13 juin 2010

Le more, costume traditionnel de danse tahitienne

Dimanche matin, il pleut et ca crachouine sur Papeete. Un vrai temps breton ! fichu pour la bronzette et la baignade !
Un temps pour aller au musée des îles à la pointe des pêcheurs à Punaauia, pour visiter l’exposition sur le poète tahitien Henri Hiro.
Portes closes ! Grève ? non du tout. Le musée est désormais fermé le dimanche depuis le 2 mai 2010.
C’est trop nul cette fermeture le dimanche. Papeete est ville morte le dimanche.
Il ne restait que le musée des îles pour les pauvres touristes de passage ! vraiment dommage !

Pas grave pour moi, l’expo se tient jusqu’à fin août.

Je file à Paea, car je sais qu’il y a un marché aux puces vers PK 21.
J’aime ces petits marchés tahitiens, ignorés des popaa.
J’apprécie de bavarder avec les vendeuses tahitiennes et parfois dénicher des trésors.
J’achète 2 CD de musique locale et regarde de jolies robes mais hélas pas à ma taille. (trop petite ou trop grande !)

Je m’arrête devant des costumes de danse.
Il y a deux more complets composés de 4 pièces chacun : la coiffe, le collier, la ceinture et la jupe. Le tout en pandanus coloré rouge et orné de jolies nacres. (prononcer moré)

Une envie irrésistible, comme un coup de foudre.
Je le trouve super beau et j’achète 1000 CFP un costume complet.

Je retrouve Nadine et Fabi au Cigalon et je leur montre ma trouvaille.
Après le déjeuner, essayages obligatoires.
Nadine et Fabi mettent la coiffe

et je me décide à mettre le tout.


Équipée du more, c’est fou comme on a envie de danser !
Fabi me dit qu’il me manque le tapea-titi (soutien gorge en noix de coco) .

Nadine me suggère d’adresser cette photo à mes tikis de Bretagne qui vont être bien surpris.
Bonne ou mauvaise idée ? Ils vont penser que mamie Tahiti déraille !
Non tout va bien et je suis très fière de mon more rouge.
Non non je ne danserais pas au heiva de juillet !
Nana.

Les vahine du Cigalon

Vendredi 4 juin je dînais seule à l’hôtel IBIS CDG à Roissy.

Une semaine plus tard je dînais au Cigalon à Punaauia.
Il est 19 h, apéro de fin de semaine, sur la terrasse.
Belle ambiance avec les copines ! Alain notre photographe fait la photo.


De droite à gauche :
Sophie, la coiffeuse, plus de 10 ans de Polynésie. Nous avons voyagé sur le même vol vendredi dernier et fait la pause clopes ensemble à Los Angeles.
Fabienne, restauratrice, propriétaire du Cigalon, plus de 40 ans de fenua. Nous nous connaissons depuis février 2010.
Bibi, encore un peu décalée, mais en pleine forme.
Nadine, ingénieur en mécanique navale, arrivée de Toulon en juillet dernier, et seule au fenua, la petite nouvelle du groupe, rencontrée par le blog récemment.
Je ne me rappelle plus la raison de notre fou rire, car il y en a eu pas mal ce soir là.
Toutes les trois ont accepté que je publie cette photo.
Alcool avec modération, mais fous rires et plaisanteries, sans.

Comme tous les vendredis soirs, un orchestre tahitien joue de belles musiques locales et nous dansons le tamure après le dîner.
Belle fin de semaine avec les vahine du Cigalon.
Nana

12 juin 2010

Tahiti sans couronnes , Si Tahiti m’était conté.

J'ai rapporté de beaux souvenirs de Bretagne, une scie pour un ami, et surtout deux merveilleux livres sur Tahiti.

Je vous présente ces deux ouvrages anciens qui me sont très précieux.
Ces deux livres ont été écrit par les frères Hollande dans les années 50 et ont été porté au cinéma.
Voici l’histoire :
Alphonse et Charles Hollande arrivent la première fois à Tahiti en 1938.
A Tahiti, ils se marient et observent la société polynésienne de l’époque.
Cinéastes occasionnels (Charles a filmé le "Retour du Bataillon du Pacifique" en 1946), ils filment le Tahiti de l’époque pendant de longs mois.
Le film s’appellera dans un premier temps " Symphonie tahitienne ".
Parallèlement, les deux hommes écrivent un livre sur l’Océanie et la vie à Tahiti dans les années 50.
Tourné en 1953, Si Tahiti m'était conté, est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti.

