Les vahine : Ramia, Isabelle (dit zabou) et la blogueuse bretonne (la plus vieille ! ),
Les tane : David, Nicolas, Maurice (dit momo), Yves (dit Yfic, mon voisin )
Précision : Zabou est la vahine de Momo ou Momo est le tane de zabou ! au choix !
C’est Patrice, le big boss de Tahiti Safari qui nous conduit dans son super 4 x4.
il a travaillé un dimanche rien que pour nous ! C'est un vrai big boss ! chapeau bas !
Il faut faire vite, car les nuages sont vite arrivés sur les sommets
Pour l’instant, c’est grand bleu, mais cela menace plus haut. Trève de bla bla, on y va !
Les tane : David, Nicolas, Maurice (dit momo), Yves (dit Yfic, mon voisin )
Précision : Zabou est la vahine de Momo ou Momo est le tane de zabou ! au choix !
C’est Patrice, le big boss de Tahiti Safari qui nous conduit dans son super 4 x4.
il a travaillé un dimanche rien que pour nous ! C'est un vrai big boss ! chapeau bas !
Il faut faire vite, car les nuages sont vite arrivés sur les sommets
Pour l’instant, c’est grand bleu, mais cela menace plus haut. Trève de bla bla, on y va !
Nous quittons très vite le quartier de Saint-Hilaire (faa’a) au dessus de l’aéroport. La route goudronnée laisse très vite la place à un chemin de terre très pentu, mais relativement carrossable.
Parfois il y a quelques obstacles ! (suffit de baisser la tête, ça passe de justesse )

Pourquoi cette excursion privée, organisée que pour notre petite bande ?
Nous savons que la vue de la haut, est exceptionnelle, un panorama à 180 ° sur 40 kms de littoral. Tels des gosses, nous sommes tout excités d’aller là haut. Patrice a honoré le deal !
Zabou et Momo connaissent déjà, mais y reviennent avec plaisir.
Le mont Marau domine l’agglomération de Papeete. De grosses antennes pour la navigation aérienne y sont installées. La dernière (cf photo) a été inaugurée le 28 août dernier par le président Oscar Temaru.
Dès le départ, la végétation dense et luxuriante nous entoure, telle une brousse épaisse et verdoyante d’une grande diversité. On en reparlera plus tard.
En effet, je décide de scinder ce reportage en trois articles, car sinon il sera trop long ! et j’ai tellement de choses à vous décrire et vous faire partager (autre raison : je ne suis pas en vacances, j’ai du taf !)
- 1- la randonnée et les vues splendides (pour vous rincer l’œil)
- 2- Pique-nique en montagne . (pour les anecdotes et l’ambiance)
- 3- la végétation et le fa’ a apu (plantations, potager) du mont Marau. (pour le fun des amoureux de la nature ) .
Nous grimpons, nous grimpons, (du moins le 4 x4 !). Dès 600 mètres, des vues sur le grand bleu à nos pieds, et offert à nos yeux ébahis .
Plus nous montons, plus le panorama s’élargit et devient de plus en plus grandiose. Au loin la silhouette sombre de l'île sœur Mooréa
C'est bon de s'élever, de prendre de la hauteur ! sentiment inexprimé mais qui anime le groupe.
Place aux photos.
Patrice est super content d’avoir gagné la course contre les nuages (et nous alors ? encore plus).
les dents du diadème : (avec les nuages qui déboulent du Sud à toute vitesse )
Il prévient les personnes sujettes au vertige. Zabou et moi, on a les pétoches. On y va, mais on se s’attarde pas. J’évite de regarder en bas pour contenir ma frayeur du vide.
Zabou (premier maître à la base navale) a le pied marin, mais le mal de l’air. Avec mon nom de poisson, je préfère l’eau également!
Patrice nous montre les endroits de décollage des parapentistes (très rares) qui osent se lancer d'ici.
Je ne veux pas m’avancer. Peine perdue, je suis contrainte ! bizutage par le vide ! C'est bon , je suis encore là pour vous raconter !
Il nous explique les courants thermiques. On dirait que les vallées fument.
Ainsi vue dégagée sur le mont Aroai (2066 m) en face. (problème de surexposition, l'appareil avait des faiblesses, car trop sollicité ! )
Voici la preuve : Nous sommes restés à peine 5 minutes au point le plus haut, lorsque nous quittons ce point de vue, le nuage a foncé sur nous et voici qu’il nous court après ! Je n'exagère pas.
Nous cavalons vers le véhicule et allons faire notre arrêt café, camembert, pâté et petit blanc sec 100 mètres plus bas. (à lire dans un prochain article)
Comme nous sommes tous heureux d’être montés si haut et d’avoir eu une petite heure de bleu dans les hauts, rien que pour nous !
Les excursionnistes ne vont plus au Mont Marau ; Cest trop risqué, car si dès 500 mètres, on ne voit plus rien, les touristes vont hurler «Remboursez ». Nous c’était plutôt «mauruuru roa Patrice»
Une belle amitié ne peut pas être ternie par quelques nuages.
Bientôt la suite dans les épisodes «casse-croute» et de belles découvertes botaniques dans «le vert de la montagne ».
Voici la photo du groupe prise par Patrice : de gauche à droite : Momo, Zabou, bibi, Ramia, David, Nicolas, Yfic.
Manuia (à la votre ! )
A suivre.
Nana
7 commentaires:
Iaorana Sylvie-Anne,
La dernière fois que je suis monté au Mt Marau, c'était en novembre 1991 (je m'en souviens bien, c'était le mois de mon mariage devant le maire). Nous sommes montés avec ma Suzuki et un couple d'amis parisiens en vacances chez nous....
