Fatu Hiva est l'île la plus au sud dans l'archipel des îles Marquises. C'est la première île découverte par le navigateur espagnol
Alvaro de Mendaña en 1595. Son relief volcanique, hérissé de crêtes et de pitons émergeant d'un épais manteau de végétation tropicale, est très impressionnant, avec des pics basaltiques de 1000 mètres comme
les statues des Vierges de la
baie de Hanavave.

Superficie : 84 km2. Point culminant : Mont Touaouoho (1125m).
Elle se trouve à 80 km au sud de Hiva Oa et compte 629 habitants (
Recensement de 2007)
Ses deux jolis villages,
Omoa et
Hanavave, distants de 17 kms (seule route de l'île), sont nichés au fond de baies spectaculaires :
la baie des Vierges est celle dont rêvent les navigateurs. Elle offre un mouillage exceptionnel dans un décor d’Eden encore sauvage.
Il n’y a pas d’aéroport et il faut entre 3 et 4 heures de bonitier (
selon l’état de la mer), de Hiva Oa pour se rendre à Fatu Hiva.
Vendredi 22 juillet : Dès 8 h, les baleinières et non les barges cette fois, sont mises à l’eau.
Fatu Hiva se réveille doucement sous la brume matinale.

Depuis mardi, nous avons une vingtaine de personnes d’une mission administrative, dont 4 ministres qui sont du voyage. Ils débarquent les premiers. Ils sont attendus par toute la population pour l’inauguration de la nouvelle salle multifonctions. C’est jour de fête à
Omoa.
Je ne tarde pas à mon tour, à être couronnée par
Paloma qui m’accueille chaleureusement.

Voilà deux ans, que je la rencontre aux salons de Papeete et elle réclamait ma venue à Fatu Hiva. Paloma est l’épouse de l’instituteur de Fatu Hiva, elle est sculpteur.
Avec la croisière c’était plus simple, mais je ne reste que la journée hélas ! Je reviendrais ! J’achète une jolie carte de la Polynésie en
tapa blanc (
du murier). 
La population endimanchée se presse vers la salle.

Les danseuses se préparent dans la bonne humeur,

les enfants répètent leurs chants.

Les rubans sont coupés par les personnalités.

Pendant les discours, nous sommes 4
(George, Claude et Raphaël l’italien) à partir en balade vers la rivière du fond de vallée.
Les enfants me cueillent de grosses
grenadines dans les arbres.



et des caramboles.

Un délice sucré ! Les jardins regorgent d’arbres fruitiers bien remplis. Les enfants m'en cueillent des kilos en rigolant comme des fous !!! Des enfants heureux et très gais ! De vrais enfants !
La petite église exhibe fièrement son toit rouge et ses murs bien blancs.

Il y a beaucoup de vieux
fare en bois, sans boiseries de fenêtres.

En cas de cyclone, le
fare s’envole !
(remarquez les panneaux en pandanus tressé entre les fenêtres).
En cas de problème, toute l'île se mobilisera, alors n'y pensons pas !
Un musicien nous joue un petit morceau et accepte la pose photo auprès de la petite rivière.

J'en profite pour finir mon berlingot de Fanta. Il fait vraiment très chaud !

Les gens semblent heureux, calmes, solidaires et unis. Une impression de bonheur de vivre. Une respiration, une harmonie totale avec la nature généreuse et l’océan.
Un grand tamaa (repas) est offert par l’Aranui à toute la population dans la salle des sports.
Bon appétit se dit kai-kai en marquisien ! Nous déjeunons avec les habitants de Fatu Hiva.
Les danseurs et danseuses redoublent d’élégance


et de vivacité au son des puissants tambours.

Nous sommes dans le
cœur authentique des Marquises.
Pas une seule journée sans les danseuses, danseurs et tambours !
Cette ambiance est envoutante, séduisante, marquisienne à 100%.
Pas d'aéroport, pas 90 % de fonctionnaires territoriaux, mais de quoi vivent ces gens qui semblent si heureux ?
Je vais faire plusieurs articles sur Fatu Hiva (le umuhei, le musée Grelet, Hanavave, la baie des vierges….. ), j’ai tant de découvertes à vous faire partager.
A suivre.