14 mars 2010

Le salon de la vahine au Sofitel de Tahiti.

Encore un autre salon ce week-end.
Le premier salon de la femme et de l’enfant se tenait dans les jardins et les salons de l’hôtel Sofitel à Punaauia, pendant 3 jours.

J’ai hésité. Y vais-je ou non ? Encore un truc commercial à souhait, qui a pour seul but de nous faire sortir le carnet de chèque. Après tout, pas obligée de céder.
Donc après avoir galèré pour trouver une place de parking, j’ai visité ce salon après le déjeuner.
Très agréablement surprise, hormis les stands de bijoux (perles et nacres) archi connus et toujours les mêmes de salon en salon, il y avait des stands originaux et des activités ludiques dans le jardin.
Ces jolis sacs à main cousus de nacres sont absolument irrésistibles.

Jamais vu avant.
Ce fauteuil Emmanuelle, serait du plus bel effet sur la terrasse de Diva Nui,

mais hélas hors de prix !
Il y a aussi de jolies robes bien coupées. Je résiste mais c’est tentant tout de même.
Belle aubaine cependant, un stand pour les enfants, va me permettre de faire de jolies emplettes pour les tiki’s anniversaires-colis.
Un massage gratuit de 15 minutes ? OK c’est dac pour moi.
Dans les jardins, les enfants s’amusent avec ce jeu d’échecs aussi grand qu’eux,

et s’éclatent dans les trampolines.
J’ai rencontré plusieurs couples amis et c’est bien agréable de papoter au bar de la piscine.

Ainsi pendant que les tane se pâmaient devant les gros moteurs des mers au salon Nautica Porinetia, les vahine se la coulaient douce au Sofitel en faisant chauffer la carte bancaire ! .
Elle est pas belle la vie ?
Bonne semaine à tous.
Nana.

13 mars 2010

Nautica Porinetia : salon du nautisme à Tahiti

La place To’ata accueille une nouvelle manifestation chaque week-end.

Vidés le lundi, les stands se remplissent à nouveau dès le jeudi.
Ainsi après le salon du tourisme intérieur, Made in fenua a pris la suite, et ce week-end c’est le salon du nautisme, qui porte le joli nom de Nautica porinetia.
C’est la 5 eme édition. En Polynésie, il est parfois plus important de posséder un bateau qu’une voiture, voire obligatoire dans les atolls des Tuamotu.



Pour les passionnés de la navigation, je vous invite à découvrir le lien sur Tahiti-presse.
Je m'y suis rendue pour contempler les bêtes marines et j'aime bien l'ambiance des salons de Tahiti.
J'ai aussi pris quelques brochures pour de courtes croisières en catamaran.
Très jolis les vaa'a monoplace. Il faut compter 1250 € (150.000 CFP).


Voici un petit échantillon de la gamme des petits bateaux.

Pas de voiliers sur ce salon, c'est le royaume des gros moteurs et puissants chevaux de mer, très gourmands en carburant.
Sans oublier les fameux jet ski ou scooter des mers, ces bolides qui foncent sur le lagon et dérangent la quiétude des plages.

Le premier prix c'est 8500 € (1 million de CFP). Ce prix élevé limite sa prolifération et j'en suis bien aise.
Les bretons connaissent bien la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer).
Curieusement, dans ces îles ô combien maritimes, au milieu du Pacifique sud, le parallèle de la SNSM n’existait pas encore en Polynésie.


Créée le 18 novembre 2009, la nouvelle Fédération d'Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer, FEPSM, permet désormais de faire participer des marins bénévoles aux missions de secours en mer, sous la coordination du MRCC Papeete. (Maritime Rescue Coordination Center).
180 bénévoles se sont inscrits à ce jour, avec une capacité de plus de 130 embarcations.
La FEPSM est présente sur le salon pour se faire connaître.
L’esprit de solidarité des marins est présent dans le monde entier, il mérite d’être salué et encouragé. Parole de bretonne !
En fait je ne recherche pas un speed-boat, ni de vaa’a, mais je m’interroge sur l’idée de m’acheter un vélo pour aller au bureau. (1,5 km de Diva Nui et en plus c’est du plat).
Cela remplacerait mon impossible abonnement à l’aqua-gym à l’hôtel Hilton, comme je l’avais envisagé, car le Hilton ferme ses portes fin mars définitivement, juste quand j’arrive en face à Diva Nui ! pas de bol !


