10 juillet 2010

Retour aux Marquises

Absente du blog du 9 au 17 juillet pour une semaine de vacances aux Marquises.

Le Net fonctionne très mal aux Marquises et je n'ai pas réussi à bloguer.

Je suis revenue à Papeete avec des photos et des articles pour vous faire partager cette semaine extraordinaire dans trois îles des Marquises : Hiva Oa, Ua Pou et Ua Huka.

Mais aussi une grosse angine attrapée dans les différents transferts aériens. (Ça caille sévère en avion
).

Les articles sont rédigés, les photos sélectionnées et compressées, et c'est une vingtaine d'articles marquisiens que je vais publier (2 par jour) en espérant vous faire partager tous les bonheurs que ces trois îles merveilleuses des Marquises sauvages m'ont procuré.

Les Marquises c'est loin de Tahiti (1500 kms : 3h30 d'ATR) et c'est cher .
J'ai eu cette chance insolente de les découvrir et il me faudra encore un peu de temps pour me remettre de ce choc émotionnel.
On commence par le début mon vol pour Hiva Oa le 9 juillet.


Levée à 4 h du matin, j’étais à l’aéroport de Faaa à 5 h le vendredi 9 juillet avec ma valise spéciale Marquises.
Le vol pour les îles Marquises décolle à 6 h 15 (15 minutes de retard).
C’est pour moi une grande joie de retourner aux Marquises et de découvrir 3 nouvelles îles de cet archipel du bout du monde.
Dès 6 h45, un copieux petit déjeuner est servi dans l'ATR 72.
Je termine ma courte nuit, en me réveillant de temps à autre, surtout lorsque nous survolons les atolls des Tuamotu, ces minces guirlandes de sable et de cocotiers posées autour d’un lagon.

Le vol Papeete – Hiva Oa, n’est pas direct. Une escale technique est prévue à Nuku Hiva.
Après 3 h 30 de vol, nous arrivons à Nuku Hiva.

Je suis venue à Nuku Hiva fin mai 2009 et je suis très surprise par l’état de sécheresse de l’île.

Il n’a pas plu depuis 5 mois.
Le lieu de l’aéroport s’appelle Terre déserte et porte bien son nom.

Depuis deux jours les pluies sont revenues, et le ciel est menaçant.
Tous les passagers descendent car l’avion fait un ravitaillement de carburant.
Je me balade dans l’aéroport et retrouve la petite boutique.

Des sacs entiers de citrons des Marquises attendent les acheteurs.

Le temps d’escale sera plus longtemps que prévu, (2 h 30 au lieu d’une heure) car nous devons attendre le retour du twin’oter de l'île de Ua Huka avant de repartir sur Hiva Oa.
Il y a beaucoup de vent et de nuages.
Les conditions de vol ne sont pas bonnes pour le petit twin.
Il arrive enfin vers 12 h 15 Nous prenons 3 passagers et re décollons vite fait.
Après 30 minutes de vol, les côtes découpées de la grande île d’Hiva Oa apparaissent enfin.

L’aéroport porte le nom de Jacques Brel.

Il est 13 h 30, lorsque nous arrivons à l’hôtel Hanakee Pearl Lodge.

Nous avons une heure de retard, non 1h30, car il y a 30 minutes de décalage horaire entre Tahiti et les Marquises.
Magnifique hôtel perché sur la montagne qui surplombe la baie d’Atuona, le plus grand village de l’île.
Une vue exceptionnelle et un jardin fleuri. (vue du deck de mon bungalow)

Un pamplemoussier plein de gros fruits, jouxte la piscine à débordements.

"Le temps s’immobilise aux Marquises", chantait Jacques Brel.

Pendant une semaine, je vais donner du temps au temps, oublier Tahiti, marcher dans les pas de Gauguin et de Brel car les Marquises ça se savoure doucement.
A suivre.

