9 avril 2010

Rotoava, le village de Fakarava à vélo.

Samedi 3 avril 2010 .
Toujours la première au petit déj dès 7 h et ce samedi j'ai le droit à deux œufs au plat.
(Nani prend la photo)

Un couple s'est envolé à l’avion de 7 h.
Une autre famille avec 4 enfants (des brestois de Papeete) vient d’arriver.
Maeva à Fakarava les bretons.
J’accompagne Dalhia à Rotoava pour quelques courses.
15 bons pains tout chauds et croustillants à l'unique boulangerie.

et quelques courses à l’épicerie.

J’achète du gel douche, car je me suis trompée mercredi soir et j’ai mis en valise la trousse de pharmacie au lieu de la trousse de toilette ! Il y avait quand même un dentifrice et une brosse à dents !

Au retour, nous nous arrêtons à la boutique de la ferme perlière de sa sœur Hinano.
Des achats à des prix imbattables. (3 à 4 fois moins cher qu’à Tahiti).
C'est pour mes 5 mo'otua (petits enfants) de Bretagne.

Prochain arrêt à la pension Papara chez Ato, le frère de Dalhia.
Reprise de la même conversation entendue dans le bourg auparavant :
L’hotel Matai fait une sortie journée lagon ce samedi, pour plus de 40 personnes dans deux barques "au black" (pas d’assurance, pas de licence, pas de gilets, pas de fusée, bateaux non homologués et prix cassés de moitié).
Pour les 11 pensions réunies au sein d’une association, qui respectent toutes les normes et ont des licences transports passagers, "cette concurrence déloyale est dégueulasse "(ce sont les mots entendus).
Cette affaire semble les révolter, mais que faire. ?
Il n’y a pas de gendarmerie, ni de contrôles inopinés à Fakarava.
La suite dans l'article suivant......Suspence ! Le blog devient Thriller !

Il est 10 h 30, Le programme de la journée a été modifié.
Pas de deuxième sortie lagon avec Gaston, ce samedi, car il y a trop de houle à son avis (indiscutable).
Je loue un vélo chez Ato.

Je pédale vers Rotoava.
Les tane de la pension Vaiama (Gaston, Richard, JP), conduits par Jean Jacques, me doublent en camionnette.
Dalhia avait prévenu. : "vous irez cherchez vos caisses vous mêmes, moi je ne prends pas les caisses d’obus". Na ! La patronne a toujours raison !

Je prends des photos du village, ici l’église catholique.

Une femme m’aborde avec un joli chapeau végétal.
Elle me demande une photo et pose au milieu de la route.

Elle est ravie du cliché et me recommande vivement de venir à l’office pascal ce soir à 18 h 30.
Je n’ose pas lui dire que c’est l’heure du dîner chez Dalhia et que je ne fréquente plus les offices religieux depuis belle lurette ! Elle me fait la bise et s'en va en chantant.

Le centre de plongée Te Ava Nui rencontre un grand succès à Fakarava.

Je photographie le fare biosphère de l’Unesco, dans lequel séjournent les chercheurs qui viennent surveiller les zones protégées.

Les habitants ont unanimement refusé l’implantation d’hôtels de luxe et ont préféré que leur atoll, reste sauvage sous la surveillance de l’Unesco.
Ainsi certaines zones sont totalement interdites de pêche. C'est top.

Déformation professionnelle oblige, je fais une photo du centre médical pour mes archives.
Le bâtiment a bonne allure, mais je ne souhaite pas en savoir plus, car je suis en congés !

Je fais de nombreux arrêts photos et pieds dans l'eau. Il est si beau ce lagon et il fait si chaud.
Un petit bain pendant que mon vélo se repose à l'ombre.
Pas de souci pour mes affaires, pas de voleur ici. (ni gendarmes, ni voleurs.... tiens bizarre)

Je fais un stop à la sortie du village chez une marchande de coquillages.
Personne, le lieu est désert.

La voisine se déplace et me fixe des prix approximatifs.
Mince pas de monnaie ! Juste mon dernier billet de 10.000 Francs.
Je songe que cela va être galère en mai de retrouver les Euros qui me sont devenus si étrangers désormais. Je suis habituée aux francs pacifiques.

