25 janvier 2010

Tahaa, l’île vanille

Tahaa est une petite île des îles sous le vent (ISLV).
Elle est située à 230 km à l'ouest de Tahiti.
Son nom polynésien est : Uporu. (ouporou). Son tour fait 67 kms .

Située dans le même lagon que l’île de Raiatea, distante de 3 kms, Tahaa ne possède pas d’aéroport.
L’avion stoppe à Raiatea. (vue prise de l'ATR jeudi 21-01-10)

Ensuite la traversée du lagon dure environ 20 minutes.
Le mont Ohiri et le mont Puurauti forment l'ancien volcan situé au centre de l'île.
La baie de Haamene s'étend jusqu'au pied de cet ancien volcan.
Patio est le village principal de l'île de Tahaa, qui en compte huit au total.
C’est une île encore sauvage posée sur un lagon d’émeraude, et entourée de jolis motu.
Son attrait principal réside dans la culture de la vanille de Tahiti, la plus délicieuse et la plus chère du monde, car elle n’est cultivée qu’à Tahaa.

Cela faisait plusieurs mois que le désir de connaître Tahaa me titillait.
J’ai besoin de désirer une île avant de me décider, ainsi mon voyage devient une très belle rencontre d’amour et je ne suis jamais déçue.
Tahaa sera une merveilleuse découverte.

Le jeudi 21 janvier, je décolle de Faa’a à 13h45.
Ce n’est pas un vol direct et nous faisons une courte escale à Huahine. (visitée en mai 2009)

Quelques photos aériennes de Tahaa et de ce beau lagon, saisies du hublot de l'ATR.

A l’aéroport de Raiatea, je me dirige vers l’embarcadère à une dizaine de mètres.
Dans le speed boat de la pension Hibiscus, où j’ai réservé 3 nuits, Eric m’attend pour me conduire à Tahaa, via le lagon.

Eric, est le fils des propriétaires de la pension Hibiscus.
Il charge ma valise dans son speed-boat.
C’est un très beau jeune homme séducteur en diable, à faire pâlir les meilleurs dandies du cinéma américain !

Il m’informe que je suis la seule cliente pour ce week-end, car c’est plus que calme en janvier. Eric, 27 ans (ancien policier à Papeete pendant 5 ans), va reprendre la suite de ses parents à la pension. Il rit tout le temps.
Il est beau comme un aito tahitien, fort comme un banian !
Le bateau fonce à vive allure sur le lagon.
Il fait beau, très beau.

Nous pénétrons dans la large baie d’Haamene, la plus large de l’île de Tahaa, qui ressemble à une étoile de mer, tellement elle est découpée et multiple.

Nous arrivons à la pension Hibiscus.

Sur le toit, le canal VHF sert toujours pour les nombreux voiliers qui naviguent dans les îles sous le vent.

Nous sommes très près de Bora-Bora, Raiatea, Huahine et Maupiti.
Toutes ces îles forment l’archipel des îles sous le vent (ISLV), lequel, avec les îles du vent (IDV) dont fait partie Tahiti, compose l’ensemble des îles de la Société .

L’oncle d’Eric, Stevime, nous accueille. C’est lui qui officie en cuisine.
Je ne tarde pas à prendre connaissance du joli bungalow,

au milieu du jardin tropical, qui va m’héberger pour ces 4 jours dans l’île vanille.
De grosses fleurs fraîches d’hisbiscus rouge sont parsemées sur le lit, la salle de bain.

La pension L’hibiscus, mérite bien son nom.
Pas de luxe ostentatoire mais un confort certain dans un site très agréable et reposant.
Le jardin très arboré est très bien entretenu.
Un arbre que je ne connaissais pas encore le calebassier.

15 h : premier bain dans le lagon en compagnie des enfants du quartier.
Le soir au dîner, nous sommes donc 3, Eric, Stevime (excellent cuisinier) et moi. …
Salade d’avocats et chevrettes à la vanille, un régal.
Rires et conversations agréables. (avec petits cours de réo tahitien)
Avec Eric, nous faisons le programme des 3 jours à venir. Je suis confiante, tout va très bien se passer.
Eric me promet que je ne vais pas du tout avoir le temps de m’ennuyer.
Un si beau jeune homme ne saurait mentir !

