17 août 2009

Madeleine, marquisienne de Hiva Oa

Kaoha, (bonjour en marquisien),

Vendredi à 13 hs, mon amie Téhina m’appelle de Atuona (île d’Hiva Oa aux Marquises)
Elle me demande si je peux accueillirsa jeune sieur, samedi à 17 h à l’aéroport.
Elle s’appelle Moï (francisé en Madeleine).Elle vient en évasan (évacuation sanitaire) car elle a une intervention chirurgicale à prévoir après quelques examens au CHPf.
Tim (Timery), la fille aînée de Moï, a 23 ans et habite à Mataeia avec son ami Raihei. (couronne de ciel). Mataeia est à 50 kms de Papeete au sud de Tahiti.
Elle désire aller la voir avant son opération, mais elle n’a pas de moyen de locomotion.
Bonjour les trucs le 15 août à 18 hs !
C’est Ok j’irais accueillir Moï à 17 h30 à l’aéroport de Faaa.

Elle dormira à Papeete et nous irons à Mataeia dimanche pour la journée, chez sa fille Tim.
Dimanche soir, elle rentrera avec moi à Papeete, car elle a des rendez-vous médicaux dès le lundi matin très tôt..

Je découvre une belle marquisienne de 43 ans, maman de 6 enfants, hyper sympa. Nous faisons rapidement connaissance.
Elle connaît très bien la Bretagne et la Corse pour avoir vécu de longues années à Concarneau, Le Mans, et Porto-Vecchio. Elle est revenue à Hiva Oa son île natale, en 2001.

Le vrai prénom de Moï, (celui de sa carte d’identité ) est le suivant : Moipiiaoputio. Moi voulant dire femme en marquisien, et putio guerrier de la vallée de Motuua (celle où habite sa famille). L’ensemble pouvant vouloir dire «femme du guerrier de la vallée». Et il vrai que c’est une femme très volontaire et déterminée.
Pendant plus de 24 heures nous ne ne quittons plus ! Elle me raconte sa vie et celle de ses origines. Une famille de milliardaire anglais Sir Georges Brown Peterson et son épouse Emma Leyton, venus faire du négoce en Polynésie dans les années 1850 et qui y ont fait souche.
Une très belle histoire que je vous raconterais dans le blog prochainement.
Moï m’ a apporté du miel de la vallée de Hanapaaoa. (île de Hiva Oa) produit par son oncle Yen Fat (chinois marquisien), des délicieux citrons des Marquises très parfumés, et du poisson.

Nous voici au happy howers du Beach Comber le dimanche soir vers 18 heures.

Samedi matin j’avais fait du grand ménage. ! Je ne serais pas seule les prochains jours! Ca va me changer de ma petite routine!
Je suis très heureuse de recevoir une amie marquisienne et de lui rendre service.
Le week-end s’annonce très bien !
Après mes huit jours d’isolement pour raison de grippe, c’est une nouvelle amie qui me tombe du ciel, non d’Hiva Oa !
Ce lundi soir j’écris l’arrivée. Nous sommes devenues très complices et la cohabitation se passe à merveille. Demain je vous raconterais le dimanche et la suite. Moï me fait apprendre le marquisien et le prononcé. Je fais des progrès fulgurants avec une prof à domicile !
A pae (ou nana ou kenavo ..... )

13 août 2009

Ils ont vécus en Polynésie - 1er épisode -

Certes Paul Gauguin et Jacques Brel, enterrés à Hiva Oa, aux Marquises, tout le monde connaît. Mais il y en a tellement d’autres !
Ils sont venus, et ont beaucoup aimé, écrit sur la Polynésie française. Certains y ont vécu de très longues années.
Voici un petit recensement que j’ai élaboré au fil de l’eau depuis quelques mois au hasard de mes lectures et surfs sur le Net.
C’est rempli de liens pour vous permettre de voyager dans le passé et mieux connaître ces occidentaux qui se sont passionnés pour la Polynésie française.
Comme ils sont nombreux, on va procéder à petites doses, 4 par 4. Voici l'épisode n° 1

Bien sûr pas de photos, à vous d’aller surfer sur les liens !
Soyez curieux vous ne serez pas déçus !

Les grands voyages commencent souvent par un superbe livre dans un fauteuil et maintenant devant un ordi ! Un voyage commence toujours par un rêve !
Moi c’est la philatélie qui m’a fait voyager et rêver dès l’âge de 8 ans !
Le hasard de la vie me permet aujourd’hui de nommer ce rêve : la Polynésie .