7 juillet 2010

Le King tamatoa s'enfuit

Lundi 5 juillet, je me rends sur le port pour photographier une dernière fois le King Tamatoa.

Arrivé début mars 2010, ce ferry a fait 3 désertes hebdomadaires dans les Iles sous le vent pendant 3 mois seulement.
Pour des raisons politico financières, que je ne cherche pas à comprendre, tellement elles sont complexes, le King quitte le fenua définitivement pour d'autres mers plus lucratives.
Je n'ai même pas eu le temps de faire le voyage du King !
On ne verra donc plus le KT boucher la vue dans le port de Papeete.

Tahiti n'a plus de ferry avec les ISLV. Quelle grande perte !
Sentiment de frustration, d'incompréhension. Le roi a promis mais beaucoup déçu.
Mardi 7 Juillet 2010, 9 h30, 4 sons de corne, et je vois de la fenêtre de mon bureau à Paofai, le roi qui s'en va et cela me rend bien triste.
Sa lourde présence dans la rade de Papeete, était comme un cordon ombilical entre les îles de la Société.
La Polynésie française est dans la République, et pourtant un roi comme le king, y avait encore toute sa place.
Dites moi pourquoi le roi s'est enfuit ? Pourquoi je ne le reverrais plus ?
Je partage la douleur des îliens qui pleurent leur seul ferry.
Il y a toujours des bateaux quotidiens (service public) pour l'île de Sein et Ouessant, en Bretagne, alors pourquoi les 19.000 habitants des ISLV n'ont plus leur ferry ?

6 juillet 2010

Le virage du grand flamboyant de Faaa

La rectification du virage de la pointe Hotuarea, appelée le virage du flamboyant de Faa'a a fait l'objet de grands travaux de terrassement impressionnants.

L'objectif est de supprimer ce virage, afin de résoudre les problèmes posés, tant pour le respect des dégagements aéronautiques (la piste de Faa'a, est très proche), que pour la circulation routière à l'entrée de Papeete.

Ils travaillent en rappel. Pour des terrassiers c’est une nouveauté.


Le grand flamboyant qui trône sur la pointe Hotuarea serait aussi menacé et son devenir pose question.

Des manifestations pour sa sauvegarde ont déjà eu lieu.

Affaire à suivre....

4 juillet 2010

Lectures Marquisiennes insolites

Je vous présente un livre qui est encore une énigme pour moi.
Tous les 2 ou 3 jours, je vais relever ma boite postale à l’OPT de Faaa. (pas de facteur en Polynésie)
L’autre jour un gros paquet remplit la boite.
Une enveloppe blanche à bulles qui contient un livre ou plutôt un manuscrit.
Ce document a été écrit par Alain le Cleach entre 1965 et 1974 (avec une dédicace de l’auteur du 10 octobre 1976).

C’est un document dactylographié de 77 pages, retenues par des agrafes.

avec des plans, des cartes, des graphiques et bourrés de détails géographiques, culturels impressionnants.
Les titres sont faits au normographe.


Le colis a été posté de la Plaine sur mer (44) le 16 juin 2010.
Il contenait 4 cartes postales de la côte de Jade , mais aucune indication sur l’expéditeur.
Je me souviens avoir reçu un mail, il y a un peu plus d’un mois, d’un lecteur me proposant un livre sur Les Marquises et de ma réponse (lui donnant le N° de ma boite postale) .

Mais petit problème technique dans ma boite gmail, et je n’arrive plus à retrouver cet échange mail et donc l’adresse de cet expéditeur discret.
Comment puis je le remercier ?
Réponse : En publiant cet article et en lui demandant de se manifester par courriel.
J’ai préparé un colis de saveurs de Tahiti, mais mon colis n’a pas encore de destinataire !