Quoique, pédaler avec 33 degrés à l’ombre, cela mérite réflexion quand même, et je ne peux pas me présenter au bureau en short !
Sortir Pistache de son parking et supporter 20 minutes de bouchon, pour faire à peine 2 kms, c'est pas mieux non plus.
La réflexion suit son cours. Vos avis m'intéressent.
A quand le salon du vélo climatisé à Tahiti ?
Et si j'allais bosser à la rame en vaa'a ?
Les transports à Tahiti, quel problème quand même !
Nana.

12 mars 2010

Belle semaine du 8 au 12 mars 2010 à Tahiti

Vendredi 12 mars 20 h, enfin je peux consacrer un peu de temps au blog, pour vous donner quelques news.
Dans un contexte de job hyperbooké (mais passionnant) , et sous les fortes chaleurs et ciels bleus revenus dès dimanche 7 mars, la semaine a vite passée. C’est fou !
Les pluies et crises d’alerte sanitaires, semblent vouloir nous laisser quelques répits.
Ouf il était temps !
Nous avons vite retrouvé, avec plaisir, nos rythmes quotidiens sous des ciels plus cléments.

Le déménagement pour Diva Nui, et mon 7eme ciel face au moana, c’est dans 15 jours.
Entre 2 mails ou 2 fichiers pro, je m'empresse de remplir les cartons.
L’appart devient entrepôt.
D’un côté les cartons vides (que je vais chercher à la pharmacie centrale) et de l’autre les pleins.
Je m'en sors pas trop mal .

Je pense que je serais prête dans les délais.
Avec en diplôme d’ingénieur en organisation et méthodes, cela serait vraiment trop nul que je n’y parvienne pas! J'en ai connu de plus difficiles !
Mais c'est quand même mon 1er déménagement à Tahiti.
il restera un moment important pour moi, et le meilleur d’entre tous, car choisir son lieu de vie à Tahiti (et quel lieu !), représente quelque chose de magique et d’incroyable.
Mon plus beau déménagement, c'est sur.

Mercredi soir 10 mars, à 23 h, j’ai retrouvé avec bonheur Marie Hélène et Claude, mes visiteurs de Noyalo (golfe du Morbihan), qui revenaient de l’île de Pâques. Enchantés bien sur.

Je les re-couronne avec plaisir, car je les avais déjà accueillis à leur arrivée de France 8 jours auparavant.
Pistache se fait un plaisir de les transporter une nouvelle fois à Santa Anna.

Même au milieu des cartons, il reste toujours de la place pour mes amis de passage à Tahiti.
Nous évoquons avec bonheur notre fabuleuse journée du 2 août 2009, où nous nous sommes rencontrés à Tetiaroa.
Depuis, les mails et l’amitié bretonne ont fait le reste.
Je suis très heureuse de les revoir.
Ils sont désormais" pascuanisés" comme moi.
L’île de Pâques étant le plus beau de tous les passeports. Nos rêves d'enfants sont réalisés.
Nous avons plein de choses à nous dire et à partager.

Fidèle au poste jeudi matin cependant.
Je les retrouve en fin de journée, après le job.
Nous décidons un dîner au bord de l’eau.
Je réserve le Pink-coconuts à Punaauia à la marina Taina.
Nous nous y rendons pour le coucher de soleil vers 18h30.
Et ce jeudi soir nous sommes vraiment gâtés.
Je vous laisse admirer.


Ces couleurs sont toujours magiques et c'est top de les partager avec des amis.

Comme le monde est très petit !
A la table mitoyenne, Claude et Mie Hélène, retrouvent des farani qui étaient avec eux à l'île de Pâques la veille ! Tahiti est un village !
Très belle soirée avec un très bon orchestre et un excellent dîner.
Souvenirs gravés dans les granits de Noyalo (56) assurément.

Nous parlons bien sur, de nos enfants respectifs, mais nous sommes d’accord sur la conclusion « ils sont grands désormais, on peut s’occuper un peu de nous enfin ».
Parfois les mamy et papy pensent cela quand ils sont à Tahiti !
Mais ils n'oublient jamais leurs grands Moai et leur petits tiki et leurs petites vahine (que des filles pour mamy Mylène !)

Vendredi matin, Pistache est encore sollicitée pour un aller-retour à l’aéroport de Faaa, car mes amigos morbihanais, s’envolent pour visiter 5 atolls des Tuamotu, en commençant par Ahe.

En pleine forme pour ce dernier jour de la semaine, je rejoindrais le bureau à l’heure.
No problème !Aita pea pea .

