8 février 2009

Etape N 2 : Bonjour les vaches de Tahiti !

Des charolaises, des normandes, des bretonnes oui il y a des vaches heureuses en Polynésie !
De belles vaches bien nourries et bien bronzées Il y a même des taureaux et des petits veaux !
Je le savais mais tant que je n’avais pas vu ….. !

Faux c’est pas la Normandie, ce sont des vaches qui ont gagné au loto et qui vivent en Polynésie les veinardes ! En plus des laitières ! J’espère que la chaleur ne les rend pas trop fiu et qu’elles sont prolifiques !


Une vache qui se la coule douce sous un manguier, dans des pâturages exubérants, avec un horizon tout bleu ! C’est unique ! C’est à Tahiti Iti et nulle part ailleurs.
Quelle belle vie de vache à Tahiti !

J'étais très heureuse de revoir des vaches, mais je ne vais pas vous en faire un fromage !
Nana.

Etape n°1 du plateau : Les pamplemoussiers et les papayers

Dès les premières pentes, je découvre les cultures de pamplemoussiers.
Les fruits sont très gros et un peu verts. Un goût délicieux et sucré sans amertume.
Marie-Anne les adore !

Mangareva , la perle des ïles Gambier, a beaucoup de pamplemoussiers
Plus loin ce sont les champs de papayers.


Mon premier dimanche à Tahiti j’ai mangé de la papaye confite. Un régal !
Il existe aussi un vinaigre de papaye.
Nostalgie de mes confitures ! J’aurais du apporter mon robot Kitchen et ma bassine en cuivre.
Comme une envie de me remettre aux confitures tahitiennes !
Il y a vraiment beaucoup de fruits étonnants et généreux en Polynésie.
Des champs de vitamines !
Je vais étudier la question de près ! Souvenirs, souvenirs !

Le plateau de Taravao sur Tahiti Iti

Après l’annulation du marché aux puces, Marie-Anne et moi, décidons de faire le grand tour du plateau de Taravao. Il faisait si bleu, si chaud ! Un peu d’air montagnard serait le bienvenu.
Avant le départ, petite fête chez Myriam au snack, pour fêter le nouvel an chinois, l’année du buffle.

Les enfants jouaient du tambour et de la cymbale pendant que 2 adultes étouffaient sous le dragon qui avait une tête bien sympa ! Moment très convivial et totalement improvisé.
(bizarres les inscriptions du tee-shirt ? )


Notre ballade de 3 heures au plateau avec la Pistache, ne peut pas se raconter en 3 mots et 4 photos (c’est pas le genre de la maison !). Aussi on va faire cela en étapes coups de cœur.
Ainsi vous zapperez ce que vous voulez ! Moi je savoure chaque détail
Nos 2 appareils photos ont eu du travail et nous avons échangé les clichés pour vous montrer les meilleurs ! Pour moi c’était une très belle découverte et j’étais heureuse d’avoir mon amie belge pour partager.
En venant à Tahiti, j'ai pris du recul et la distance, samedi j’ai pris de la hauteur !
Bonne lecture des étapes du plateau de Tahiti Iti. (la petite Tahiti)

Les Rambutans, ou couilles de Bouddha

Désolée pour l’appellation et pour Bouddha aussi, car ce sont de tous petits fruits tout rouges !


De la même famille que le Longane, le ramboutan a été introduit à Tahiti par Harrison Smith. C’est un fruit très prisé à Tahiti et les polynésiens le vendent par grappes au bord des routes.
Le nom vient du malais rambut qui veut dire cheveux.
L'arbre est de la taille d'un gros pommier.


La chair est parfumée, douce et plus agréable que la saveur du litchi. La peau (celle qui comporte les "cheveux") s'enlève facilement, mais est plus épaisse que celle du litchi. La chair est charnue autour d'un noyau où la chair est légèrement adhérente.
C’est la pleine saison. Sur la route de Taravao à Papara, il y avait beaucoup de vendeurs au bord de la route. J’en ai acheté. C’est vraiment très bon.

Remarquez les emmanchures de la tunique –tee-shirt du vendeur ! Original pour les courants d’air ! Il a insisté pour être sur la photo et m’a vendu le plus gros paquet de rambutans !
J’en ai jamais vu en France, peut-être ne supportent-ils pas le voyage ?

7 février 2009

Le jus de Noni bio de Tahiti

Devant le snack «Chez Myriam» à Taravao, Marie-Anne me fait remarquer ce jeune pied de noni. Je connaissais l’arbre et son fruit, mais j’en ignorais le nom.