Bernard Moitessier (1925-1994) : Célèbre navigateur hors normes, il a vécu à Ahe (archipel des Tuamotu) et plusieurs années à Mooréa. Il a écrit une dizaine de bouquins que tous les voileux connaissent.

Paul Emile Victor (1907-1995) Cet explorateur polaire très connu, a vécu 25 années à Bora Bora sur un motu. Il y a terminé ses jours à l’âge de 88 ans

Georges Simenon (1903-1989) grand écrivain que j’affectionne, il a séjourné à Tahiti en 1935. Il décrit parfaitement les mentalités tahitiennes de l’époque dans un super roman "Touriste de bananes". Un livre à lire absolument.

André Japy (1904 - ?)( les machines à écrire ) : Industriel richissime, il a vécut à Papeari dans les années 1930. Passionné d’aviation, il a fait construire une piste d’atterrissage sur le plateau de Taravao. Surprenant et peu connu des tahitiens et du Net !

Quelles belles aventures humaines ! moi je me régale à les découvrir, les lire et relire.
Pas de souci cependant, la bretonnitude me colle à la peau pour toujours,; mais c'est fou comme 24 heures d'avion peuvent changer une vie à tout jamais ! Je me Tahitianise chaque jour de plus en plus.

J'aurais voulu apprendre le breton et voilà que dans 8 jours je vais me retrouver en cours de réo-tahitien ! La vie est pleine de surprises insolites mais jamais incongrues.

Merci de m'aider dans ce recensement. Surfez bien les amis !

La suite dans l’épisode N° 2 bientôt.
Bientôt 8000 visites sur le blog, mauruuru roa pour votre fidélité.

Nana

11 août 2009

Soeur Rose

Après la découverte par les premiers navigateurs occidentaux, d’autres arrivées, celles des missionnaires, n’ont cessées de marquer profondément et à tout jamais, la Polynésie française.

J’ai découvert l’histoire de sœur Rose dans un superbe bouquin «Te Fenua Enata, la terre des hommes, Chroniques des îles Marquises » de Patrick Chastel aux Editions du vent des îles.
Sans plagier l’auteur de cette histoire vraie, je voudrais vous la faire connaître, car c’est une très belle histoire. N’hésitez pas à visiter les liens.

Sœur Rose avait 21 ans en décembre 1946, lorsqu’elle débarque à Atuona dans l’île d’Hiva Oa, dans l’archipel des Marquises. Cette jeune sœur de la communauté de Saint Joseph de Cluny, vient comme enseignante.
Elle restera 32 ans (de 1947 à 1979) dans l’école Sainte Anne, dont elle sera la directrice et qu’elle fera sans cesse progresser. Elle reviendra en 1981 à Raiatea cette fois, où elle restera 9 ans.
A plus de 60 ans, elle revient aux Marquises.
Sœur Rose a connu le grand Jacques.
Elle a rejoint Tahiti le 12 juillet 2008. (voir les liens pour les photos )

Toute une vie de femme consacrée aux enfants des Marquises. Cette histoire m’inspire respect et admiration.
Dans toutes mes lectures, je découvre de très belles histoires de vie en Polynésie qui me passionnent et que je souhaite partager avec vous, via ce blog.

Ces terres isolées en plein milieu du Pacifique sud, possèdent un magnétisme certain.
Quand on a la chance d’y vivre un jour, on redoute le déchirement du départ. Pourquoi ?
Mon amie Marie-Anne de Faaone, désormais à Bruxelles, ne dira pas le contraire !

Je te dédie cet article MAK. Ici on pense à toi.
Nana.

Les mangues sont de retour

Certains lecteurs assidus, du côté de la mer du Nord, m'ont demandé des recettes, polynésiennes. Alors en voici une : Salade de blancs de poulet aux mangues et piments.

J’ai testé et arrangé cette recette à ma manière, il y a quelque temps, mais je ne l’avais pas mise dans le blog. Je vous la donne (sans photo, histoire de vous laisser imaginer ! )

Pour 2 ou 3 personnes, il faut :
-1 belle mangue pas trop mûre, 2 échalotes, 2 petits piments doux, 2 blancs de poulet, salade verte (laitue),
-1 g de gingembre, 50 g de cacahuètes hachées, 2 petits citrons verts, 2 cuillerées à soupe de nuoc mam, 1 cuiller d’huile d’arachide, quelques feuilles de menthe, un peu d’huile d’olive.

