26 mai 2009

Fenua Enata - capitale : Taiohae

Les Marquises = Fenua Enata = terre des hommes.
C'est le nom marquisien qui fut attribué à l’archipel des Marquises, lors des grandes migrations polynésiennes entre 300 et 600 avant JC.

De la pension Mave Mai , le regard s’étend sur toute la baie.

A gauche, la baie des contrôleurs et à droite la baie Colette.

Tous ces noms évoquent histoires et légendes, que je tenterais de vous raconter.

Unique borne kilométrique de Taiohae ! ( samedi nous irons à Aakapa )

Dès ce jeudi après midi, visite et découverte de Taiohae.
Taiohae est une petite ville plus calme qu’un village ! tout y est cependant, gendarmerie,

tribunal, hôpital, (29 lits MCO).



et même une prison !

qui est en travaux actuellement ( réfection du toit)


et un comité du tourisme,

la banque Socredo, OPT, mairie, 2 supérettes. 2 pensions et un seul hôtel.
Même un musée (privé) et surtout une superbe cathédrale !

les cocotiers ont rivalisé de hauteur ! Orgueilleux cocotiers !

Passionnée de botanique, je suis obligée de vous présenter l’arbre à saucisses ! (le saucissonnier)
Cet arbre curieux, n’est présent qu’aux seules Marquises, pas dans le reste de la Polynésie. Les saucisses ne servent à rien et ne sont pas comestibles. rigolo cet arbre !

Le front de mer est calme. Un agréable chemin de terre sous les ombrages !
C'est la ballade du port sans béton ni goudron.

Pour cette première balade, pleine de calme et de senteurs, des bouffées de poésie m’assaillent et me donnent une envie irrésistible d’écrire.
Un mara'e sur le port avec de superbes tikis !

Les goélettes se laissent doucement bercer par une très légère brise de mer.
Une paix intérieure me fait oublier Tahiti et le reste du monde.
Je me sens bien aux Marquises, si bien !

Les supérettes sont ouvertes dès 5 h du mat ’et ferment à 17 h.
L’eau de la baie est très chaude. Bain très agréable (surtout pour ma cheville droite, mise à mal par cette longue marche sur le sol Marquisien).
Mais ce n’est pas le jour pour se baigner, une fillette nous alerte de la présence de grosses méduses. Dommage j’y étais presque !

La nuit tombe vite, un peu avant 18 heures. Peu de véhicules. Le soleil se couche sur la baie.

Le grand calme s'installe avec la nuit tiède qui surprend.

Dîner marquisien à la pension, avec un colombo de chèvre, du manioc au caramel et un poe de bananes en dessert. Nous dégustons lentement au rythme de la douceur du temps. Quelques assauts de nonos ne laissent indifférente, trop heureuse d'être avec les moustiques aux Marquises !

Un minuscule phare (ou plutôt balise) domine la nuit de ses éclats rouges assez lents.
Au loin, la masse sombre de l’île de Ua Pou. Je voudrais toutes les connaître ces îles des Marquises. Mais pour ce premier séjour, je me régale avec Nuku Hiva.

Levée à 5 h, je ne ressens aucune fatigue, et ne trouve pas le sommeil.
Pendant quelques heures, le doux murmure des vagues, ressac en plusieurs ondulations chantantes, bercera mon repos de sa mélodieuse musique.
Je ne dors pas, je me repose aux Marquises.

A suivre.

24 mai 2009

L’arrivée aux Marquises, ça se mérite !

Départ de Papeete à 6h40 le 21 mai. Nous survolons les atolls des Tuamotu, toujours impressionnants vus de si haut. Quelques vies en plein pacifique !

3 h de vol. A l’échelle européenne, ce vol Papeete à Nuku Hiva représente un Paris Stockholm. C’est vrai qu’elle est vaste cette belle Polynésie française !

Premières falaises des Marquises vues de l'avion.


Nous volons à 6000 m d’altitude sur un ATR 72.
Sur les sièges en face de moi, un jeune couple de Marquisiens avec un bébé, un nouveau-né.
La maman a mis au monde Heinari à Papeete, il y a tout juste un mois. Elle rentre avec bébé et papa, dans sa terre natale à Taihoae. Premier voyage de ce petit Marquisien.
Elle m’a autorisée cette photo à l’aéroport de Nuku-Hiva.

