Vendredi 11 h 45, ciel bleu, lagon turquoise, soleil radieux. Je vais déjeuner.
12 h : le ciel vire au blanc, puis au gris blanc, puis au gris noir.
Sûr, il va pleuvoir sans tarder.
Le déluge arrive, gigantesque, fracassant et sans prévenir.
Les éclairs, le tonnerre et la foudre qui tombe tout près.
Les mobiles se coupent. On ne s’entend plus parler. Du jamais vu avant!
Pourquoi toutes ces colères du ciel si clément 15 minutes auparavant ?
La Pistache est dans le "parking-piscine". Elle ne sait pas nager la petite !
Mon délicieux couscous a pris l’eau aussi ainsi que la page des mots fléchés de la Dépêche du jour.
La grosse colère du ciel de Tahiti va durer une petite heure.
J’ai toujours eu une phobie de l’orage et le bruit du tonnerre me terrifie.
Je me souviens des nuits d’orage en Bretagne où mon chien Max, le champion des colleys, (sosie de Lassie), tremblait de trouille et venait pleurer dans ma chambre.
Il avait encore plus peur que moi, mais venait me réconforter !
Souvenir fugace que cet orage violent à Tahiti, a brusquement réveillé. Je n'oublierais jamais Max qui a partagé 12 ans de ma vie. Il m'a quittée un soir d'orage pour le paradis des chiens.
La palette de couleurs s’est ensuite très vite inversée, et c’est sous un ciel tout bleu et vitres ouvertes, que la Pistache m’a ramenée au bureau. J'ai rêvé ou quoi ?
3 heures plus tard, je file à Papara pour le salon du livre polynésien, sous un beau ciel bleu.
Tahiti c’est comme la Bretagne, le temps change toutes les 5 minutes, sauf qu’il n’y a pas de saisons et qu’il fait chaud toute l’année.
la météo prévoit un WE très orageux et avec de fortes pluies.
Il va falloir ruser entre les éclaircies pour aller me baigner.