Elle me dit que le jus de ce fruit, est sensé avoir des qualités exceptionnelles pour la santé, et la vitalité sous toutes ses formes.
Ce sont les américains qui ont lancé le marché (encore très discret) du jus de noni, il y a une petite quinzaine d’années.
Elle m’indique que rien n’est prouvé scientifiquement et cela peut être une belle arnaque commerciale. Mes recherches sur le Web font en effet état des anti et des pro-nonis.
Le jus a paraît-il un goût de fromage et l’odeur est assez infecte! Je ne vais peut-être pas essayer tout de suite !
Je respecte cependant le fait que beaucoup de polynésiens aiment consommer du jus de noni.
Preuve que ces peuples connaissent très bien leur environnement naturel et consomment tous les fruits de leur beau jardin d’Eden. (du moins les générations précédentes).
Mais alors comment expliquer qu’il est surtout consommé aux USA et sa vente est interdite en France ? That is the question.

Pause N 6 :correctif

Ce samedi 7 février, je reprends avec plaisir la route du Sud, vers Taravao.
Marie-Anne me rejoint là-bas. Mais surprise, le marché aux puces a été annulé.
Vendredi soir, à 22 hs, des vents violents ont emporté le chapiteau dressé à cet effet.
L’organisatrice m’explique cela avec de grands sourires et que ce n’est pas grave ! On change de date voilà tout ! Elle rajoute, « avec le 70, on a dérangé le mana »
On efface 70 et à la place, ses deux filles dessinent le chiffre 14.


J’ai attendu qu’elles terminent pour prendre cette photo. (Elle a encore le crayon à la main) .
Jamais 2 sans 3, je reviendrais à Taravao samedi prochain ! Pistache connaît bien la route !

5 février 2009

Les sauvages de Taravao

Taravao est le passage obligé pour atteindre la presqu'île de Tahiti puisqu'elle se situe sur l'isthme entre l'île principale de Tahiti : Tahiti Nui (Grand Tahiti) et la presqu'île : Tahiti Iti (Petit Tahiti). C’est une commune de 5321 habitants.

Bien sur Taravao c'est à 0 kms puisqu'on y est !

Voici quelques photos : son église,

du collège et de la mairie. Il y a aussi un hôpital d’une trentaine de lits.
Le camp militaire occupe le centre Il héberge la 1ere compagnie du régiment d’infanterie de marine du Pacifique

qui arbore fièrement cette appellation de «Sauvages ».

Je suis déjà passée plusieurs fois devant cette caserne. Passage obligé quand on fait le tour de Tahiti, mais je n’avais pas osé prendre des photos.



Lundi 2 février, il pleuvait des cordes vers 11 h30 et le soldat n’a pas osé sortir de sa guérite pour m’empêcher de prendre des photos !

30 minutes après il faisait super beau.
J'ai retrouvé Marie-Anne pour le déjeuner chez Myriam au PK 60.
L'après-midi, rendez vous de travail à l'hôpital, et retour à Papeete en soirée.

2 février 2009

Pause n° 5 Très long le mois de Février à Tahiti !

Cette photo a été prise ce lundi 2 février 2009 à 16 hs, dans le centre de Taravao, route de Tautira en sortant de mon rendez-vous à l'hôpital.

Qu’il va être long ce mois de 70 jours ! J’espère que dans ce cas la paie est double !
J'aime la presqu'île, donc samedi 7, je vais y retourner tôt le matin et finir la journée sur le plateau et ou à Tiopô. Vivement samedi prochain.

Un dimanche à Faaone

Marie Anne et Michel habitent un très grand fare les pieds dans l’eau à Faaone à 7 kms de Taravao.
La mer lèche le bas du mur et lors des grandes houles les vagues passent le grillage et échouent dans la pelouse !
J'ai rencontré Marie-Anne grâce au blog. Elle est elle même blogueuse.
Le bruit des vagues me rappelait celui des grosses vagues de l’Atlantique.
Comme il était agréable de converser sous la terrasse avec ce fonds musical apaisant du ressac de l’océan si proche.

Les 2 chats et les 2 chiens sont venus me dire bonjour puis sont retournés à leurs jeux.

Marie-Anne avait préparé une Sangria maison pour l’apéritif.
Michel a cuisiné au barbecue, du poisson, du Mahi-Mahi, (daurade coryphène, le bar polynésien).
Les morceaux étaient préalablement badigeonnés à la sauce huîtres, que je n’avais pas encore goûtée. Un régal ! J’adore!
Michel et Marie-Anne sont belges de Bruxelles une fois ! alors devinez la garniture du mahi-mahi. Bien sur des frites fines et dorées à point.
Un délicieux vin blanc bien frais, a accompagné ce plat goûtu et fin.

Après déjeuner, nous sommes allées balader toutes les deux sur la plage déserte. Il faisait doux.

