23 septembre 2010

l’île aux oiseaux de Tetiaroa

L’arrivée à Tetiaroa est un moment magique.

Le Vehia reste ancré après la barrière et c’est avec le zodiac, que nous franchissons la vague de la passe.
Aujourd’hui, c’est plus calme que le 2 août 2009. Pas de houle, mer plate.
C’est un dernier grain de pluie qui nous accueille sur la plage du motu.
Après 15 minutes de marche, nous sommes à proximité du motu des oiseaux.
Nous franchissons le lagon avec de l’eau à la ceinture (appareil photo sur la tête !)

Olivier nous guide et nous faisons le tour de l’île aux oiseaux.
Parfois nous nous écartons de la plage, en marchant dans le lagon, car certains oiseaux sont en pleine reproduction et il ne faut surtout pas les déranger.

Olivier nous explique que chaque oiseau a son secteur bien à lui. Il ne tarit pas d’explications.
Il en connaît un rayon sur les oiseaux de Tetiaroa le breton de Crozon.

Sur les 11 espèces de fous existantes, 3 sont présentes en Polynésie,

dont 2 se reproduisent à Tetiaroa, le fou brun qui se reproduit au sol.

et le fou à pied rouge qui se reproduit dans les arbres.

Le 3 eme est le fou masqué des Australes.
La mère (oiseau brun) surveille son petit (le doudou blanc).

Il y a trois espèces de sternes, sterne huppée à tête noire, sterne fuligineuse et la petite sterne blanche (sterne commune).
On peut y compter aussi le Noddi noir, cousin de la sterne.

Une des sternes est bien aimée des pêcheurs car elle suit les groupes de mahi-mahi.
Je ne vous dirais pas laquelle. Secret de pêcheur !
Les grandes frégates vivent sur leur motu perso, car elles ne cohabitent pas avec les autres espèces.

Elles sont sur le motu qui a un point d’eau douce, dont elles ont besoin.
Tetiaroa a cette particularité d’avoir certains motu avec des points d’eau douce.

Par chance on peut observer le chevalier errant.
Cet oiseau vient de l’Alaska jusque dans les îles du Pacifique sud pour se reproduire. Il y séjourne 6 mois environ le temps d’élevage de ses petits.
On peut observer aussi le pluvier, mais très rarement, ainsi que des hérons.

Le soleil est bien revenu et les bleus du lagon s’illuminent. C’est cela le miracle de Tetiaroa.
L’heure du pique nique arrive enfin !
Sortons vite les boites plastique du sac à dos ! J’ai faim !
Nadine avait préparé une quiche et moi une salade de coquilles saint-Jacques (la même qu’en 2009, avec en plus cette année, de la vinaigrette avec de la moutarde aux salicornes de Guérande).
Toutes les deux avions pensé au petit flacon de Tahiti drink sans nous être consultées ! Manuia ( à la votre).

Une petite salade de fruits maison que j’avais concocté la veille (ananas, banane, mangue), a clôturé notre pique nique sous le soleil ardent de Tetiaroa.
Une longue baignade en guise de café.
L’eau est encore un peu fraîche pour la saison.
Je me suis habituée aux grosses chaleurs et c’est devenu délicat de se baigner dans une eau à moins de 22° désormais.
Une brise, un courant d’air, et on a vite la chair de poule :
Je ne suis pas fan des pique-nique, mais ceux de Tetiaroa resteront dans mon souvenir comme des instants de bonheur parfaits.
Pas besoin de prendre l’avion pour s’évader de Tahiti une journée.
Je voulais revoir Tetiaroa et me refaire des couleurs. Malgré les grains, challenge tenu.

De retour au port de Papeete, affamées par l'air du large, avec Nadine nous partageons une barquette de frites au Rétro à 18 h 30 avant de rentrer.
Un peu d’huile de tamanu sera la bienvenue pour calmer les coups de soleil.
Temps gris lourd et pluvieux sur Tahiti, ce dimanche.
Alors, les collègues de bureau me demandent lundi matin dans quelle île je suis encore allée me faire dorer.
A Tetiaroa tout simplement et en catamaran.
Déjà envie d’y retourner au plus vite.
Nana.

21 septembre 2010

Le Vehia vogue vers Tetiaroa

Avant de vous montrer les superbes vues de Tetiaroa, je tiens à vous parler du Vehia de Jean Jacques et Caroline.
Le Vehia est un Crowther 47, un catamaran léger en bois de kauri stratifié, construit en Nouvelle Zélande selon des plans de Lock Crowther.

