22 janvier 2009

Pause n°3 : sens interdit

Depuis un mois je vais plusieurs fois par semaine, en mission dans cette structure, à l’autre bout de Papeete.
Je voulais photographier le beau flamboyant de l’entrée quand j’ai découvert ces 3 panneaux de sens interdit !Juste après avoir rangé l’appareil dans son étui, 3 véhicules ont pourtant emprunté ce passage en sens interdit ! il pleuvait ce jour, était-ce la raison ? Alors où mettre le 4eme panneau ?

Vendredi 23 janvier, j'y suis retournée. (Je précise que c'est vu de l'intérieur.) On rentre par là mais on sort par l'autre coté. Je me suis stationnée 100 mètres plus loin qu'hier. 2eme flamboyant, et là regard arrière, l'apothéose !

Au moins 4 ou 5 panneaux cette fois 50 mètres avant les derniers (1ere photo !)
Mais puisque l'on vous dit que c'est interdit ! faites le tour !
Mais pourquoi faire 400 mètres pour la sortie alors qu'on est garé à 150 mètres de l'entrée ? Tous les panneaux de sens interdits de Tahiti sont concentrés ici !

18 janvier 2009

De la visite le lundi 19 janvier

Tout est OK pour l’arrivée de mes futurs amis bordelais ce lundi 19 janvier 2009, vers 22 hs et des brouettes à l’aéroport de Faaa.

Bien sur j'achèterais les colliers de fleurs aux vendeuses à l'aéroport.

Le bouquet d’opuhi sur la table, les draps tout neufs, enfin tout le toutim pour leur réserver le meilleur accueil !
Dès 17 hs ce lundi, je peux appeler l’aéroport pour savoir si l’avion a du retard ou de l’avance.
A l’heure ou j’écris, je suis certaine qu’ils sont déjà à Roissy, encore ignorants de ce que peut être un si long vol de 24 heures vers le Pacifique !
Ils vont arriver de nuit à la même heure que moi.
C’est assez frustrant car on ne voit rien de Tahiti avant le lendemain et cela n’aide pas trop pour trouver ses marques les premiers jours.
Mais Pistache est Ok pour faire le maximum et moi aussi !
On va faire de super photos de l’arrivée. Cela va être génial ! J’espère qu’ils se plairont à Tahiti. Le contraire m’apparaît impossible !
Bon voyage et Maeva au fenua.

les bananiers de Polynésie

La banane existe sous plus de 34 variétés différentes en Polynésie.
Les bananiers sont des plantes herbacées (les plus grandes du monde) et non des arbres, à une ou plusieurs tiges qui ne fleurissent qu'une seule fois chacune.
Le tronc peut mesurer quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres de hauteur.
Les feuilles longues, larges et brillantes sont en spirale.
C'est une plante puissante à croissance très rapide et au feuillage persistant.
Lorsque le bananier a produit entre 25 et 30 feuilles, au cœur de celles-ci se développe un bourgeon floral évoluant en une inflorescence qui retombe dans la majorité des espèces sur le côté. L'inflorescence, appelée «régime», porte à sa base des fleurs femelles qui produiront les bananes et à l'extrémité des fleurs mâles.


Le bananier est une plante pérenne, le cycle végétatif dure environ un an.
La floraison se produit au bout de 7 mois et les fruits mûrissent 4 mois plus tard.
Après la récolte du régime, la pousse principale périclite, c'est à partir d'un rejet latéral qu'un nouveau cycle de culture redémarre.
En cours de cycle, des rejets, qu'il faut supprimer, apparaissent continuellement.
On en garde cependant un tous les 3 mois, de manière à pouvoir récolter régulièrement un nouveau régime.
Les souches produisent pendant 5 ans. Au-delà, il faut replanter à partir d'un rejet latéral prélevé sur un plan sain.
Parmi les variétés de bananes cultivées en Polynésie, la plus typique est incontestablement le fẽ'i, banane sauvage orange vif, dont le régime pousse droit, tourné vers le ciel.
Introduite par les premiers Polynésiens durant leurs migrations, la banane fẽ'i est très consommée en Polynésie.
Elle pousse sur les pentes montagneuses, entre 400 et 1200 mètres d'altitude et disparaissent au-dessus.
On en trouve dans tous les magasins et aussi au marché.
Ce sont des bananes plus grosses, tout aussi savoureuses crues, que cuites.
Leur chair est plus ferme aussi il est préférable de les consommer après cuisson car elles restent entières.
Il faut les choisir un peu vertes et leur texture est assez proche des tubercules farineux.
Elles ne font pas actuellement l'objet d'un commerce international important.


