17 mars 2012

Découverte de Takapoto, l'atoll ovale.

Je suis très en avance à l'aéroport de Faa'a. Il me tarde de m'envoler vers les Tuamotu. L'avion décolle à 13 h et après une escale à Takaroa, il atteindra Takapoto à 15h10. Takapoto est un atoll du Nord Tuamotu et fait partie du sous-groupe des Îles du Roi Georges. Il dépend de la commune de Takaroa dont il est distant de 9 km.

Il est à 538 km au nord-est de Tahiti. Takapoto est un ovale de 20 km de longueur et 6,7 km de largeur pour une superficie de 15 km2 de terres émergées. Son lagon de 85 km2 est sans passe, mais accessible par un chenal très peu profond. Il présente une légère hypersalinité.
Environ 250 personnes vivent sur l'atoll en permanence, principalement près du village de Fakatopatere. (Sylvie, ma logeuse, me dira qu'ils sont 400 pour les élections !!)


Histoire : Il fut signalé pour la première fois par les explorateurs hollandais Willem Schouten et Jacob Le Maire en 1616.
Takapoto a été frappé en 1982 et 1983 par 2 cyclones qui ont fait d'importants dégâts. Depuis 1973, l'atoll possède un petit aérodrome situé à la pointe Teumukuriri près du village de Fakatopatere. La piste ne fait que 900 m, aussi l'avion arrive toujours très peu chargé, et retourne à Takaroa chercher le fret et les passagers pour Papeete. Ce samedi, un fait rare s'est produit. Le pilote de l'ATR 42 m'explique que les vents dominants sont toujours à l'Est aux Tuamotu, or ce samedi il y a du vent d'Ouest, obligeant l'avion à atterrir dans un sens peu habituel. Nous sommes 4 à descendre à Takapoto.

J'ai 5 jours pour découvrir Takapoto. Je suis seule touriste dans la pension Hereatea (Here atea signifie amour lointain).

L'endroit est magnifique, le Net est incertain et très lent. Voici les premieres photos de la pension au secteur en bordure du lagon.

Le soleil m'accompagne et m'offre de superbes couleurs pour le premier soir. A suivre.

14 mars 2012

Les oranges de Rimatara

Ce mercredi 14 mars, l’avion en provenance de Rimatara se pose à l’heure prévue 16 h 30. A 16 h 45 je me présente à la réception des colis de fret aérien. En effet, hier j’étais prévenue par un coup de fil, qu’un colis me parviendrait.
Mes amis de Rimatara m’envoient des oranges !


Fraîches cueillies, elles sentent très bon. J’habite à 2 pas de l’aéroport et il ne m'a pas fallu 15 minutes pour l’aller retour.
L’aéroport et ses services n’ont plus de secret pour moi. Je réalise combien je me suis bien intégrée dans cette Polynésie et me comporte comme une vraie Polynésienne désormais. Je suis surtout très heureuse, d’avoir tous ces amis dans les îles qui ne m’oublient pas.



L’orange est un agrume, fruit des orangers, arbres de différentes espèces de la famille des Rutacées. Les premiers producteurs d’oranges sont le Brésil et les États-Unis (principalement de la Floride).
L’oranger est originaire de chine. Jusqu'à la première moitié du XXe siècle, l'orange était un fruit de luxe et souvent offert comme cadeau de Noël aux enfants.
L'orange AÏDA, l'une des meilleures du monde, ne subit aucun traitement après récolte. Les oranges Aïda sont des "oranges de montagne". Cultivées à une altitude d'environ 200 mètres elles bénéficient d'un micro-climat. En effet les oranges de plaine subissent plus facilement le gel et sont victimes du brouillard givrant. En altitude il n'y a plus de brouillard givrant. Les orangers bénéficient d'une meilleure exposition au soleil et d'une température plus élevée durant la journée. Cela donne une orange plus riche en sucre, à la chair et au jus plus abondant. Que dire de nos oranges sauvages de Punaauia qui poussent à 600 m et seront là en juin ?
Pourquoi les oranges sont vertes en Polynésie ? Faute de variation de température importante entre le jour et la nuit, les oranges polynésiennes restent vertes. Mais elles sont tout aussi bonnes. Seules les oranges amères prennent de belles couleurs, trompant ainsi les touristes !
Je me fais un bon jus d’oranges des Australes. Manuia (Yer Mat pour les bretons)

Guide des fleurs de Tahiti et de ses îles

Ce livre est un guide très pratique de la richesse florale de Tahiti et plus généralement de toute la ceinture tropicale. Il rassemble les plus communes, les plus spectaculaires, les plus remarquables des fleurs et parfois les plus dangereuses, car certaines présentent des risques réels pour la santé.
C’est un véritable herbier avec des photos d'une qualité exceptionnelle, une présentation et une mise en page de qualité. Il a un index alphabétique indispensable. Même sans avoir de recherches particulières à y faire, c’est un véritable plaisir de le feuilleter et l’occasion de faire des découvertes surprenantes.