Catamaran très marin, qui passe bien dans la mer, il mesure 15 mètres de long et 8 m de large.
La vitesse de croisière au moteur est de 12 nœuds, voire 14 à 15 nœuds.
C’est le bateau le plus rapide pour aller à Tetiaroa.
C’est un magnifique bateau, élégant et racé.

7 hs top départ.
Sur cette vue du quartier Paofai, juste derrière le temple rose au toit vert, à droite, le grand immeuble au pignon blanc, c'est l'immeuble Lo, où j'ai mon bureau au 1er étage. (vue sur mer)
Juste un clin d'œil en passant.


Dès le départ, le café est servi à bord.
Nous sommes 12 touristes et Jean Jacques, capitaine, Caroline, hôtesse de bord, Olivier le jeune marin.
L’ambiance se créée d’emblée, prometteuse d’une belle journée.
Les voiles sont hissées. les vents sont favorables.

Jean Jacques, le capitaine est arrivé des USA à Tahiti sur le voilier de ses parents, (construit par eux) à l’âge de 15 ans.
Depuis plus de 35 ans, il navigue sur les mers polynésiennes et a déjà de longues traversées des océans à son actif. C’est un vrai pro du Pacifique.
Caroline, sa compagne, a été pendant de très longues années, directrice d’écoles de voiles à travers le monde et a elle aussi de belles traversées océaniennes à son répertoire.
Nous avons affaire à un couple de voileux très expérimenté.
Ils ont choisi la sécurité avant tout. Si les conditions météo ne sont pas optimales (forte houle, grosse pluie), ils n’hésitent pas à annuler la sortie, pour ne faire prendre aucun risque inutile aux touristes. Il n’y a que des pro qui savent faire cela.
A ce propos, Jean Jacques a démarré cette activité nautique sur Tetiaroa en 1992, en même temps que leur ami de toujours Patrice, le big boss de Tahiti Safari Expédition avec lequel j’ai fait la traversière de Tahiti (Papenoo, Maroto) au moins 9 fois.
Ces professionnels de l’excursion terre ou mer, à Tahiti, ont su pérenniser leur activité et leur longévité est désormais bien ancrée, en raison de leur solide réputation de professionnels très sérieux. Des piliers du tourisme à Tahiti.
Olivier, le marin, est arrivé par la mer il y a quelques mois.
C’est un jeune Finistérien de Crozon, fou de navigation et hyper sympa.
Sa connaissance de l’île aux oiseaux de Tetiaroa est stupéfiante en si peu de temps (à lire prochainement).
Ce dimanche est particulier pour lui aussi car ses parents (de Crozon), sont venus lui rendre visite et font leur 3eme visite de Tetiaroa.
Ils repartent ce soir en Bretagne par l’avion de 23 h 30.
Les deux heures de traversée passent très vite car je papote à satiété avec Caroline.

Cela nous change du Net et des mails que nous échangeons très régulièrement depuis plusieurs mois. C’est un vrai bonheur de partager ces heures en sa compagnie sur le grand bleu.
Nous sommes bercées par les vagues et comme seules au milieu de l’océan, nonchalamment installées sur le Vehia face au soleil. (pas de photos des nanas en maillot, désolée)
Quel endroit merveilleux pour tisser des liens d’amitié !
Nous avons le même âge, ça rapproche beaucoup.
Elle connaît Tetiaroa depuis plus de 18 ans .
Elle ne vient pas à chaque sortie du Vehia, car elle a aussi plein d’occupations à Moorea (sérigraphie, peinture… etc ). Mais j'aurais l'occasion de vous en reparler.
Ce dimanche elle est venue pour être avec moi et je suis très touchée par cette attention.
Coïncidence étrange : en août 2009, j’ai rencontré Mylène et Claude (de Vannes) sur le Vehia.
Claude est radiologue. Ce 19 septembre 2010, il y a aussi un médecin radiologue à bord avec son épouse.
Caroline remarque aussi qu’elle a aussi à bord "une" ingénieur en mécanique navale (Nadine) et un spécialiste des moteurs bateaux, Patrick.

Nous doublons un bateau excursion parti une heure avant nous de Papeete.
C'est le Vehia le plus rapide.

On a mangé un grain.

