11 septembre 2009

Les verts du Mont Marau

Parlons botanique, celle du mont Marau
Dès les premières hauteurs, nous découvrons un très grand potager ( fa’a apu)

C’est un vieux chinois qui entretient ces plantations et vend ses productions au marché de Papeete. C’est du bio garanti.
Il y a des choux chinois (pota),

de la salade, du persil, de haricots des ananas (painapo),

des pieds de papayes (iita), une recette en passant sur le lien. Je les aime que cuites , crues je n'arrive pas. C'est comme ça !

des tomates, du taro et du manioc (maniota), des citrouilles (mautini).
Pas de clôture, alors parfois des vols.

Alors, il a mis une pancarte d’avertissement.

Espérons qu’elle suffise à dissuader les malins.
Les premiers coteaux ressemblent à de douces pentes alpines.

Toujours cependant les vues sur le lagon en contrebas.

Ensuite, les belles fougères arborescentes, que j’admire tant pour leur magnifique élégance et leur hauteur.

Dans le virage, les tôles ondulées servent de glissières de sécurité, car juste en dessous c’est le précipice.


Plus haut les arbres sont tous couverts de barbe. Ce sont les mousses espagnoles qui donnent cet aspect Hamilton et un aspect centenaire aux arbres. On se croirait en hiver !


Parfois des bizarreries ainsi cette fougère pousse dans l’arbre à 5 mètres du sol. Ce sont les plantes épiphytes (pas vraiment parasites, plutôt aériennes).

Nous découvrons un couple de perruches vertes superbes, mais pour les photographier, galère !
Je préfère cliquer sur les plantes géantes car au moins elles ne se volatilisent pas !

Joli pin colonaire !

Il y en a plein à l’île des pins en Nouvelle Calédonie et j’en ai vu aussi sur le plateau de Nuku Hiva aux Marquises.
Dans notre coin pic-nic choisi par Patrice, nous découvrons une plante très odorante, une sorte de menthe sauvage.

Nous cueillons des bouquets de fleurs et nous nous frottons les mains avec.
Une odeur délicieuse. Quel est le nom exact de cette plante ?

Fille du littoral atlantique, la montagne n’a jamais été mon truc. Cependant j’ai toujours aimé la botanique et curieusement, je me mets à adorer ces montagnes exotiques et verdoyantes avec leurs arbres et plantes gigantesques.

Ce silence, ces odeurs, vous plongent dans un monde de calme et de beauté, où le stress est vite oublié, et devient un gros mot !

SVP Messieurs les architectes, ne bétonnez pas le littoral de Tahiti. Ne touchez pas à la belle montagne tahitienne. Il sont si jolis les fa’a apu des collines. Elles sont trop belles ces grandes fougères de la montagne tahitienne.
Mauruuru roa.

Merci de votre visite amis lecteurs.

Vous attendrez un peu pour la sortie baleines à Mooréa (c'est la saison) car il pleut (e ua). Je vais attendre une météo plus favorable. A Tahiti, la patience est une grande qualité. Je vais reviser mes leçons de réo tahitien , car il risque de pleuvoir tout le week-end, mais comme il fait chaud cela ne m'empêchera pas de me baigner quand même !

Pas encore un an de blog et déjà plus de 10.000 visites ! Merci - Mauruuru roa
Nana.

8 septembre 2009

Pique nique sur le Mont Marau

Sur le mont Marau, les nuages nous ont rattrapés et nous avons du redescendre un peu plus bas.
Patrice avait acheté des croissants et des chaussons aux fruits au marché à 6 heures du matin !

Zabou s’est blessée sur un pied. Ca saigne ! vite Samu, Hélico…. Momo constate et dit «bof, quelle chochotte». Patrice sort quand même la valise de pharmacie du véhicule .


Quelle belle trousse de secours ! rien à envier à certaines ambulances ! Il soigne le petit bobo de Zabou, qui se marre comme une folle. Quelle blague la petite égratignure de la baroudeuse des mers. !
Après les petits gâteaux, une deuxième pause.

