5 novembre 2009

Le lagon de Raiatea

Raiatea partage le même lagon que sa voisine Tahaa, sa petite sœur (l’île vanille).

Ce sont les deux îles en Polynésie ayant cette configuration.
Dimanche matin, réveil matinal à 6 h pour aller acheter les firi firi ( beignets tout chauds) du petit déjeuner et le pique nique au magasin chinois à quelques kilomètres.
C’est la tradition en Polynésie. Le petit déjeuner du dimanche est très copieux et acheté au petit matin, jamais la vielle.
Cela peut paraître surprenant d’aller faire les courses à 7 h du matin le dimanche.
Richard m’explique qu’à 7 h 30, il n’y a plus rien et tous les magasins ouvrent dès 5 h.
Nous déjeunons au bord du lagon. La lumière du matin est exceptionnelle.
Un voilier passe sans bruit.
Le ciel, insolemment bleu, fait briller le lagon et les feuilles des grands falcata, (on dit aussi facarata) et de toutes les plantes de la montagne.
Après le petit déj’, Richard prépare le bateau.
Le fare est à 3 mètres de l’eau.
Nous partons sur le lagon vers les motu (les atolls inhabités).

Des oursins énormes dans les patates de corail :

Nous traversons des immensités d’eau verte-bleue. C’est magique.

Cette couleur de l’eau est indescriptible. Chaque île a une palette de couleur différente.
Celle du lagon de Raiatea est vraiment superbe.
Il fait très chaud. Le vent et le soleil vont encore me dorer à vitesse grand V.
Nous arrivons au motu préféré de Richard.
Les mots me manquent pour décrire les sensations.
Richard attache le bateau à un petit pied de cocotier.
Le motu fait à peine 600 m2, comme mon jardin breton.
Je ramasse de très grosses coquilles de bénitiers et je fais mon petit prélèvement de sable pour ma nouvelle collection.
Les coquillages courent sur le sable, car les Bernard l’ermite sont des rapides. Je n’avais jamais vu un bigorneau à pattes qui coure aussi vite !
Pas un seul bateau à l’horizon. Sensation d’être des Robinson, seuls au monde !
Nos deux appareils photos sont en action.
Bien sur trempette dans l’eau transparente qui doit être à 28 °c, voire plus.

Pendant le bain, j’avais laissé mes tongs à un mêtre du bord de l'eau . En quittant ma jolie baignoire verte, plus de tongs ! Richard rit aux éclats et prend en photos mes tongs (semelle en liège) qui dansent le tango sur les eaux cristallines.

Précision : C'est Flo qui a fait le commentaire sur la photo, je suis trop nulle en logiciel photo !
Comme dans le Vendée Globe, j'ai ma routeuse en Bretagne, ma secrétaire de blog, ma technicienne photo.
Flo c'est la mama de mes tiki, margouillats parfois, quand ils ne sont pas sages.

Nous décidons d’aller voir d’autres motu un peu plus loin .
Richard connaît bien son lagon et surfe entre les patates de corail comme un as.
Voici le motu de Diana Ross

Un autre motu sauvage :

Nous rentrerons au fare avec du bleu plein les yeux et le cuir des épaules et du dos un peu rouge doré pour moi surtout.
Dans quelque heures, l’oiseau qui voyage ( manureva , manu : oiseau, reva : partir, voyager) va me ramener à Tahiti.
Je reviendrais sur le petit motu de Raiatea. C'est certain .
Dans quelques jours un autre article sur le faapu (potager) de Raiatea.
Vendredi 6 novembre, à 6h du mat, le bel oiseau de fer va m'emporter aux Iles Australes, à Rurutu . Nana

4 novembre 2009

Le tour de l’île de Raiatea

La route de 98 kms qui fait le tour de l’île est goudronnée, mais les petites routes internes n’ont que des sentiers en soupe de corail.