Le livre sera dans un premier temps publié sous le titre " Tahiti sans couronnes " en 1954.


Cette même année, Alphonse publie un article intitulé" Comment nous avons vaincu l’Orohena "dans le numéro 102 de la revue " Sciences et voyages".
Cet épisode est relaté dans le film, l’expédition ayant été menée caméra au poing.

Alphonse Hollande y raconte comment après avoir suivi la piste tracée par Maurice Jay (NB : une cité de Mahina porte ce nom de cité Jay) et après plusieurs tentatives infructueuses, il réussit malgré de terribles difficultés à atteindre le sommet le 28 septembre 1953.

D’autres, B. Kroepelien et James Norman Hall, avaient réussi l’exploit avant, d’autres tels que Maurice Jay le réaliseront après.

Claude Pinoteau tournera également quelques années plus tard en 1961, une séquence en haut de l’Orohena dans son film « Manureva ».
En 1955, Alphonse et Charles Hollande viennent en France pour y donner des conférences, présenter leur film et vendre leur livre rebaptisé : Si Tahiti m’était conté.


Le film est présenté au Théâtre National du Palais de Chaillot en 1957.

J’ai la chance, le bonheur d’avoir les éditions originales de ces deux fabuleux ouvrages .
Et mieux encore, le Tahiti sans couronnes, est dédicacé par l’auteur le 18 août 1954.

Et encore plus fort, il y a même le bandeau intact !


Mon fils Fred et son épouse Flo, ont déniché ces 2 livres rares en métropole.
Ils me les ont offert pour la fête des mères le 30 mai 2010.
Un cadeau somptueux, exceptionnel, pour une maman expat à Tahiti qui affectionne les livres anciens.

Chaque jour, je m’en offre une petite tranche. Je les déguste, les savoure.

Offerts par mes enfants, qui ne connaissent pas encore Tahiti, ces deux livres devenus rares, me sont encore plus précieux.
Jamais je n'aurais imaginé un plus beau cadeau pour la fêtes des mamans.
C'est vraiment extraordinaire.
J'ai des supers enfants et petits enfants. Ils sont dans mon cœur avec moi à Tahiti.
Chaque jour, je leur offre le soleil de Tahiti et toutes mes plus tendres pensées.
Merci .

11 juin 2010

Quand le jour se lève sur Tahiti

Je ne connaissais pas encore les effets du décalage horaire lors du retour de métropole à Tahiti.
C’est terrible ! Pas sommeil la nuit, debout aux aurores.
Dans la journée, de méchants coups de fatigue avec bâillements, ralentissent l’activité.
Les habitués me disent qu’il faut une petite semaine pour s’y faire.
Voici 4 matins, où je me réveille juste avant le jour vers 5h 30.

L’air est agréable, et je vois l’aurore éclairer la rade de Papeete.

Des roses, des violets, des bleus. C'est le lever du jour.

Le soleil pointe très vite son nez et fait briller le lagon, les cocotiers.

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Il dessine avec netteté les cimes des montagnes de Moorea.

Il est 5 h 45, je m’installe pour le petit déjeuner sur la terrasse. L’air est doux et tiède.

Les lumières sont magnifiques et d'une brillance parfaite.

Les tourterelles viennent me dire bonjour.

Elles sont cependant plus intéressées par les graines et miettes de pain que je dépose le soir à leur attention, que par mon appareil photo.

Parfois le gros chat blanc de la voisine du 6eme, pointe son minois. Il suffit que je me saisisse du tuyau d’arrosage pour qu’il dévale le toit à toute vitesse ! Il n'est pas le bienvenu car il fait fuir mes copines tourterelles.

La mer est basse. Le grand plâtier affleure, le lagon est à son niveau le plus bas.

Des tranches de fruits frais, m’apportent le soleil dans l’assiette et de l’énergie pour la journée.

La station Radio 1, me donne les premières nouvelles du jour, car en ce moment c’est grève générale. Les ferries sont bloqués au port et les vols internationaux ne partent plus. La crise économique sévit aussi à Tahiti.

J’aime cette première heure du jour. Je prends mon temps. Zéro stress. Je songe aux prochains voyages dans les îles qu'il me faut organiser, fignoler, réserver. Je regarde mon agenda et programme ma journée.

Après la douche, un petit coup d’œil sur la boite mails vite fait. C'est déjà l'heure du départ.

Je n’appelle pas le funiculaire. Il est trop lent ! Je dévale à pieds les 7 étages. C’est bon pour les muscles des jambes.

Il est 7h et des brouettes, il fait déjà chaud. La ville est déjà très animée.