Je souhaiterais aussi obtenir des renseignements sur cet ouvrage, car je ne trouve pas grand chose dans le Net.
L’ami Pierre, toujours perspicace a cherché aussi et conclut à une énigme Marquisienne.
Coïncidence, je vais passer une petite semaine très bientôt aux Marquises et bien sûr, je me suis jeté sur ce manuscrit fort bien écrit et très bien documenté.
Merci ami lecteur de cet envoi.
Faites vous connaître pour que mon colis puisse arriver à la Plaine sur Mer au plus vite.

3 juillet 2010

La fête de l’autonomie à Fakarava

La fête de l’autonomie de la Polynésie française se fête le 29 juin.
C’est jour férié pour les administrations et les banques.
A Fakarava, Hinano, la présidente du comité des fêtes, a organisé une petite manifestation.
(Hinano est la sœur de Dalhia).
Ce mardi 29 juin, debout à 6 heures, car Dalhia veut aider Hinano dans l’organisation de la fête.
Le temps est maussade et très pluvieux,

aussi le point de rendez-vous est la salle omnisports.
Nous y sommes dès 8 heures.
C’est un concours de chars fleuris qui est organisé.

Il faut installer tables et chaises, et le buffet de gâteaux.
Les musiciens se mettent en place.
Il fait un temps de chien.
Je m’échappe avec mon parapluie de quelques 100 mètres pour aller voir l’océan déchaîné.

Les premiers chars (pick-up et camionnettes) arrivent.

Ils seront 6 à concourir et 2 tricycles, chacun a un thème précis.
La nature sauvage :

la tenue locale est obligatoire.

Le cocotier

Les princesses de mon île,

Les fleurs de de mon île,

Mon fare artisanat….

Les familles ont passé des heures entières, voire la nuit, a maquiller leur véhicule.
C’est tout un sport pour sortir (par la vitre conducteur) du véhicule cocotier.

Hinano décrète que je préside le jury ! Elle recrute 6 autres touristes (italien, allemand… )
Et nous installe avec tee-shirt du comité des fêtes.

Elle veut des touristes pour garantir la neutralité et l’objectivité.
Elle nous distribue un cahier ou tous les critères de notation sont précisés : authenticité, présentation, tenue locale, raffinement, etc…
Je suis admirative devant toutes ces précautions et préparations minutieuses.
L’orchestre se déchaîne, le jury réfléchit et se rafraîchit d’un beau coco bien frais.

Avant la proclamation des résultats, nous nous restaurons.
Korori et délicieux gâteaux.

Après les calculs, vient le moment de la proclamation des résultats.
Hinano me demande de grimper sur une chaise et m’attribue un traducteur tahitien.

Je suis habituée à la prise de parole en réunion professionnelle, mais là j’avoue que j’ai un tract énorme.
Boostée par l’ambiance et les ukulele, je m’entends sortir quelques mots en tahitien !
(des restes de mes cours en 2009).
Evidemment je fais comme à la TV en commençant par le n ° 6 , pour arriver à la gagnante, qui est « voiture fare artisanal » (et qui reçoit un chèque de 20.000 CFP) .

Le char cocotier arrive 2 eme avec 15.000 CP.
Tous les véhicules et les 2 tricycles recevront un chèque de récompense.
La gagnante nous couronne de très beaux colliers de coquillages.
Dalhia et Hinano vous m’avez bien piégée, mais ce fut un bonheur pour moi de participer vraiment à votre belle fête
Ca va être difficile de passer incognito désormais à Fakarava !
Les participantes dansent le tamure avec gaité.

Il est 12 hs. L’avion pour Papeete doit décoller à 13 h 30.
Demain j’ai un autre jury très professionnel dès 8 heures à Papeete.

Jean Jacques apporte mon dernier colis , la glacière. (avec 3 gros rougets)
A l’aéroport j’arbore mon super collier de porcelaines et j’ai pas envie de partir !
J’emporte avec moi tant de merveilleux souvenirs.
On décolle en avance !
Nous survolons une petite île, c’est Niau, située à 51 km de Fakarava.
C'est le seul lagon fermé de Polynésie.