Demain vendredi : vaste programme : visite des tortues, plongée dans le jardin de corail, vanilleraie, ferme perlière, pique nique sur le motu...... .
Samedi et dimanche on avisera.....
L’accueil des plus chaleureux, est prometteur d’un excellent séjour, même si la météo va nous jouer quelques mauvais tours, par intermittence.

Je rejoins mon petit fare dans les arbres.
Après quelques moments de lecture sur le deck, au clair de lune, un margouillat tombe sur mon livre, et sonne l’heure du marchand de sable.
Je plonge dans mes rêves d’îles merveilleuses qui sont devenus réalité.
Elle est belle ma vie en Polynésie.
Je me sens si bien à Tahaa que j’en oublie la Bretagne et surtout Tahiti.
Mais n'était-ce pas le but recherché ?

Pour mieux vous faire partager, je vais respecter l’ordre chronologique de mes belles journées à Tahaa. Ces 4 jours méritent au moins 4 articles dans le blog.
Une île fascinante par sa langueur, sa verdure, son calme protégé.
Une île où je reviendrais, mais en bateau la prochaine fois.
Je vous dirais pourquoi dans le dernier article.
A suivre.
Nana

18 janvier 2010

Jamais 2 sans 3 tatoo

Dès mes premières semaines à Tahiti, mes premières découvertes de ces très beaux tatouages, j’ai su que j’allais craquer et me faire tatouer un jour.
J’ai résisté à la tentation pendant un an.
Il fallait trouver le bon tatoueur, celui qui faisait de beaux dessins et qui respectait les règles d’asepsie et les bonnes pratiques.

J’ai trouvé l’artiste, le frère aîné de l’amie Teko.

Avec beaucoup d’appréhension, j’ai fait le premier tatoo pour fêter ma première année au fenua.
Un petit margouillat sur l’omoplate gauche.


Vraiment petit, c’était un test à vrai dire.
Chez Tino, la maman Gisèle, que je connais bien, me met en confiance et me sert le café.
Je suis bien accueillie dans une famille marquisienne de Papeete sur les hauteurs de Pirae.
Trop facile, vraiment rien ressenti et maintenant j’ai un petit margouillat dans le dos à vie.

Début janvier je souhaite passer au deuxième pour fêter la nouvelle année.
Une jolie fleur de tiare à sept pétales (porte-bonheur) sur le haut du bras droit.

Mes collègues de bureau sont ébahies et vérifient que ce n’est pas une décalcomanie.
Le margouillat avait été si discret, celui là se voit vraiment.
Non c’est du vrai de vrai ! et non cela ne fait pas mal !
Encore rien senti, même que j’ai lu mon livre pendant 1h30, le temps de réalisation de ce magnifique tatou très fin.
Les caissières de Champion et de Carrefour me demandent les coordonnées de l’artiste.
Je distribue les cartes de mon tatoo et ami Tino.

Tino respecte toutes les règles en vigueur et tatoue avec une douceur infinie et des aiguilles très fines.

Ce 18 janvier, 3eme rendez-vous chez Tino en fin de journée (car j'ai une nouvelle date à marquer).
J'aurais souhaité le faire à l'île de Pâques, mais le tatou était en vacances !
Cette fois cela sera la cheville gauche.
Nous cherchons ensemble le dessin, son épaisseur.
On se décide pour un S stylisé et élégant.
Je m’installe et fais confiance à Tino qui a très bien dessiné au feutre, le tracé que nous avons choisi ensemble.
Quelques appréhensions quand même, car à cet endroit la peau est mince et le derme non graisseux.
Je voulais reporter à la semaine prochaine.
Tino me dit "il ne faut pas différer et comme dans la vie, savoir assumer ses choix avec courage."
- Bon Ok, alors On y va ! pas de problème pour me baigner à Tahaa dans 3 jours ?
- Mais non, au contraire."