C'est simple et pas cher !
Préparation : 10 minutes suffisent :
-1- Peler la mangue et la râpée,
-2- Émincer les blancs de poulets en lamelles,
-3- Faire revenir les blancs à l’huile à feu vif (sel, poivre),
-4- Ajouter tout ensemble le nuoc mam, le jus de citron, les râpés de mangue, le gingembre, les échalotes hachées, et les cacahuètes,
-5- Verser la préparation sur les feuilles de salade dressées dans un plat,
-6- Décorer avec les piments et les feuilles de menthe ciselées,
-7- Vérifier l’assaisonnement avec un trait d’huile d’arachide.

Les variantes : cubes d'ananas à la place du râpé de mangue, petits dés de tomates à la place des piments. Le nuoc mam peut se remplacer par un vinaigre balsamique, mieux encore, par un vinaigre de vin de mangue, mais là vous allez avoir du mal à en trouver !

Un bon vin blanc ou un Saumur accompagneront très bien cette composition fraîcheur.
C’est rapide à faire et il y a toujours des mangues dans les étals des magasins de métropole.

Ta maa metai : Bon appétit - Dites moi le résultat.
Nana

8 août 2009

Nanou ma belle mariée

7 heures du matin samedi 8 aout à Tahiti. Le soleil chauffe déjà, le ciel est bleu et sans nuage.
Je téléphone en France. Nadège et Mickaël sont mariés depuis quelques heures.
Ils me remercient pour les fleurs.
Frédéric me rassure. Tout se passe bien à Dinan.
Un peu de son mais pas encore d’images !
C’est vraiment dur pour moi de ne pas être auprès d’elle en ce si beau jour ! .

21 heures (à Tahiti) je reçois les premières photos.


Elle est belle ma Nadège dans sa robe de mariée
Belle à pleurer !

Le téléphone et le Net sont précieux, mais ne supprimeront pas l’éloignement
Au milieu du Pacifique sud, ce samedi 8 août, Tahiti n’avait plus la saveur du paradis.

De Tahiti et de toute la Polynésie, j’ai réservé toutes les fleurs


Pour offrir aux mariés tous mes voeux de bonheur.

Sois heureuse ma puce, ma princesse, mon cœur .
Ta maman

Repas breton à Tahiti

Vendredi 7 août 17 heures, je fonce avec Pistache, au Carrefour de Punaauia pour quelques ravitaillements.
En bonne bretonne, je ne peux m’empêcher de faire un arrêt au stand poissonnerie.
Surprise du jour ! Il y a des araignées, des bulots, des étrilles, fraîchement arrivés de France ce matin. Je n’en crois pas mes yeux !

Les étrilles et les araignées sont sous la glace, mais elles ont air pas mal. Après un rapide coup d’œil aux étiquettes de prix, car c'est pas cadeau, je craque.
Dans mon panier : Palourdes de Nouvelle Zélande, 12 bulots, 3 étrilles et une belle araignée.
Je phone à Yves, mon voisin et ami de Santa-Anna.
Il est OK On dîne ensemble, si je fais une mayonnaise maison. No problème !
Yves me prête une cocotte minute pour y cuire l’araignée qui ne rentre pas dans mon unique casserole !

Du beurre aux cristaux de sel, une bouteille de Bourgogne aligoté et ces délicieux fruits de mer de Bretagne !

On s’est régalé comme des fous ! Fantastique !
Pour accompagner notre dîner, la chaîne TV Tempo diffusait le festival inter celtique de Lorient !


Nous avons dîné au son des cornemuses et de binious.! Ca nous change du Heiva et du langoureux tamuré ! Zut j'ai raté le bagad de Lann Bihoué !
Étrange coïncidence cependant, car toutes mes pensées étaient concentrées sur Léhon et Plouer sur Rance et les Côtes d’Armor.
Ma façon à moi d’être présente au mariage de ma fille Nanou en France, ce samedi 8 août
C’était le hasard, le mana de Tahiti.
C'est pour ton mariage ma puce, que mon rêve d'étrilles et d'araignée s'est réalisé!
A Tahiti ou à Dinan je n’ai qu’un seul cœur, celui d’une maman.
Oui je reviendrais voir ma Bretagne un jour et mes enfants, avec dans mon cœur le soleil de Tahiti à tout jamais.
Nana

5 août 2009

Tetiaroa, une île, un rêve.