Voici une vue prise de la digue de motu uta à 7 h le 9 juin 2010. Il m'arrive parfois d'aller respirer l'air du large avant d'aller au bureau.

Belle et bonne journée. Mahana maita'i

Nana

7 juin 2010

Tahiti, le retour

Vendredi 4 juin 2010, vers 14 h, le TGV qui me ramène à Roissy CDG va me happer et m'arracher des bras de mes enfants.
C'est dur dur ! Je tais mes émotions et je fais la forte, mais j'ai déjà le cœur en mille morceaux.
Je perçois leur tristesse, mal dissimulée dans leurs yeux embués.

J'aurais du partir sur la pointe des pieds sans rien dire, pour nous éviter ces minutes pénibles.

Le TGV file dans la campagne et me dépose 3 heures plus tard sur les quais de CDG Roissy.
Je revois le film de 2008, celui du grand départ vers l'inconnu.
Une grande différence cependant, car j'ai désormais "un chez moi" à Tahiti.
Comme le chemin va être long, interminable !

Honteuse de partir et cependant pressée de revoir mon nid de Diva Nui.
Les sentiments s'emmêlent dans ma tête embrouillée.
Il faut assumer les couloirs, tapis roulants de CDG avec mes deux lourdes valises pour me retrouver à l'hôtel IBIS Terminal jusqu'au lendemain matin.
Réveillée à 5h , je petit dej dans cet hôtel bruyant avec toujours les mêmes images en tête.
L'avion décolle avec fracas et c'est à ce moment là que les larmes viennent toutes seules, incontrôlables. Je m'envole !


Beaucoup de sièges vides. Pas de discussions avec mes voisins !
Hormis une américaine prénommée Carmen, qui me parle de la France du Sud où elle a résidé 3 semaines avec son mari, et qui a détesté Paris (sale et bruyant).
Nous échangerons les cartes de visite avant l'arrivée à Los Angelés.
C'est fou les rencontres dans un avion !
Bouffe insipide, mais qui aide à passer le temps. Films nuls mais qu'on regarde quand même !
C'est hyper long 24 heures d'avion ! J'avais oublié que Tahiti est si loin de Paris.

Le pilote a fait un super atterrissage à Faaa. Du velours! Géant !
Je me réanime. Je suis revenue à Tahiti. !
Yves était là avec ma Pistache clinquante et relookée.
Le funiculaire de Diva Nui fonctionne. (depuis quelques jours seulement)
Je rentre chez moi à Tahiti.
J'ai revu ma Bretagne et ma famille. Mission accomplie.
La valise "émotions" est archi pleine !
Revoir Tahiti et ses îles, c'est comme un 2 eme cadeau de la vie, une autre jeunesse.
Mais je n'oublierais jamais mes 3 merveilleuses semaines en Bretagne. Oh non jamais !

Ia ora na Tahiti.

4 juin 2010

Vannes et le golfe du Morbihan

J'ai rendu visite à mes amis Morbihanais, rencontrés à Tetiaroa l'année dernière et revenus à Tahiti en mars 2010.
Nous avons fait du shooping dans le vieux Vannes par un temps pluvieux et maussade.

Voici quelques clichés des vieilles maisons à pans de bois du centre de Vannes.

et la majestueuse cathédrale de Vannes dans laquelle j'ai chanté avec la chorale de mon collège. (impossible de me rappeler en quelle année !)

Le jeudi matin, détour obligatoire au marché de la Roche Bernard (ma ville natale)
Enfin je trouve des anguilles ! super j'adore les anguilles !

Le vendeur les pèle avec dextérité. (je sais faire aussi ! )

Elles étaient encore bien vivantes les miss, lors de leur passage dans la poële !

Des anguilles grillées à l'apéro ! Un régal ! (sur le lien: plein d'autres recettes)
Milène décide d'en acheter plus souvent désormais. A nous trois, nous avons tout dévoré !

Nous cuisinons aussi de belles coquilles Saint Jacques, avec délicatesse et un bon vin d'Alsace et beaucoup de crème !

Je dégusterais aussi de tendres asperges du val de Loire et un bel artichaut camus breton avec une délicieuse sauce béchamel maison.

Je vous épargne la suite de nos succulentes dégustations qui me font encore frémir les papilles.

C'était de la haute gastronomie bretonne, celle qu'on fait à la maison dans la grande tradition de nos grands-mères, nappée d'une grande dose d'amitié, ingrédient le plus important.

Accueil très chaleureux et morbihanais à souhait, dans cette jolie maison bretonne moulue dans le granit, les pieds dans le golfe, avec son magnifique parc fleuri et boisé.