1 h 10 de vol direct et nous voici arrivés à Papeete.
Ici nous survolons la marina Taina, le port de plaisance de Punaauia.

Quand reverrais je Fakrava. ? l’île du bonheur.
Plus je visite, plus je m’attache.
Jamais 2 sans 3, je reviendrais à Fakarava.

2 juillet 2010

Les verts de Fakarava

Lors de notre balade à la passe Garuae, Dalhia m’a donné le nom des arbustes. Ici c’est le ngeo-ngeo ou Tohonu.. on l’appelle aussi faux tabac.

Les feuilles de cet arbre font un excellent compost biologique pour les cultures.

Cet arbre s’appelle le uu (prononcer ouou).

Il y a beaucoup de buissons de miki miki, ce joli arbuste aux petites fleurs blanches.

Ses bois durs et tortueux sont très recherchés et servent à faire de belles décorations.

Ces grands arbres, des kahaia, sont envahis de lianes kainoka.

Ce n’est pas du camouflage, mais du parasitage qui fait mourir l’arbre.

Le Kaha'ia est utilisé dans la préparation du Monoï des Tuamotu.

Les mamas ajoutent fréquemment l’intestin d’un bernard-l’ermite au mélange de plantes et de coco râpé pour accélérer la séparation de l’huile.

Sur le bord de l’océan, au milieu des coraux, de jolies touffes de fleurs rouges défient l’aridité et la sécheresse de l’endroit.

Dalhia ne se rappelle plus le nom de ces fleurs. Si vous avez la solution …. Merci de la donner.

Et voici le beau papayer de la pension Vaiama.

Et une vue de mon petit fare.

Je m'arrête là car des verts et des bleus de Fakarava, j'en ai plein les yeux et la carte mémoire de l'appareil photo.

Merci à Dalhia qui m'a tout expliqué et fait connaître par le détail Fakarava.

1 juillet 2010

Un dimanche dans les Tuamotu.

La sortie bateau pour la passe sud a été annulée en raison de la forte houle sur le lagon.

Qu’importe, je profite du soleil et des plages de Fakarava.
Je déjeune au Snack Teanuanua (arc en ciel) de manière délicieuse et reposante.

J’y étais venue en avril et j’apprécie d’y revenir.
Un CD de Bernard Lavilliers, passe en boucle ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.
Nous sommes loin des "ghettos" et de beaux voiliers glissent sur le lagon nonchalamment.

Une jeune Paumotu, prénommée Kalina, s’installe sur les tables semi- immergées.

Quel bel endroit pour prendre un verre et se baigner en même temps.

Ma promenade sur la plage me conduit aux abords de la grande ferme perlière de Fakarava, dirigée par Jean Claude.

Dalhia et Jean Jacques l'ont invité pour dîner dimanche soir.

Au menu de la langouste et du Ume au four ! Dahlia et Jean Jacques s'activent en cuisine .


Un super dîner ! royal ! langoustes merveilleuses et mayo extra !
sans parler du Ume à la chair si fine !

Quel bonheur de partager ces mets délicieux entre amis et en toute simplicité.

Pas de joli coucher de soleil ce dimanche soir car la tempête arrive avec le maramu du sud et des rafales de pluie.

Dalhia m’a changé de fare, car trop exposé au vent.
Les clameurs et roulements de l’océan et du lagon me réveilleront très souvent dans la nuit agitée. Je n’ose imaginer ce que cela doit être lors d’un cyclone !

Dès lundi matin le soleil est revenu comme si rien ne s’était passé.
Fugace et capricieuse météo des Tuamotu.
Un peu comme en Bretagne avec quelques degrés en plus quand même.
Et ce lagon qui reste imperturbablement bleu malgré la pluie.

C’est le mystère des bleus de Fakarava.
Mardi matin c'est fête au village de Rotoava....
Je suis impatiente comme une gamine qui va à la kermesse !

A suivre.