Depuis l’ouverture du parc de Paofai, avec mes collègues taote, (médecins), nous le traversons souvent à l’heure du déjeuner pour nous rendre au resto de la place To’ata.
Ce vendredi, j’ai dégusté une super galette aux Saint-Jacques avec un très bon cidre bouché. Génial !

Mes collègues m’obligent à traverser ce parc non fumeur, pour m’aider dans mon plan : «moins de clopes, plus de bonheur ».
Je ne suis pas mécontente du résultat. Cela fonctionne pas mal.
Sur le retour vers 13 h30, nous admirons cette double pirogue ancienne qui prend la mer.


Il fait chaud il fait beau, et nous sommes ravis de retrouver nos bureaux climatisés.
C’est notre banalité du quotidien à Tahiti.
Nous sommes tous très bien conscients, que c’est quand même un environnement exceptionnel.
Je souhaites vous faire partager de mon mieux la vie à Tahiti, en réalisant que mes petits tiki ont encore froid en Bretagne.
Aussi je leur adresse tous les soleils de Tahiti pour les réchauffer.

Vivement le printemps (en métropole) et l'hiver austral pour le fenua !
J'entends l'avion qui arrive de France (c'est l'heure)
et la corne d'un paquebot qui arrive au port.
J'avais oublié un instant, que je vis à Tahiti, au milieu du grand Pacifique.
Et pourtant................................
Nana .

8 mars 2010

Les vahine de Polynésie française

8 mars 2010: journée mondiale de la femme.

Sans faire de débat sur la parité, la maltraitance conjugale.... etc, ..... je choisi simplement de vous donner quelques chiffres sur la population féminine en Polynésie française.
Pardon pour cette déformation professionnelle. C'est important les chiffres !

Au dernier recensement de la population de 2007 en Polynésie française, l’institut de la statistique en Polynésie française, l’ISPF affiche les résultats suivants :
Homme : 133 109
Femme : 126 597
Ensemble: 259 706, donc 49 % de vahiné
Iles Du Vent : Hommes : 98 889 Femmes : 95 794, soit 78 % des vahine sur Tahiti et Moorea.

Si vous êtes un peu curieux, comparez avec votre département, ou votre région de métropole , en allant sur le site de l’INSEE.

2000 vahine ont été reçues à la présidence dimanche (voir l'article de la Dépêche ) .

Combien à l'Élysée ? La Polynésie aime ses vahine !

Ces 126.597 vahine, sont les perles les plus précieuses de la Polynésie française.
Ce 8 mars 2010, je les salue toutes.
Ia ora na vahine du fenua.
Nana
PS : il n'y a pas de "s" au pluriel des noms en reo-tahitien, et aucune marque de pluriel .

7 mars 2010

Le 7 mars : Fête des mamy

Depuis 15 mois, à Tahiti, les habitudes sont prises désormais.
Jamais de grasse matinée le dimanche matin, car j’ai des rendez-vous en Bretagne.
En semaine je n’ai pas trop le temps et le décalage horaire ne nous facilite pas.
7 h 30 je me bouge vite fait. Je ne vais pas rater mon RV familial hebdomadaire.
Ce dimanche matin à Tahiti, une big surprise m'attend.
Dès les connexions établies (MSN et Skype), le cheveu en bataille et la tasse de café à la main, mes Tiki bretons sont déjà sur mon écran d’ordi et me souhaitent ma fête.
C’est chouette quand même les web-cam ! .
Ah bon c’est aujourd’hui ? Je croyais que c’était le 8 mars la journée des femmes.
Le 7 mars les mamy ? Bon dac. 20 minutes de bonheur .

Sur le Net, je trouve ceci :
La fête des grands-mères a été créée en 1987 par la marque de café, le Café Grand'Mère, du groupe Kraft Jacobs Suchard ; (c’est pas ma marque, mais bon, tant pis !) .
Elle est donc d'origine purement commerciale.

Au cours des ans, cette fête a pris de plus en plus de popularité, faisant l'objet d'ateliers / concours dans les écoles, de campagnes promotionnelles, et étant évoquée dans la presse.
Elle est, dès lors, mentionnée dans certains calendriers français.
En octobre 2008, elle fût l'occasion d'une étude sociologique, commandée par l'association " Fête des grands-mères", consacrée à l'étude du rôle et de la place des grands-mères dans la famille et dans la société.