Merci de m'avoir remis cela en mémoire.
Une très belle randonnée et un panorama magnifique, des paysages qui manquent en métropole... sutout les lagons, logique.
Merci pour cette évasion.
Merci pour cette balade au mont Marau . J'y suis monté avec un cousin et deux de mes oncles la première fois en 1948 et la dernière fois en jeep il y a une dizaine d'années .
A l'époque et pendant long temps il n'y avait pas de route . Donc en 1948 nous étions partis trés tôt de nuit à pied depuis Auae , Faa'a . Nous prenions une route que les maraichers chinois , la famille Chan ( Plus tard ils ont ouvert à Papeete le restaurant la Soupe Chinoise ) avaient coupée à la pelle et à la pioche . Cette route montait à peu près un tiers de la distance du somet . Ce chemin de terre était parcouru par les maraichers avec une carriolle à quatre roues cerclées de fer tirée par un cheval , aprés ils faisaient le reste à pied avec chacun deux paniers en bambou pour les légumes et le balancier sur l'épaule . En suite il fallait faire prés d'un kilomère sur ce sentier pour arriver aux deux habitations plus cabanes que maisons où vivait toute une famille . A partir de là c'était l'expédition jusqu'au sommet dans les sous bois et à travers les fougères . Nous arrivions au sommet complètement crevés mais le spectacle était merveilleux et grandiose . La vue sur le plateu du Tamanu ,( plateau aux orangers ) et sur le diadême était notre récompense .Nous restions peu de temps au sommet devant faire notre devoir de chasseurs pour nos amis chinois . Ayant avec nous deux fusils de chasse ,au retour nous rencontrions les chèvres qui remontaient toujours à mi journée aprés avoir parfois ravagé les plantations des agriculteurs . Nos oncles abattaient une ou deux chèvres au grand bonheur des agriculteurs qui eux n'avaient pas le droit de posséder un fusil étant chinois . A la saison des aratita ( arachides ) nous faisions la même ballade mais au retour nous chassions les pigeons qui eux aussi faisaient des dégats dans les plantations . Chèvres et pigeons descendent toujours de nuit dans les plantations et remontent vers les sommets dans la matinée , c'était leur habitude .
Sysvie-Anne j'attends la suite de ton récit avec grand intêrret .
Merci Christian pour toutes ces précisions historiques fort passionnantes.
Merci de nous dire que le Marau n'est pas que le mont des antennes et qu'il garde le souvenir de toute une vraie polynésienne.
Encore merci pour ton témoignage.
Mes dames et messieurs les randonneurs du mont Marau avez vous remarqué au cours votre ballade que l'air est bien plus frais dés que l'on est à l'ombre de la moindre végétation et particulièrement sous les arbres .
Avez vous remarqué que l'air à cette altitude n'a plus la même senteur que au niveau de la mer .
Avez vous < écouté > ce silence délicieux seulement troublé par le frémissement des feuilles des arbres et arbustes.
Avez vous senti ce doux parfum d'humus dans les sous bois .
Avez vous essayé de humer les petites fleurs de certaines plantes dont une espèce d'orchidée de montagnes qui pousse en petites touffes . Une orchidés difficile à voir tant elle est discrète par sa taille et son parfum subtil . Les même que l'on trouve en basse altitude au Pari de la presqu'ile . Une plante qui pousse à ces endroits toujours sur la façade sud des troncs de cocotiers .Cette façade est toujours plus humide .
Avez vous contaté que les oiseaux se faisant rare plus on monte en altitude que ceux ci se font d'autant plus remarquer dans le silence ambiant .
Mes dames et messieurs les randonneurs , la prochaine fois , prenez des toiles de tente , de l'eau , de la nourriture et restez au moins trois à quatre jours en montagne , pas complètement au sommet pour profiter des frondaisons et vous m'en reparlerez . J'en ai fait plusieurs fois l'expérience , c'est génial . Mais il faut être une petite bande de copains et de copines qui s'entendent bien et amoureux de la nature .
Et cerise sur le gateau , vous entendrez la nuit le battement des ailes de ce grand voilier , oiseaux de haute mer qui suivent souvent les Ature et le Orare ( sorte de grosses sardines ) , qui sont suivi par les thons et qui sont en suite suivi par les requins et les pêcheurs chanceux .
Cet oiseau qui part à la pèche tous les matins avant le lever du soleil et qui rentre à la tombée de la nuit pour se réfugier dans un terrier creusé à même se sol comme des rats pour couver ou nourrir leurs petits . Vous entendrez aussi son cris rauque . Cet oiseau c'est le Noha ( ou Nofa )
Nous , nous faisions le mont Marau à pied , nous ressemblions à une caravane de mûles surchargées ,certains ne voulant pas abandonner un minimum de confort . Il y en avait même un de l'équipe qui trimbalait toujours sa petite chaine HI Fi sur piles et nous faisait écouter le soir du Mosard . Il disait toujours , moi j'ai tout dans la tête mais rien dans les bras et les jambes , il était maigre comme un clou et par pitié nous portions toujours ces affaires . Mais c'était un équipier si sympatique et si érudi ! ! ( s'il va sur le blog il va se reconnaître et en rire ) Mais aujourd'hui avec une jeep c'est tellement plus facile . Profitez en ! ! !
Le monde a changé mais les émotions et la joie d'être au sommet du Marau resteront. Merci Christian.
Et bien... j'ai "fait" le mont Marau il y a bien longtemps, mais à l'époque : pas de route !
C'était une vraie excursion, de la randonnée nature !
...que de changements...
SL
(du 29)
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