Etant libre de bouger ce week-end, (pas de soins infirmiers), je décide d’aller du coté du Cap Frehel, Erquy, Pléneuf Val André, ce week-end du premier mai.
J’ai réservé une chambre dans un super manoir (le manoir Saint Michel), dont je vous parlerais. Je rêvais d’y venir depuis plus de 10 ans.
Je suis juste à côté du Cap Fréhel, aux Sables d’Or les Pins.

Cette station balnéaire des Côtes-d'Armor, située à cheval sur deux communes,
Frehel majoritairement et
Plurien.
Son histoire est très singulière et la voici :
Créée dans les années 1920, elle est connue pour sa grande plage de sable fin et ses dunes.
Elle est principalement construite sur des dunes, sur une flèche littorale à l'embouchure de la rivière
Islet.
Elle s'étend au sud-est sur un coteau montant vers le plateau sur lequel a été implanté un golf.
Bien que des traces d'occupation ancienne
(villa gallo-romaine) aient été retrouvées, le lieu était inoccupé jusque dans les années 1920.
En 1921, des promoteurs dont
Roland Brouard, achetèrent un peu moins de 100 hectares de terrains, principalement des dunes, au
Comte de Couville, à proximité de la Grève de Minieu, dans le but d'y édifier une station balnéaire luxueuse.
Rapidement, des travaux importants sont menés : arasement des dunes, création de larges avenues, etc.
Le plan d'ensemble de la station, original pour l'époque,

a quelques similarités avec la station thermale de
Vichy et avec
le Vésinet.
Il fut choisi par le promoteur Brouard, par sa volonté de "
plaire aux anglais" en développant un style anglo-breton susceptible de leur convenir.
Il y réalisa les hôtels, restaurants et commerces ainsi que la plupart des
villas.Une ligne de chemin de fer est construite permettant la jonction avec la ligne Paris-Brest et inaugurée en février 1924
(la ligne sera abandonnée en 1950 mais il reste aujourd'hui encore le pont enjambant la rivière Islet). La même année le premier hôtel de la station, est achevé.
L'année suivante un
golf est ouvert, suivi en 1927 d'un
casino, qui existe toujours, et attire une foule nombreuse chaque fin de semaine.
Plusieurs villas luxueuses sont construites et la station est alors fréquentée par une clientèle aisée, financiers et industriels parisiens, et on y donne des fêtes somptueuses.
Mais avec la crise de 1929, le développement de la station s'arrête brutalement et la riche clientèle déserte les lieux. Roland Brouard mourut ruiné en 1934.
Après la Seconde Guerre mondiale, le développement de la station repartit de façon plus maîtrisée pour aboutir à la situation actuelle d'une station familiale, animée uniquement en saison.
En 2006, d'importants travaux de réaménagement démarrent avec
un rétrécissement des rues, construction de parkings enherbés, protection de la dune devant la plage et 7500 nouveaux pins plantés.

La "
nouvelle" station est inaugurée les 13 et 14 juillet 2007.

En 2008, un site Internet officiel,
sablesdorlespins.com, est lancé pour faire la promotion touristique de la station.
A Plurien, il reste encore quelque chose puisque j’ai découvert une superbe bouquinerie,

et une très jolie église romane.

Sinon à part cela y a vraiment
plus rien !
Je suis allée dîner au
Casino samedi soir, repas simple, pas cher et sans aucune prétention.
Je me suis abstenue d’aller aux machines à sous
(au nombre de 76), car j’avais laissé ma carte d’identité dans la voiture et il pleuvait à torrent.
Comme quoi la pluie a parfois du bon ! Balade à
Erquy, juste à côté. Un vieux gréement quitte le port :

Le temps est détestable, vite, il est temps d’aller se réchauffer au manoir Saint Michel.
Kenavo. A suivre.