A mon avis, cette étude mériterait d’être complétée par "les mamies expat du bout du monde". Loin des yeux, mais si près du cœur et plus que jamais.
Je n’ai jamais eu un goût très prononcé pour ses fêtes commerciales, lorsque je résidais en métropole, mais à 18.000 kms, voir et entendre mes petits bretons me souhaiter ma fête, quel bonheur sans faille ! quel réconfort. J'apprécie, je savoure.

Je n’ai pas de cheveux blancs, je fais de la plongée dans les atolls de Polynésie, et parfois je sors la nuit en discothèque à Tahiti ! Je ne fais pas la cuisine, ni de gâteaux !
En plus elle blogue la mamie !
Oh la la , je suis pas dans les normes des mamy !

Mais je sais que mes tiki aiment leur mamy-Tahiti.
Ils sont fous de joie lorsque le facteur apporte le colis de Tahiti.
Et souvent l’OPT et ATN, font des miracles avec des colis qui ne mettent que 6 jours !
Je suis une mamy ultra marine et je demande pardon à mes tiki d’être partie si loin, à Tahiti.
Promis, je vais enfin le faire le grand voyage pour venir les embrasser très fort (départ le 13 mai)
Ia ora na la Bretagne . Maruuru les tikis
Kenavo.

Made in fenua : le 10 eme salon

Installé place To'ata, le salon "made in fenua" a ouvert ses stands jeudi matin, sous la pluie.
Samedi et dimanche, le soleil a daigné faire son apparition. Il était temps !

Je suis allée faire une petite visite aux créateurs, artisans et admirer leurs savoirs faire.
Des taies d’oreiller et des coussins multicolores attirent l’œil et vous donne envie d’en remplir le lit !

La perle est toujours à l’honneur avec les coquillages de nacre sculptés,

mais aussi les belles sculptures en bois, aux formes originales

Cet umete en feuille est un produit du concours. ( j’aimerais bien un premier prix)

C’est le salon de la création et de la production polynésienne. C'est du bel ouvrage made in fenua.

Je tiens à faire un petit coup de pub particulier au jeune site shooper.pf

le premier site polynésien d’achats en ligne.
Ce sont des jeunes qui ont fait cet e-bay made in Tahiti.
Allez leur faire une petite visite sur www.shooper.pf
cela va booster leur compteur de visites et les encourager à persévérer.
Mauruuru pour eux.
Nana

6 mars 2010

Le King Tamatoa s’offre aux visites

Le ferry king Tamatoa KT, avait prévu son voyage inaugural le vendredi 5 mars 2010

Tahiti-Bora Bora. Hélas , Il est resté à quai à Papeete !
Il devait aussi faire des navettes Papeete-Moorea ce week-end, pour faire sa promo.
Mais en raison, nous dit’on, des intempéries pluvieuses, il a renoncé à ces rotations.
A la place, il a organisé des visites gratuites de la bête tout le week-end.
Avec ma curiosité toujours en éveil, j’ai visité le navire NGV, ce samedi après-midi entre deux averses de pluie.
Une vahiné en uniforme, conduit notre groupe de badauds à vive allure.

3 ponts pour les 250 véhicules et 1036 passagers peuvent être accueillis pour un tarif unique de 6500 CFP (54 euros) en classe économique.
Nous traversons les salons, où la moquette vient tout juste d’être changée cette semaine.

Des rangées de fauteuils usagés de couleur bleue, ne vont pas tarder à être changer aussi.
Il y aura 3 classes : économique, confort et VIP.
Des espaces jeux pour enfants, bars et distributeurs de boissons, infirmerie et cuisine.
Avec possibilité de sortir fumer sur les ponts !
Chez les VIP, c’est sièges en cuir blanc dans lesquels on peut s'allonger.(+ 2000 CFP)

Les sacs vomitifs ne sont pas encore à disposition, mais c'est prévu !
En fait rien n’est vraiment prêt !
Une carte de la Corse en exposition dans le couloir, nous rappelle que ce NGV est un bateau d'occasion !
Pourtant le week-end dernier, lors du salon du tourisme intérieur, le KT a vendu 3.000 places
Mais il n’a pas pu honorer sa promesse du premier voyage inaugural prévu le 5 mars.

La charmante vahine, nouvelle et future hôtesse, nous informe que le KT ne naviguera pas avant le 31 mars ! Espérons que nous allons éviter le poisson du 1 er avril !
Pendant encore un mois, ce ferry raromatai va encore nous boucher la vue dans le port de Papeete. C’est fiu quand même !
Scoop du jour : il va aussi s’arrêter à Tahaa, ce qui n’était pas prévu initialement.