Je ne peux pas publier toutes les fleurs du jardin.
Toutes magnifiques et amoureusement soignées.
Je choisis celle-ci, car évocatrice de souvenirs d'enfance.
Ce sont les jolis "désespoirs du peintre" .

Cette fleur est ainsi nommée car elle bouge au moindre souffle de vent.
C'est une fleur ancienne qui peuplait les jardins de grand-mère ou jardins de curé, il y a .... bien longtemps !
Les herboristes l'ont souvent délaissée et c'est bien dommage.

Un timide soleil rouge illumine la grisaille du ciel du soir, comme un point d'orgue sur les eaux calmes du golfe.
L'endroit inspire sérénité et douceur de vivre.

Nous évoquons nos souvenirs polynésiens : Tetiaroa, l'île de Pâques, Tikehau et Fakarava......
Quand la Polynésie s'invite dans le golfe du Morbihan..... Quel programme !

Je dédie cet article à Mylène et Claude.
Retrouver le Golfe et mes amis dans de telles conditions, restera un souvenir impérissable.

Mauruuru les bretons voyageurs.
Au plaisir de vous revoir bientôt à Tahiti.
Kenavo. Yer mat.

1 juin 2010

Cerisier en cage

A Pénestin sur Mer, les enfants m'ont demandé de photographier ce malheureux cerisier en cage.
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Cette protection renforcée, est-elle destinée aux merles et moineaux du coin, ou aux voisins du propriétaire ?

Quoiqu'il en soit ce breton là veut garder ses cerises pour lui tout seul ! Na !
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Ils ont des chapeaux ronds ........ et plein de cerises
Vivent les bretons ... et leurs petites entreprises.

30 mai 2010

La Turballe et les marais salants de Guérande

Grand soleil et ciel bleu sans nuage pour ce lundi de Pentecôte en Bretagne sud.
Nous empruntons la route côtière: Quimiac, Mesquer, Piriac sur mer.

C'est marée basse au petit port de Kercabellec.
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Pas de port, même liliputien, sans son café du port !
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Nous traversons le coeur des marais salants.
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Je fais quelques provisions de fleur de sel et de salicornes à la femme du paludier
qui tient son modeste étal au bord de l'oeillet (parcelle) où son mari saulne le précieux sel.
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Pour prendre ma photo, je glisse, les deux pieds dans la vase ! Bravo mamie ! Ca rigole !
Nous arrivons au port sardinier de la Turballe.
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J'aime ce port, l'air iodé qui sent la pêche fraîche, la marée, et le cri des grandes mouettes.
Tiens un bateau porte un nom polynésien : Tangaroa .
Nous aurons très chaud lors du déjeuner en terrasse.
Lotte au beurre blanc avec un petit muscadet bien frais. Hum !


Température extrême et rarissisme à La Turballe.

Sur la route de Guérande, le fameux moulin du diable, dont j'ai oublié la légende.
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Nous rentrons au camping, car nous avions promis piscine en fin d'après midi.
Promesse tenue. Les cascades aquatiques vont s'enchaîner jusqu'à la fermeture.

Nous ne partirons que le mardi matin, donc encore une soirée de plein air.

Après dîner, c'est pétanque.
L'arrivée des moustiques et de la nuit, mettent fin à nos exercices sportifs.
La carte numérique de l'appareil photo se remplit autant que ma boite à souvenirs, celle du coeur.

Je me fonds dans tous ces moments tendres, comme un grain de sel dans une belle motte de beurre. C'est bon, c'est délicieux.

J'ai lu tous les livres de la Comtesse de Ségur qui a excellé dans " l'art d'être grand mère".
L'art ne suffit pas hélas, il faut aussi la manière, connaître les vraies règles de la pétanque et tout un tas de choses, car les questions fusent toute la journée !
Depuis une semaine je m'entraine. J'apprends vite.
Prochain article, encore dans le Morbihan, dans la belle ville de Vannes.
Kenavo.

27 mai 2010

La pointe du Bile et les plages de Penestin sur mer

Penestin sur Mer est une petite station balnéaire à l'extrême pointe sud de la Bretagne, à l'embouchure de la Vilaine.C'est aussi les plages de mon enfance, et de mes joyeuses colonies de vacances pendant plusieurs années.
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C'est toujours un grand moment quand je reviens à Penestin après quelques années d'absence.
Samedi matin, la panda bleue me transporte avec mes 2 valises sur les 130 kms qui séparent Rennes de Penestin.
La famille et mes 3 petits loulou, y sont arrivés la veille pour passer le week-end de Pentecôte.
Une location dans un super camping avec piscine couverte et chauffée.
Il y a des tobogans, des tubes, des plongeoirs.....

