1 mai 2011

Les Sables d'Or les Pins

Etant libre de bouger ce week-end, (pas de soins infirmiers), je décide d’aller du coté du Cap Frehel, Erquy, Pléneuf Val André, ce week-end du premier mai.
J’ai réservé une chambre dans un super manoir (le manoir Saint Michel), dont je vous parlerais. Je rêvais d’y venir depuis plus de 10 ans.
Je suis juste à côté du Cap Fréhel, aux Sables d’Or les Pins.




Cette station balnéaire des Côtes-d'Armor, située à cheval sur deux communes, Frehel majoritairement et Plurien.


Son histoire est très singulière et la voici :
Créée dans les années 1920, elle est connue pour sa grande plage de sable fin et ses dunes.
Elle est principalement construite sur des dunes, sur une flèche littorale à l'embouchure de la rivière Islet.
Elle s'étend au sud-est sur un coteau montant vers le plateau sur lequel a été implanté un golf.
Bien que des traces d'occupation ancienne (villa gallo-romaine) aient été retrouvées, le lieu était inoccupé jusque dans les années 1920.
En 1921, des promoteurs dont Roland Brouard, achetèrent un peu moins de 100 hectares de terrains, principalement des dunes, au Comte de Couville, à proximité de la Grève de Minieu, dans le but d'y édifier une station balnéaire luxueuse.
Rapidement, des travaux importants sont menés : arasement des dunes, création de larges avenues, etc.
Le plan d'ensemble de la station, original pour l'époque, a quelques similarités avec la station thermale de Vichy et avec le Vésinet.


Il fut choisi par le promoteur Brouard, par sa volonté de "plaire aux anglais" en développant un style anglo-breton susceptible de leur convenir.

Il y réalisa les hôtels, restaurants et commerces ainsi que la plupart des villas.
Une ligne de chemin de fer est construite permettant la jonction avec la ligne Paris-Brest et inaugurée en février 1924 (la ligne sera abandonnée en 1950 mais il reste aujourd'hui encore le pont enjambant la rivière Islet).

La même année le premier hôtel de la station, est achevé.
L'année suivante un golf est ouvert, suivi en 1927 d'un casino, qui existe toujours, et attire une foule nombreuse chaque fin de semaine.
Plusieurs villas luxueuses sont construites et la station est alors fréquentée par une clientèle aisée, financiers et industriels parisiens, et on y donne des fêtes somptueuses.
Mais avec la crise de 1929, le développement de la station s'arrête brutalement et la riche clientèle déserte les lieux. Roland Brouard mourut ruiné en 1934.
Après la Seconde Guerre mondiale, le développement de la station repartit de façon plus maîtrisée pour aboutir à la situation actuelle d'une station familiale, animée uniquement en saison.
En 2006, d'importants travaux de réaménagement démarrent avec un rétrécissement des rues, construction de parkings enherbés, protection de la dune devant la plage et 7500 nouveaux pins plantés.
La "nouvelle" station est inaugurée les 13 et 14 juillet 2007.


En 2008, un site Internet officiel, sablesdorlespins.com, est lancé pour faire la promotion touristique de la station.
A Plurien, il reste encore quelque chose puisque j’ai découvert une superbe bouquinerie, et une très jolie église romane. Sinon à part cela y a vraiment plus rien !
Je suis allée dîner au Casino samedi soir, repas simple, pas cher et sans aucune prétention.
Je me suis abstenue d’aller aux machines à sous (au nombre de 76), car j’avais laissé ma carte d’identité dans la voiture et il pleuvait à torrent. Comme quoi la pluie a parfois du bon !
Balade à Erquy, juste à côté. Un vieux gréement quitte le port :

Le temps est détestable, vite, il est temps d’aller se réchauffer au manoir Saint Michel.
Kenavo. A suivre.

5 commentaires:

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,
j'attendais avec impatience ton article de ce jour. Chaque fois, je vais chercher sur la carte où se trouve ces lieux : Côtes d'Armor, cap Frehel,... Je ne suis allé en Bretagne que deux fois et chaque fois la côte sud : Concarneau à la pointe du Raz, résidence à Penmarch, avec une tournée à Crozon, Brest,la côte ouest jusqu'à Ploudalmezeau et retour vers Redon en traversant le massif montagneux et le sommet de la Bretagne (je crois :-))

Sylvie-Anne a dit…

Ia ora na. Si tu es allé à Ploudal', tu étais en plein pays Pagan dans le Nord. Il te manque la ligne Ploudalmezeau-Cancale. Il faut revenir en Bretagne Pierre.

Pierre-Paul a dit…

Bonjour Sylvie-Anne. Il voyait grand pour l'époque ce monsieur Brouard. Probablement que si il n'y avait pas eu cette crise financière en 29, sa station balnéaire aurait survécue jusqu'à aujourd'hui.

J'imagine très bien l'époque d'après vos photos et archives et les gens très fortunés qui y venaient en vacance. C'est un très beau site.

J'ai bien ri quand j'ai vu le nom de plurien, c'est un nom bizarre mais, aujourd'hui après la faillite de ce monsieur, il ne reste vraiment pas grand chose de cette époque. Plurien porte bien son nom maintenant.

Bisous !

Pierre-Paul

Jack des Sables a dit…

Bonjour Sylvie Anne
Comme moi, résident en ce lieu magique des Sables d'Or, tu as peut-être ressenti ce qu'écrivait Eric Rondel dans son ouvrage "de St Cast à Dahouêt" -2003 : "Dans les dunes et les landes,des pins se dressent en forêt.L'air d'une exquise douceur s'y embaume d'une balsamique et saine senteur.A travers les bois,les boulevards spacieux ont été percés .Quand on les suit,on a l'impression de se promener dans un parc immense,mieux encore, dans l'une de ces routes vosgiennes que l'image a popularisées.A travers les arbres on voit briller les milles phosphorescences de la mer...."

Anonyme a dit…

Je regarde ces images souvenir de 2011 au cap frehel charly