La visite de ce ferry m’a immanquablement, rappelé mes traversées pour la Corse, il y a si longtemps déjà !
Et m'a donné l'envie de retourner à Ajaccio, accompagnée de mes 4 tiki bretons que je vais aller voir prochainement.
Un jour prochain, j'espère, ce ferry m’emportera de Papeete à Bora Bora pour un beau voyage sur le Moana, vers ces belles iles "sous le vent", perles de la Polynésie française.
Patience !

5 mars 2010

Pluies violentes à Tahiti

A 12 heures ce vendredi 5 mars, Il pleut violemment sur Papeete.
Un scooter me dépasse.

Le tahitien est en short et torse nu !
A Tahiti on transpire sous le K-way, alors vaut mieux pas en mettre !

Avec un ami, nous décidons d’aller déjeuner à la marina Taina à Punaauia.
Pas facile cependant de déjeuner trop près de l’eau.

La pluie violente fait un vacarme énorme et nous oblige à crier pour se parler.

L’horizon est dans la brume.
On ne voit pas à 200 mètres sur le lagon.

Pour le retour à Papeete, nous allons moins rire, la RDO (4 voies) est fermée.
Il y a eu des glissements de terrain (la terre de la montagne sur la route).
Obligés de prendre la seule route du littoral par l’aéroport et Faaa.
Pour faire 8 kms, nous mettrons 50 minutes, le tout en première !
On crève de chaud dans la voiture, obligés de mettre la clim, sinon la buée recouvre les vitres.
Pistache est bien contente de retrouver sa place à Santa Anna.

Vite quelques nouvelles de ce déluge tropical.

Le journal La Dépêche a mis un message d’alerte sur son site :

Intempéries : avis de vigilance sur les îles de la Société
(communiqué du haut-commissariat)

Aujourd'hui, vendredi 5 mars 2010, Météo-France a lancé un message de vigilance météorologique pour de fortes précipitations sur les îles de la Société en Polynésie française.
Aucune victime n'est à déplorer mais des glissements de terrain sont à signaler sur Tahiti dans les communes de Faa’a, Punauia et à Maupiti, et des maisons ont été évacuées à Faa'a et Papeete.
Il est recommandé de ne pas circuler.
Des masses d’air instables et fortement chargées en humidité circulent, dans un courant rapide de nord-ouest, dans les îles de la Société où un avis de mise en garde a été lancé.
Il a été recueilli 150 mm de pluie à Faa’a durant les dernières heures.
Les passages pourraient se maintenir durant les prochaines 24 heures.
A proximité des grains, les rafales atteignent 70/80km/h.
Des rivières sont en crues, notamment à la Papenoo et dans la commune de Faa’a.

La cellule de crise du Haut Commissariat a été activée ce jour à 13h.
L
ensemble des services et directions du Pays sont mobilisés.
Ces conditions météorologiques appellent une vigilance accrue de la part de tous, et en particulier des usagers de la route.

Après les alertes tsunami, et cyclone Oli, voilà que c’est le ciel qui nous tombe sur la tête !
La Bretagne sous les tropiques ! C’est fiu quand même !
Ma grand-mère bretonne, ne disait jamais" il pleut", mais "ça mouille".
A Tahiti pas de grenouille, mais pourtant parfois "ça mouille" beaucoup !

4 mars 2010

Vendredi 5 mars 2010 : Férié en Polynésie française

C’est le 213 ème anniversaire de l'arrivée de l'Évangile en Polynésie française qui motive ce jour férié.