On sort les cirés

ou le parapluie et 5 minutes après c'est fini.

Dans le prochain article, je vous parlerais de Tetiaroa. Mais quand on parle du loup..... c'est la meute des atolls de Tetiaroa qui surgit à l'horizon.

Comme je suis heureuse de revoir Tetiaroa.
Imaginez quand on découvre cela la première fois ! Une arrivée par la mer est toujours plus belle que par les airs. C'est magique ces terres flottant sur l'eau, comme le chante si bien Serge Lama " une île entre le ciel et l'eau".

Je reviens au Vehia, qui a connu un moment exceptionnel et unique vers les 15 h 30 au mouillage de Tetiaroa.
Ce dimanche, c’était l’anniversaire de Jean Jacques.
Caroline m’avait mise dans la confidence quelques jours auparavant.
Les gâteaux avaient embarqués dès le matin en cachette, et j’avais apporté les 2 bougies (55 ans). Caroline avait préparé le punch maison.
Ainsi avant le départ de Tetiaroa, nous nous sommes retrouvés en cabine et avons happy birthday Jean Jacques qui était très ému.

Moment très sympa, car c’est la première fois que son anniversaire était souhaité en mer sur le Vehia.
Et cadeau supplémentaire, à mi parcours du retour, Nadine aperçoit les baleines la première.
Tout le monde sur le pont ! Jean Jacques ralentit le moteur.

Un superbe show de queues de baleines et de dos rond, nous a scotché sur place pendant 15 minutes. Génial !
Il ne s'agit pas d'une photo, mais d'une peinture de Caro.

J'ai renoncé à photographier les baleines, mais cette peinture que Caro m'adresse reflète bien ce que nous avons vu.
Son prof de peinture est Jean-Luc Bousquet. Il va faire une expo à la galerie des tropiques le 8 octobre prochain. Encore un beau sujet de blog en prévision.

Les baleines étaient invitées à l’anniversaire et elles ne pouvaient pas le manquer, car depuis toutes ces années, elles le connaissent le Vehia de Jean Jacques.
Elles nous ont offert leurs jolis jets de bulles !
Le grain de pluie qui nous a obligés à remettre les cirés avant l’arrivée à Papeete, c’était aussi le champagne du ciel sur l'océan
Bon anniversaire Jean Jacques.
Longue vie au Vehia en Polynésie et à Tetiaroa.
Merveilleux dimanche en mer
Mauruuru roa à tous les 3.
A suivre.

19 septembre 2010

Tetiaroa et le mythe Brando

Tetiaroa est un atoll des îles du vent à 50 kms au nord de Tahiti.


J’ai découvert Tetiaroa l’année dernière, le 2 août 2009.
J’y ai rencontré Milène et Claude, des Vannetais, devenus des amis de voyage, revus en 2010 en Polynésie et en Bretagne.

Nadine et son collègue Patrick, souhaitaient découvrir Tetiaroa.
Nous avions déjà programmé cette journée pour dimanche dernier, mais annulation de dernière minute en raison de la trop forte houle de 4 mètres.

Quelques mots sur Tetiaroa avant de vous raconter notre belle journée. (source le DIP) :
Tetiaroa c'est 6 km2 de terres émergées, un lagon de 7km de diamètre et d'une profondeur maximum de 30 mètres.
L’atoll de Tetiaroa se compose de 13 motu, (ilots) séparés par de larges hoa (passes).
Voici quelques noms des motu. : - Rima-tu : la main immobile, One- hoa : sable étincelant, Matu-rua : île double, Hoa-tere : ami voyageur, Rei-ona : cou éventé.

sources : http://oceanie.suite101.fr/article.cfm/tetiaroa-lile-de-marlon-brando
http://coconut-tetiaroa.blogspot.com/2009/02/message-7.html


Dans la période pré-européenne, l’atoll se nommait Teturoa ou Tetuaroa.
C'était la résidence d’été des Arii (chefs) et des Pomare, famille royale de Arue (commune de Tahiti).
Le premier Européen à avoir découvert l’atoll est le célèbre Capitaine William Bligh, en 1789, alors qu’il recherchait des déserteurs faisant partie des mutinés de son navire, "La Bounty".
Tetiaroa était propriété de la famille royale Pomare qui s’y rendait pour se reposer et aussi pour se livrer au ha’aporia (engraissement) pratiqué par les femmes dans le but de les embellir.
(De nos jours plus besoin d’aller à Tetiaroa pour prendre du poids. Suffit d’aller au Mac Do le plus proche ! )
C’est la reine Pomare IV qui l’abandonna à la fin de son règne, vers 1870.

