J'ai obtenu une permission dominicale jusqu'à 18h.
C’est un dimanche froid mais très ensoleillé. Après un bon déjeuner en ville avec un vieux copain, pour terminer cette belle journée, nous allons faire une petite visite au jardin des plantes dit
"Parc du Thabor". Un des plus beaux jardins urbains de France. Cela faisait des dizaines d’années que je n‘étais plus allée au Thabor. Son nom fait référence à une montagne dominant le lac de Tibériade en Israël,
le mont Thabor. C’est un jardin sur plus de 10 hectares mariant les deux styles, à la française et à l’anglaise. C’est le poumon vert de Rennes. Nous entrons par l'entrée de
Sainte Melaine. Nous commençons la visite par les buis en boules superbement bien taillés

qui terminent le carré
Du Guesclin.
Ce qui est surprenant dès le début, c’est la foule de promeneurs. Aux premiers rayons du soleil, tous les rennais ne vont pas se balader sur les quais de Saint Malo (à 80 km). Les promeneurs silencieux se saluent en se croisant, d’autres restent au soleil sur les chaises de l’orangerie, au pied des pâquerettes roses, un livre à la main.

et des dernières primevères.
Il manque un peu de musique et d'ukulele pour l'ambiance ! Les parterres de fleurs d’hiver égaient les vastes pelouses bien vertes.

Les statues trônent majestueusement

en dominant un lieu ou un secteur du jardin.

Trois d’entres elles sont dues au sculpteur rennais
Charles Lenoir. Apès avoir longé "le trou de l'enfer", nous arrivons vers la volière. Je me hasarde dans les parterres pour les besoins de la photo.

Je m’habitue au froid doucement, mais avec quand même 4 épaisseurs de pull sur moi. Nous terminons par
la volière (qui fait aussi office de colombier),

où s'ébattent : serin des Canaries, colombe diamant, moineau du Japon, diamant mandarin, moineau du Japon, caille de Chine, inséparables à joues noires, inséparable de Fischer, perruche à collier, perruche à croupion rouge, perruche ondulée, colombe.
Flo serait ravie de les contempler. Pour les parterres de rosiers, il faudra revenir dans un mois et demi.
Derniers buissons de
forsythia, avant de partir,

lorsque mon regard se porte hors les murs du Thabor sur cette superbe
malouinière.
Quand on prend le temps de marcher et de regarder, on redécouvre sa ville et c’est un bonheur assuré. J’irais faire une visite au Parlement de Bretagne, ce haut lieu chargé d’histoire qui a brûlé en février 1994 et a été entièrement restauré. En 20 ans je n’ai jamais pris le temps. Demat Rennes.