Mais savez-vous qu'en Afrique, il y a des bananes à bières, plus amères.
Elles sont fermentées, produisant ainsi un «vin de banane», particulièrement apprécié dans la région des Grands Lacs en Afrique.

Il existe aussi à Tahiti des bananes séchées délicieuses.
Les bananes sont pleines de vitamines B et C, ainsi que des sels minéraux.
C'est le fruit de l'énergie, elle est favorable à l'équilibre nerveux et à la croissance, surtout osseuse.
Elle se consomme bien mûre et il ne faut pas la conserver au réfrigérateur pour lui conserver toute sa saveur.
Pour ceux et celles qui cuisinent, je peux vous donner les recettes du cake aux bananes et aux ananas confits , ainsi que du soufflé à la banane appelé «Poe bananes»

Les photos sont prises de mes fenêtres.
Le voisin en dessous, au 3eme étage, a un super jardin avec 4 bananiers que je peux observer tous les jours.
J'ai toujours des bananes, des mangues et des ananas frais à l'appart, car j'en consomme beaucoup. A ce rythme je vais devenir fructivore !

Pour conclure ce "banane-message", je vous propose de cliquer sur le lien suivant. Vous découvrirez la très belle histoire d’un bananier de Tahiti qui s’éclate désormais à la piscine de Plougonvelin (Finistère). Un coucou aux finistériens en passant.

11 janvier 2009

Pause n°2 - mes insolites

La première pause était le 15 décembre. Voici la 2ème.
Ce dimanche matin 11 janvier 2009 à 9 heures, je me stationne aisément dans le centre ville de Papeete désert ! le choix de la place !
Dans le porche voisin des pancartes administratives attirent mon attention.
Voici la première :

Petit coup d’œil à mes ex collègues de Rennes et souvenirs car «le contrôle de la légalité» (des actes et décisions des organismes des sécurité sociale), a été mon cœur de métier pendant 4 ans.
J’ai apprécié aussi les 3 points de suspension en dernière ligne ! Ah la diversité des tâches et des missions de l’administration ….. etc ! 3 points qui résument si bien !
La 2eme pancarte est également intéressante dans son libellé, et sa mitoyenneté avec la première !En effet les contrôlés qui ont fait de grosses bêtises peuvent aussi se retrouver en prison !
Pas tellement envie d’avoir à faire avec le service PIP de Polynésie !
Le 3eme cliché sera mon clin d’œil et résume l'ensemble :

Ouf ! il y a un bureau d’avocats à proximité pour mettre tout le monde d’accord !
Quel concentré intéressant et quelle logique de proximité exemplaire!
Ce coup d’œil était spécialement offert à mon amie Véronique la parisienne, qui aime bien mes pancartes administratives polynésiennes ! Coucou Véro !

La Presqu’île de Tahiti

Besoin d’un grand bol d’air ce samedi. Je décide d’aller en presqu’île, le bout du monde de Tahiti.
Je m’arrête déjeuner à l’entrée de Taravao, dans un restaurant super (le meilleur trouvé en 2 mois !) situé au bord de la baie Phaéton.
J’ai dégusté deux verres d’un excellent muscadet de Vallet !

La Presqu’île de Tahiti, autrement nommée Tahiti Iti, ou encore Taiarapu, est la plus petite (230 km2) des 2 formations volcaniques qui constituent Tahiti.
Les points kilométriques redémarrent à zéro de Taravao, commune située dans l'isthme, à l’intersection des 2 routes côtières qui viennent de Papeete, jusqu’au bout de Tahiti Nui.

On ne fait pas le tour en voiture de Tahiti Iti.
Je décide de commencer par la route de l’Est. La route suit la côte. Pas beaucoup de voitures et je traverse deux villages Pueu et Tautira.
Tautira est un petit village au maison blanches (PK 19). En 1888, Robert Louis Stenvenson auteur de l’île aux trésors, qui voyageait sur un cargo, fut séduit et resta 2 mois à Tautira. Il dira de ce lieu «le paradis et le peuple le plus aimable du monde ».
C’est aussi à Tautira que l’on fabrique des pirogues de compétition. Les piroguiers de Tautira sont célèbres dans tout le Pacifique Sud.
De Tautira il faut prendre le bateau pour rejoindre Pari (eh oui mais sans s !) au Sud.
Il est possible de faire l’excursion dans un bonitier.
Cette partie de l’île inaccessible par la route est peu peuplée – fenua aihere- C’est à Pari que les 2 premiers missionnaires français débarquèrent en 1836.
Je prends une photo du cimetière de Tautira, où les petits auvents sur les tombes sont là pour ombrager le repos éternel de ceux qui y séjournent.