En 1904, la famille royale offrit Tetiaroa au Dr Johnston Walter Williams (1874-1937), seul dentiste de l'île de Tahiti et consul d'Angleterre de 1916 à 1935.
L'atoll est devenu par la suite, dans sa plus grande part propriété d'une veuve américaine octogénaire, Mrs Marjorie Smith, héritière du Dr Williams.
La vieille dame y vit en permanence, mais à 81 ans, presque aveugle, elle se guide en suivant des ficelles attachées aux cocotiers, élève une horde de chats et fait expulser par ses employés tahitiens quiconque s'aventure dans le lagon dont elle dit qu'il lui appartient au même titre que les terres émergées.
Elle tient de la famille Pomare ce privilège exorbitant du droit français.
Elle désire vendre pour retourner finir sa vie en Amérique.
Plusieurs conseillers de l'Assemblée territoriale voudraient que le Territoire exerce son droit de préemption pour y installer une ferme perlière.
Oui, mais la vieille dame veut être payée comptant en dollars, et les caisses sont vides. L'administration tergiverse et finit par acquérir Tetiaroa.
Au début des années 1960 avec le tournage, à Tetiaroa, du film " Les mutinés de la Bounty",
Marlon Brando,
star du film, tombe amoureux de l’endroit… et de Tarita,

la jeune Polynésienne de Bora Bora, qui lui donne la réplique dans le film et qui deviendra son épouse et lui donnera deux enfants.

En 1965, il négocie un bail emphytéotique et devient donc "propriétaire" de Tetiaroa pour 99 ans.
Le 17 octobre 1966, l'acteur a enfin l'autorisation d'acheter 438 Ha 75 pour la somme de 17 942 000 de f. C.F.P. (200 000 dollars).
Il se rendra par la suite acquéreur du reste de l'atoll, mais il est précisé dans l'acte que le lagon et le récif retournent au domaine maritime.
Il y fait tracer une petite piste d’aviation sur le motu Onetahi, puis un hôtel dont la gestion sera confiée à la belle Tarita. Plus tard, ce sera leur fils qui prendra la succession.

Les choses se gâtent à la mort de la star le 1er juillet 2004.
Entre les créanciers de l’acteur, les conflits entre héritiers et les autorités politiques polynésiennes avides de récupérer cette petite merveille, la succession n’est pas simple à régler.
L’aviation civile, décide de fermer la piste d’aviation, condamnant l’hôtel à la fermeture…

En 2009, un promoteur et une chaîne hôtelière projettent d’y construire un hôtel de très grand luxe destiné à une clientèle de milliardaires privilégiés triés sur le volet.
Malgré de nombreux mouvements de protestations, les travaux ont commencé. Et avec eux les problèmes et les inquiétudes.
La piste d’aviation est refaite et rallongée. Des travaux ont attaqué la barrière de corail pour construire un appontement, mettant en grand danger l’équilibre écologique très fragile de ce lagon fermé.
L’accès à l’atoll, pourtant propriété du territoire, est désormais interdit à toute personne étrangère au projet. Les pêcheurs y compris.
L'atoll actuellement habité par un seul habitant le fils de Marlon Brando.

Revenons à notre traversée Papeete-Tetiaroa sur le Vehia.

Tetiaroa
se prépare la vieille : sac à dos, casse-croute, monoï, anti moustiques, paréo, kway, chaussures plastique....
Lever 6 h, car le rendez vous est à 6 h 45 au ponton du port de Papeete (face au bar le Rétro).
Dur dur pour un dimanche, mais Tetiaroa mérite bien cela.

2h10 de navigation pour y aller quand même (avec le Vehia, car avec les autres bateaux c'est 3 ou 4 h), et on revit les rêves de Marlon, son amour pour Tetiaroa, la plus sauvage et intrigante des îles polynésiennes.
Vous êtes prêts ? On y va alors !
A suivre .

Il va neiger sur Moorea !

La météo est très instable pour ce mois de septembre à Tahiti.

Il pleut beaucoup. Dimanche dernier, notre sortie prévue avec Nadine, à Tetiaroa, sur le catamaran de Jean Jacques et Caroline, le VEHIA, avait été annulée en raison des fortes pluies.