L' atoll de Tetiaroa est situé à 42 kms au Nord de Tahiti.
On ne peut s’y rendre qu’en bateau.
La piste d'aviation est impraticable depuis 2004.
Un catamaran propose une journée à Tetiaroa. 3 heures aller, 5 heures sur place et 3 heures de retour.
J’avais organisé cette sortie avec 5 amis(es) il y a 15 jours.
Mais trop de houle (4 m de vagues). Sortie annulée.
J’attendais cette sortie depuis des mois ! Samedi après-midi à tout hasard, je téléphone.
Il reste une seule place sur le catamaran Vehia (maximum 15 personnes) pour le lendemain.
C’est Ok. J’irais à Tetiaroa le dimanche 2 août.

Préparatifs à la hâte samedi soir (casse-croute, crème solaire, anti-moustiques…. casquette enfin tout le toutim)
Dimanche matin le réveil sonne à 5 heures ! rendez-vous à 6 h 45 sur le ponton du front de mer de Papeete.

Un peu de géographie et d’histoire avant de commencer le voyage :
Tetiaroa est un atoll privé faisant partie des Îles du Vent dans l'archipel de la Société. (coordonnées google earth : 17°01 05 53 S et 149 ° 34 39 97 O)

L'atoll est l'unique île basse des Îles du Vent, et est rattaché à la commune d'Arue au Nord du Tahiti. (sauf le petit atoll de Maiao, à l'ouest de Moorea). Il est célèbre pour avoir été la propriété de Marlon Brando qui l'a acquis auprès du gouvernement polynésien.
L'atoll s'étend sur une superficie totale de 6 km2, soit environ 585 hectares de sable divisés en 13 motus (îlots) de différentes tailles.
Le lagon fait 7 km de large et 30 m de fond. L'atoll ne comporte aucune passe. L'accès par la mer n'est donc possible qu'avec un canot pneumatique, qu'il faut manœuvrer avec dextérité, afin de franchir la barrière de corail en même temps qu'une vague, si la houle le permet.
Teihotu Brando le fils de Marlon Brando y réside toujours.

Histoire : Remarqué par les premiers explorateurs de Tahiti, l'atoll de Tetiaroa a accueilli en 1789 trois déserteurs du Bounty. En 1904, la famille royale de Pomare de Tahiti donne l'atoll à un dentiste Johnston Walter Williams. C'est à la suite du tournage du film Les Révoltés du Bounty en 1965, que Marlon Brando fait l'acquisition de Tetiaroa, il y vivra jusqu'en 1990.
Aujourd'hui propriété des héritiers de Marlon Brandon, Tetiaroa s'oriente vers la réalisation de projets touristiques. Le petit hôtel rudimentaire (5 chambres, pas d'électricité, un filet d'eau et des moustiques) est aujourd'hui fermé, mais un vaste projet d'hôtel de luxe, nommé The Brando est en cours de réalisation.
Depuis octobre 2008, le promoteur Richard Bailey, P.D.G de Pacific Beachcomber, a obtenu l'autorisation d'effectuer de lourds travaux sur la barrière du récif, (notamment un quai) afin d’aménager les installations futures, provoquant des controverses, quant à la destruction de l'écosystème naturel et fragile de l'atoll.
Je voulais aller voir Tetiaroa avant l’arrivée massive des touristes, voir ces atolls déserts et inhabités.

6 h 30 je stationne Pistache dans les parcmètres de l’OPT à 100 mètres du ponton.
Sur le catamaran Vehia, (propriété de Jean Jacques Besson -casquette au centre de la photo ).

Beaucoup d’animation. Aujourd’hui une équipe de 10 plongeurs et 5 touristes. Les bouteilles d’oxygène sont chargées sur le bateau.

Un couple m’aborde. Marie-Hélène et Claude, des morbihanais ! Claude est médecin à la retraite et vient de terminer un mois de remplacement dans une clinique de Papeete.
Ils habitent sur le golfe du Morbihan à Novalo et repartent lundi soir pour la métropole. C’est leur deuxième séjour en PF. L’année dernière ils sont venus à Raiatea et Tahiti.

Claude s’installe à l’avant dans le filet. Marie Hélène et moi sommes quelques mètres plus loin.
Pendant les 3 heures du voyage aller, je bavarde avec Marie-Hélène.

Je ne m’attendais pas à parler du Morbihan ce dimanche 2 août à 7 heures du mat’ ! Cela fait du bien au moral !
Très vite le bateau prend de la vitesse. Des paquets de mer nous aspergent constamment et nous sommes totalement trempées ! Mais l’eau est chaude et dès 7 h 30. Je suis en maillot et le soleil et le vent commencent leur œuvre.
Ces 3 heures passent vite (même sans clopes !) et bientôt TERRE !

celle des atolls de Tetiaroa surgit en plein pacifique.