J’avais amené le thermos de café, Zabou et Momo avaient apporté le confit de volaille et le blanc sec (me rappelle plus le nom) . Il y avait aussi du Brie ....etc....

Il n’y a aucun aménagement là haut donc c’est système D
Pendant la pause casse-croûte, Momo et Patrice font leur show au bord du précipice.
Voici les photos de leurs clowneries

Bof même pas impressionnés, on a vu pire plus haut ! et Patrice est toujours avec nous !

Patrice bifurque et nous emmène sur un chemin de traverse chaotique et nous trouvons un endroit super pour attaquer le vrai pique-nique.

C’est sur qu’aucun touriste n’est venu dans ce coin ! C’est une première !
Pendant la descente, nous continuons à cliquer et à remplir les mémoires de nos appareils photos, perchés dans le 4 x 4.

Et toujours ces vues plongeantes sur Papeete en bas.

Nous sommes si bien là haut. Pourquoi faut-il redescendre ?
L’article suivant sera tout vert botanique
A suivre

7 septembre 2009

Rando au Mont Marau (1493 m)

8 h le dimanche 6 septembre 2009, une joyeuse bande s’installe dans la 4x4 de Tahiti Safari.
Les vahine : Ramia, Isabelle (dit zabou) et la blogueuse bretonne (la plus vieille ! ),
Les tane : David, Nicolas, Maurice (dit momo), Yves (dit Yfic, mon voisin )
Précision : Zabou est la vahine de Momo ou Momo est le tane de zabou ! au choix !

C’est Patrice, le big boss de Tahiti Safari qui nous conduit dans son super 4 x4.
il a travaillé un dimanche rien que pour nous ! C'est un vrai big boss ! chapeau bas !

Il faut faire vite, car les nuages sont vite arrivés sur les sommets
Pour l’instant, c’est grand bleu, mais cela menace plus haut. Trève de bla bla, on y va !

Nous quittons très vite le quartier de Saint-Hilaire (faa’a) au dessus de l’aéroport. La route goudronnée laisse très vite la place à un chemin de terre très pentu, mais relativement carrossable.

Parfois il y a quelques obstacles ! (suffit de baisser la tête, ça passe de justesse )


Pourquoi cette excursion privée, organisée que pour notre petite bande ?
Nous savons que la vue de la haut, est exceptionnelle, un panorama à 180 ° sur 40 kms de littoral. Tels des gosses, nous sommes tout excités d’aller là haut. Patrice a honoré le deal !
Zabou et Momo connaissent déjà, mais y reviennent avec plaisir.

Le mont Marau domine l’agglomération de Papeete. De grosses antennes pour la navigation aérienne y sont installées. La dernière (cf photo) a été inaugurée le 28 août dernier par le président Oscar Temaru.

Pour cette inauguration, le chemin a été agrandi et nettoyé.

Il faut une bonne heure pour atteindre le sommet, sans perdre de temps. Nous faisons des arrêts photos. mais rapides,

car Patrice a le pressentiment que les nuages vont être arrivés avant nous. Alors c'est la course !
Dès le départ, la végétation dense et luxuriante nous entoure, telle une brousse épaisse et verdoyante d’une grande diversité. On en reparlera plus tard.

En effet, je décide de scinder ce reportage en trois articles, car sinon il sera trop long ! et j’ai tellement de choses à vous décrire et vous faire partager (autre raison : je ne suis pas en vacances, j’ai du taf !)
- 1- la randonnée et les vues splendides (pour vous rincer l’œil)
- 2- Pique-nique en montagne . (pour les anecdotes et l’ambiance)
- 3- la végétation et le fa’ a apu (plantations, potager) du mont Marau. (pour le fun des amoureux de la nature ) .

Nous grimpons, nous grimpons, (du moins le 4 x4 !). Dès 600 mètres, des vues sur le grand bleu à nos pieds, et offert à nos yeux ébahis .