L'aiguille ronronne et me transperce la peau.
Allongée, près de la fenêtre, entre les louvres, j'ai une vue magnifique sur le port de Papeete.
Aie .... c'est douloureux quand même............ ! M...
Je reconnais que celui-ci a été plus hard que les 2 premiers.
Même avec un bon livre sous les yeux et une vue magnifique du haut de l'atelier-pigeonnier de Tino.
Juste des aie ouille ouille, mais pas vraiment de quoi s'arrêter.
J'avais hâte à la fin quand même !
A aucun moment je n’ai bougé et Tino s’arrêtait quand je lui disais "pause".
Résultat après 45 minutes de patience : un joli tatoo très fin dans le creux de la cheville gauche.

Un grand verre d'eau pour fêter la fin !
Tino dit que j’ai une peau à tatouages et est stupéfait de ma cicatrisation rapide.
Je l’ai enduit de monoi et 2 heures après je ne ressens déjà plus rien.
Il fait partie de mon corps désormais. Il m'appartient et ne me quittera plus.

Je m’interroge sur cette envie de tatouages, ce besoin, cette envie irrésistible de marquer mon corps des traces indélébiles de la Polynésie.
Je ne sais pas. Je n’explique pas.
Peut-être une marque d’amour, car il n’y a pas d’amour sans souffrance.
Mon amour immodéré de la Polynésie réclamait ses signes, cette initiation, cette appartenance.

La Polynésie a tracé ses marques dans ma vie et dans mon corps.
Si ma mémoire vacille un jour, mon corps lui se souviendra à tout jamais.
Je comprends mieux le sens et la portée du tatouage. Je me sens différente.
J'appartiens désormais à la grande famille des tatoués de Polynésie.
Quelle immense fierté !
D'autres tatouages ? C'est certain, mais il faut savoir attendre le moment, l'étape qui mérite cette belle distinction, pour que le tatoo soit rempli de sens et de signification, car le tatoutage c'est avant tout un geste d'amour.
Nana.

Le géant Europa à Tahiti

Papeete : Lundi 18 janvier, jour bleu et sans pluie.
Un grand paquebot bouche le quai d’honneur.
L’Europa, ce monstre de 198 m de long.

J’aime photographier les grands navires qui viennent à Tahiti.
J’ai bien envie de faire une croisière aux Marquises un jour. (2 petites semaines sur le Gauguin).

A 18 heures, je termine quelques courses.
J’entends la sirène de l’Europa.
Vite je file sur le front de mer.
Le géant des mers s’en va déjà !
Il longe le port et se dirige vers la passe.

A grands coups de meuglements, il s’éloigne dans le soleil descendant.

Je le regarde s’enfoncer vers la ligne d’horizon.
Le soleil se meurt au loin et fait éclater de couleurs les nuages du soir.
Jeu d'ombres et de lumières toujours beau à contempler.

Il a fait vraiment très beau ce lundi.
Il y a du vent, et les flamboyants sont bien secoués.

Le jour décline, il est l’heure de rentrer.
Bon voyage. ..... Avae Reva

17 janvier 2010

Lectures polynésiennes n°10

O TAITI La nef des fous - Philippe DRAPERI -
Editions Haere Po.


Philippe Draperi (1952-1992) est venu faire son service militaire en 1975.
Il est resté à Tahiti où il a enseigné la philosophie au collège La Mennais de Papeete.
Épris de Polynésie, il s’est mis à écrire à l'âge de 30 ans.
Il a aussi publié "Poésies Gauguines" en 1989 et de beaux articles dans le bulletin de la Société des Etudes Océaniennes.
Hélas il est mort d’une courte et cruelle maladie en février 1992.
Cet essai philosophique, dont le sous-titre pourrait être Polynésie et psychanalyse, a une histoire. Terminé en février 1989, il fut refusé par plusieurs publications locales.
Il circula alors "sous le paréo" et suscita toutes sortes de lectures qui allèrent de l'adhésion à l'antipathie déclarée en passant par la réprobation la plus totale.
extrait : "La Polynésie serait elle surtout peuplée de fous, avec ses Occidentaux malades d'Ailleurs et ses " locaux " aliénés de cultures perdues ?…. "
et à la fin : "figure d'une névrose qui n'ose pas avouer son nom, l'île est un exil, et d'abord de soi-même. ................ Il reste malgré tout que plus on est de fous, plus on rit"

J’ai lu ce petit livre de 40 pages, orné de dessins humoristiques d’un seul trait.


