14 septembre 2010

Les Polynésiennes et l'écriture

L'assemblée de la Polynésie française (APF) organise les 14 et 15 septembre :
les journées "femmes et écritures".




Des conférences-débats, des ateliers d'écriture et de nombreuses autres animations sont proposés de 8 h 30 à 17 h.
Dès 16 h mardi, je me précipite. Je découvre les stands de superbes livres.

Soudain 4 gros volumes reliés en cuir bleu attirent ma curiosité.
Ce sont les quatre volumes du fameux DIP, Dictionnaire illustré de la Polynésie.

Je les avais vus chez l'ami Pierre à Papenoo (côte est de Tahiti).
Il y puise de nombreuses références. C'est sa bible le DIP.
15.000 CFP les 4 volumes (125 €) , Intéressant !
IL y a 6 mois je l'avais trouvé à 45.000 F (377 €), j'avais hésité, puis renoncé.
Mais là, je suis plus que tentée.

J'appelle donc Pierre pour être sûre de ne pas faire d'erreur.
- C'est bien l'édition de 1988 ?
- Oui ce sont des invendus état neuf.
- Achètes vite !
- Ok d'ac,
Mauruuru.
La jolie vahine met dans un carton les 4 volumes encore recouverts de leur plastique.
Elle met le carton sur un petit diable et propose de m'accompagner à ma voiture. Le colis dépasse les 7 kilos !
C'est surtout plus de 1200 pages et encore plus d'illustrations avec lesquelles je vais me régaler.
Le DIP a été élaboré sous la direction de François Merceron, par Christian Gleizal et est paru aux Éditions de de l'Alizé en 1988.
C'est un ouvrage monumental qui ne sera plus jamais réédité.
Je reviendrais demain à l'APF, pour une conférence dont le thème me séduit : "Nouvelles technologies, nouvelles écritures".
Je décide de m'acheter le DIP . J'ai plus acheté de livres que de perles noires de Tahiti, car les livres sont mes vraies perles.
Bonne soirée, moi je vais DIPer ce soir sur la terrasse, car la pluie a cessé.
Nana.

13 septembre 2010

Les oiseaux de Polynésie

Pour célébrer ses 20 ans, la société d'ornithologie de Polynésie, Manu (oiseau en tahitien) organise du mardi 14 au vendredi 17 septembre, le mini festival du film ornithologique, pour faire découvrir les oiseaux de Polynésie à travers les plus beaux films et documentaires réalisés, mais aussi des photographies, des conférences, des contes.


Je vais essayer d'aller y faire un tour. Pour ceux et celles qui ne peuvent s'y rendre, je vous conseille de découvrir le site Manu.pf , un vrai régal.
Il y a des pages spéciales pour les enfants. (clin d'oeil aux tiki bretons)

Le martin pêcheur de Niau (atoll des Tuamotu)

Voici quelques généralités :
L'avifaune terrestre polynésienne compte seulement trente trois espèces. Cette petit nombre masque cependant un taux d'endémisme élevé : ainsi à l'exception de l'aigrette sacrée, du héron strié, de la marouette fuligineuse, du canard à sourcils et de l'hirondelle de Tahiti, espèces présentes ailleurs dans le Pacifique sud, toutes les formes sont endémiques : on ne les rencontre qu'en Polynésie française.

Le monarque de Tahiti :


Par contre avec 28 espèces d'oiseaux de mer nicheurs, la Polynésie française est l'une des régions tropicales les plus riches en oiseaux marins. La majorité d'entre eux sont pas tropicaux, mais neuf espèces se reproduisent seulement dans le Pacifique et une, le pétrel de Murphy, est endémique à la Polynésie orientale. En outre, trois sous-espèces sont endémiques à la Polynésie française.


Le mot avion se dit Manureva en tahitien (prononcer manourèva) : Manu : oiseau , reva : partir voyager.........
Quand on vit dans une île on a très souvent l'envie de s'envoler comme un oiseau et de partir sur d'autres îles...... Je prépare trois voyages d'ici la fin de l'année. ...... chut !