Arrivée aux Marquises, je suis dans un rêve ! comment est-ce possible ?


Je n’avais pris aucun renseignements au préalable, ni recherches sur le net. Seulement une carte postale :Nuku Hiva, île volcanique, sans lagon avec des a' pics vertigineux.
Ce que je découvre est bien au dela.

L’aéroport est minuscule. Même celui de Huahine est plus vaste !
Jean Claude et Tahia, de la pension Mave Mai, nous accueillent avec les colliers de fleurs et chargent les bagages dans les deux 4x4.
Une seule route pour rejoindre Taiohae, la capitale. 200 mètres de bitume, puis soudain la piste caillouteuse et poussiéreuse ! En quelle année, en quel pays sommes nous ?


C’est 45 kms de pistes et de route de montagne qui nous attendent ! Soit environ 2h30 de transfert ! C’est le seul aéroport au monde, ou le transfert vers la principale ville, dure près de 3 heures !
Bien sur, aucun vol (départ, arrivée) de nuit, car la piste est trop dangereuse ! Obligation du 4x4, je ne verrais aucune berline durant 4 jours, c’est impossible ici.
On est loin des rocades de Roissy CDG et pourtant nous sommes en France et en 2009 !
Nous traversons l’île en diagonale en passant par la piste du désert et les hauts plateaux, les cols….
Première surprise botanique sur le bord de la piste, un arbuste original, qui porte le nom d’arbre à couilles ! Il n’a pas d’autre nom, car celui-ci suffit amplement !

Montée vers le grand canyon sur la piste pentue, parfois bétonnée quelques mètres. Des fougères arborescentes géantes et arbustives ont conquis les pentes,

ainsi que des pins des Caraïbes. Le mont Tekao est dans les nuages. Il fait frisquet !
Des pieds de Santal.
Tahia prend la pose avec moi ! Le bois précieux de Santal est en cours de réimplantation après avoir été largement pillé par des exportateurs sans scrupules qui n’ont rien replanté ! Ce bois est la base de l’artisanat des Marquises et son essence est très recherchée en parfumerie.

Tahia ralentit la voiture. Elle guette. Oui, nous avons l’extraordinaire chance, de voir cet oiseau endémique des Marquises le UPE (gros pigeon noir et gris, appelé pigeon impérial des Marquises)

(désolée Flo, tu vas devoir expliquer le mot «endémique» aux tikis mercredi prochain ! )
Sur le plateau, des vaches,

et surtout beaucoup de chevaux.


Ce cheval assez petit, a été introduit par les chiliens vers 1830. Il a encore toute son utilité aux Marquises et reste une moyen de déplacement encore très prisé.
Les marquisiens aiment leurs chevaux et ne mangent surtout pas leur viande.

Aux Marquises, on ne compte ni en heure ni en kilomètres, il faut le temps qu’il faut et c’est tout.
Une complication supplémentaire, qui va me provoquer bien des tours : un décalage horaire de 30 minutes avec Papeete ! j’ignorais !
Comme Brel le chantait « le temps n’existe pas aux Marquises «
Affamés, il est plus que midi, nous arrivons par les hauts à la baie de Taiohae. Magnifique !


En ce jeudi férié, seules 2 roulottes ouvertes sur le port.
Quart poulet frites et tarte à la goyage, constitueront mon premier repas à Nuku-Hiva.
J’avale le tout entre deux photos du paysage grandiose qui s’offre à la vue, de la terrasse de la pension.
Demain la grande excursion dans les vallées et les sites archéologiques. Follow me ? OK

A suivre !

Première visite aux Marquises

Je reprends l’écriture du blog, dimanche 24 mai en soirée, de retour d’un séjour de 4 jours aux Iles Marquises.


Je rentre avec plus de 500 photos, plein de découvertes paradisiaques, d’histoires à vous faire partager, du bleu plein les yeux, de nouveaux savoirs culturels, et de nouvelles amies…… .
Nécessité de faire plusieurs articles, sinon c’est plus de 100 pages et 48 heures, qu’il me faudrait pour tout écrire, tout exprimer de ce fabuleux, et pourtant trop bref, séjour dans l’île de Nuku-Hiva, la reine des Marquises .
Je dédie ces 4 jours au souvenir de mes parents. Maman aurait tant aimé venir aux Marquises. Le 21 mai est la date anniversaire de leur mariage (21 mai 1953). Je leur dois bien ce cadeau.