Il y a encore une vingtaine d’années, la route n’était qu’une piste et ne faisait pas le tour complet. Les habitants se déplaçaient en bateau. (sic Richard)
Route littoral, sur laquelle la vitesse est souvent limitée à 40 kms/h, en raison des nombreux virages. Cela permet de mieux apprécier.
Ici un joli fare dans son nid de verdure .

Des arbres aux belles fleurs roses

Nous stoppons à la marina d’Uturoa ou des très beaux yachts attendent les touristes locataires.

Nous contournons la rivière Faaroa, la seule rivière navigable de Polynésie.

L’île possède peu de plages, mais un charme authentique , celui de la richesse de son histoire.
Ici une église adventiste :


Au Sud de l’île se trouve le marae Taputapuaeta, dans le village d’opoa.
Ce marae est le plus grand et le plus sacré de toute la Polynésie. Il était dédié au dieu Oro, dieu de la guerre.
Une seule photo de cette pierre sculptée, car des trombes d’eau m’empêchent de sortir l’appareil photo pour vous présenter le marae (allez voir le lien).

Il fait très chaud ! J'ai faim ! Nous faisons un stop déjeuner dans cet hôtel

La plage de cet hôtel fait très carte postale. Le soleil est revenu en force. Il refait très chaud.

Nous poursuivons notre route sans jamais quitter les vues sur le lagon et ses nuances de bleu qui ravissent les yeux . (Même ceux de Richard , le polynésien ! )

En quatre heures de route avons nous croisé 4 véhicules ? même pas sur ! (alors parfois voire souvent, on oublie de remettre la ceinture !)
La végétation est dense, verdoyante, les opuhi bordent les fossés.

Nous roulons au ralenti et nous nous arrêtons souvent
Richard m’a donné tous les noms de lieux en tahitien, mais je n’ai pas noté.
Donc prochain achat, un dictaphone.
Comme c’est agréable de visiter Raiatea avec un guide né ici, qui connaît l'île comme sa poche
Une route traversière existe aussi. Cela sera pour un prochain séjour.
Dimanche, c’est balade bateau sur les motu déserts du lagon de très bonne heure.
Après les verts, les bleus …. !
C’est pour la suite.
Nana

2 novembre 2009

Raiatea, l’île sacrée, Uturoa, son cœur de vie

Raiatea (grande eau jaillissante) (12.000 habitants) fait partie des îles sous le vent, dans l'archipel de la Société.
*
Quatrième plus grande île de la Polynésie, elle est située à 210 kms de Tahiti, à 45 minutes de vol. Elle est voisine de Bora Bora, Tahaa l’île vanille, dont elle partage le même lagon, (île derrière moi)

et de la sauvage Huahine. Elle est divisée en 3 communes
Sa ville principale est Uturoa (3.757 habitants)
La culture traditionnelle locale, lui attribue le nom maohi de Havai Nui (havai = eau et nui = grand, ce qui donne Havai nui = grande eau).
C’est l’île mythique, berceau du peuple et de la culture polynésienne, où les premiers maori auraient débarqué, il y a plus de mille ans sur d'immenses pirogues, d’ou son nom de l’île sacrée.

Voilà pour les présentations.
Quelques photos aériennes avant d’atterrir, mais, pas terribles, car le temps est orageux et lourd.

Je suis accueillie par des amis qui m’hébergent à PK 24, à Vaiaau.
Première balade en ville à Uturoa. Il fait très chaud !
Le marché bat son plein. Je bavarde avec les mamas qui vendent fleurs

et ou, légumes.Richard, mon guide, natif de Raiatea, est très connu et je suis accueillie très chaleureusement, par tous.
Je dis bonjour et j’embrasse les habitants auxquels Richard me présente.
Aucun effort à faire, je suis sponsorisée et accueillie comme une princesse.

Dans le cœur de l’ensemble immobilier du port

je découvre ce bassin de nénuphars (ou de lotus bleus ?) devant le superbe escalier de fer forgé du service des impôts.

Le quai des ferries et bateaux de croisière est un bel endroit de promenade.