Je suis à 3 kms de l’aéroport. J’y fonce. Je ferais de la monnaie au Snack.
Tout en pédalant, je me dis que le vol étant à 7 h ce matin, pas sûr que l’aéroport soit encore ouvert. On verra bien.
Le vent se lève, un grain arrive. J’accélère.
J’arrive à l’aéroport avec les premières goutes........... Ouvert ! Ouf !
Je rentre avec mon vélo dans la salle de l'aéroport.
Insolite certes , mais cela ne surprend personne ici et au moins, mon vélo est à l'abri.


Une pluie violente tombe mais ne dure pas très longtemps.
Le snack ouvre. Il y a un vol arrivée à 12 h 40.
Zut pas de monnaie ni au snack ni au comptoir d'enregistrement.
J’aide le tane du snack à agrafer les toiles cirés des tables qui volent au vent.
C'est l'hôtel des courants d'air cette aérogare.

Cela ressemble plus à un fare potee ou à un snack, qu’à un aéroport ! C'est pareil dans toutes les iles !
Admirez le super cendrier qui trône !

Je peux en griller une, peinarde. Je l'ai bien méritée !
Je déguste mon fanta orange .
Un vieux puamotu vient me voir et me dit : "j’ai la monnaie sur 10.000 F si tu veux".
Génial ! Mauruuru.
Je téléphone à la pension Vaiama, car même si la pluie a cessé, j’ai encore 10 km à faire pour rentrer et le ciel est encore bien noir.
Jean Jacques et les tane, qui rentraient à la pension, ont fait demi tour et viennent me chercher.
Le vélo rouge est hissé dans la camionnette sur les caisses d’Hinano.

Nous nous arrêtons à la boutique récupérer mes achats de coquillages.
Les tenanciers sont arrivés. Ils se connaissent tous.
Embrassades et premier obus.
" Tu es chez Dalhia, attends, je vais t’en mettre d’avantage ".
Une superbe grande nacre et des porcelaines ravissantes.
Tout vient du récif de Fakarava.
Ramasser les coquillages, c’est toute ma vie,
me dit-elle.

Son tane, allongé sur une table, observe la scène sans changer de position. Fiu sans doute !

La pluie nous surprend à PK 5. J’ai bien fait de téléphoner.

Mais il pleut aussi dans la camionnette. La bâche est percée. Fous rires.

Le poisson cru nous attend à la pension. Dalhia et Nani prennent soin de nous 24 sur 24.

A 14 h, les tane vont siester sous les aito. Déjà fiu !

Je reprends mon vélo rouge et décide d’aller vers le sud, explorer le récif du côté de PK 13.

Le soleil est à son zénith. La route est toujours si droite et le ciel si bleu. PK 9, j'ai progressé.

Je chante, je parle aux cocotiers, au soleil.
Bien dans ma tête, bien sur mon vélo et seule au bout du monde, au paradis.
Pédales et arrêtes de causer, cela te fera de vraies vacances !

En pédalant vite, le vent adoucit les morsures du soleil sur mes cuisses et mes bras qui rôtissent (ce n’est plus du poisson cru mais du gougeon bien cuit !)

Voici un fare typique côté océan.
(2 citernes pour l'eau de pluie et une parabole TNS) , l'eau, la TV et le ciel bleu toute l'année.
Qui dit mieux ?

Je pose le vélo sous les kahia et je m’engage sur le récif, au ras du grand bleu.
Des maua et encore des porcelaines.
Super je suis devenue une pro !
C’est à Tahaa que j’ai appris avec Poerava, la pêche aux maua.

J’ai tombé le short et le maillot. Me sachant seule, c’est en string rouge et sandales plastique que je fais de l’équilibre sur les récifs coupants et glissants.
Je ne songe pas un seul instant aux incidents fâcheux éventuels.
J'ai le mana de Fakarava.

La cueillette est suffisante.
Je reviens avec ma monture à PK 6 et rends le vélo à Ato à PK6.

Je rentre à Vaiama par la plage. Il est 15 h 30.
C’est là que Sherlock Holmes intervient …….. Vous lirez cela dans le prochain article.
A suivre .

8 avril 2010

Le lagon de Fakarava

Vendredi 2 avril, lever 6 h : Baignade lagon avec les bébés requins, toujours présents le matin.
7 h petit déjeuner très copieux.
8 h : Départ en bateau. Nous sommes 7, deux couples de touristes, le pilote Gaston et son aide Puamotu, le fils de Dalhia. Je piaffe d'impatience ! J'adore les sorties bateau !