Des Oh ! des Ah ! dans la bétaillère et aussi des aie aie car nous sommes debout pour prendre les photos. Le 4 x 4 fonce car c’est la course avec les nuages, on se cogne dans les barres. (J’ai des bleus dans le dos et sur les cotes ! rien de grave que des souvenirs gravés ! )

Plus nous montons, plus le panorama s’élargit et devient de plus en plus grandiose. Au loin la silhouette sombre de l'île sœur Mooréa


Nous nous amusons à reconnaître les lieux (la piste de faa’a, la foire, le motu du port etc…) qui ne sont que de petites taches sur les photos. Nous admirons les couches de bleu du lagon, et la largeur des passes (très visibles).


C'est bon de s'élever, de prendre de la hauteur ! sentiment inexprimé mais qui anime le groupe.

Place aux photos.


C'est vers ces antennes (en haut à gauche) que nous allons :

Arrivée au sommet ! ouf ! temps clair, vue très dégagée. On a gagné la course. Youpi !
Patrice est super content d’avoir gagné la course contre les nuages (et nous alors ? encore plus).

les dents du diadème :
(avec les nuages qui déboulent du Sud à toute vitesse )

En face le plateau des orangers de Punaauia :

la vallée de la Punaruu :

Patrice nous conduit jusqu’au point extrême sur une arrête d'à peine un mètre de large, des a’ pics de 700 mètres ! impressionnant !
Il prévient les personnes sujettes au vertige. Zabou et moi, on a les pétoches. On y va, mais on se s’attarde pas. J’évite de regarder en bas pour contenir ma frayeur du vide.
Zabou (premier maître à la base navale) a le pied marin, mais le mal de l’air. Avec mon nom de poisson, je préfère l’eau également!
Patrice nous montre les endroits de décollage des parapentistes (très rares) qui osent se lancer d'ici.

Des accidents sont à déplorer hélas.
Je ne veux pas m’avancer. Peine perdue, je suis contrainte ! bizutage par le vide ! C'est bon , je suis encore là pour vous raconter !

Patrice nous narre de tragiques accidents qu’il a connu et dont je ne souhaite pas trop évoquer le souvenir, par respect pour ces amoureux de l’extrême qui ne sont jamais repartis de Tahiti . Ça glace et force le respect !

Il nous explique les courants thermiques. On dirait que les vallées fument.

De grandes cheminées nuageuses partent du sol et s’agglutinent autour des sommets à une vitesse prodigieuse.
Ainsi vue dégagée sur le mont Aroai (2066 m) en face. (problème de surexposition, l'appareil avait des faiblesses, car trop sollicité ! )

Tu tournes le dos 2 minutes et coucou , il est caché par un bouchon de nuages blancs.
Voici la preuve : Nous sommes restés à peine 5 minutes au point le plus haut, lorsque nous quittons ce point de vue, le nuage a foncé sur nous et voici qu’il nous court après ! Je n'exagère pas.

5 minutes après ! On parle de la marée du mont Saint Michel à la vitesse d’un cheval au galop, mais la formation des nuages et l’ensevelissement des sommets c’est encore plus rapide ! Prodigieux de constater ces phénomènes de visu en direct. Comme par miracle, 5 minutes plus tard, le diadème (roches en forme de couronne) et l'Aroai, réapparaissent comme par magie.

Nous cavalons vers le véhicule et allons faire notre arrêt café, camembert, pâté et petit blanc sec 100 mètres plus bas. (à lire dans un prochain article)
Comme nous sommes tous heureux d’être montés si haut et d’avoir eu une petite heure de bleu dans les hauts, rien que pour nous !
Les excursionnistes ne vont plus au Mont Marau ; Cest trop risqué, car si dès 500 mètres, on ne voit plus rien, les touristes vont hurler «Remboursez ». Nous c’était plutôt «mauruuru roa Patrice»
Une belle amitié ne peut pas être ternie par quelques nuages.

Bientôt la suite dans les épisodes «casse-croute» et de belles découvertes botaniques dans «le vert de la montagne ».

Voici la photo du groupe prise par Patrice : de gauche à droite : Momo, Zabou, bibi, Ramia, David, Nicolas, Yfic.
Manuia (à la votre ! )

Une journée inoubliable en Polynésie française avec mes amis(es) de Tahiti.

