31 mars 2009

Une autre Sylviane en Polynésie

J’ai des articles en magasin sur le salon "Made in Fenua"» des 21 et 22 mars, que je n’ai pas eu le temps de fignoler, en raison d’une hyper activité professionnelle en cette fin mars .
Pas vraiment facile de respecter une chronologie.
Un événement insolite vient encore de prendre une priorité absolue, une histoire peu banale, que je vous raconte.

Le mardi 31 mars 2009, un peu, beaucoup fiu, et agacée par l’ambiance survoltée et détestable du bureau, je file à 18 h, faire un tour au centre commercial Carrefour, faire 2 courses et prendre le temps de savourer le cocktail de fruits du jour (Faut bien souffler de temps en temps !)

Après mes courses, je suis au snack (y en a un seul !) Les serveuses me reconnaissent, et toujours accueillantes, me disent "ia ora na ma belle, café ou jus de fruit ce soir, comment vas tu ? " Quel bonheur ces mots simples mais chaleureux !
Et de rajouter "Je te trouve la Dépèche tout de suite".
La dépêche, le quotidien local, le Ouest France d'ici, ou les mots croisés sont vraiment fastoches !
Je suis pressée, fatiguée, cela sera juste un expresso ce soir.
Au bar, une jeune femme, en me montrant le tabouret de bar me dit : "tu peux t’asseoir à côté de moi, si tu veux" .
Je devine qu’elle souhaite me parler. J’accepte.
Tant pis pour ma tranquillité et les nouvelles de la Dépêche.
Jolie tahitienne de la trentaine, très jolie femme.
Elle boit un jus de fruits. Le dialogue commence par les banalités d’usage. Puis vient le moment, où elle me demande mon prénom.
Et surprise elle me répond "'non c’est moi Sylviane, je te demandes toi ? " Bref, on a le même prénom ! Et de me montrer sa carte d’identité en preuve.

C’est la première fois qu’une tahitienne m’aborde.
Le hasard a voulu que nous partagions le même prénom !
Elle se fait appeler Vaea, car elle n’aime pas trop Sylviane .

Les minutes ne comptent plus.
Elle se raconte. 33 ans, travail en intérim. A 16 ans, maquée à un popâ qui lui a fait 2 enfants. Au bout de 10 ans, le popaa, est parti refaire la même chose avec une fille de 18 ans ! ( franis, venus faire du fric et des gosses sans père, en Polynésie en toute impunité ! )

Elle me donne les preuves incontestables de son histoire.
Les numéros de vini, sont vite échangés Je lui demande "pourquoi elle m'a parlé ? Sa réponse m'interroge encore " t'as le mana toi , ça se voit".
Avec ou sans Mana, on va se revoir toutes les deux, c’est promis juré.

Pistache est prévenue, elle va balader les 2 Sylviane de Tahiti.
Jamais pareille aventure me serait arrivée à Rennes, ville de province calme et bourgeoise, ou il ne se passe jamais rien, il n'y a pas le mana polynésien !
A Punaauia, dans l’île de Tahiti, un soir, j’ai rencontré une autre Sylviane, une tahitienne. Forte personnalité et caractère identique au mien.
On s'est embrassées comme deux sœurs.
Elle m’a invitée pour le ma’a dominical.

Comme c’est étrange toutes ces coïncidences, cette rencontre !
Toute petite gamine, devant mes timbres poste je rêvais de Polynésie.
Pour ma fin de carrière, j’y suis (par hasard) ! Je réalise le rêve impossible que j’avais oublié.
Mauruuru Polynésie.
Ia ora na , Sylviane Vaea, ma nouvelle amie polynésienne.
On ne choisit pas sa famille, pas plus que ses amis.
Ceux de Tahiti, ont dans ma vie, une place toute particulière.
Comme des amis d'une enfance retrouvée !
Nana.

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