Le jeudi 29 décembre le Taporo est à quai à Rikitea.
C’est évidemment l’activité principale de tous les habitants de Mangareva ce jeudi.
Au petit déjeuner, à la pension, nous avons reçu 2 visiteurs inopinés arrivés sur le Taporo (qui d’ordinaire ne prend aucun passager). Il s’agit de 2 scientifiques du CRIOBE de Moorea qui le jeudi avant Noël ont pris la foudre en plein vol sur leur avion privé, et ont du se poser en catastrophe sur l’aérodrome privé de Robert Wan (roi de la perliculture en Polynésie) à Marutea. Le souci, c’est qu’ils ne pouvaient pas repartir de Marutera avant le 16 janvier 2012 ! Déjà, ils ont passé Noël loin de leur famille. Ils espèrent donc quitter Mangareva, samedi 31 après midi pour le retour à Tahiti. Ils nous racontent leur mésaventure de Noël, dont la TV avait parlé.
Le petit déj terminé, je file sur le quai, car les débarquements de goélettes, c’est devenu un spectacle ilien incontournable pour moi.
Quand la goélette arrive, les gens sont fébriles et plus heureux. C’est comme moi quand je reçois de rares colis à l’OPT. Un jour ce sont les parfums de Laurence et Mathieu de Londres, la semaine suivante, c’est Odile qui m’envoie des chocolats et du vermicelle (je ne trouve pas celui que j’aime ici !) Vivre dans les îles, c’est être très patient et savoir attendre les petits ou gros colis. Le Taporo prend son temps et ne repartira que vers les 16 h.
Le soir même et le lendemain, les 4 épiceries de Rikitea sont débordées et commencent à être dévalisées ! A refaire dans 3 semaines ! Ainsi va le rythme de vie dans les îles ! L’avion et la goélette sont les cordons ombilicaux des îles. Les réduire ou les supprimer, plongerait les habitants dans des situations dramatiques, car les rythmes sont pris et codifiés désormais. Faisons confiance aux services de la continuité territoriale pour ne pas oublier les îles, car la Polynésie ne se réduit pas à Tahiti et Moorea, fort heureusement !
C’est un monument gothique, avec des croisées et une porte magnifiques. Elle fût édifiée en 1868 en remplacement de l'ancienne église qui avait été bâtie trop près de la montagne dans une zone d'éboulements. L'église est construite sur un plan rectangulaire de 32 m sur 18 m. Un clocher unique domine la construction. L’église est éclairée par une série de fenêtres gothiques, La nef est séparée du chœur par une rambarde en bois.