Les Polynésiens sont très respectueux de leurs morts.

Au bord d’un très beau lagon, la plage de sable noir est bordée de pandamus.
Puis la route s’arrête en cul de sac.

Donc je reviens par la même route à Taravao.
De la voiture je vois une très belle cascade en à pic. Puis une 2eme, alors je décide de m’approcher.
Je m’engage dans un petit chemin de terre. A plus de 400 mètres de la chute d'eau, j'entends le grondement impressionnant.


Revenue à Taravao, je repars de l’autre côté sur la côte Ouest.
Au PK 6, le très beau port naturel de Vairao.
Le seul port de Tahiti à pouvoir accueillir des bateaux de fort tonnage. Le paquebot France y fit escale en 1972 et en 1974.
La route va s’arrêter de la même façon à Teahupoo, (prononcer Tiopo) l’un des meilleurs spots du Pacifique !
Une vague énorme (10 mètres) connue dans le monde entier.
Sur cette photo je suis au bout du monde au kilometre 0

Sur la pirogue les noms des meilleurs surfeurs du monde qui ont vaincu cette vague.

Il existe aussi une 3ème route intérieure, qui mène jusqu’au centre de la presqu’île, nommé le plateau de Taravao.!
Mais le temps ne s’y prêtait pas, je décide de garder cette visite pour une prochaine fois.
Il paraît que sur ce plateau herbeux, on se croirait plongé en Normandie, car des tranquilles vaches laitières y paissent paisiblement.
Hormis le site de surf de Teahupoo, mondialement connu des surfeurs, les voyagistes n’emmènent pas les touristes en presqu’île.
C’est d’un calme et d’une authenticité saisissante de contrastes.
Des pensions de famille accueillent les connaisseurs (nos gîtes ou chambres d’hôtes).
Pas d’hôtels, pas de scooters, les enfants font du vélo et jouent au ballon sur la route.
Encore un coin à 50 kms de Papeete que je mets dans mes favoris.

5 janvier 2009

La baie de Matavai et la pointe Vénus

Dimanche 4 janvier 2009, j’étais invitée chez des amis qui habitent les hauts de Mahina.
C’est une commune située au PK 10 (Est). (rappel :PK voulant dire point kilométrique soit 10 kms de la cathédrale de Papeete)
Le rivage de cette commune est particulièrement riche en souvenirs historiques, car c’est dans cette baie de Matavai qu’abordèrent la plupart des explorateurs de la seconde moitié du 18 e siècle et que se trouve la pointe Vénus.

Cette pointe s’appelle ainsi, car la mission officielle du premier voyage de Cook était d’observer le passage de Vénus sur le disque du soleil en 1769.
Au nord de la baie les anglais construisirent d’abord un camp, puis un observatoire sous la direction de l’astronome Charles Green.
Un monument commémore cet événement ainsi que celui de l’arrivée de l’évangile à Tahiti.
La superbe plage de sable noir est très prisée le week-end.
Elle est bordée de grands aitos (arbres de fer) (j’avais vus les mêmes, nommés filaos sur la côte Est de l’île de la Réunion).
Sur la pointe, le seul phare de la Polynésie, porte la date de 1867 (25 m de haut, surélevé de 7 m en 1963).
A l’origine il était garni d’un feu blanc portant à 15 miles.

Son équipement actuel le rend fonctionnel tant pour les navigations maritimes que aériennes. Il confirme la vocation de havre de cette baie.

Au loin à Plus de 50 kms au large on distinguait, sur la ligne d'horizon, les masses sombres des cocotiers des atolls de Tetiaroa.
Je me suis renseignée. J'irais samedi ou dimanche, en catamaran y passer la journée.

Etant sur une pointe et très en hauteur, on voyait la mer des 3 côtés de la maison.
Quel bonheur de cuisiner devant un panorama aussi grandiose !

vue de la fenêtre de la cuisine

vue du jardin
De l’autre côté, le décor des plus hautes montagnes de Tahiti, s’inscrit sauvage et verdoyant malgré les constructions qui continuent de grimper sur les premières pentes, d'où l’appellation "les hauts".