A suivre.
Nana



6 septembre 2009

Juste pour patienter

Ce dimanche 6 septembre 2009, une super rando privée entre amis sur le mont Marau (1493 mètres).
Plus de 200 photos ! trier choisir, rédiger ! Quel taf ce blog !
Pour respecter le live, ou le léger différé, je vais faire le max promis.
Il faut partir tôt pour les balades en montagne.
Zut oublié de prévoir des fruits pour le pique nique. No problème, le magasin Champion est ouvert depuis 7 h.
J’y fonce. Une seule place de libre !
Tant pis ! Pistache la prend vite fait.
Sympa la pancarte !
Encore une histoire de pancarte ! Oh non suffit !
Le parking est pour « femme enceinte » ou le véhicule de ... ?
En plus c’est au singulier ! il va être très beau le bébé !
Des places pour les handicapés, mais encore jamais vu des places "femme enceinte" !
Tahiti aime et respecte ses vahine.

Cesses de te poser des questions ! vas acheter tes fruits ! car la balade ne va pas attendre 9 mois..... sur une place de parking à Champion !
A très bientôt pour le récit de la folle équipée sauvage au Marau .
Patience, laissez moi le temps de peaufiner
Je vous promets du sensas !
Nana.

5 septembre 2009

La bonne réponse, la vraie .

Scoop : La solution du précédent article était celle que l'on m'avait donnée et je n'ai pas chercher à approfondir d'avantage.
En fait c'était une fausse info. La personne qui a posé cette pancarte m'a contactée et m'a donnée la vraie explication :
" Lorsque cette pancarte était à l'endroit, personne ne respectait l'interdiction de stationner. Alors je me suis permis de la retourner pour que les personnes qui ne savent pas lire à l'endroit, la lisent à l'envers et cessent de se garer à cet endroit"
Il précise que parfois il la remet à l'endroit et les véhicules reviennent ! Çà marche mieux quand elle est à l'envers !
C'était son idée pour attirer l'attention. C'est une belle communication par la dérision ! Bravo !
Bien sur il sait lire, ce sont le conducteurs qui ne savent pas lire ! la preuve !

Certains panneaux routiers devraient être mis à l'envers en métropole, car beaucoup de conducteurs (et de conductrices) les ignorent. Ça pourrait peut-être marcher ?

3 septembre 2009

La solution

Ok, vous avez bien participé- Mauruuru roa.
Fred s’impatiente, donc je n’attends pas dimanche !
La réponse est moins pittoresque que la question. Certains y avaient pensé :
L’ouvrier qui a posé cette pancarte ne savait pas lire. !

L’illettrisme est un sujet tabou et pourtant il existe réellement dans les collectivités ultramarines.
Merci au GSMA de Mahina (Groupement du service militaire adapté) qui lutte efficacement contre ce fléau. en Polynésie française. (voir le lien)
Lili, mon amie institutrice, depuis plus de 30 ans à Tahiti, a pensé à cette réponse. Normal c’est son truc l’éducation. !
Résultat : pas de gagnant, ni de perdant ! Mais un sachet vanille pour les participants métropolitains ! et merci à vous tous pour votre fidélité.

"Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. "
Alphonse Allais

1 septembre 2009

Photo insolite


Cette pancarte posée à l’envers, est située sur le mur du bâtiment BRH (Bureau des ressources humaines) à la Direction de la santé. !
Cela faisait longtemps que j’essayais de la lire du faré poté (la cantoche) situé à 10 mètres!


D’ordinaire il y a souvent un véhicule de stationné (pas sur le toit !).
Aujourd’hui, en allant au BRH, j’avais l’appareil photo. J’ai bien regardé, les vis n’ont pas glissé et elle aurait dans ce cas, pivoté. Non non elle est solidement fixée à l’envers.
J’ai bien une explication mais j’attends les vôtres !
C’est vrai que nous bossons comme des fous à la Direction de la santé, mais de là à marcher sur la tête, on est pas encore complètement taravana !
Le tahitien n’est pas si simple, mais le français à l’envers alors là quel sport ! Bonjour les torticolis !