J’ai aussi lu le livre suivant qui a une certaine similarité avec le précédent.
Moana Blues Anne Catherine BLANC
Editions "Au vent des iles"

C’est rare que je lise des romans.
Je voulais oublier un peu les livres d’histoire de Tahiti et retrouver du contemporain.
Pour l’ambiance, c’est raté car c’est un roman très triste.
Ce livre magnifique cependant et fort bien écrit, m’a fait verser des larmes.
Moana était un jeune surfeur de 16 ans, qui s'est noyé dans le grand bleu.
Son corps a été retrouvé et le livre raconte une seule journée, celle de ses obsèques.
Bonjour le titre Moana Blues. !

J’ai lu ces deux livres par temps gris et chaud.
Ce dimanche, le bleu du ciel est revenu.
J’ai entamé un 3eme livre sur la plage de PK 18 à Punaauia (avec un bain toutes les 4 pages !)
Je le lirais la semaine prochaine sur l’île de Tahaa, l’île vanille.
Envol jeudi à 13h45.
A suivre,

16 janvier 2010

Langueurs tahitiennes,

Il y a des jours de la vie, où tout est gris.
Il y a des jours qui vous envahissent de questions.
Des réponses ? ah non, à quoi bon ?

Il y a des jours à Tahiti,
ou le ciel et l’océan se la jouent en gris.

Il y a des jours longs et langoureux
Qui font mal au bonheur des yeux.

Des jours, ou je me baigne sous la pluie.

Il y a des jours ou le livre lu
vous renvoie au début.
Des jours, où on voudrait tout voir

tout comprendre, tout savoir.

Il y a des jours où le moana devient frontière,
Ou l’île devient prison dorée.
Quelle est grande notre terre,
Si petite, mon île adorée.

La nuit revient, avec sa croix du Sud,
merveilleuse dans le firmament.
Finie la fiu attitude.

A Tahiti , il faut aimer le temps,
et prendre le temps d’aimer

Sylvie Anne
15 janvier 2010


Je vous offre cette rose d'hibiscus pour vous souhaiter la bonne année
.

Bloavez mad.

13 janvier 2010

Lectures polynésiennes n ° 9

William Leblanc
"Souvenirs d'un vieux Normand,
récit de ma vie d'aventures et de navigation"

C’est un livre d’aventures écrit par un marin normand qui a vécu à Nuku Hiva en 1842.
C’est un très beau témoignage sur les îles Marquises au milieu du XIXe siècle, très précisément à l'époque où la France prend possession de l'archipel.
William Leblanc, ayant obtenu des autorités militaires une autorisation provisoire de s'établir dans l'île comme colon, a vécu au contact étroit de la population.
Il a fait l'effort d'apprendre la langue et, en esprit curieux, a tenté de comprendre des pratiques et des usages qu'il décrit sans préjugés excessifs : combats opposant les différents clans de l'île, tatouage, préparation et consommation du kava, scènes de cannibalisme.
Ce livre a été réédité en 2006.
J’ai bien aimé ce livre pour la justesse des témoignages, même si certains passages comme la préparation et le déroulement détaillé des festins cannibales sont assez "hard".
J’ai ainsi appris que les femmes ne consommaient pas de chair humaine, réservée aux hommes et aux guerriers.


Victor Segalen : Les Immémoriaux

Ecrivain français né à Brest en 1878, mort à Le Huelgoat en 1919.