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Les enfants connaissent et y reviennent avec plaisir.
Première piscine avant l'arrivée du grand soleil.
- "Le grand circuit en huit à toute vitesse, t'es pas cap mamie ?
- " pstt ! on parie ? "
Pari gagné à la grande joie de mes loustics et pas peu fière mamie Tahiti. Non mais !

Evidemment j'ai la peau très mate, et je sens les regards intrigués des bretonnes couleur petit lait, se poser sur moi.

J'entends deux chipies :
- regardes celle-ci, elle est tombée dans son auto bronzant "
Et sa complice lui répond :
- oui c'est sûr et ses décalcomanies sur le bras, le pied, elle n'aura plus rien en sortant de la piscine..... hi hi ".

J'ai un super maillot rouge avec fleurs d'hibiscus, mais je ne vais pas me faire tatouer sur le front la carte de Tahiti, ni "J live in Polynesia".

Au bout d'une heure de ribouldingues dans l'eau chlorée, nous filons à la pointe du Bile.
Avec bonheur je retrouve les paysages de mon enfance.
les grandes falaises rouges de la plage de la mine d'or (anciennes mines de bauxite) se sont encore pas mal érodées.

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Les hirondelles nichent dans la falaise.
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C'est marée basse.
Armés des paniers de pêche et des épuisettes, nous partons à la pêche aux coquillages et crustacés.
.Cacahuète, la petite chienne est de la partie et sautille gaiement, mais fiche le camp à la vue d'un mini crabe vert.
Les petits paniers de pêche se remplissent vite, berniques, crevettes, huitres, bigorneaux.

Mattys nous dit "pêcher de l'eau avec son épuisette, sans arriver à la retenir".
Je tente un bain dans l'eau bien froide.
Mi-cuisse samedi, jusqu'à la taille dimanche et completement lundi , c'est promis.
Brrrrr ça caille ! J'ai hâte de retrouver les lagons de Tahiti !
Frédéric y parviendra !
En plus il y a de grosses méduses ! beurk !
. Le tracteur met la barque à l'eau.
. Nous dînons à l'auberge du gros Bill (à la pointe du Bile).
. Je la connais depuis ... toujours.
Si les propriétaires ont changé, le nom et la qualité sont restés intacts.

Délicieux dîner marin

avec un coucher de soleil digne de Moorea.

Chouette il fera beau demain.

Il est 22 h et plus. Nous nous baladons sur les hautes falaises par le chemin des douaniers.
Dimanche matin, c'est le marché.

Et re- pêche et piscine.
De vraies vacances avec un temps magnifique. 32 ° .
Penestin c'est mon enfance retrouvée d'un coup de baguette magique.
La redécouvrir avec mes petits mousquetaires lui donnent encore plus de charme.

Des instants de bonheur inestimables, qui resteront à tout jamais dans les souvenirs des grands et des petits et que j'emporte à Tahiti.

Nana.

25 mai 2010

Dinan, cité médievale sur la Rance

Jeudi 20 mai : jour de marché Dinan sur la grand place Duguesclin.

Des retrouvailles joyeuses avec les commerçants toujours fidèles au marché de Dinan :
le poissonnier, le boucher chevalin, la marchande de fraises de Plougastel, la crépière, le marchand d'artichauts de Saint Pol de Léon.

La pause galette-saucisse-bolée de cidre pression est une obligation coutumière.
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Nous déjeunons en terrasse sur le vieux port.

. Le soleil commence à bien réchauffer.
La jupe tahitienne est de sortie.
Je me régale avec les huitres de Cancale et les moules du Vivier sur mer,



, pour finir par une crêpe au caramel et beurre salé.

Nous nous baladons dans les vieux quartiers, lieux paisibles emplis de bretonnitude.

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Comme elle est belle la Bretagne sous le soleil.
Au retour du marché, je retrouve les plaisirs de la cuisine, comme celui de décortiquer cette grosse araignée de mer.

et de préparer de succulentes fraises à la crême (plus vanille de Tahaa)
Mon emploi du temps est bien chargé entre le shooping sur Rennes, Dinan ou Saint Malo et les soirées conviviales chez les amis.

La nuit venue, comme il est doux de s'enrouler sous la couette avec pour berceuse le crépitement de la dernière bûche dans le feu de la cheminée.

Kenavo.