Il n'y a plus de terrain libre sur la bande littoral, alors les maisons grimpent toujours plus haut. Sur la photo suivante les "hauts de Papeete et sa banlieue de Pirae":

Le seul inconvénient d'habiter si haut, du moins à Mahina, c'est qu'il faut faire 4 km en 2eme sur une route très sinueuse et pentue, limitée à 30 km/h.
La descente à 20hs dans la nuit noire, m'a semblé durer une éternité.
Pistache était ravie de retrouver le plat du littoral et moi donc !
Mais il n' y a jamais de neige ni de verglas, comme en ce moment en métropole, donc ça va !

3 janvier 2009

Ia orana i te matahiti api

Premier réveillon à Tahiti

Déjà 2 mois ! Après Noël, le réveillon de la Saint Sylvestre !
Une invitation d’une amie pour un réveillon au restaurant le Casa Bianca en bordure de la Marina de Punaauia.
Superbe marina ou dorment les innombrables voiliers et yatchs, gros et petits, de plaisance de Tahiti. Saint Tropez est tout minus à côté !
Une petite robe noire et des sandales de soirée assorties, achetées en dernière minute, et c’est parti pour un réveillon dehors, bras et jambes nus, sous les cocotiers, au bord du Pacifique.
Difficile à imaginer que j’avais la clim dans la voiture à 20 heures un 31 décembre !
Je me méfie toujours des réveillons au resto, car c’est souvent la cuisine "cantine de luxe à la chaîne" (menu unique) et il y a souvent des loupés.
Eh bien non tout était parfait dans ce resto. le choix du plat (magret ou saumon) un peu limité .
Que c’était bon le foie gras tiède à la mangue ! 3 jours après j’y songe encore en me disant qu’il faut que je trouve la recette pour la refaire, car les morceaux de mangues étaient intégrés au foie gras avant cuisson. Un régal !
La suite fut également très à la hauteur avec un service irréprochable et des serveuses très souriantes.
Encore une bizarrerie, ce trou normand au calva et à la pomme verte, sous les tropiques, mais vu la température, je l’ai apprécié.
Un très bon champagne pour commencer et un excellent Lalande Pommerol pour suivre.
Des allers et retours sur la piste de danse avec de supers morceaux de rock.
Quelle belle ambiance.

Lili a beaucoup dansé. Elle danse si bien !


Les feux d’artifice éclairaient la baie, car ici tout un chacun a le droit de faire son feu d’artifice dans son jardin ou dans la cour de sa résidence et la concurrence est sévère !
Le clou était bien sur le super feu d’artifice de la commune de Punaauia. Magnifique, plus de 30 minutes !
Merci le Casa-Bianca, merci les amis qui m’accueillent et me font partager leur immense amour pour Tahiti et la Polynésie.
Voilà comment j’ai changé d’année en Polynésie ce 31 décembre 2008.
Comment aurais je pu imaginé cela possible six mois plutôt ?
Oui la vie est pleine de belles surprises !
Bonne année 2009.

Commentaires de Blog : mode d’emploi

Certains de mes lecteurs (et ou lectrices) me disent être un peu désemparés pour enregistrer un commentaire.
Voici un petit mode d’emploi :
1 - au bas de l’article vous cliquez sur commentaires
2 - une feuille nouvelle apparaît
3 - vous tapez votre texte dans le cadre en haut à droite
4 - vous tapez votre prénom dans le cadre «nom d’utilisateur» (Zone url ou nom)
5- vous faites ou non, aperçu pour modifier ou corriger votre texte
6- ça vous convient, bon alors, vous cliquez sur le pavé orange «publier commentaire»
Inutile de vous occuper des autres rubriques prtoposées.

Tout est OK ? à vos claviers alors.
Les encouragements ne font jamais de mal et les critiques sont toujours constructives !
Au plaisir de vous lire, car c’est interactif un blog.

Etape n 5 : retour par la côte Est

La côte Est est très sauvage, sans lagon, sans récif.
Cette absence de récif barrière, laisse la mer, battre violemment le rivage.


Quand la mer est forte, le bord de route est parfois très endommagé, les vagues déferlent à toute allure et terminent parfois sur la route.

Une petite curiosité : le trou du Souffleur, spectacle de cette côte rocheuse aux coulées de basalte qui pénètrent dans la mer.
Il surprend par le souffle et la force des vagues dans les rochers.

Mais en Bretagne et à Quiberon notamment, il y en a aussi des trous du souffleur, ainsi qu’à l’île de la Réunion et à la Martinique.
C’est une spécialité des côtes Est dans les îles et de la Bretagne sauvage !