Un peu de géographie pour commencer :
Les Marquises c'est 6 îles habitées et 6 désertes, partagées en deux groupes îles du Nord et îles du Sud à 1400 kms de Papeete et 4000 de Hawai.
Voici la carte des îles habitées :

Parmi les îles inhabitées, les cinquantenaires se souviendront peut-être du périple de Georges De Caunes (père d'Antoine De Caulnes), qui vécut seul avec son chien sur l'îlot Eiao. C'était dans les années 1962 !
Nuku Hiva est la plus grande île marquisienne
, (330 km2, 2 375 habitants).

Elle dispose d'une chaîne de montagnes dominée par le mont Tekao (1224 m), longeant, à l'Ouest, la Terre Déserte sur laquelle est construit l'aéroport. Le centre est formé du plateau de Toovii, (800 m) et son étendue en font la grande région agricole dédiée aux pâturages, champs et forêts. Les côtes très découpées en baies, caps, pointes rocheuses et falaises accueillent quelques villages au fond des baies.

Capitale administrative et archevêché, Taiohae, (photo de la baie de Taiohae)

dominée par la silhouette imposante du mont Muake (864 mètres), elle est abritée dans une rade gardée par deux îlots rocheux, les Sentinelles de l'Est et de l'Ouest.
C’est à Taiohae que je serais à la pension Mave Mai.


Nuku Hiva, c’est le grandiose des paysages. Crêtes basaltiques et canyons enfoncés découpent le relief pour un spectacle qui n’en finit pas d’émouvoir le regard.
A Nuku Hiva, on pratique la randonnée, à pied, en 4X4, à cheval., la plongée....


A Nuku Hiva, on découvre la formidable richesse culturelle de l’île à travers tous ses vestiges.
A Nuku Hiva, on s’intéresse à l’artisanat marquisien et au célèbre tatouage et à ses habitants si accueillants..
En écrivant ces lignes, encore beaucoup d'émotions, pardon si mes mots sont encore empreints de ce lyrisme dont je n'arrive pas à me guérir, surtout pas en Polynésie ! Sorry !
A suivre.

18 mai 2009

Un jeudi de mai à Mooréa

La 5eme île pour Nadège et Thierry c’était bien sur Mooréa.

Nous partons par le bateau de 7h30. Arrivée à 8 h. Nous avions réservé une voiture de location et partons faire le tour de l’île.
De nombreux arrêts : baie Cook, mont Rotui, baie Opunohu (ci dessous)



Belvédère, lycée agricole,

Nadège contemple les champs d'ananas Tiki village : Nadège a eu un beau tatouage gratis (au stylo ! )

Nous déjeunons à l’hôtel Vaimoana. Déjeuner simple mais super dans un cadre splendide (j’y avais déjeuné en mars, c’est fou ma fidélité aux bonnes adresses ! )
Après une courte sieste sur la plage du Vaimoana,

dérangés par quelques gouttes de pluie, nous poursuivons notre tour de l'île.
Nous suivons un véhicule typique de tahiti : Blue Star, les savates (tongs) de Tahiti.

Mooréa leur plaît beaucoup par son calme et sa propreté. C'est Bora Bora sans les touristes !
Après une petite pause au Sofitel.

Nadège, ma petite fleur, parmi les fleurs de Polynésie.

Nous retournons à la gare maritime.

Le temps est à la houle. Nous arrivons à Papeete à 17 h30. Après le classique pot à la brasserie « les 3 B », nous décidons de rester dîner aux roulottes, situées à proximité de la gare maritime.

Cette soirée a un goût d’avant départ. Demain soir ils ne seront plus là ! Comme ces 15 jours ont passé vite !
Je voudrais retenir le temps, retourner en Presqu’île avec eux, leur montrer le plateau que nous avons zappé, faute de temps.
Trop de douloureuses dates d’anniversaires en mai me rendent triste et nerveuse (mes deux parents sont décédés en mai )
Je repense à mon job qui m’attend. Le vendredi sera hyper-tendu. C’est sans doute toujours très dur le dernier jour !
Dans quelques temps, seules les clés USB, chargées de photos, et le blog vont garder la trace de leur séjour.
Merci d’être venus voir et sentir cette belle Polynésie !
Heureuse d’avoir embrassée ma puce, attristée de la voir repartir si vite.
C'était notre dernière journée à Mooréa.