HISTOIRE
À la fin du XVIIIe siècle, la vision qu'ont les Anglais des mers du Sud est très influencée par les divers récits des aventures de Wallis, Cook, Bligh, et notamment ceux de l'équipage du Bougainville.
Les mœurs de la société polynésienne d'alors, en particulier sexuelles, constituent des raisons pour convertir la population des îles.
Lorsque le choix de Tahiti s'impose comme terre de mission, c'est la vision d'un peuple en situation d'extrême "péché", dont il faut réformer les mœurs, qui domine.
C'est ainsi que les envoyés de la London Missionary Society (LMS) embarquent à bord du Duff, affrété en vue de l'évangélisation du Pacifique.
Le 5 mars 1797, les 18 missionnaires protestants débarquent dans la baie de Matavai. (pointe Vénus- Mahina).
C'est le grand prêtre Ha'amanemane, oncle du roi Pomare Ier, (1745-1803). qui accueille,
avec les arioi, l'équipage du capitaine Wilson.
Les missionnaires de la LMS ont dû faire face à divers problèmes, dont l'un a été d'apprendre la langue tahitienne, le "reo maohi".
En 1863, la LMS a été remplacée par la Mission de Paris, une société qui, en 1884, a été aidée dans sa
tâche par un haut conseil, appelé plus tard le conseil général des Anciens (1927).
Lorsque la reine Pomare Vahine IV règne sur Tahiti et les îles de la Société, de 1827 à 1877, les missionnaires protestants anglais, ont déjà fortement marqué leurs populations, et ils garderont toute leur influence sous le Protectorat français, installé en 1842.
Ils sont les premiers à avoir effectué la traduction de la Bible, un phénomène culturel important : dès 1840, celle-ci se trouve en effet dans toutes les demeures des Tahitiens. L'église évangélique de Polynésie française a obtenu sa structure juridique en 1884, qui a été modifiée en 1927.
Elle est devenue autonome en 1963. Elle est devenue l'Église protestante ma'ohi protestante, en 2004, par décision de son synode.
Plus de la moitié de la population du territoire appartient à cette église, qui est organisée selon le système presbytérien-synodal et financièrement indépendante.
L'Eglise protestante Maohi compte 8 arrondissements, dont 7 répartis sur l'ensemble de la Polynésie française et un, basé à Nouméa.

Les protestants célèbrent avec ferveur cet anniversaire, et tout particulièrement dans les îles Australes.
Aujourd'hui, plus de 200 ans après, la communauté protestante, est toujours, proportionnellement, la plus importante des communautés religieuses en Polynésie française.


L’ENVERS DU DECOR
(source : www : le tahitien.com)

Les polynésiens n'étaient pas protégés contre les maladies des explorateurs et autres navigateurs, comme les pirates ou les baleiniers.
Des commerçants échangèrent armes et alcool contre de la nourriture et du sexe.
Il y avait eut un développement de "l'amour" ainsi que de raffineries d'alcool.
Il régnait un climat de violence.
En 1801 avec l'arrivée de nouveaux membres de la LMS, ils construisirent des temples un peu partout, afin de "civiliser les sauvages".
La première chose fut d'interdire la nudité, ainsi que d'obliger le port de vêtements longs.
Les mamas portent de nos jours encore, des robes, dites "robes missionnaires" qui viennent de cette époque.
Les tatouages fut bannis, les missionnaires croyant qu'ils venaient du "diable".
Les fleurs furent bannies également ainsi que les danses sexuelles.

Les relations sexuelles hors d'un couple marié n'étaient pas permises non plus...
Les tahitiens furent colonisés et opprimés par les missionnaires, nouveaux microbes, nouvelles armes et nouvelles lois.....
La population de Tahiti étant de 50 000 à 140 000 âmes à l'arrivée de Cook, ne fut plus que de 20 000 dix ans plus tard, et ainsi jusqu’à arriver à 6.000 en 1820. Un vrai massacre.

Les îles Marquises étant plus isolées furent quasiment dépeuplées entièrement...


Les lignes précédentes ne sont que le résultat de mes recherches.
Il est utile de connaître l’histoire mais il ne faut pas oublier l’ante-histoire.
Je ne vous en dis pas plus. Vous avez tous les éléments pour forger votre opinion.

Il pleut il pleut à Tahiti.
Depuis près d’un mois, Papeete a parfois le ciel de Brest, avec quelques degrés de plus cependant.
Adieu bronzage de Tahaa, bonjour les cartons du déménagement.
Donc c'est férié vendredi 5 mars ! et un férié cela ne se discute pas !
Nana

1 mars 2010

Lectures Polynésiennes - 12 -

Tonton Grand-frère : Dans ce premier roman, Marc Cizeron donne la parole à un jeune gamin polynésien.
Il pose ainsi un regard sans condescendance sur ces gamins des quartiers défavorisés de Tahiti, qui sont parfois déjà très vieux et sur ces adultes qui se conduisent comme des gamins.

Marc Cizeron, co-auteur de "Tahiti côté montagne", s'est souvenu des dix premières années de sa carrière de travailleur social (1981-1991) sur la côte ouest de Tahiti
Tonton Grand-Frère, publié en 2006, a reçu le Prix des étudiants de l'Université de la Polynésie française.

J’ai adoré ce roman, si plein de vérités que l’on dirait une histoire réelle.
C’est émouvant et cruel à la fois. Excellent livre.