2 février 2011

La perliculture à Ahe

Ahe est avec Manihi toute proche, un centre de perliculture important.
L'atoll a compté, il y a quelques années plus de 60 fermes perlières.
La mévente de la perle ces dix dernieres années a modifié la paysage. Il en reste environ 15 en activité aujourd'hui, dont quelques tres grosses entreprises, dont celle que je visite ce samedi matin.


Tous les bâtiments bleus représentent le complexe semi industriel de cette grande ferme.
Je retrouve un ami, le chef de production rencontré à Fakarava l'année dernière.
Une cinquantaine d'ouvriers qui sont logés et nourris sur place y travaillent. Tous assez jeunes.
Une nouvelle campagne de récolte a commencé depuis 3 jours. L'usine bouillonne d'activité.
Des équipes sont composées et bien organisées.
Les hommes sortent les paniers des bassins où ils sont stockés depuis leur sortie du lagon.
Une équipe écarte les huitres et place une cale (un écarteur).
Les nacres sont ensuite dispachées par caissettes aux préleveurs-greffeurs qui sont derrierre des petits comptoirs avec tous leurs instruments bien précis.
Le bol pour recueillir les perles, le vase d'eau pour rincer la pince entre chaque nacre..... etc.
Une musique entraînante est à fond sur la grosse chaîne stéréo et donne la cadence.
Tout va vite, très vite. Tous les employés font l'horaire suivant : 4 h 30 - 12 h. Ils sont en CDI ou en CDD (3 ou 6 mois).

Le greffeur enlève délicatement la perle.
Si la perle est de bonne qualité, il remet dans la poche de la perle de la nacre, un nucléus qui donnera une deuxième perle.
Si la perle est petite ou de basse qualité, il ouvre l'huitre qui sera sacrifiée.
Une autre équipe vide les huitres, enlève l'animal, mais laisse le muscle sur la nacre, le fameux korori.
Une fois le korori enlevé à son tour et rapidement congelé pour la revente, les deux nacres sont mises en sac et partiront pour l'asie du Sud Est pour en utiliser la nacre (bijoux, boutons.... )
Les nacres surgreffées sont refermées délicatement et repartiront vers le lagon.
C'est très impressionnant de voir sortir la perle. Elle est très brillante. En voici quelques unes qui viennent de voir le jour.
On est loin des fermes, ou seuls les membres de la famille effectuent tous les travaux.
Ici la concession maritime (ou les nacres sont positionnées) est immense et produit de grosses récoltes pour le compte d'un grand groupe (holding) qui commercialise lui même ses perles sur Hawai, Paris, Tokyo, les USA, Hong-Kong ou la Chine.
Aucun bijou n'est fabriqué sur place, ni aucune perle ne peut être achetée.
C'est la production intensive . C'est l'usine perlière avec un organigramme hiérarchique bien établi. Le chef de production a plusieurs fermes sous sa responsabilité et dans chacune un chef de ferme, lui-même secondé par des chefs de salle.
Il y a aussi un économat, un magasin (produits de toilette, tabac, etc...). c'est un monde bien organisé, ou campagnes de récolte et campagnes de greffes se succèdent toute l'année.

4 commentaires:

Sylvie-Anne a dit…

j'ai repris mon article pour le détailler avec les précisions du chef de production. (je n'avais pas réussi à le joindre précédemment).

Anonyme a dit…

Sylvie Anne

Ton reportage est complet par les photos et les commentaires.
Il ne faut pas croire que beaucoup de polynésiens des îles hautes ont la possibilité de faire un tour aux Tuamotu. Seules les familles ayant des racines dans ces atolls les connaissent mieux. même professionnellement quand on arrive le soir pour repartir le lendemain matin après une nuit de travail ne favorise pas leur découverte.
Christian P Y P

Anonyme a dit…

bonjour sylvie anne.votre reportage est bien et reflete parfaitement ce que ns avons vus a la tele..je reve d acheter une perle mais qui ne soit pas ronde.plutot forme poire un peu cabossee.j ai compris que votre ferme ne vends pas.savez vs ou m adresser.qu elle soit noire ou blanche m importe..merci de votre reponse..vs allez recevoir un courrier personnel poster ce matin de bretagne..a bientot de vs lire.portez vs bien..mimosas22@hotmail.fr

Anonyme a dit…

incroyable.mais nous retrouvons en polynesie les memes fleurs que sur l ile de la reunion..