7 décembre 2008

Le salon de l’artisanat des Marquises

Ce salon se tient à Papeete chaque année avant Noël.
Ce dimanche 7 décembre, c’était le dernier jour, aussi je me suis levée tôt et après un petit passage au marché, j’ai filé au parc expo. (en taxi).
J’y suis restée plus de 3 heures.
Je me suis émerveillée devant les sculptures sur bois (bois de rose, ou Santal ou autres essences).
J’ai regardé le travail de ces artistes marquisiens.

Image du couple : virilité et fécondité

Les coquillages, nacres, sculptures sur os de bœuf, de cochon ou de chien, sont aussi de très beaux chefs d'œuvres.


J’étais émerveillée par cette explosion de couleurs vives.
De très beaux stands de Tifaifai (tissus patchwork) m’ont également inspirée pour mes prochains travaux de broderie.

Quelques photos qui font rêver, d’autres bientôt quand j’aurais résolu mes problèmes de «galerie photos». Patience !

stand de tapa
Tous les marquisiens et marquisiennes présents étaient accueillants, gentils, donnant toute explication , sans jamais pousser à la vente.

Le parc expo est en bord de mer.
Le bruit des vagues se mêlait aux sons des musiques marquisiennes.
Pas encore aux Marquises, mais déjà la ferme intention de m’y rendre au plus vite.

Je prenais un jus de fruits, lorsqu’une marquisienne m’aborde, me voyant seule.
Et voilà comment j’ai rencontré Paloma, une artiste sculpteur marquisienne.
Nous avons passé 2 heures ensemble.
Elle sculpte le bois, la nacre, l’os dans l’île la plus au sud des Marquises Fatu Hiva.
Elle habite le village dOmoa, son mari, marquisien, est instit’.
C’est aussi un grand surfeur.
Toute la famille sculpte. Son père est aux Australes et sculpte la fameuse pierre rose des Australes.
Sa maman Cécile m’a raconté ses origines belges, espagnoles et suisses qui remontent à ses arrières grands-pères.
Ils se considèrent comme marquisiens à part entière, mais sont fiers de leurs lointaines origines occidentales.
Des pays qu’ils n’iront jamais voir, ils ont si bien aux Marquises et ne pourront jamais s’offrir le voyage en Europe.

Ils sont venus en famille au salon, hébergés chez des cousins à Papeete.
Entre eux ils ne parlent que le marquisien.
Mais pourquoi s’intéresser à la rousse bretonne ? mystère !

Dans leur stand, Paloma et Cécile, m’ont offert la couronne parfumée au santal.

C’est un honneur marquisien qui a une grande signification.
Un affront, que de l’enlever devant eux.

Paloma m'a dit " toi tu es intelligente, car tu ne demandes pas d'abord: combien ça coûte ? - mais tu demandes : c’est fait comment ? et on voit que tu veux savoir, et ça c'est bien, tu n'es pas une touriste". Je lui acheté 3 objets à des prix d‘amis !

Nous avons échangé toutes les coordonnées mais pas de Net à Fatu Iva car il faut 3 heures pour obtenir une connexion !
Pas d’aéroport non plus sur l’ïle !
Donc c’est 3 heures d’avion de Papeete à la capitale des Marquises, puis ensuite 3 heures de bateau.
Son frère est le capitaine de l'unique bateau. Je suis invitée chez eux à Fatu Hiva.


C’est de cette manière que je veux connaître la Polynésie, pas avec des voyagistes, et des trucs tout faits pour les touristes !

Vu mon âge je n'ai plus de temps à perdre désormais. Puisque la Polynésie veut bien de moi, je vais vers elle à grands pas.
Je ne connais pas toutes les îles bretonnes (une grande partie) mais les îles de Polynésie je veux toutes les découvrir, les respirer, m’en souvenir à tout jamais.
Si j’avais su, je serais venue avant !
Merci Paloma et Cécile. Promis je viens bientôt à Fatu Hiva
En savoir plus : http://www.marquises.pf/artisanat.htm

2 commentaires:

Anonyme a dit…

les scultures en bois me font pensée au divinité africaine de la fécondité.Elles sont magnifiques peut tu m'en rapportés une? gros bisou nadège

Sylvie-Anne a dit…

Nadège, tu viendras en 2009 en choisir une ou plusieurs. Je t'emmènerais aux Marquises à Fatu Iva
OK ?