L'auteur : Né le 16 février 1955 à Oullins, c'est la plongée sous-marine qui a fait abandonner les rives de la Saône et du Rhône à Daniel Pardon. Journaliste à Lyon, il voulait aller vivre dans le bleu infini du Pacifique une autre vie. Il entra à La Dépêche de Tahiti au début de 1984 et en devint le rédacteur-en-chef dès 1987
Il est l'auteur notamment de "Tahiti, portraits et danses", "Tahiti entre ciel et mer" (ouvrage sur l'écosystème polynésien), et un étonnant "Fangataufa, Mururoa, état des lieux" (il est le premier journaliste à avoir pu filmer et photographier les puits d'expérimentations nucléaires dans le lagon de Mururoa, et à en avoir contrôlé la radioactivité), et le "guide des fruits de Tahiti " paru en 2005.
Il prépare un ouvrage intitulé "Mines et pierres précieuses".
La plongée sous-marine dans le Pacifique a comblé ses vœux les plus fous Il affectionne la grosse faune et les très petits organismes (coraux, coquillages, nudibranches...). En 1993, il a obtenu le 1er prix du reportage sous-marin au Festival international d'Antibes, après un second prix en 1992 avec un sujet sur la chasse sous-marine à l'île de Pâques. En l'an 2000, un 3eme prix pour "vingt milieux sous les mers", une analyse de la situation de vingt écosystèmes marins tropicaux.
Passionné par l'île de Pâques, Il espère un jour, pouvoir ouvrir un site consacré à "Rapa Nui" où il se rend chaque année.
Depuis 2002, il est le rédacteur en chef de plusieurs magazines. (Tiki Mag, hebdo télé, Fenua'Orama, mensuel féminin, Maisons du Fenua, trimestriel déco, Fenua Économie, annuel éco, Trouvtou…).

Tahiti sans les fleurs ne serait plus le vrai Tahiti.

12 mars 2012

Le premier festival breton de Tahiti

Incroyable mais vrai, non ce n'est pas un poisson d'Avril (c'est la 4eme de couverture de la Dépêche du 11 mars) :

Le 1er festival Breton de Tahiti avec le Bagad de LANN-BIHOUE et le Cercle de danse du CROISTY aura lieu le samedi 31 MARS 2012 à partir de 18h00 à la salle Aorai Tini Hau à Pirae.
Au programme :
Initiation à la danse bretonne, animé par le groupe Skolpad.

Concert du Bagad de Lann-Bihoué accompagné par le cercle Danserien Ar Vro Pourlet du Croisty. Fest-noz animé par Skolpad et le Bagad de Lann-Bihoué
Pour l'année de ses 60 ans, le Bagad de Lann-Bihoué associé au cercle Danserien Ar Vro Pourlet du Croisty (Morbihan) et de l’orchestre de fest-noz Skolpad, ont le plaisir de vous présenter la Bretagne et toute l'étendue de sa richesse culturelle lors de cette soirée festive, conviviale et familiale. Ce festival sera l'occasion de vous initiez en famille ou entre amis à la musique et aux danses bretonnes.
Restauration traditionnelle bretonne sur place, manèges pour vos enfants et balades en poney.
Ambiance garantie !
Tarifs publics :Adulte : 2 000 xpf Enfant moins de 12 ans : 1 250 xpf Enfant moins de 3 ans : gratuit. Billets en vente auprès de la Dépêche de Tahiti à Papeete, du supermarché Marina à Punaauia et du supermarché Hyper U à Pirae. Renseignements au 47 52 71
Tarifs le soir du Festival :Adulte : 2 500 xpf Enfant moins de 12 ans : 1 500 xpf. Enfant moins de 3 ans : gratuit. Billets en vente sur place le 31 mars à partir de 18h00.

C'est top ! Je file prendre ma place dès aujourd'hui ! Voici une petite musique du bagad de Lann-Bihoué pour se mettre en forme ! : http://www.youtube.com/watch?v=99JKsCzKVrg , le superbe morceau Ar Mor Divent (la mer est immense). Kenavo.