Richard fait les photos et moi j’ai plus rien à faire, sauf imprimer toutes ces belles images dans ma mémoire à tout jamais.Zut le musée est fermé. J’aurais bien aimé y jeter un petit coup d’œil. L’église idem.

Les flamboyants sont déjà bien rouges ici

Tahiti n’a pas le privilège des fleurs. Raiatea est aussi une belle île fleurie.
C’est cool, ca sent bon, pas de problèmes de circulation, ni de stationnement à Raiatea.

le 31 octobre 2008 je faisais mes valises pour Tahiti. Je mesure à peine le chemin parcouru en une année. Je n'oublierais jamais que le 31 octobre 2009, j'étais dans l'île sacrée.
Je savoure la joie d’être dans le cœur de la Polynésie, avec pour guide un polynésien attentionné, et tout cela me donne le tournis, celui du bonheur car il existe.
Nous nous préparons pour un tour de l’île de Raiatea ce samedi après- midi.
C’est à suivre …
Quel bel anniversaire ! Merci.

Papeete et Moorea vus du ciel

Les voyages inter îles avec AT (Air Tahiti) sont toujours des moments que j’apprécie énormément.


Décoller de l’aéroport de Papeete (situé à Faa’a) signifie à chaque fois : évasion, liberté, nouvelle découverte, suspense.
Mon cœur bat la chamade et mon stress s’envole dès que l’avion décolle.
Tahiti n'est pas une prison cependant, car c'est une joie d'y revenir et surtout d'y vivre!

Raiatea sera la 8 eme île que je visite depuis un an. (après Moorea, Bora Bora, Huahine, Rangiroa, Nuku Hiva, Tetiaroa, Tikehau).
Un temps splendide ! Je m’installe côté gauche de l’avion, ce qui m’a permis de faire quelques photos aériennes de Papeete et la côte Ouest de Tahiti ainsi que de Moorea, l'île sœur.
Je connais chaque anse, chaque lieu.
Ils me sont devenus familiers, autant qu’ont pu l’être les rias bretonnes de la cote Nord et les abers du Finistère, que j’ai eu la chance de survoler en Cessna il y a longtemps !
Hormis les croisières en paquebot, réservées aux touristes retraités pas pressés, (ce qui n'est pas ma situation), pour quitter Tahiti, c’est l’avion et que lui.
Quoique, c'est possible à dos de baleines ou sur les ailes d’un grand fou de Bassan !
Pas de risques inconsidérés, restons dans l’ATR 45.
Mer, ciel et lagon rivalisent et déclinent leur palette de bleu avec ostentation, pour le plaisir des yeux. C’est une compétition de bleus, mais quels jolis bleus !
Des bleus qui vous réchauffent les yeux et le cœur, et vous promettent une belle journée.

Hormis le fait d’être compressées (pour entrer plus vite dans les tuyaux), toutes mes photos sont sans aucune retouche. Foi de bretonne bloggueuse, nulle en logiciel photos.

Ici la pointe de Faaa et la marina Taina du port de plaisance, ou je vais souvent déjeuner le week-end.

Les rivages et lagons de Punaauia

La ligne blanche c'est la barrière du récif corallien, qui sépare le lagon du grand bleu, le moana.

Voici Moorea et la pointe de l'hôtel Sofitel (aéroport et golf à proximité)

Les lagons de la cote Ouest de Moorea

Les deux grandes baies

Moorea est en forme de W ou de M (selon le sens ) Cette photo le démontre.

L’avion prend de l’altitude. Les premières brumes nous éloignent de Moorea.

Si je m’étais installée côté droit, j’aurais vu les atolls de Tetiaroa. (île M. Brando)
Cela sera pour le prochain vol (vendredi 6-11).
Je regarde la propreté du hublot pour choisir mon siège. J'ai aussi repéré l'endroit idéal pour ne pas être gênée par les ailes ou les hélices. Pas bête la fille !
45 minutes de vol et je referais des vues aériennes d'une autre île, celle de Raiatea.
Patience ! Nana.