Nous traversons le lagon (1 heure) .
Premier arrêt plongée par 27 mètres de fonds, avec super musique d'ambiance à bord.
Puis direction le lagon bleu.
Aux Tuamotu, chaque atoll a son lagon bleu.
Je connais ceux de Rangiroa et de Tikehau, mais celui de Fakarava c’est le best.
Des dizaines de nuances de bleu, plus belles que des cartes postales et mes photos ne sont pas du tout retouchées .

Je suis à court de commentaires, car c'est trop beau ! Rien à dire, tout à regarder à imprimer dans mes souvenirs, tiroir Polynésie française, le paradis sur terre pour moi.
Je m’essaie à quelques photos sous marines dans le lagon, mais je ne connais pas encore très bien le fonctionnement de mon nouvel engin tout neuf.
Comme il faut faire développer, cela attendra un peu pour passer dans le blog.

Qu’il fait bon se tremper dans ces eaux chaudes et cristallines, faire la planche nonchalamment.
Plus du tout mal aux jambes, la fatigue s’en va comme par enchantement et je retrouve l'énergie et la vitalité.

Gaston allume plusieurs feux sur le motu, pour y brûler les branches de coco et chasser les moustiques.

Le cyclone et les dépressions ont fait tomber beaucoup de feuilles de cocotiers ces dernières semaines. C'est bien de nettoyer le motu .
Ma peau dore et noircit à vitesse grand V. Super!

Un peu de poisson grillé pour un en-cas avant le retour.

Après plus d'une heure de farniente sur le motu, nous repartons.
Le niveau de l’eau a baissé et le bateau s’enlise dans les sables.
Les tane le poussent, pendant que les 3 vahine continuent la bronzette sur les banquettes du bateau. Quel privilège la féminité ! Chouette alors , profitons en !

Nous rentrons pour 13 h à la pension, car un couple doit reprendre l’avion pour Papeete à 15 h 30.
A environ 1 km avant l’arrivée, panne moteur !
Pas de panique. Il faut déboucher le tuyau de sortie d’eau qui a du aspirer du sable.
Ca marche et on repart. Un pro le Gaston.
Le déjeuner est servi à la pension : Poisson (perroquet) cru au lait de coco, sashimi de thon…..
et uru grillé.

Les tane me taquineront ce week-end car j’ai toujours faim !
C’est vrai qu’à Papeete je n’ai pas d’appétit, mais dans les îles, les repas sont si conviviaux et la baignade cela creuse un max quand même !

Après le déjeuner, j’accompagne Nani et le couple de partants à l’aéroport.
Je voulais aller à vélo faire des emplettes à Rotoava, mais elle me rappelle que le vendredi saint est férié en Polynésie et que tous les magasins sont fermés.
Donc le vélo est remis à samedi.
Nous récupérons 2 tane au vol arrivée de Papeete : Jean Pierre et Richard.
Jean Pierre est un ami de 20 ans de Gaston et Richard est un malouin qui réside à Moorea depuis 5 ans.
Donc à la pension, je suis la seule cliente vahine avec 3 tane sans leur vahine.
Cela promet pour les jours prochains !
Au retour à la pension, c’est farniente et bronzage.

L’heure du dîner arrive, toujours à 18 h 45.
Les nouveaux arrivés connaissent la maison.
JP a apporté une glacière avec vin, entrecôte et fromage. Introuvables et trop chers aux Tuamotu.
Ambiance familiale et décontractée.
Les tane sont torse nu à table.

Nous ne sommes pas au Hilton ni au Sofitel ! mais chez Jean Jacques (qui préside) et Dalhia.

Je suis adoptée par le groupe des tane macho, immédiatement.
Cet accueil chaleureux est des plus agréables surtout quand je voyage seule.
A partir de cet instant, je ne serais jamais seule et les journées vont passer très vite, trop vite.