10 septembre 2010

Le crieur de journaux de Papeete

Ia Ora Na .
6 h c'est l'heure d'aller au boulot pour beaucoup de tahitiens. Les rues sont très encombrées.
Ce matin je suis tôt, 7 h et des poussières, vu la longue file au feu rouge de Tipearui. (entrée Ouest de Papeete). A 7 h 30 c'est déjà plus cool.
C'est à 100 mètres de chez moi et à 600 mètres de mon bureau.
Comme chaque matin le crieur de journaux se faufile dangereusement entre les files de voiture, quelque soit la circulation. Parfois c'est fluide et hyper dangereux.

Ils sont 3 qui se relaient, et tous les 3, connaissent désormais ma Pistache.
Pas besoin de me faire le piche "pêche, pêche, velles, velles.... " (la dépêche et les Nouvelles les deux seuls quotidiens locaux).
Ils savent que pour moi c'est Pêche. (à cause des mots croisés en autre ).

C'est la première personne à laquelle je dis "ia ora na"
et j'entends en retour " tu vas bien chérie ? bonne journée".

En quittant mon parking, tous les matins je prépare 150 F .
Parfois pas de monnaie, pas de problème, la monnaie est vite rendue sur 200 F ou sur un billet de 500 ou de 1000 et sans jamais aucune erreur.
L'autre matin, nada, que 10.000 F et 125 F.
Il prend cependant mes 125 F
et me dit:" cela suffit, c'est cadeau pour toi ma beauté ce matin", ne voulant pas me priver de mon canard du jour.
Le lendemain je lui ai donné 300 F.
Il me dit " j'avais confiance en toi, tu as le mana aujourd'hui, allez file ma jolie" .
Personne ne klaxonne, si 50 mètres de libre et un feu vert de raté.
Ici on respecte la tradition et le crieur, et puis, on n'est pas à cinq minutes près quand même !

Parfois je pourrais prendre un accès moins encombré sans feux rouges, mais c'est devenu tellement important pour moi de voir atterrir la Dépêche sur mon siège passager et d'échanger ces quelques mots rapides, qui vous donnent vraiment la pêche pour la journée.
Il suffit parfois d'un petit rien.

Ce matin je prends des photos. Enfin ! j'y songeais depuis longtemps. Mais avec cette circulation ne savais comment m'y prendre.
Mon crieur me demande "pourquoi ? "
- Pour le souvenir
- Ah non tu vas pas nous quitter beauté !
- Non non pas tout de suite.
- Ah bon , vas y prends ta photo je suis beau n'est-ce pas ?


Le feu passe au vert. Pas le temps de poursuivre .
Pas grave on se reverra demain comme tous les matins.
Dès fois il me signale : "tu es en retard, arrêtes les bringues, pas bon du tout".
J'ignore leurs prénoms, ils me reconnaissent chaque matin avec leur sourire. C'est l'essentiel.

Bien sur que les tahitiens sont beaux. Leur gaité et leur sincérité sont si naturelles.

Ils sont courageux ces crieurs de journaux des entrées de Papette, (ouest et est) qui surfent dans la circulation au mépris de leur vie.
Leur sourire matinal est un petit bonheur qui compte quotidiennement et dont je ne peux plus me passer désormais.

Mauruuru les tane de la Peche-Peche.
A demain
comme d'hab.

5 septembre 2010

Le tamure des îles

Le tamure (prononcer tamouré), c’est l’évocation de danses langoureuses et lascives des vahine et des tane.

Danses provocantes des vahine avec leurs déhanchements lents ou rapides et des tane qui battent des cuisses au son des tambours. (toe're). C’est le cliché de la Polynésie depuis des lustres.
Aujourd’hui le tamure se danse sur des musiques parfois bizarroïdes dans lesquelles se mêlent musique traditionnelle et musique techno.
Mais c’est quoi le vrai TAMURE ?

Je déteste les clichés, alors j’ai recherché.
La version ancienne du Tamure nous apprend que c’était considéré comme une danse d'homme, une danse guerrière.