Ce dimanche 19 septembre, enfin nous quittons le port de Papeete.

Il est 7h Moorea a un joli bonnet blanc. On dirait de la neige !


Le soleil tarde à se lever, le paresseux.
Cependant il va se montrer très généreux sur Tetiaroa ce dimanche.
12 heures plus tard, nous rentrerons à Papeete, bien cramoisies, bien rougies et complètement enchantées de cette journée.
Dans le prochain article, je vous raconterais ce beau dimanche à Tetiaroa, mais patience, il faut trier les photos, calmer les coups de soleil.... etc.
Cela faisait longtemps que je n'avais connu une aussi belle journée de mer.
Laissez moi le temps de la savourer.
Mais promis lundi soir, je vous raconte.
A suivre.

14 septembre 2010

Bon anniversaire ma "tamahine"

Pour ton anniversaire, tes 35 printemps,
Ce superbe coucher de soleil du 14 septembre sur Moorea
a déchiré le ciel et le cœur de ta petite maman.
Je te l’offre ma belle Nadège, rien que pour toi.
Tu reviendras un jour à Tahiti !
Bon anniversaire ma petite chérie.

Et en Tahitien :
Ia oaoa to o'e mahana fanauraa tau tamahine here

Mahana fanauraa : le jour de naissance (anniversaire ne se traduit pas)
tau tamahine = ma fille

Les Polynésiennes et l'écriture

L'assemblée de la Polynésie française (APF) organise les 14 et 15 septembre :
les journées "femmes et écritures".




Des conférences-débats, des ateliers d'écriture et de nombreuses autres animations sont proposés de 8 h 30 à 17 h.
Dès 16 h mardi, je me précipite. Je découvre les stands de superbes livres.

Soudain 4 gros volumes reliés en cuir bleu attirent ma curiosité.
Ce sont les quatre volumes du fameux DIP, Dictionnaire illustré de la Polynésie.

Je les avais vus chez l'ami Pierre à Papenoo (côte est de Tahiti).
Il y puise de nombreuses références. C'est sa bible le DIP.
15.000 CFP les 4 volumes (125 €) , Intéressant !
IL y a 6 mois je l'avais trouvé à 45.000 F (377 €), j'avais hésité, puis renoncé.
Mais là, je suis plus que tentée.

J'appelle donc Pierre pour être sûre de ne pas faire d'erreur.
- C'est bien l'édition de 1988 ?
- Oui ce sont des invendus état neuf.
- Achètes vite !
- Ok d'ac,
Mauruuru.
La jolie vahine met dans un carton les 4 volumes encore recouverts de leur plastique.
Elle met le carton sur un petit diable et propose de m'accompagner à ma voiture. Le colis dépasse les 7 kilos !
C'est surtout plus de 1200 pages et encore plus d'illustrations avec lesquelles je vais me régaler.
Le DIP a été élaboré sous la direction de François Merceron, par Christian Gleizal et est paru aux Éditions de de l'Alizé en 1988.
C'est un ouvrage monumental qui ne sera plus jamais réédité.
Je reviendrais demain à l'APF, pour une conférence dont le thème me séduit : "Nouvelles technologies, nouvelles écritures".
Je décide de m'acheter le DIP . J'ai plus acheté de livres que de perles noires de Tahiti, car les livres sont mes vraies perles.
Bonne soirée, moi je vais DIPer ce soir sur la terrasse, car la pluie a cessé.
Nana.

13 septembre 2010

Les oiseaux de Polynésie

Pour célébrer ses 20 ans, la société d'ornithologie de Polynésie, Manu (oiseau en tahitien) organise du mardi 14 au vendredi 17 septembre, le mini festival du film ornithologique, pour faire découvrir les oiseaux de Polynésie à travers les plus beaux films et documentaires réalisés, mais aussi des photographies, des conférences, des contes.


Je vais essayer d'aller y faire un tour. Pour ceux et celles qui ne peuvent s'y rendre, je vous conseille de découvrir le site Manu.pf , un vrai régal.
Il y a des pages spéciales pour les enfants. (clin d'oeil aux tiki bretons)

Le martin pêcheur de Niau (atoll des Tuamotu)

Voici quelques généralités :
L'avifaune terrestre polynésienne compte seulement trente trois espèces. Cette petit nombre masque cependant un taux d'endémisme élevé : ainsi à l'exception de l'aigrette sacrée, du héron strié, de la marouette fuligineuse, du canard à sourcils et de l'hirondelle de Tahiti, espèces présentes ailleurs dans le Pacifique sud, toutes les formes sont endémiques : on ne les rencontre qu'en Polynésie française.