Comme me dit Gaston : " seule avec 3 beaux tane, tes copines vont blêmir de jalousie, tu as une sacrée chance quand même"
Il ne croit pas si bien dire! C’est vrai que leur présence et leurs attentions, vont m’être précieuses et rendre ce séjour encore plus exceptionnel.
A 20 h 30, les tane s’installent pour un poker. Je bavarde avec Nani.
Il pleut mais continue de faire chaud.
Je rentre dans mon fare pour ma lecture et mes écritures du soir.
J’entends les éclats de rire des tane, qui sont si heureux de se retrouver.
Le bruit du vent, le murmure des vagues et les rires à gorge déployée des tane, berceront mon sommeil pour cette deuxième nuit à Fakarava.
Demain samedi 3 avril sera un autre jour.
De très belles vacances à Fakarava.
A suivre.

7 avril 2010

Vaiama - village jolie pension de Fakarava

La pension Vaiama a les pieds dans l’eau du lagon.

Quel endroit magnifique !
Dalhia et Jean Jacques y ont installé leur pension il y a une dizaine d’années.

4 bungalow ou plutôt des fare en niau. Constructions à la locale, zéro béton.
Voici celui qui va devenir mon nid pendant ces 5 jours exceptionnels.

C’est gai, propre, accueillant.
Il y a deux fenêtres à la paumotu, c’est à dire un trou et une planche inclinée qui bascule pour servir de volet (que je ne fermerais jamais d’ailleurs).
C’est très frais à l’intérieur. Il y a une mezzanine avec 2 lits supplémentaires.

Le sol de la salle de bain est un tapis de corail,

y compris la douche.

En me douchant, j’ai ramassé une jolie porcelaine sous mes pieds.
Ne cherchez pas la baignoire, ni le robinet d’eau chaude.
L’eau provient des citernes de récupération de l’eau de pluie et les tuyaux bien chauffés au soleil, donnent une eau très tiède.
L’électricité fonctionne au solaire.
Pas de TV non plus ! Mais pourquoi faire ? Je soulève le rideau de la fenêtre et j’ai un écran multicolore sur le lagon à 5 mètres.

Pas de serrure aux portes, mais un simple crochet de fer. Dans la journée la porte reste ouverte. Juste un rideau.
Le chien Konao (caillou en paumotu), surveille les fare quand il les sait occupés, à moins qu’il ne dorme sur le ponton.

Dalhia, me conduit au snack restaurant Teauanua (arc en ciel) à 1 km. pour le déjeuner de jeudi dans un cadre magnifique au bord du lagon.

L’endroit est vraiment fabuleux.

A 14h, le serveur se transforme en taxi et ramène gratis les clients dans leurs pensions respectives.
Il y en a 11 à Fakarava. J’en visiterais donc 2 sur le retour.
Mais je préfère Vaiama et de loin.
Pas du tout envie de dormir dans un fare pinex, c’est mieux le fare niau.
La fatigue m’impose une petite sieste dans le hamac sous le aito. (photo prise à 18 h)

Je m’installe ensuite dans la cabane du ponton.

et plouf pour une deuxième baignade dans les eaux turquoises du lagon.

On ne peut rêver meilleur endroit pour se reposer !

Personne. J’enlève le haut et dans l’eau j’enlèverais aussi le bas. Même Konao ne me regarde pas !

Je décide d’aller saluer le Moana, côté Est, à 400 mètres.
Je vais ramasser des coquillages et des maua. J’emprunte le chemin de corail, chauffé à banc.

Quel beau bleu marine ! le récif est très proche. J’y vais.

Fakarava signifie « récif », du moins c’est le nom donné au récif qui entoure l’atoll.
Pas de plage. C’est la barrière de corail qui fait office.
J’ai juste un maillot, un pareo, mon appareil photo et un sac plastique pour mes trouvailles.
Pas de vini, pas de montre.
Pas âme qui vive à l’horizon, hormis les Bernard l’ermite, qui cavalent sans faire de bruit dans leurs coquilles d’emprunt. Pas un seul bateau.
Impression de plénitude, de paix.
Je suis seule « entre le ciel et l’eau » comme le chante Serge Lama dans sa très belle chanson « une île ».

La cueillette s’avère fructueuse : Porcelaines et maua.
Le ciel s’obscurcit d’un seul coup. Les premières gouttes de pluie arrivent très vite.
Soit je vais dans l’eau, soit je me planque sous un arbre.
Je choisis l’arbre. La pluie dure un petit moment.
J’installe mon paréo et avec trois feuilles de Kahai, je me fabrique un chapeau.