Un parking a été aménagé, près d’une petite plage de sable noir, à 150m environ du Trou du souffleur. On y parvient à pied en longeant la route avec prudence.
Le Trou du souffleur est à ras du sol, entre un petit bout de trottoir et la falaise.
Le souffle n'est pas régulier et il sort brusquement, il peut vous faire perdre l’équilibre.
Côté montagne, contre la parois rocheuse, le souffle de l'océan est visible et surtout entendu.
À cet endroit, la route est étroite et le virage n’a pas beaucoup de visibilité.
Un souffle puissant s'échappe du trou entre le bord de route et la falaise, tellement puissant qu'il peut vous faire tomber à terre, quand la houle est forte.

La route de la corniche passe au-dessus d'une configuration basaltique, un lavatube : il s'agit d'un trou sous la route, où l'eau de l'océan s'engouffre et ressort violemment en éjectant de l'air et de l'eau des deux côtés. Côté océan, l'eau est projetée brusquement à chaque vague déferlante.
En face du Trou du souffleur, côté falaise, un petit promontoire permet de voir le souffle côté océan.
Plus les vagues sont fortes, plus l'effet est magique, la quantité d'eau expulsée impressionnante et le grondement aussi .
Pistache a pris une grosse vague, mais pas à cet endroit, un peu avant.

Mais il y a bien d’autres coins super sur la côte Est comme le petit bourg de Faaone, ou réside une de mes amies.
La vallée de la Papenoo que j'ai vue rapidement, et qui mérite une journée complète.
J’ai aimé la force de la houle, le bruit des grosses vagues.
Je retrouvais la Bretagne du Finistère Nord, celle que j’aime tant.
A 17 hs j’avais fini mon tour d’île et j’ai fait une pause «boisson fraîche» chez mes amis de Mahina ?avant de regagner Santa Anna à la tombée de la nuit.
Je suis encore une «bleue» car, j’avais pensé à tout, sauf à la bouteille d'eau !
Pistache a roulé à merveille pour ses premiers 100 kms ensemble, rien que toutes les deux !

2 janvier 2009

Etape n° 4 : Le jardin botanique

Le jardin botanique, voisin du musée Gauguin, a été créé par Harrison Smith, en 1937 un américain passionné de botanique et grand voyageur.
Il a réussi à implanter sur l'île un certain nombre d'espèces.
Hélas, c'est lui qui est responsable de l'introduction à Tahiti et dans les îles de la Société du miconia.
Cette plante occupe maintenant 60% de la surface intérieure de Tahiti détruisant au passage la flore d'origine.
Plus un parc qu'un jardin, la diversité des espèces y est très variée. (ci-dessous un flamboyant)

Cela ne fait pas du tout parc à la française, j’ai bien aimé le côté sauvage et l’absence de pancartes.
On se dirige au hasard des attirances, des bosquets d’opuhi géants ou des lotus bleus majestueux .

Il y a aussi une très joile forêt de mape, (chataigner polynésien) avec des racines hors sol.

Il donne un fruit qui se mange comme la châtaigne ou le marron.
Il se vend au bord des routes avec l'indication "mape chaud".

A l'entrée du parc, un grand bac boueux héberge deux grosses tortues des Galapagos.
Elles ont 200 ans et pèsent chacune 250 Kg ! Elles ont été offertes en 1937.

En 1936, Harrison Smith planta la graine de ce banian qui avait été acheté chez le grainetier Vilmorin au bord de la Seine à Paris.
L'arbre a grandi et est devenu le plus grand du jardin botanique avec un diamètre de plus de 70 mètres.

Le ficus benghalensis est originaire du sud de l'Asie.
Des racines adventives descendent des branches de tous côtés, quelques unes s'arrêtant à mi chemin et d'autres allant jusqu'au sol pour y former de nouvelles bases à l'arbre, ce qui lui donne l'aspect d'une quantité de cordes tombant des branches.
Petit à petit, ces racines prendront corps et remplaceront le cœur de l'arbre actuel qui dépérira.
Les bourgeons sont recouverts de gaines blanches d'où sortent des feuilles ,d'abord vert pâle puis vert foncé, lorsqu'elles atteignent leur taille définitive.
Le Banian est différent des autres arbres, car il pousse en quelque sorte du haut vers le bas. en lâchant ses racines aériennes qui à leur tour deviennent de nouveaux arbres intimement liés les uns aux autres.
C'est probablement pour cette raison qu'on a récemment baptisé un certain type de réseau d'ordinateur du nom de "Banian".
Le feuillage est toxique et sa sève peut être irritante.

Des lianes, mais pas vu de Tarzan, seulement quelques très rares promeneurs, armés comme moi de leur appareil photo.
Aucun bruit, aucun vent, de la belle ombre, Quel jardin très reposant.