Le monarque de Tahiti :


Par contre avec 28 espèces d'oiseaux de mer nicheurs, la Polynésie française est l'une des régions tropicales les plus riches en oiseaux marins. La majorité d'entre eux sont pas tropicaux, mais neuf espèces se reproduisent seulement dans le Pacifique et une, le pétrel de Murphy, est endémique à la Polynésie orientale. En outre, trois sous-espèces sont endémiques à la Polynésie française.


Le mot avion se dit Manureva en tahitien (prononcer manourèva) : Manu : oiseau , reva : partir voyager.........
Quand on vit dans une île on a très souvent l'envie de s'envoler comme un oiseau et de partir sur d'autres îles...... Je prépare trois voyages d'ici la fin de l'année. ...... chut !

10 septembre 2010

Le crieur de journaux de Papeete

Ia Ora Na .
6 h c'est l'heure d'aller au boulot pour beaucoup de tahitiens. Les rues sont très encombrées.
Ce matin je suis tôt, 7 h et des poussières, vu la longue file au feu rouge de Tipearui. (entrée Ouest de Papeete). A 7 h 30 c'est déjà plus cool.
C'est à 100 mètres de chez moi et à 600 mètres de mon bureau.
Comme chaque matin le crieur de journaux se faufile dangereusement entre les files de voiture, quelque soit la circulation. Parfois c'est fluide et hyper dangereux.

Ils sont 3 qui se relaient, et tous les 3, connaissent désormais ma Pistache.
Pas besoin de me faire le piche "pêche, pêche, velles, velles.... " (la dépêche et les Nouvelles les deux seuls quotidiens locaux).
Ils savent que pour moi c'est Pêche. (à cause des mots croisés en autre ).

C'est la première personne à laquelle je dis "ia ora na"
et j'entends en retour " tu vas bien chérie ? bonne journée".

En quittant mon parking, tous les matins je prépare 150 F .
Parfois pas de monnaie, pas de problème, la monnaie est vite rendue sur 200 F ou sur un billet de 500 ou de 1000 et sans jamais aucune erreur.
L'autre matin, nada, que 10.000 F et 125 F.
Il prend cependant mes 125 F
et me dit:" cela suffit, c'est cadeau pour toi ma beauté ce matin", ne voulant pas me priver de mon canard du jour.
Le lendemain je lui ai donné 300 F.
Il me dit " j'avais confiance en toi, tu as le mana aujourd'hui, allez file ma jolie" .
Personne ne klaxonne, si 50 mètres de libre et un feu vert de raté.
Ici on respecte la tradition et le crieur, et puis, on n'est pas à cinq minutes près quand même !

Parfois je pourrais prendre un accès moins encombré sans feux rouges, mais c'est devenu tellement important pour moi de voir atterrir la Dépêche sur mon siège passager et d'échanger ces quelques mots rapides, qui vous donnent vraiment la pêche pour la journée.
Il suffit parfois d'un petit rien.

Ce matin je prends des photos. Enfin ! j'y songeais depuis longtemps. Mais avec cette circulation ne savais comment m'y prendre.
Mon crieur me demande "pourquoi ? "
- Pour le souvenir
- Ah non tu vas pas nous quitter beauté !
- Non non pas tout de suite.
- Ah bon , vas y prends ta photo je suis beau n'est-ce pas ?


Le feu passe au vert. Pas le temps de poursuivre .
Pas grave on se reverra demain comme tous les matins.
Dès fois il me signale : "tu es en retard, arrêtes les bringues, pas bon du tout".
J'ignore leurs prénoms, ils me reconnaissent chaque matin avec leur sourire. C'est l'essentiel.

Bien sur que les tahitiens sont beaux. Leur gaité et leur sincérité sont si naturelles.

Ils sont courageux ces crieurs de journaux des entrées de Papette, (ouest et est) qui surfent dans la circulation au mépris de leur vie.
Leur sourire matinal est un petit bonheur qui compte quotidiennement et dont je ne peux plus me passer désormais.

Mauruuru les tane de la Peche-Peche.
A demain
comme d'hab.