Je cours, mais comme après 10 mètres je suis trempée, le paréo moulé sur le corps, j’accélère mais sans courir, cela ne sert plus à rien.
Deux voitures passent sur la route. Les passagers se marrent à la vue de mon chapeau végétal.
Arrivée à la pension, Dalhia fait la photo du jour ! J'ai déjà pris pas mal de couleurs!

Elle me dit « Tu as déjà vécu aux Tuamotu ? C’est comme cela qu’on fait ici ».
Non jamais, ou alors peut-être dans une autre vie.

Plus besoin de prendre une douche, c’est fait.
Le soleil revient très vite. Encore une petite séance de bronzing de 17 à 18 h les pieds dans l’eau.

Nani, les pieds dans le lagon, écaille et vide les poissons que nous mangerons ce soir.

Les mouettes accourent sur le ponton pour dévorer la tripaille rejetée à l'eau.
Ce qui vient de la mer retourne à la mer. Les bébés requins sont aussi du festin.

Un couple revient d’une journée lagon, avec le joli bateau blanc de Gaston.

Le soleil décroît et la lumière du soir fait briller les têtes des cocotiers et scintiller les aiguilles des aito.

C'était mon premier coucher de soleil à Fakarava.

En attendant le dîner j’écris quelques pages tout en regardant les derniers ciels roses.

18h 45 Dalhia m’appelle de la cusine: "Sylvie-Anne à Table".
Cette ambiance familiale est comme un écrin précieux d'affection.
Je suis dans une grande famille très accueillante.

Il y a deux grandes tablées. Nous sommes 14 dont 4 enfants.
Toute la famille de la pension dîne avec les clients.
Il y a du poulet cocotte, du poisson poêlé en darme, du gratin de poisson, et des pastèques pour le dessert.
Nous parlons du programme des jours prochains. No problème avec la météo à Fakarava.

A 20 h , les enfants grands et petits, sont déjà partis au lit.
Je ne traîne pas non plus et je rejoins mon fare avec ma bouteille d’eau.
Pas de TV, pas d’ordi, pas de radio. Juste le brut du ventilateur et celui des vagues de l’océan tout proche. Des conditions idéales pour écrire.
Le stress s’est envolé, mais laisse apparaître encore de gros signes de fatigue.
Il était temps que je me repose !
Je noircis quelques pages, histoire de prendre de l’avance pour les articles de blog dans quelques jours.
21 h 30, 3 pages de lecture de mon livre pourtant passionnant, et ….. je m’endors comme un bébé, bien protégée par la moustiquaire de mousseline.
Demain avec Gaston, et son joli bateau, nous traverserons le lagon. ....
Je rêve que je suis à Fakarava, l'atoll bleu.
A suivre......

6 avril 2010

1 er avril 2010 : Découverte de Fakarava

Jeudi 1er avril 7 h 30 : Poerava a déposé son tane (Eric) à la marina pour son dernier jour de compétition au TIBT.
Elle vient me chercher à Diva Nui et me conduit à l’aéroport.
Le vol est à 9 h.
L’ATR 72 est complet et il y a du VIP sur le vol : Gaston Flosse et le vice président du pays, Edouard Fritch, qui est aussi le gendre du premier nommé.
Je me rendors dans l’avion, le nez dans les Nouvelles du jour.
Malgré la grande fatigue accumulée en février et mars, mon intuition me dit que ce séjour de 5 jours, 4 nuits va très bien se dérouler.
C’est mon 3 eme séjour dans les Tuamotu et j’ai hâte d’y être.

Petite présentation géographique de Fakarava.
Situé à 450km au nord-est de Tahiti, Fakarava est le 2ème plus grand atoll de Polynésie française dans l’archipel des Tuamotu.


60km de longueur, 21km de largeur pour 16km² de terres émergées et un lagon de 1121km².
Les quelques 855 habitants de cette terre du bout du monde sont regroupés autour du village principal de Rotoava.
Les Paumotu vivent du coprah (chaire séchée de la noix de coco), des fermes perlières et du tourisme, grâce aux magnifiques sites de plongée.

1 h10 de vol, le temps d'une orangeade offerte par Air Tahiti.
Vu du ciel c’est magnifique.
Je suis côté couloir et mes photos aériennes ne sont pas extra et le hublot très gris !

Nous nous posons à Fakarava.
Il est 10 h10 très exactement.