11 mars 2012

Les jeunes créent leur emploi à Ua Huka

Voici le texte intégral de mon article paru dans le journal La Dépêche du 11 mars 2012 avec les photos.
UA HUKA - Ils ont créé une boulangerie et une roulotte.
LES JEUNES FONT BOUGER LEUR HENUA ENATA
Comme dans la majorité des îles, les jeunes qui veulent travailler dans leur île natale, doivent faire preuve d’imagination et de grande persévérance pour créer leur emploi et le pérenniser. La population de Ua Huka bénéficie de services qui méritent d’être connus et encouragés. L'île de Ua Huka n' a pas de boulangerie. Mais depuis deux ans, un couple courageux, Randy et son épouse Gildas, livre du pain frais dans les trois villages de l'île. Une tournée assurée entre 6 h00 et 7 h00 tous les matins sauf le dimanche. (Randy le boulanger et un client heureux de cette livraison de pain frais matinale).


Les bacs de pain et viennoiserie sont installés sur la banquette arrière de leur pick-up (brioches, pains aux raisins, ou pains au chocolat). Le klaxon fait office de réveil matin et c’est un moment chaleureux et de convivialité au sein du village. Gildas tient la caisse sans se départir de son sourire. (Randy et Gildas, un jeune couple dynamique et courageux).
C’est aussi un moyen rapide d’échanger les dernières nouvelles.Désormais, Randy et Gildas envisagent de créer un magasin, mais tout en continuant d'assurer les tournées matinales entre Hokatu et Vaipaee, un parcours de 30 km et plus quotidien.


Fanny et Franck voulaient revenir à Ua Huka, quitter la vie trépidante de Tahiti. L’idée de la roulotte à germé. Avec leurs économies, ils ont investi dans cette roulotte neuve et équipée dernier cri à faire pâlir d’envie un cuisinier exigeant. Il a fallu obtenir toutes les autorisations du service de l’Hygiène et surtout un terrain pour installer la Car'à'Fan, première roulotte de l'île. La mairie de Ua Huka a aidé les jeunes, en leur prêtant gracieusement une petite parcelle bien située dans la baie de Hane.Les parents les ont encouragés. Franck a aménagé et fleuri les abords pour en faire un lieu agréable.Fanny ouvre la roulotte de 11 h à 22 h tous les jours, sauf le lundi. On peut se restaurer de steak frites, sandwichs, glaces, boissons et délicieuses pizzas le week-end, confectionnées par Franck.Fanny, reine du couscous, propose aussi sur réservation, des repas en plein air.(Une table qui fait le bonheur de tous, touristes et résidents).
La vie des îles s'anime et tout le monde apprécie. Deux beaux exemples de ténacité et de courage de la part de ces jeunes.

Correspondance de Sylvie Anne.
NB : Pour suivre les voyages de Sylvie Anne en Polynésie, vous pouvez consulter le blog à l’adresse suivante : http://sylvianeg.blogspot.com/

PS : Fanny est la fille de Teiki et de Yasmine, soeur de Laina et de Cédric

10 mars 2012

Souvenir de Jean Ferrat

Jean FERRAT est mort à l'âge de 79 ans, le samedi 13 mars 2010 à l'hôpital d'Aubenas, en Ardèche, pas très loin d'Antraïgues, le village ardéchois où il avait élu résidence. Depuis deux ans, ses fans sont toujours nombreux à venir lui rendre hommage à Antraïgues-sur-Volane.

Je voulais rappeler la mémoire de ce grand poète qui a merveilleusement chanté Aragon.

J'ai choisi ces deux chansons : "aimer à perdre la raison" que vous pouvez écouter sur le lien suivant. http://www.youtube.com/watch?v=yig8Fmv4nIk&feature=related

et "Que serais je sans toi ? " sur celui ci http://www.youtube.com/watch?v=I1lqm5g4RsA&feature=related.




La poésie est cette musique que tout homme porte en soi. William Shakespeare.

9 mars 2012

Pakepakehà, le fantôme du Hauraki Gulf, roman noir .

Je viens de terminer un thriller polynésien qui a toute sa place dans la collection "noir Pacifique". Ce premier roman de Marc Stephan est très bien écrit et j’attends une suite.

L’histoire : Quel est le rapport entre le départ mouvementé d’un ferry dans le port d’Auckland un soir de tempête, un avocat privilégié et indécis devenu policier, une volcanique beauté maorie revendicatrice, un aide social tahitien boxeur et une créature androgyne de Huahine ? Voyage guidé dans le Pacifique Sud où derrière des paysages paradisiaques se cachent la violence, la misère et ceux qui voudraient bien se faire oublier. Des charniers des Balkans à l’enchanteresse Polynésie et la spectaculaire Aotearoa, le périple sanglant d’une vraie calamité. La vieille Titiwainui, oracle aveugle, l’a senti passer lors du tangi hangi, les funérailles maories. Elle l’a nommée Pakepakeha, une blanche et inquiétante apparition. Plus prosaïquement un tueur psychopathe entêté. Mais peut-être a-t-il fait l’erreur de défier les Maoris sur leur territoire ?