5 septembre 2010

Le tamure des îles

Le tamure (prononcer tamouré), c’est l’évocation de danses langoureuses et lascives des vahine et des tane.

Danses provocantes des vahine avec leurs déhanchements lents ou rapides et des tane qui battent des cuisses au son des tambours. (toe're). C’est le cliché de la Polynésie depuis des lustres.
Aujourd’hui le tamure se danse sur des musiques parfois bizarroïdes dans lesquelles se mêlent musique traditionnelle et musique techno.
Mais c’est quoi le vrai TAMURE ?

Je déteste les clichés, alors j’ai recherché.
La version ancienne du Tamure nous apprend que c’était considéré comme une danse d'homme, une danse guerrière.


Les premiers missionnaires de la London Missionary Society (LMD) considéraient les danses traditionnelles polynésiennes comme sataniques et obscènes.
Donc elles furent longtemps interdites durant la colonisation.
Le Tamure est aussi le nom d'un poisson des Tuamotu, le nom exact de la danse étant ori Tahiti (danse tahitienne).
La petite histoire : Peu après la 2ème guerre mondiale, un vétéran du Bataillon du Pacifique, Louis Martin, écrivit une chanson très populaire reprenant les rythmes traditionnels et utilisant le mot Tamure comme un refrain. Il gagna ainsi le surnom de Tamure Martin, et transmit le nom à la danse.
Le mot Tamure est donc une introduction très récente. (voir les liens).
Voici une photo qui date ! (années 60) des "bringueuses du Quinn's", qu'un ami m'a communiquée.


Je m’intéresse au Tamure, car jeudi dernier, en soirée, avec Nadine, nous avons pris notre premier cours de Tamure toutes les deux.
Les mouvements et démonstrations s’enchaînent à grande vitesse. Faut y aller les filles !
Ravie d’avoir saisi le rythme, je me lance à fond.
30 minutes d’apprentissage et hop je m’y crois !


Je fais bouger tout mon corps et prends goût à ce déhanchement libérateur, sauf que parfois ma dyslexie naturelle et incorrigible me joue des tours. A droite, à gauche.... faut réfléchir !
Soudain une douleur à la hanche gauche ! Je poursuis cependant et je continue de m’appliquer malgré la douleur qui s'accroit. L’heure de cours se termine et je m’aperçois que cela ne va pas du tout. Je commence à claudiquer sévère. Mauvaise nuit. La douleur me tient éveillée. A 4 heures du matin déjà levée ! J’ai une réunion professionnelle très importante ce vendredi matin en plus !
Vendredi 15 h30, rendez vous chez mon toubib car je souffre pas mal. Tendinite de la hanche gauche et déchirure musculaire ! Rien que cela ! Il me précise que c’est fréquent y compris chez les danseuses polynésiennes et que dans deux semaines cela ira mieux. Heureusement que je ne pars pas dans les îles ce week-end !
Je me souviendrais de mon premier cours de Tamure à Tahiti ! J'ai la ferme intention de persévérer cependant.
La Polynésie se mérite et quand on aime on ne compte pas !
Nana.

3 septembre 2010

La soirée Te Hura Nui au Méridien

Depuis le 30 juillet, l'hôtel Méridien de Punaauia accueille chaque vendredi les meilleurs groupes de danse du Heiva 2010.
Avec des amis nous avons réservé une table et ce fut une soirée exceptionnelle.

Depuis un mois, un concours de danse polynésienne en couple, a été organisé et c'est un couple du groupe Toakura qui a gagné. Ce groupe a d'ailleurs fini premier au Heiva 2010.

Un grand buffet était servi avec des mets variés et délicieux en abondance.
En première partie des chants et danseurs.

Ensuite ce fut la prestation des danseurs du feu de Léon Teai.

En final, le groupe Toakura est donc revenu une deuxième fois sur scène pour la soirée de clôture avec son spectacle sur le thème de Téva te Mamari. (sur le lien : le site de blog du groupe).

A la fin du spectacle qui a duré 3 heures, le public pouvait venir sur scène pour être photographié avec les danseurs et danseuses.
Me voici donc avec Nadine et les danseurs.

O la la comme ils ont grands et nous si petites ! mais ils ont de grandes coiffes.

Cette soirée de danse fut vraiment de très grande qualité.
Le groupe Toakura mérite vraiment son titre de finaliste au Heiva,
le plus grand concours de danse de la Polynésie.

A suivre.