17 août 2010

Départ de Ua Huka

Une dernière balade sur la plage de Hanatea pour les dernières lumières du soir.

Les vagues sont fortes et recouvrent d'une mantille d'écume les gros rochers.

C'est l'anniversaire de Maurice, le jeudi 15 juillet.
C'est la fête à la pension avec tous les voisins et amis.
Barbecue et gros gâteaux !

Vendredi matin, très tôt, Delphine prépare des confitures de kumquats.

Avec Teiki, je vais visiter une autre expo, la maison de la pierre et du pétroglyphe, à Hokatu. Hélas pas de clé, mais je peux regarder par les baies vitrées.

Je n'ai eu le temps de voir le musée du bois, ni de vous parler des sculpteurs.
Cela sera pour le prochain voyage.
Nous irons ensuite à l'aéroport et je clique encore sur ces magnifiques paysages sans jamais me lasser, pour garder le plus d'images possible de Ua Huka.

J'en ai aussi copié la majeure partie dans l'ordi de Delphine et celui de Teiki.

Delphine se gare au plus près !

Le twin arrive.C'est l'heure des au-revoir et du départ.
Les vues aériennes sont toujours aussi belles. Ici une baie dite "baie invisible".

L'île s'éloigne peu à peu, tel un rocher au milieu de l'océan.

La nostalgie m'assaille. J'ai aimé chaque instant à Ua Huka.C'est dur de la quitter.
A bientôt pour d'autres découvertes insulaires.
Nana.

14 août 2010

Les églises de Ua Huka

Les marquisiens sont catholiques à 90 %
Le fait religieux est essentiel aux Marquises et indissociable du développement de ces îles isolées.
J’ai eu la chance de rencontrer Marie Pierre Cerveau, l’année dernière et de lire son excellent ouvrage sur les Marquises : "Les Marquises, insularité et développement".
Les églises de Polynésie ne sont pas des ouvrages monumentaux, ni les cathédrales gothiques et flamboyantes de la métropole.
Elles me font d’avantage penser aux nombreuses petites chapelles de Bretagne.
Cependant l’histoire de leur construction est passionnante, comme toute l’histoire de l’évangélisation en Polynésie.
De nos jours, la ferveur religieuse reste bien présente et continue de rassembler les habitants.
C’est dans cette optique, et en dehors de toute polémique sur les conséquences de cette évangélisation, que je visite ces lieux de culte, car ils demeurent toujours très importants dans la vie des insulaires.

Trois villages à Ua Huka, donc trois églises catholiques.
Voici celle de Vaipaee. "l'immaculée de Vaipaee"

Une superbe chaire en bois sculpté représente les 4 saints évangélistes.

Là haut c’est le balcon réservé aux enfants.

Les deux statues de Ioteve Peato (Saint Joseph) et de Maria i Makurata (vierge Marie) sont toujours bien fleuries.L’église Sainte Thérèse de Hane a une architecture très spéciale.

Son clocher ajouré ressemble à un minaret.
La chaire est ici tambour marquisien.

La petite église du Christ Roi de Hokatu est ombrée par un gros manguier.

Passer des marae ancestraux aux églises peut paraître osé pour certains.
J’ai la curiosité de vouloir connaître les deux, car ce sont des lieux respectés par les polynésiens.
Mes pas me conduisent vers eux en premier, ceux du passé et d’aujourd’hui.
Les habitants comptent bien plus à mes yeux, que les cartes postales paradisiaques et je respecte toutes leurs croyances passées et présentes.
A suivre pour la fin de ce très beau voyage aux Marquises.

13 août 2010

Le site archéologique de Hane

Teiki me conduit dans le fond de la vallée de Hane, pour visiter le site de Vaetukuhae.
Nous laissons la voiture au pied du site et partons escalader les pentes boisées sous l’ombre des grands mape (châtaigniers polynésiens) .

Ce site, un des plus anciens de Polynésie (300 ans avant notre ère), est considéré comme le plus riche des Marquises et l’un des plus importants de toute la Polynésie orientale.
3 400 objets ont été découverts lors de ces fouilles dans les années 60.

Comme les sites visités à Hiva Oa et à Ua Pou, il s’étend sur plusieurs étages.
Teiki ouvre un coco et me fait goûter un coco germé.