Une forte chaleur m’entoure à la descente de l’avion.
Il fait très chaud, mais il y a beaucoup d’air.
Malgré le soleil ardent, le vent de l'océan pacifique, vous aère en permanence.

Nani, de la pension Vaiama- village m'attend avec son sourire et sa pancarte.

Comme à Tahaa, en janvier je suis la seule arrivée du jour.

Nani est la belle-fille des propriétaires de la pension située à 11 km de l’aéroport.
3 kms plus loin nous traversons le village principal Rotoava.

Nani précise qu’elle doit faire de l’essence et se dirige vers le port.
Je n’y vois pas de station service. Normal il n'y en a pas !
Elle se gare près de la goélette Cobia 3 en me disant : " zut ils ont déjà enlevé le tuyau !" Je risque un pourquoi .
Elle m’explique que cette goélette est aussi un bateau citerne.


La seule station service de Fakarava.
Ce bateau part de Papeete le lundi matin et après plusieurs stops dans les atolls, est présente à Fakarava, le jeudi matin.
Tous les habitants viennent faire le plein des véhicules et remplir les bidons pour les bateaux.
Il ne faut pas rater le jeudi matin.
Le retardataire ou l’oublieux, pourra cependant compter sur la solidarité de ses voisins en cas de panne.
Mais elle précise que c’est rare et que personne n’oublie. C'est vital le carburant !

Je respire l'air de Fakarava pendant le plein et Nani fait ce 1er cliché.
Besoin de bronzage plus qu'évident !

Joli voilier amarré au port .

Elle me présente son village.
Elle même est née dans un petit atoll voisin, Niau, qui est une commune associée de Fakarava. Ainsi la commune de Fakarava compte en tout 7 atolls.
J’y reviendrais à vélo plus tranquillement à Rotoava.

5 jours c'est top! Je décide de prendre mon temps, de savourer Fakarava à petites doses.

Nous suivons la longue route bétonnée toute droite.
Rotoava est le PK 0 et nous allons à PK 7.

Un seul virage sur les 7 km. !
D’un côté le lagon d’un bleu laiteux,

de l’autre le moana d’un bleu outre-mer profond.

C'est beau ! terriblement beau, insolemment beau.
Je le sens bien ce grand week-end.
Dans un si beau cadre cela ne peut que bien se passer.
Depuis deux mois, je l'ai attendu et rêvé ce week-end. Quel bonheur !

Fakarava est un anneau corallien, ou les terres émergées sont comme des rubans d’à peine 300 mètres de large parfois, posés sur l’eau, telle une mince guirlande au milieu du Pacifique Sud.

Sensation étrange d'avoir foulé le sol de ces iles si fragiles du bout du monde.
Elle est si belle cette Polynésie que je me lasserai jamais de la découvrir.
...................................

Je suis de retour à Papeete le mardi 6 avril, lorsque je vous décris ce séjour dans le blog d'après les notes gribouillées sur papier chaque soir.
Mon intuition s'est révélée exacte et à Vaiama, j'ai vécu des moments de rêve éveillé.

Fakarava mérite des étapes pour bien vous faire partager.

Les articles suivants seront tour à tour publiés les jours prochains avec photos.
Voici le programme :

- Vaiama – village : jolie pension de famille à Fakarava
- Le lagon bleu de Fakarava sauvage
- Découverte à vélo de Rotoava, le village de Fakarava.
- La guerre des bateaux de Fakarava, Sherlock Holmes à vélo et en short.
- L’Aranui III est à Fakarava ce dimanche matin, fiesta dès 8 h
- Ma première pêche au gros sur le moana : Requin à bord . Géant

Vous avez compris que Fakarava, j'ai adoré et que j'y retournerais très vite.
Si vous êtes d'accord, je vais revivre Fakarava avec vous et avec force détails et photos.
Un peu de patience cependant car au job, les réunions se bousculent cette semaine.
De l'énergie à revendre, du bleu plein les mirettes, je vais faire le max cependant.

J'ai demandé ma mutation à Fakarava au Ministre et à mon Directeur, ce matin, en vain, car le Ministère est à Papeete. Dommage !
Fakarava c'est ma réserve de bonheur et de bleu, pour tenir jusqu'à la prochaine escapade le 1 mai.
A suivre.
Nana