L’auteur Marc Stéphan, marin, fonctionnaire, entrepreneur, restaurateur, sportif et journaliste occasionnel, un itinéraire chaotique pour ce rêveur impénitent et insatisfait. À défaut de ne pas avoir toujours choisi la bonne direction, il a décidé de prendre le chemin de l’écriture. Pakepakeha est son premier roman écrit dans la fondamentale insécurité de l’autodidacte.
Après avoir longtemps vécu à Tahiti , Marc Stéphan est parti pour la Nouvelle-Zélande en 1996. Terre de feu, terre de glace, ce pays qui n'en a pas fini de régler ses comptes avec le passé, représente, pour l'auteur, le berceau de l'Océanie. Le Pacifique Sud prend sa source et se régénère à Auckland selon lui, c'est là que se trouve l'authentique esprit Maori. C'est à Auckland que Marc Stéphan a trouvé "le souffle" nécessaire pour écrire son roman qui nous emmène de la capitale néo-zélandaise vers Tahiti ou Huahine. L'auteur reconnait que la distance l'a aidé à construire ce roman, qui pose sur Tahiti un regard bienveillant, amical, presque familial, parfois nostalgique.

Court extrait
Auckland, octobre 1999
Ferry pour Wahieke
En cette froide soirée d'hiver de fin de siècle, les rafales de vent et de pluie de la mer de Tasmanie prenaient méchamment Quay Street en enfilade et secouaient les quelques quidams qui, stoïques, attendaient que le feu passe au vert. Il y avait peu de circulation sur la chaussée détrempée. Personne ne s'aventurait à traverser sous les yeux de la rugueuse statue du guerrier maori recouvert de son kaitaka, son ample manteau traditionnel de plumes. Du haut de ses trois mètres, il en imposait dans ce décor de béton. Gardien idéalement placé pour signifier que l'on devait composer avec la présence gênante et culpabilisante des ancêtres dans cette contrée pleine de sombres souvenirs. L'injustice avait fait son temps.
Le temps justement, déplorable ce soir-là, confortait cette idée. La géologie tectonique, substitut moderne aux croyances anciennes quand les massifs montagneux régnaient en dieux, expliquait moins poétiquement que, si à la naissance de la Nouvelle-Zélande, cela avait pété plus fort du côté de la future Auckland, il y aurait peut-être eu trois îles au lieu de deux. La deuxième capitale historique se situe sur un isthme et ce ne sont pas de modestes mamelons herbeux baptisés volcans qui ont donné leurs noms anglais aux quartiers de l'agglomération, qui peuvent gêner les colères de la violente mer de l'ouest.
Le groupe, libéré par le petit bonhomme vert, traversa rapidement l'avenue. Les passants trottinaient courbés, à petits pas pressés vers le Ferry Building et sa façade couleur moutarde anglaise d'un pot que l'on n'aurait pas refermé depuis longtemps. Les piétons se dirigeaient vers le Cin Cin restaurant ou au Harbour Side, à l'étage, la plupart s'engouffrant sous l'arcade menant au quai des ferrys où les bateaux dansaient nerveusement en martyrisant leurs aussières. Un avis de tempête prévint les passagers de ce qui les attendait dans cette nuit gelée s'ils osaient traverser vers Wahieke Island, ses plages et ses vignes. Si ce n'était pas la bonne saison pour visiter l'île, les résidents, eux, n'avaient pas le choix malgré l'heure tardive et les intempéries. On devait bien rentrer à la maison......

Excellent !

