre son pied qu'entre des galets ! " Ben voyons donc ! comme il a raison !
Et pourtant je retournerais dans les vagues de Papara ! têtue la bretonne !
Nana
C’est une première. En ce moment les vagues atteignent les 2 m.
Pistache ne se fait pas prier. Quand il fait chaud, elle préfère foncer sur la route du littoral,, plutôt que de se dessécher sous la maigre ombre d’un cocotier ! moi aussi d’ailleurs !
15 minutes plus tard, voici l’installation de la dame sur la plage au PK 34.
Les vagues m’impressionnent. J’y vais, j’y vais pas ? J’hésite dans 50 cms d’eau.
Pas vraiment le temps d’hésiter, car soudain l’océan me happe, m’aspire, m’avale, me roule sur les galets !
Je me relève pour mieux retomber à la suivante qui suivait de près !
De suite, je sens que je me suis bien vrillée la cheville droite, et mon genou gauche est égratigné par les coquillages. Ah tu veux que j’y ailles ? Ok j’y vais.
Je nage sur 30 mètres dans les remous, pour me retrouver au sommet de la vague.
Belle lurette que je n’ai plus pied !
Et tout s’apaise comme par magie. L’océan me berce et me caresse, m’enveloppe de sa douceur aquatique.
Surprise par cette force, heureuse de me faire cajoler par cette eau si bleue, pleine d’écume moussante.
Je n’aurais pas du rester sur le bord.
L’océan s’est vexé que je ne vienne pas le saluer de suite !
Dans ce genre de vagues, il faut foncer et se fondre très vite dans la crête de la vague.
L’océan est comme un amoureux qui vous saisit et vous emporte brusquement dans un tourbillon.
Le Pacifique m’a prise dans ses vagues, comme un amant dans ses bras.
Impossible de m’échapper !
Tourbillon de caresses voluptueuses, je ne voulais plus le quitter.
Je ne sentais plus la cheville vrillée.
J’ai nagé plus vite que d’habitude, sans jamais me faire engloutir par les grosses déferlantes, car le Pacifique me protégeait et me portait. Il avait gagné le bougre, et je lui appartenais.
Je me rapproche du bord, il me rattrape à nouveau.
L‘océan est joueur et ne veux pas que je le quitte !
J’y parviens cependant. Enfin allongée sur mon carré de verdure, la cheville devient douloureuse très vite et commence à enfler.
Je savais que les vagues de Papara étaient violentes mais pas à ce point !
Je décide de rentrer sur Papeete.
J’arrive chez un ami avec une cheville très enflée.
L’ami se fait infirmier, pourtant ce n’est vraiment pas son métier, mais il a les mains très douces !
J’ai compris qu’il ne faut pas hésiter à entrer dans l’océan comme dans la vie.
C’était le message des vagues de Papara, ce lundi de Pâques.
Le mien est un peu plus codé, je le reconnais, mais on ne peut pas tout dire sur un blog !
Lundi 16 h30 : diagnostic médical : belle entorse sur même ligament que celle du 2 novembre, moins douloureuse cependant.
Atelle-chaussette cette fois, à garder 2 semaines.
Le toubib (aussi blond que l'infirmier) , me dit en souriant "enfin Sylvie-Anne, il y a d'autres façons de prendre son pied qu'entre des galets ! " Ben voyons donc ! comme il a raison !
Et pourtant je retournerais dans les vagues de Papara ! têtue la bretonne !
Nana
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