A un endroit, la plage était recouverte de bois flotté, des morceaux d’arbre amenés à la mer par l’embouchure des rivières et qui reviennent un jour après s’être baladés dans les courants. Ils peuvent aussi venir de très très loin ! Michel en a fait quelques sculptures.
Dire qu’à Saint Malo ils vendent très cher, un bout de palette flotté qui est tombée d’un cargo et arrangée en cadre grossier !
Ici c’est du bois d’aito, (arbre de fer qui ne pourrit jamais), de purau, du très beau bois tropical, et c‘est gratuit !
J’ai ramassé mes premiers petits coraux et quelques jolis galets noirs brillants, bien plats et ronds.
Nous passons devant le fare de la voisine. Obligée de s’arrêter et d’aller les saluer.
Marie Joe une marquisinenne à la peau blanche et éphélide, est famille d’accueil.
Elle a 6 adultes (dont 3 handicapés mentaux) en garde permanente.
C’est leur principale source de revenus. Son tane, John, un polynésien bien typé, est pêcheur et chasseur de sangliers. Marie Joe élève aussi des lapins.
Nous sommes restées une bonne heure, et Marie-Joe m’a fait les chacras, elle m’a dit des choses sur mon caractère et ma personnalité surprenantes de vérité.
Je n’avais pas dit un seul mot ! vraiment très troublant ! Pas une seule erreur, cela en était gênant.
Sous la terrasse du fare, une amie chinoise cousait des filets en voile très fin pour aller à la pêche aux petits poissons de lagon, les eniaà. (suivantes de reine en tahitien) Ce sont de tout petits poissons que l’on fait sécher au soleil avant de les frire (comme les capelans à Sète).

Elle utilisait une vieille machine à coudre Singer qui lui vient de sa grand mère, la même que celle de ma mère achetée en 1956 !
Regardez derrière elle, au mur, la jolie collection de nacres d’huîtres perlières.

C’est la première fois que je voyais de près, la vie dominicale d’une famille de tahitiens, et que je faisais salon sur le bord du Pacifique, sans me soucier ni du temps ni de l’heure.

Je suis rentrée à la nuit à Papeete. Merci mes amis pour cet excellent dimanche.

1 février 2009

Premier marché aux puces tahitien

Ce dimanche 1 février je suis invitée chez des amis à Faaone (côte Est) PK 48.
Je décide de partir par l’Ouest car il y a un marché aux puces, sorte de vide-fare vers PK 15 ce dimanche matin.
Il fait beau. Pistache roule fièrement avec dans le coffre, une bonne bouteille de vin et gros bouquet de fleurs fraîches pour mes nouveaux amis.
Rien à PK 15, bon soit, nous poursuivrons notre route, le cou toujours devissé sur la droite pour admirer les beaux lagons qui bordent la route.
Nous traversons Paea, charmante commune qui me plaît beaucoup.
A la sortie de Paea à un endroit nommé "centre commercial de Totoe-beach ", de l’agitation, un marché aux puces.

Pistache, bien sur, prend la place d’honneur. Bon réflexe !

Étrange impression de me revoir flâner (de droite à gauche, sens obligé pour un bon chineur) devant ces stands colorés, qui présentent vaisselle, linge, livres, plantes… etc.

Comme un arrière goût nostalgique des flâneries et chineries bretonnes le dimanche.
Celles là même qui ont empli ma maison de curiosités et décorations passéistes, depuis 15 ans et qu’il m’a fallu trier, vendre, emballer, il y a 6 mois. !

Petite affluence, petites recettes; j'aime ce calme, cette patience des vendeurs.


J’achète une robe tahitienne à fines bretelles, en coton, rouge et blanche, à fleurs bien sur, faite main avec soin. C’est 200 Francs (1,67 €). OK vendue sans négocier.
Hélas, surprise à l'essayage ce soir !
Il y a aussi le stand boisson fraîche, ou le verre de jus de goyave ou d’ananas remplace la bolée de cidre de Cancale.
Le stand resto, avec des beignets de crevettes ou de grosses grillades de bœuf. Pas trouvé de galette-saucisse !
Mais aussi de super potées de fleurs, des Plumbagos bleus, vendues 50 Francs (0,40 €) le pot. J’en prendrais une prochaine fois, pour fleurir le balcon. (ci-desssous des anthuriums)

Et des bananes, des mangues ....


Pas de vide-grenier sans pluie ! De grosses gouttes arrivent sans prévenir.

On recouvre les cintres. 3 mètres plus loin il ne pleut plus ! Juste un nuage qui s’est relâché !

Curieuse sensation de me retrouver à l’autre bout du monde à me balader dans un vide-grenier sous un soleil de plomb un 1er février !
Je perds doucement la notion des mois et des saisons et je suis contaminée par les rythmes polynésiens.
Et c'est bien. Il vous plaît mon vide-fare tahitien ?