C’est doux et sucré comme de la barbe à papa.

Au dernier étage, se trouvent les deux tikis .

Un est en pierre rouge avec des mousses blanches est appelé "père Noël".

Un des tiki a la tête cassée.

Les tiki regardent vers la mer.
Avec Teiki nous remarquons l’emplacement très stratégique de ce lieu, d’où les occupants du site pouvaient surveiller l’arrivée des tribus ennemies que se soit par mer ou par la montagne.

Nous enlevons les feuilles mortes qui recouvrent deux belles cupules.

Les anciens y mettaient l’encre pour les tatouages notamment.
Je ne suis pas assez calée en archéologie marquisienne pour m’avancer plus avant.
Ce lieu dégage une ambiance particulière, nettement perceptible, même pour une popa'a comme moi.
Les chevaux paissent dans ces lieux où des générations de polynésiens ont vécu, tels des gardiens des ancêtres.

Nous retrouvons l’unique route des falaises que les nombreuses chèvres ont colonisées.

Je me découvre une vraie passion pour Ua Huka. J’y retournerais.
Dans un prochain article, je vous parlerais des 3 églises.
A suivre.

11 août 2010

Le musée communal de la mairie de Ua Huka

A l’entrée du village de Vaipaee, nous croisons monsieur le maire dans son pick-up.
Teiki
me conduit alors à la mairie.

Une plaque rappelle la première découverte.

Le maire va nous ouvrir le musée archéologique communal.
Ce musée inauguré en 1989, rassemble une très belle collection d’objets archéologiques marquisiens.
Ce musée a été créé par l‘ancien maire Léon Litchlé. (maire de l’île, pendant 30 ans et ministre des sports et de l'artisanat, puis de l'agriculture).
Première photo avec mon guide, devant le musée faite par le maire.

Teiki m’explique chaque objet et son utilité.
Des vitrines contiennent des collections de porcelaines

Herminettes en pierre (outils pour le bois).

De la vaisselle en bois

et des porcelaines, utilisées comme économes à légumes ! ( pas bête !)

Au mur un grand étripoir. (Vous avez compris l'usage, je n'insiste pas !).

Des gravures anciennes : femme tatouée -1838

et du tatouage crânien.

Je ferais mon petit commentaire dans le livre d’or de ce musée, qui fourmille de choses.
La photo avec monsieur le maire, Nestor Ohu s’impose.

Nous faisons une petite pause aux baraques. Il fait chaud et soif !
Nous revenons à Hane pour la visite du site archéologique.
Une femme ramasse des coquillages sur la plage.

A suivre.

10 août 2010

L' arboretum de Ua Huka

Teiki, mon guide, me conduit à l’arboretum.
C’est le plus ancien qui existe en Polynésie.
Il s'étend sur 17 hectares, à quelques kilomètres à l'est du village de Vaipaee.
Il a été fondé en 1974 par l’ancien maire Léon Litchlé.C'est le Service de Développement Rural (SDR) de Polynésie française qui le gère.
L’entrée est gratuite.
Le président de la Polynésie a visité cet arboretum le 6 juin dernier.
Sur un grand espace, ce grand verger regorge d’arbres fruitiers et autres.
En cette période de sécheresse, il y a quelques problèmes d’irrigation des arbres fruitiers.
Quelques photos
Le calebassier

Le corossolier

Le carambolier

Le Kumquatier

Les pommes étoiles
du caïmitier.

Différentes sortes de mandarines (ici les fanta)

et de pamplemousses de plusieurs sortes.

Teiki grimpe dans le mandarinier pour en cueillir au sommet.

Les pamplemousses et mandarines sont très sucrés.

Jamais je n’ai mangé de fruits aussi sucrés.

Une fauvette des marquises (komako) chante dans les mandariniers.
Super j'ai réussi à la cliquer !

Le kapokier

et le macadamier, aussi font partie de la collection et tant d’autres que je n’ai pas photographiés.
C’est un paradis végétal, un conservatoire des espèces et une grande leçon de botanique tropicale.
Nous poursuivons notre balade et retrouvons les paysages splendides.

Un 3ème musée nous attend à la mairie avant le déjeuner.
Quelle belle journée à Ua Huka.
A suivre.