Les premiers missionnaires de la London Missionary Society (LMD) considéraient les danses traditionnelles polynésiennes comme sataniques et obscènes.
Donc elles furent longtemps interdites durant la colonisation.
Le Tamure est aussi le nom d'un poisson des Tuamotu, le nom exact de la danse étant ori Tahiti (danse tahitienne).
La petite histoire : Peu après la 2ème guerre mondiale, un vétéran du Bataillon du Pacifique, Louis Martin, écrivit une chanson très populaire reprenant les rythmes traditionnels et utilisant le mot Tamure comme un refrain. Il gagna ainsi le surnom de Tamure Martin, et transmit le nom à la danse.
Le mot Tamure est donc une introduction très récente. (voir les liens).
Voici une photo qui date ! (années 60) des "bringueuses du Quinn's", qu'un ami m'a communiquée.


Je m’intéresse au Tamure, car jeudi dernier, en soirée, avec Nadine, nous avons pris notre premier cours de Tamure toutes les deux.
Les mouvements et démonstrations s’enchaînent à grande vitesse. Faut y aller les filles !
Ravie d’avoir saisi le rythme, je me lance à fond.
30 minutes d’apprentissage et hop je m’y crois !


Je fais bouger tout mon corps et prends goût à ce déhanchement libérateur, sauf que parfois ma dyslexie naturelle et incorrigible me joue des tours. A droite, à gauche.... faut réfléchir !
Soudain une douleur à la hanche gauche ! Je poursuis cependant et je continue de m’appliquer malgré la douleur qui s'accroit. L’heure de cours se termine et je m’aperçois que cela ne va pas du tout. Je commence à claudiquer sévère. Mauvaise nuit. La douleur me tient éveillée. A 4 heures du matin déjà levée ! J’ai une réunion professionnelle très importante ce vendredi matin en plus !
Vendredi 15 h30, rendez vous chez mon toubib car je souffre pas mal. Tendinite de la hanche gauche et déchirure musculaire ! Rien que cela ! Il me précise que c’est fréquent y compris chez les danseuses polynésiennes et que dans deux semaines cela ira mieux. Heureusement que je ne pars pas dans les îles ce week-end !
Je me souviendrais de mon premier cours de Tamure à Tahiti ! J'ai la ferme intention de persévérer cependant.
La Polynésie se mérite et quand on aime on ne compte pas !
Nana.

3 septembre 2010

La soirée Te Hura Nui au Méridien

Depuis le 30 juillet, l'hôtel Méridien de Punaauia accueille chaque vendredi les meilleurs groupes de danse du Heiva 2010.
Avec des amis nous avons réservé une table et ce fut une soirée exceptionnelle.

Depuis un mois, un concours de danse polynésienne en couple, a été organisé et c'est un couple du groupe Toakura qui a gagné. Ce groupe a d'ailleurs fini premier au Heiva 2010.

Un grand buffet était servi avec des mets variés et délicieux en abondance.
En première partie des chants et danseurs.

Ensuite ce fut la prestation des danseurs du feu de Léon Teai.

En final, le groupe Toakura est donc revenu une deuxième fois sur scène pour la soirée de clôture avec son spectacle sur le thème de Téva te Mamari. (sur le lien : le site de blog du groupe).

A la fin du spectacle qui a duré 3 heures, le public pouvait venir sur scène pour être photographié avec les danseurs et danseuses.
Me voici donc avec Nadine et les danseurs.

O la la comme ils ont grands et nous si petites ! mais ils ont de grandes coiffes.

Cette soirée de danse fut vraiment de très grande qualité.
Le groupe Toakura mérite vraiment son titre de finaliste au Heiva,
le plus grand concours de danse de la Polynésie.

A suivre.

31 août 2010

Le jeu : Le tour de l’île de Tahiti

J’ai acheté ce jeu lors d’une expo à l’APF en juin dernier.
C’est une sorte de Trivial poursuite polynésien.

Je le destinais à mes motua pour Noël, mais je souhaitais le tester avant de faire l’envoi.
Un dimanche après-midi, chez Fabi au Cigalon de Punaauia, avec des amis, nous y avons joué.
La règle du jeu est simple.
Il faut répondre à une question posée par un autre joueur pour avoir le droit d’avancer avec le dé. Il y a aussi des pénalités.