Il n’y a pas de passe, donc le zodiac nous débarque sur le motu. (Marie Hélène et bibi)

Le Vehia reste en deça de la barrière de corail.

Quand le zodiac franchit la barrière de corail, cela chahute quand même pas mal, mais c’est surtout pas le moment de prendre des photos !
Il est 10 h et des poussières. Le ciel est bleu de chez bleu Polynésie.

ma photo préférée : Il fait très chaud. L’équipage reste à bord pour s’occuper des 10 plongeurs.
Donc nous sommes seuls, les 5 non plongeurs, sur l’atoll. Le zodiac ne reviendra qu’à 15 heures nous récupérer.
Le programme : faire le tour de l’atoll Reiana, (2 heures de marche), pique nique et le tour du motu "île aux oiseaux". Interdiction formelle de pénétrer dans les atolls, car c’est une propriété privée. Seul le cordon littoral est autorisé et surtout ne pas déranger les oiseaux qui nichent au sol dans les branchages.

Un couple de jeunes vont de leur côté. Marie Hélène et Claude m’invitent à les accompagner. On accroche nos sacs dans les branches car le motu est infesté de rats.
Stop les bavardages, voici les photos de ces plages de rêve :

Des petits crabes cavalent sur les patates de corail, des gros dans les branchages.

Nous traversons le lagon avec juste l’appareil photo en main, vers l’île aux oiseaux.(tahuna iti).Des oiseaux par milliers ! Des fous, des sternes, des aigrettes.....

Ils deviennent agressifs si nous nous approchons trop près. L’atoll est à eux. Il y a de jeunes poussins et des œufs que les parents surveillent.

Il nous faut une bonne heure et demie pour faire le tour de l’atoll. Visions magnifiques de plage de sable fin et d’une végétation luxuriante. Et un soleil qui tape fort !

Ici les fruits du pandanus et des noix de coco énormes :

Plus aucune notion de l’heure, du temps (aucune montre)
Nous retournons sur le motu du départ ou nous avons laissés nos sacs.
Après un xeme bain,

nous croquons notre pique nique, car il est plus de midi. Voici notre plage de pique-nique et le motu aux oiseaux en haut à droite :

Les rats viennent déguster les miettes de notre repas avec un culot incroyable.
Il y a aussi plein de Bernard l'ermite, des petits et des plus gros.

On voit les coquillages qui cavalent sur la plage ! Ce sont les Bernard !
Nous repartons faire le tour de ce grand motu. Encore une bonne heure, pour finalement arrivés au point de rendez-vous à 14h45.
Au total c’est plus de 4 heures de marche, soit plus de 10 kilomètres de plages désertes et brûlantes !
Nous sommes cramés rouges, malgré les crèmes solaires. Re bain et le zodiac revient nous chercher.
Pendant les 3 heures du retour, complément de bronzage sur le catamaran, si besoin en était !


avec toujours des paquets de mer pour nous inonder. La dernière heure, le temps fraîchit, nous mettons les cirés.
Aucun incident à déplorer, et je n’ai pas eu le mal de mer, contrairement à certains jeunes plongeurs !
Arrivée sur le port de Papeete à la nuit tombée.

Tous nos vêtements sont trempés ! Pas grave ! Il fait encore chaud.!
Le dernier pot de l’amitié au bar le Rétro. Claude et Marie Hélène ont leur hôtel à 10 mètres.
L’ami Philippe nous rejoint. Grande évocation de souvenirs de pays de France et d’Outre Mer entre eux.
Claude et Marie Hélène s’envolent lundi soir pour Sarzeau et Philippe s’en va mardi pour Angoulème .
Je suis la seule à rester à Tahiti ! Mais pas de nostalgie, il me faut vite rentrer à Santa Anna ,pour commencer à trier toutes les 100 photos prises en ce merveilleux dimanche à Tetiaroa.
Oui parfois je rêve de revoir ma Bretagne, mais pour l’instant mon plaisir , c’est de vivre et de travailler au fenua.
Lundi, mardi, mes activités professionnelles ont pris la première place et je n’ai pas eu le temps de partager ce super dimanche en live sur mon blog.

J’espère que ces quelques photos vous auront donné l'envie de venir découvrir les beaux atolls déserts de Polynésie française.
Comme disait Marie Hélène, dimanche : «les photos cela ne suffit pas, il faut voir en vrai pour y croire "
Promis juré craché, toutes les photos sont du dimanche 2 août et même pas retouchées
Je crois avoir compris le sens de la formule «une ile de paradis ».
Ce dimanche ce n’était pas un rêve, mais une réalité ! Enfin !
Nana.