Les Immémoriaux sont le premier livre d’un jeune auteur, publié au Mercure de France en 1907, sous le pseudonyme de Max-Anély (lors de la première réédition chez Crès, le nom de Victor Segalen remplace le pseudonyme).
Tahiti, est le premier poste qu’occupe Victor Segalen, médecin de Marine, et les lettres qu’il envoie durant son séjour témoignent à la fois de son éblouissement à découvrir l’île heureuse et de sa colère.
En effet, bien pire que les maladies apportées par les européens, - elles déciment la population - les Polynésiens sont une race qui meurt.
L’évangélisation a détruit une culture exceptionnelle qui ignore le péché, sait vivre en harmonie avec le monde extérieur, et place au sommet de sa hiérarchie les « Maîtres-du-jouir », « beaux-parleurs, beaux mangeurs, robustes époux ».
Le diagnostic s'impose à lui : confrontée à la venue des "hommes à la peau blême", aux maux et à la puissance de destruction dont l'Europe est porteuse, la culture maori se meurt.
Dès lors, l'auteur s'emploie à recueillir les derniers et plus éclatants témoignages de cette civilisation.
Les immémoriaux se sont les Tahitiens.
Ce livre dégage une ambiance de deuil et de disparition très troublante.
Paru en 1907, ce texte demeure irremplaçable, c'est un roman ethnographique essentiel.

Pierre me l'avait prêté et conseillé vivement de le lire. J'ai longuement hésité et j'avais tort. C'est superbe.

Après tous ces ouvrages des temps anciens, je viens d’en acheter 4 autres, beaucoup plus contemporains, que j’ai hâte de découvrir.
Je ne sais pas si ma mémoire va tout retenir de ces lectures polynésiennes, mais je m'inquiète de voir mes étagères de bibliothèque se remplir à grande vitesse !
A suivre,

9 janvier 2010

Le musée de Rapa Nui

Avant de quitter Rapa Nui, vite un tour au musée.


Ce sont les japonais qui l’ont entièrement financé et construit.
Un grand moai surveille le musée et une belle statue plus moderne orne le jardin.
Encore une immersion dans la civilisation de Rapa Nui avec les belles estampes que Martine a photographiées.

Certaines œuvres sont dans des musées européens.
Nous faisons un petit tour dans la boutique du musée.



Il est 20 h le mercredi 30 décembre, nous retrouvons l’aéroport de l’île de Pâques.

L’avion s’envole à 22 h 30.
Le vol durera 5 heures, mais par le miracle des décalages horaires nous arrivons à Papeete à 23 h. !
Plus de 10 jours après le retour, le miracle de l’île de Pâques, berce encore mes rêves de voyages les plus fous.
C’est une grande joie de vous avoir fait partager Rapa Nui .
A bientôt pour d’autres îles lointaines.

Les motu et les grottes de Rapa Nui

La mer est calme, le temps splendide.

Keka nous a trouvé un pêcheur qui accepte de nous faire une balade sur l’océan, jusqu’aux motu et aux moai de Tahai, dans sa barque de pêche.

Le bleu de l’océan nous éblouit. Nous nous approchons des motu, troués de grandes grottes.

Le fonds sont cristallins et d'une visibilité exceptionnelle.

La balade durera plus de 2 heures.
Nous remercions le pêcheur qui ralentissait son moteur, quand il nous voyait prendre des photos.


L’après midi, nous louons un pick-up.
Keka nous rejoint après le déjeuner et nous emmène voir les grottes.
C’est que de la piste !
5 à l'avant, je suis à l’arrière du pick-up, je prends de superbes clichés mais je bouffe la poussière !

A l’entrée de la première grotte, Martine et moi, avons un moment de recul.


Non non , on ne va pas aller ramper sous terre, dans le noir.
Je prends mon courage à deux mains et je m’enfonce pas rassurée du tout.

Martine nous attend en surface.
Nous avons 1 torche pour 2 et nous nous guidons à tâtons.
Ces grottes étaient habitées pendant les guerres tribales.
C'est bien agréable de retrouver le bleu du ciel !

Au bout de la galerie, enfin un trou d’air.

C’est une fenêtre dans la falaise à pic.

L’océan est à plus de 20 mètres à nos pieds ! Impressionnant.

Nous ferons encore une 2eme grotte avec Martine cette fois et une 3eme.
Enfin nous ressortons de terre sous les branches d’un figuier.

Belle journée riche en émotions fortes.
Un bon dîner au soleil couchant sur l’océan est le bienvenu.
Le voyage touche à sa fin.