Nous avons bien rit et nous nous sommes bien creusé les méninges.
Il y a des questions faciles, d’autres beaucoup moins.
Ainsi :
- Combien d’épines dorsales venimeuses possède le poisson pierre, 7, 9 ou 13 ?
- Qu’est le taramea ?
- Qui a découvert les îles Marquises en 1595 ?
J’ai bien répondu à la 3ème mais plantage aux deux autres.
Je vous donnerais les bonnes réponses dans un autre article,
à moins que vous les trouviez avant !
Fabienne est stupéfaite et reconnaît quelques lacunes, même avec 40 ans de fenua.

Résultats du test :
- Que de découvertes encore à faire en Polynésie !
- Mes motua auront d’autres cadeaux et je garde le jeu pour y jouer à Tahiti les dimanches pluvieux ou dans les soirées entre amis.
- Ce jeu reste quand même des plus instructifs et je suis enchantée de mon acquisition.
Je retourne à mes lectures pour perfectionner mes connaissances polynésiennes.
Nana.

Un dimanche à Tahiti

Après une semaine consacrée principalement au travail, c’est toujours un soulagement quand arrive le week-end.
Samedi soir (mahana ma'a po), Nadine avait prévu un barbecue avec des amis tahitiens dans son fare dans les hauts de Papeete.
Les tane se sont occupés de tout et toutes les deux nous avons papoté. Avant les grillades -côtelettes de mouton et ribs (travers de porc)- bien sûr du poisson cru au lait de coco.
Ils ont tout fait même la vaisselle !
Dimanche, (tapati), c’est le tour des vahine de préparer le déjeuner. Ah bon ? les tane sont fiu !
Bon d’accord, je consens à me mettre en cuisine, pour une fois !
Recette bretonne oblige !
Alors je cuisine des coquilles saint Jacques aux queues de langoustines que j’avais au congélo, dans une nage de crème (d’Isigny).
Nadine n’a pas de micro-ondes !
La décongélation se fait au soleil sur le barbecue de la vielle, pendant l'apéro.

C’est une première car j’avais renoncé à la cuisine depuis deux ans.
Les tane ont l’estomac dans les talons et surveillent nos préparations avec intérêt.

Les noix et les langoustines sont ensuite revenues à la poêle, dans une grosse noix de beurre demi sel.
Bien sur faut saler et avec du sel (miti papa'a) de Guérande, c’est mieux !

Très généreuse aussi avec la crème fraîche épaisse, incorporée en dernier.
Le tout aromatisé d’un filet de muscadet. Nadine en a, cela tombe bien .

A parahi mai ! Ua po'ia roa vau . Tama'a maita'i.

(Asseyez vous, j'ai très faim, bon appétit)


Ravie d’avoir retrouvé mes savoir-faire culinaires. Les tane se sont régalés.
Après cette entrée bretonne, arrive le plat de Paru. (poisson du large de la famille des vivaneaux)
Les deux compères l’ont pêché à Fakarava la semaine dernière.
Alors là c’est du top. Vraiment le meilleur des poissons que j’ai dégusté au fenua.
Très proche du bar de ligne par la texture et le goût.
Pour le manger à la polynésienne, faut manger la peau et sucer les arêtes, imposent les tane !
J’ai donc mangé la peau du paru. Nadine s’est débiné.
Jamais trouvé du paru sur les cartes des restos.
Les tane ont mangé aussi leur traditionnel fafaru avec du lait de coco fermenté.
Nadine et moi nous nous sommes éloignées d'un mètre, repoussées par l’odeur pestilentielle de ce poisson fermenté.
Jamais nous n’arriverons à manger ce fafaru polynésien.
Faut vraiment y être habitué depuis l’enfance !
Nous terminons ce déjeuner par une coupe de fruits frais (fraise, banane, ananas), et un petit café avec un soupçon de lait de coco.
Avec Nadine, nous cogitons notre programme de voyage dans les îles pour les prochains mois, avant de nous mettre à la plonge. trop tard, elle est faite ! Mauruuru.
Ce déjeuner fut un beau mariage de la cuisine bretonne et tahitienne in situ .
Ce fut un beau week-end ensoleillé, sous le signe de l'amitié.
Nana

28 août 2010

Lectures Polynésiennes n° 16

Je viens de terminer la lecture de ce livre.