8 mars 2012

Les coquillages Elisabeth des Marquises

Le jeudi, pendant que les garçons jouent les cabris dans la montagne de Ua Huka, Laina m’accompagne sur la plage d’Hokatu pour la cueillette des coquillages. Les gros coquillages me plaisent toujours autant, mais sont lourds dans les valises, alors j’ai débuté à Ua Huka une collection de micros coquillages. Les petits bigorneaux noirs et blancs sont gros comme une tête d’épingle. Avec Laina nous les baptisons les tatoués. Dans 50 cm2 de sable, ce sont des dizaines de micros coquillages. Certes il faut avoir un regard perçant et très concentré.
Nous trouvons une petite dizaine de ce joli coquillage, que Fanny et Laina nomment des Elisabeth. Le guide des récifs coralliens ne mentionne pas ce nom vernaculaire mais précise que ce coquillage est endémique des Marquises.
Il est joli, fin et fragile comme du cristal. Les filles ne savent pas l’origine de ce nom qui remonte à leur enfance.
Nous ramassons aussi de jolis crayons d’oursins verts. Ils ont été pêchés et dévorés lors des barbecues traditionnels à la plage le 1 janvier dernier.
En plus des micros coquillages et des crayons d’oursins,nous prenons malgré nous de sérieux coups de soleil sur le dos. Il fait si chaud que nos baignades répétées ne suffisent pas à nous rafraîchir. Il est 11 h 30, au risque de brûler sur place, nous préférons rentrer au fare nous mettre à l’ombre.
Ma sœur Elisabeth a bien de la chance d’avoir un joli coquillage qui porte son prénom. Je lui offrirais mes petits trésors.
Dimanche 11 mars, Le journal La Dépêche va me publier sur 2 pages couleur..... Sujet ? Chut....Pour respecter l'exclusivité, je mettrais en ligne dimanche soir dans le blog ce nouvel article. A suivre.

7 mars 2012

Coupure géante d'électricité à Papeete le 7 mars.

Ce mercredi 7 mars, vers 13 h 30, un incident sur le poste de transport de Tipaerui (mon quartier) a provoqué une rupture de l’alimentation électrique dans toute la zone urbaine, de Faaa à Mahina. A l’hôpital, où je me trouvais en soins, le groupe s’est mis en route. Avec Sylvana, l'infirmière, nous tentons d'obtenir des infos. Evacuation d'un étage de la clinique Paofai en raison de problèmes sur le groupe.
Les équipes d’EDT sont toujours en cours d’intervention. L’alimentation a été rétablie partiellement à partir notamment de la centrale de Vairaatoa du centre ville et du poste de Arue, mais EDT a déploré une sur-panne et a annoncé des coupures de durée indéterminée.
Ces coupures d’électricité ont amené de nombreux magasins à fermer boutique plus tôt qu’habituellement ainsi que les bureaux qui n’étaient plus climatisés! des personnes bloquées dans les ascenseurs et dans les parkings !.
L’absence de feux rouges a renforcé l’embouteillage pagaille habituel. Bizarrement je n’ai vu aucun agent de police (municipale ou nationale) aux carrefours stratégiques. Résultat : 45 minutes pour faire 4 kilomètres à 17 h.
J’ai du courant, j’en profite avant que cela recoupe (on ne sait jamais !) Je me suis arrêtée à mon magasin chinois habituel pour acheter piles ou bougies. Hélas plus rien !


La nuit est tombée. Des zones de Papeete sont encore plongées dans l’obscurité. La nuit sera chaude (pas de clim) et étoilée, comme dans les atolls ! Vivement que j'aille à Takapoto dans une semaine !

5 mars 2012

Le bout du monde à la presqu'île de Tahiti

Ce lundi 5 mars est férié en raison de la commémoration de l’arrivée de l’évangile à Tahiti Je suis invitée à passer ce long week-end chez mes amis de la presqu’île Carole et Stéphane. Mes langoustes de Ua Huka sont du voyage et n'ont pas déçu .

Quel bonheur de s’endormir en entendant les grondements de l’océan si proche. J'ai adoré cette nuit avec le Moana.
Lundi matin nous allons faire un tour à la marina de Tautira à 5 kms.Je revois le bateau scolaire (toit vert) avec lequel je m’étais rendue en consultation de PMI en février 2009. Le temps passe vite!
Tiens ! le bar du bout du monde. Il existe la même enseigne de troquet au port de Brest, propriété d’un célèbre marin breton qui vit désormais à Moorea. Je me souviens y avoir même déjeuné. Brest est si loin !!! Les ados, Constantin et Hélène, ne souhaitent pas se fatiguer les méninges, aussi nous ne sommes que trois au scrabble.L’océan continue de faire rouler ses grosses vagues et de faire entendre son beau vacarme. Sa présence nous rassure, nous entoure. Constantin a saisi ce moment unique de zen amitié, couleur bleu pacifique. Je me décide de publier mes petites poésies secrètes, car après tout ce n'est qu'un modeste blog parmi tant d'autres. Alors stop aux complexes !

L’océan féroce et noir, meugle, fait le méchant
Les galets de corail rou
lent avec leurs jolis cliquetis.
La lune, presque pleine, orchestre la scène avec poésie
La vague devient caresse, son bruit, tendresse.
En rêvant des îles, je m’endors enfin et pacifiquement.
Fenua Here, je t'aime passionnément.


Pueu, 3 mars 2012 Sylvie Anne en Polynésie .