Jean des îles
René Garenne - Editions Au vent des iles -1999-

Ce livre est un beau témoignage.
Fuyant une vie provinciale étriquée et la blessure profonde d'un premier amour perdu,
Jean s'en va reconstruire son existence sur les rivages méditerranéens.
Sa vocation d'enseignant le conduit de Djerba jusqu'en Polynésie, dans les années 1960 et c'est à Raiatea qu'il retrouvera enfin le bonheur d'être au monde.
C’est un roman magnifique, ou plutôt un récit qui semble être autobiographique (?) croustillant de détails sur la vie quotidienne en Polynésie.
J’ai aimé, adoré, savouré.

25 août 2010

Nager avec les baleines de Moorea.

Patrice le big boss de Tahiti Safari expédition, m’a adressé des photos de ses dernières plongées avec les baleines de Moorea, pour vous les faire partager sur le blog.
Il a légendé chaque photo. Je reproduis son texte fidèlement.

Sous-marin espion ? Non ! Simple baleine à bosse de 18/19 mètres pour environ 30 à 35 tonnes : restons calmes !

Le baleineau est juste devant sa maman (arrière plan) et vient me dire bonjour un peu brusquement. Il fait en général de 2,5 à 3 tonnes quand même !

Presque pris une très grosse baffe (à 3 mètres de la nageoire de 5 m de long !)

Plus prêt, ... Pas possible !

Il est fou ce Patrice ! Son ami, Bernard qui pilotait le bateau, le suppliait de s’éloigner.
Mais quand on est fou ..... !

Harold, le patron du Rava IV, m’a adressé ces deux photos.
Elles sont superbes aussi.

Patrice me dit qu’il faut que j’y retourne impérativement et que je nage auprès des baleines.
A condition qu’elles soient stationnaires, car celle de dimanche était visiblement très pressée de retrouver ses copains-copines.
J’avoue que je ne m’y vois pas du tout nageant auprès d’une jubarde de 35 tonnes, et encore moins si elles sont plusieurs !
Mauruuru les fous de Polynésie.
Continuez de les éblouir et de régaler nos touristes du fenua avec vos très belles prestations à Tahiti et Moorea.

23 août 2010

Le tour de Moorea en bateau à la recherche des baleines

Avec Nadine, nous avons décidé un week-end à Moorea.


(carte de Tahiti. traveller)

Nous quittons Papeete samedi matin au ferry de 9 h.
La voiture de Nadine est aussi du voyage.
Le temps est maussade, voire pluvieux.
Nous découvrons les travaux de la nouvelle gare maritime qui avancent bien.

Nous avons pris le ferry lent et la traversée prend une heure. On a tout notre temps !
Arrivée à la gare maritime de Moorea.


Nous serons hébergées chez une famille polynésienne très accueillante à Varari (côte ouest). (objet d’un autre article.)
Dimanche matin, nous avons réservé un tour baleines avec Harold et son bateau le Rava IV.


A 8 h 30, nous embarquons sur le Rava IV au ponton du coco-beach.
Le ciel est dégagé, le soleil brille. Il fait chaud.
Harold est prestataire en excursions nautiques : Dolphin et lagoonarium Expédition, à Moorea depuis 1986.
Il est accompagné par Aka, le marin marquisien et Patea, le cameraman de Fakarava (1er plan).

Deux jeunes couples (américain et marseillais) en voyage en Polynésie, sont présents
Harold nous explique le programme de ces 5 heures de mer autour de Moorea.


La priorité c’est la recherche des baleines à bosse, les jubardes.
Nous ne tardons pas à voir un jet d’eau à 100 mètres et une grosse baleine qui nous fait son show.

C’est magnifique ! ça commence très fort.
Elle disparaît dans les eaux. Nous la suivons à vive allure.
Nous la verrons réapparaître à la surface 4 fois.

Nadine s’équipe palmes et tuba, pour aller plonger avec la baleine.


Mais celle ci nous fuit et s’éloigne dans les eaux très agitées à cet endroit.
Impossible de la rattraper.

Infos sur les baleines à bosse : Elles viennent s'accoupler et mettre bas dans les eaux polynésiennes de juillet à novembre. Pendant cette période, elles ne se nourrissent pas. On les nomme baleines à bosse, non pas pour les tubercules qu'elles ont sur la tête mais pour la forme de leur dos lorsqu'elles plongent (donc "bosse" sans s) Leur taille est de 15 à 16 mètres pour les mâles et 16 à 17 mètres pour les femelles avec un poids de 30 à 40 tonnes. La femelle a un petit tout les deux ans. Elle l’allaite pendant 11 mois. Le baleineau accompagne sa mère jusqu’à ce qu’il soit en âge de se reproduire, entre 6 et 12 ans. Les liens entre le petit et sa mère sont très forts. A la naissance, le baleineau pèse 1 tonne. Gavé par plus de 100 litres de lait très riche chaque jour, il grossit très vite : de 60 kg en 24 heures. Mesurant 4 mètres à la naissance, il fera le double au bout d’un an. Par contre, sa mère perd 30% de son poids lors des premiers mois de l’allaitement.

Harold fait surfer le Rava IV
sur les grosses vagues de houle de la pointe temae, avec une dextérité remarquable.
Nous croisons notre ami Larry, qui est en pêche avec un copain de Moorea.


Nous revenons côte Ouest et commençons notre tour d’île.
Je ne l’avais jamais fait et c’est vraiment super génial.
Nous rencontrons un banc de dauphins qui s’amusent dans le grand bleu, s’approchent du bateau et font des cabrioles.

J'ai filmé mais avec les lenteurs du Net en ce moment, impossible de placer une petite vidéo sur le blog sauf à patienter 4 ou 5 heures pour la télécharger !

Harold nous explique tout de la vie des dauphins qu’il connaît très bien. C’est passionnant.
Patea fait le film de la journée.
Après avoir traversé des eaux agitées, dans lesquelles le bateau tapait fort dans les hautes vagues, nous retrouvons les eaux plus calmes du lagon turquoise.

Au loin la masse sombre de l'île de Tahiti.

Nous croisons une tortue verte qui nage avec élégance, telle une gracieuse danseuse.

Vus du lagon les rivages, avec les pilotis des hôtels, sont superbes.

Nous rencontrons Tamatoa, le champion de Polynésie de kite-surf.

Il va très vite avec sa voile et parfois saute à plus de 5 mètres.
Il surfe dans les vagues du Rava IV.

Il va plus vite que nous et nous double tranquille. Sa vitesse sur l'eau est prodigieuse.
Nous approchons du motu.
D’autres kite-surf sont en action. Ils volent sur l’eau tels des mouettes.

Arrivés au banc de sable, Aka va nourrir de quelques sardines, les raies pastenagues qui s’agglutinent contre lui.

Nous descendons nager avec les raies.

Les oiseaux disputent aux raies les morceaux de poisson.
Il est 13 h.

Après tous ces arrêts baignade et superbes spectacles marins, un petit encas est le bienvenu. Harold prépare les verres de punch et le plateau de fruits (banane, ananas, papaye, mangue, pamplemousse) que nous trempons dans le coco râpé.


C’est top. Le punch est délicieux et servi et resservi copieusement ! Oups !
Il est 14 h quand le Rava IV nous dépose au ponton du coco beach et nous retrouvons la voiture de Nadine à l’ombre des manguiers.
Toutes les deux nous sommes enchantées de ce tour d’île de Moorea et tout ce que nous avons vu.
Les heures ont trop vite passées, et nous avons bien caramélisé.


Harold est un pro de l’excursion nautique et un fin connaisseur de Moorea et de son milieu aquatique.
Je ne peux que le féliciter pour son grand professionnalisme et lui faire une belle publicité.

Je vous invite à découvrir son site
pour le phone c’est 78 42 42.

Si vous venez en Polynésie, c’est toute l’année qu’il fait le tour de l’île
et en saison les baleines (de juillet à fin octobre).

On a eu une belle chance d’en voir une ce dimanche matin, car cette année elles se font très discrètes. Les autres bateaux d’excursion n’ont rien vu !
J’y retournerais prochainement pour avoir le grand frisson de plonger auprès des baleines et des baleineaux.
Un week-end fabuleux à une heure de ferry de Tahiti.
A suivre.